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Programme court d’exercices d’équilibre à haut niveau d’exigence

, 06:15

Un entrainement intensif de l’équilibre induit des effets bénéfiques à long terme sur la plupart des maladies et permet d’éviter les chutes chez les personnes à risque, notamment chez le sujet âgé. Le sportif quant à lui est nettement plus performant.

Une question me vient à l’esprit… Lorsqu’un enfant veut faire du judo (ou tout autre sport sollicitant grandement l’équilibre), est-ce qu’on teste son équilibre avant ? C’est pourtant essentiel et il existe des tests simples (Romberg, Fukuda, station unipodale, Tinetti). Si son équilibre est précaire il risque de se blesser en chutant, et de toute manière ne sera pas performant dans la pratique de ce sport où les chutes sont répétitives et la nécessité au départ d’un bon équilibre, évidente.

Les capteurs propioceptifs qui nous permettent de maîtriser notre position dans les trois plans de l’espace, sont particulièrement denses au niveau de la partie supérieure du cou. Leur lésion lors de certains processus pathologiques (chutes sur la tête, arthrose, blocage, séquelles d'entorse vertébrale), explique l'existence de troubles de l'équilibre. Par ailleurs dès trente-cinq ans chez tout-un chacun, malade ou en bonne santé, les capteurs propioceptifs vertébraux sont moins performants. C’est pire en cas de mal de dos chronique ; on ne se tient pas bien et on n’en est pas conscient.

Conseils dans la réalisation des exercices ici proposés :

Il ne suffit pas de singer un exercice pour qu’il soit efficace. Il faut savoir ce qu’on recherche : volonté de puissance, de restitution de force explosive, ou comme ici d’équilibre. Puis lors des exercices, il faut répartir harmonieusement entre les différentes articulations de l’appareil locomoteur les contraintes (forces) subies.

Un bon sportif écoute son corps. Exemples :
« Que me dit mon dos ? La posture adoptée durant l’exercice ne le surmène-t-elle pas ? »
« Dans cette position je réveille une tendinite un peu oubliée dans la cuisse. Il me faut donc la modifier… Là, c’est mieux ! »

Le port de la tête est essentiel : Tête trop en avant il y a risque de souffrance des épaules, trop en arrière du cou.
De temps en temps fermez les yeux. Certaines pratiques yeux fermés en équitation ou au Tai Chi, sont excellentes pour bien renforcer son équilibre.
Soyez prudents !
Il ne s’agit pas de tomber en réalisant les exercices ici proposés. Sur les photos il y a des cordelettes accrochées à un barreau de l’espalier pour se tenir, si besoin.
Pratiquer de préférence pieds nus, car les capteurs de l’équilibre sont très nombreux au niveau de la sole plantaire. Le port de chaussures a nettement amoindri le sens de l’équilibre du « chasseur-cueilleur » primitif que nous sommes encore.

Pour augmenter la difficulté des exercices, porter des chevillères lestées de 1 à 2 kg.
Bien entendu tout le monde n’a pas à sa disposition une planche oscillante corporelle comme celle des photos. Pourtant cela ne coûte pas cher à faire fabriquer (environ 80 euros).
Ses dimensions : 190x90cm. Hauteur du plateau 65cm.
Tous les clubs sportifs devraient en posséder une !
Sinon on peut toujours pratiquer sur gros ballon de gym seul. La difficulté est moindre qu’avec la planche oscillante mais conséquente.

Si on n’a pas d’espalier, on peut se tenir à une barre fixée au mur. Bien gonfler le ballon (à la station de gonflage auto).

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Debout sur gros ballon, lancer plusieurs fois de suite une jambe en arrière, puis sur le côté. Changer de jambe d’appui.

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A genoux sur ballon, déplacer le bassin de droite à gauche. Puis bouger les fesses d’avant en arrière. Recommencer.

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Rouler le ballon d’avant en arrière avec la jambe en appui dessus, yeux fermés.

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Rouler le ballon d’avant en arrière, yeux fermés.

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Flexion-extension du genou sur jambe d’appui plusieurs fois de suite en gardant le dos bien droit. Puis se mettre plusieurs fois en flexion du genou côté jambe d’appui et garder la position trois à quatre secondes avant de se redresser. Changer de jambe d’appui.

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Soulever les jambes, puis les écarter et les rapprocher alternativement plusieurs fois de suite.

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Gainage. C’est-à-dire position du corps maintenue avec appui sur la pointe des pieds, puis sur un seul pied.

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Idem que l’exercice précédent en faisant osciller la planche de droite à gauche avec les coudes.

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Fesses surélevées, soulever alternativement chaque jambe en la maintenant en l’air plusieurs secondes.

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Lever ensemble jambe gauche et pied droit ; tenir la position quelques secondes. Puis lever jambe droite et pied gauche.

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Même exercice que précédent avec chevillères lestées pour en augmenter la difficulté.

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Exercice debout comme sur la deuxième photo, mais avec chevillères.

Bon courage. Que l’équilibre et la force soient avec vous !

Le cœur du senior sportif. Le cas particulier des coronariens

, 08:40

Actuellement, un senior de 60 ans peut espérer vivre encore 23 ans et une femme 27 ans ! La pratique du sport permet de rester le plus longtemps possible en bonne condition physique et de reculer les risques de dépendance d’une dizaine d’années.

Par le docteur Jean-Claude Kahn, Paris

Le cœur et les vaisseaux du senior

Le cœur du senior peut rester longtemps le même que celui du sujet adulte. Cependant, on observe inéluctablement avec l’âge des modifications plus ou moins importantes de l’état cardiovasculaire :

  • - une diminution de la capacité de relaxation du muscle cardiaque due à son épaississement pouvant entraîner un manque de souplesse et engendrer un essoufflement à l’effort.
  • - un durcissement des artères de l’organisme source d’hypertension artérielle portant surtout sur la maximale : exemple 165/85mmHg pour une normale < 140/90mmHg.

Les avantages cardiovasculaires du sport chez le senior sont nombreux

Le sport, ou tout du moins l’entraînement régulier et modéré, peut jouer sur ces modifications induites par l’âge.

  • - En limitant la diminution de capacité de relaxation du muscle cardiaque : la sensation d’essoufflement est ainsi moins marquée
  • - En augmentant la capacité de relâchement des vaisseaux sanguins : le risque d’hypertension artérielle diminue, protégeant ainsi le cœur et le cerveau de ses conséquences.
  • - En diminuant la consommation du muscle cardiaque en oxygène: le cœur s’accélère moins vite au repos et à l’effort.

Associé à une diététique raisonnable, l’entraînement physique régulier et modéré limite également la tendance à l’augmentation du cholestérol et de la glycémie. Il contribue ainsi à diminuer le risque d’ « encrassement » des artères de l’organisme, en particulier des coronaires.

Mais la prudence doit rester de mise !
Il importe de se souvenir que les effets délétères du vieillissement s’expriment malgré tout. Si la pratique sportive diminue le risque d’accidents cardiovasculaires, il existe toujours. Ce risque est plus élevé lorsque :

  • - le niveau d’entraînement est bas
  • - l’intensité de l’effort physique est importante
  • - et les conditions environnantes sont défavorables



Il convient donc de respecter ses propres sensations et ses limites. Évitez le sport lors des grands froids ou des fortes chaleurs. Ne pensez pas que vous êtes invulnérable et que le sport vous rendra « immortel ». Les grands sportifs meurent aussi et parfois plus tôt !

Qu’est-ce qu’être coronarien ?

Un coronarien est une personne qui a des rétrécissements (ou « sténoses ») plus ou moins serrés sur les artères nourricières du muscle cardiaque, les coronaires. Ces rétrécissements sont la conséquence de l’« encrassement » des artères par l’athérosclérose. Ce dernier est plus ou moins inéluctable avec l’âge. Et il est d’autant plus précoce et important que des facteurs de risques sont présents et non corrigés. Ces sténoses diminuent l’apport du sang et donc de l’oxygène au muscle cardiaque, à l’effort alors que les besoins sont plus élevés, et à un stade plus tardif au repos.
L’insuffisance coronaire se manifeste généralement par des douleurs thoraciques survenant à l’effort (angine de poitrine ou angor d’effort), ou par un infarctus du myocarde. Il s’agit alors d’une occlusion d’une artère coronaire par un caillot sanguin, suite habituellement à la rupture brutale d’une plaque d’athérosclérose dans la lumière artérielle. Cependant, il faut savoir que l’ischémie (le manque d’oxygène) myocardique peut rester silencieuse, notamment chez les diabétiques, privant le patient d’un signal d’alarme.

Le sport est-il permis chez le coronarien ?

Oui, si l’insuffisance coronaire est bien maîtrisée par un traitement médical, éventuellement complété par une chirurgie ou une angioplastie coronaire (« dilatation d’un ou plusieurs rétrécissements coronaires »). La rééducation physique est même conseillée dans les suites d’un infarctus du myocarde.
Il est important de bien respecter certaines restrictions :

  • - ne pas faire d’effort physique qui déclenche une douleur angineuse ou un essoufflement anormal,
  • - évitez les grands froids et les grandes chaleurs,
  • - ne recherchez pas l’esprit de compétition, ni les résultats ; pensez au sport plaisir.
  • - avoir toujours de la trinitrine à portée de la main (traitement d’urgence de la crise d’angine de poitrine).



La fréquence cardiaque ne doit pas dépasser 70 % de votre fréquence maximale théorique (220 – votre âge), soit en général 110 à 120/min pour un patient de 70 ans. Les coronariens reçoivent presque toujours un traitement bêtabloquant qui vise, entre autres, à freiner l’accélération de la fréquence cardiaque à l’effort. Des électrocardiogrammes (ECG) d’effort sont pratiqués à intervalles réguliers chez le coronarien pour vérifier l’efficacité du traitement et l’absence d’évolution des lésions coronaires.
Les sports conseillés chez le coronarien « équilibré » par le traitement sont, généralement, les sports d’endurance : la marche ou le jogging à allure seuil, le vélo, la natation, le tennis en double pour éviter d’avoir trop de terrain à couvrir, le golf, le ski de fond et ski alpin avec prudence et en évitant la marche dans la neige par grand froid et contre le vent. A l’inverse, sont déconseillés le tennis en simple, le squash, le football… Il est évident que le cardiologue ou le médecin traitant doit donner son aval pour la pratique d’une activité physique quelle qu’elle soit.

ENCADRE :

Les facteurs de risque cardiovasculaires
Les facteurs de risque cardiovasculaires, qu’ils soient constitutionnels ou acquis, augmentent statistiquement le risque de faire un accident cardiaque par rapport à un sujet normal du même sexe et du même âge. Si on ne peut pas grand-chose sur les facteurs constitutionnels (l’âge, l’homme plus tôt exposé que la femme), il n’en est pas de même pour les principaux facteurs acquis :

  • - l’hypertension artérielle (par définition à partir de 140/90mmHg) qui touche avant tout les artères cérébrales
  • - l’hypercholestérolémie qui touche avant tout les artères coronaires
  • - le diabète qui touche surtout les artères coronaires et les artères rénales
  • - le tabagisme qui touche toutes les artères, en particulier celles des membres inférieurs.


Ces facteurs sont d’autant plus dangereux qu’ils sont associés entre eux. Ainsi, un homme hypertendu, ayant une hypercholestérolémie et fumeur, a-t-il 16 à 20 fois plus de risque de faire un infarctus du myocarde qu’un sujet normal du même âge.
La parfaite correction des facteurs de risque par une diététique et un traitement appropriés permettent de revenir à un risque presque normal.

Quel est l’intérêt d’une électrocardiographie (ECG) d’effort chez un senior pratiquant le sport ?

La réalisation d’un test d’effort a plusieurs intérêts chez le senior faisant ou voulant faire du sport:

  • - rechercher des signes d’ischémie myocardique témoignant de lésions coronaires plus ou moins serrées chez un coronarien avéré ou chez un sujet ayant des facteurs de risques comme le diabète
  • - dépister une hypertension artérielle d’effort avec son risque d’AVC à l’occasion d’un effort important
  • - étudier le comportement de la fréquence cardiaque : une accélération trop rapide et élevée témoigne d’un manque d’entraînement
  • - dépister des troubles du rythme cardiaques à l’effort, potentiellement dangereux.

Le dos vieillissant : état des lieux

, 05:59

Le mal commun situé en bas du dos (lombalgie, lombo-sciatalgie), est l’un des motifs les plus habituels de consultation en rhumatologie, que le sujet soit sportif ou non. Il atteint d’avantage les femmes que les hommes. Les déformations de la colonne vertébrale sont également fréquentes. Après 75 ans, la lombalgie est le problème musculosquelettique le plus évoqué, et présente un risque accentué sur qualité de vie et moral, par rapport au sujet jeune. Il est à noter que le retentissement de la lombalgie chronique sur la sexualité est considérable. L’âge avancé est un facteur identifié dans les troubles sexuels associés, et le traitement du mal de dos par opioïdes, sédatifs, antidépresseurs, dont les seniors sont grands consommateurs, est clairement incriminé par son action néfaste sur la libido.

Une rapide perte de capacité à accomplir les tâches de la vie courante est également à craindre. La peur de tomber et de se « faire une vilaine fracture » est bien présente, surtout si on est atteint d’arthrose ou d’ostéoporose, ou qu’on a des problèmes d’équilibre. Or les facteurs améliorant la douleur et la mobilité du dos, sont en priorité la marche, ainsi qu’une activité physique adaptée.
Le repos en position couché-ventral est bénéfique. D’ailleurs la rééducation des maux de dos ne se pratique plus qu’en creusant les reins (méthode MacKenzie).

Il a été prouvé que le traitement médical seul ne suffit pas. Il doit être couplé à une rééducation neuromotrice (apprentissage des gestes à risque pour le dos, exercices spécifiques de renforcement, relaxation). Il en est de même pour les autres traitements du dos (ostéopathie, chiropraxie, acupuncture), qui ne suffisent pas non plus à vous permettre de vous en sortir. Il faut rééduquer le muscle.

Arthrose

Après 65 ans, la prévalence de l’arthrose est très élevée (34 % de la population), les femmes ayant un risque plus élevé après 50 ans. L’incidence augmente avec l’âge, mais se stabilise après 80 ans. Le principal facteur favorisant est génétique. Un rôle beaucoup plus faible est attribué aux efforts physiques, ainsi qu’au surpoids chronique et au tabagisme. Les efforts physiques, le portage répété de charges lourdes, ne sont donc pas la cause première de nos maux !

Pour autant, l’arthrose est-elle systématiquement douloureuse ?

Jean Pierre Valat et Sylvie Rozenberg * écrivent : « On sait depuis longtemps que l’arthrose du dos n’est pas toujours douloureuse, loin de là, et plusieurs travaux ont démontré qu’il était impossible sur des radiographies de sujets de même âge, de distinguer les sujets qui souffrent de ceux qui ne souffrent pas. Il est difficile voire impossible d’identifier une cause anatomique précise des lombalgies chroniques, où les facteurs psychologiques intriqués ont un rôle majeur !» C’est le déconditionnement à l’effort suscité par cette maladie qui fait souffrir. Il faut donc « se bouger », si on veut s’en sortir ! Le repos strict a prouvé sa nocivité sur le cartilage.

Les principaux sports à risque pour le dos vieillissant

L’essence du yoga est « ahimsa » : ne pas nuire. Il en est de même dans toute pratique sportive !

Le cou n’aime pas les mouvements forcés en arrière. Il s’use prématurément quand on pratique longtemps et de manière assidue : lutte, boxe, rugby, football, plongeon, aviation, sports mécaniques. En yoga, il faut éviter les postures sur la tête. On doit également proscrire « angle étiré » et « pince », faussement décontracturants et particulièrement dangereux pour le dos.
Le golf surmène plus les épaules, que les lombaires. Dans la pratique de la planche à voile, épaules et zone lombaire sont en ligne de mire. Les reins souffrent par compression dans la pratique de l’haltérophilie, par rotation dans les sports de lancer, de frappe de balle chez le footballeur, par chute et choc direct en karaté / judo de compétition et au rugby. A cause de la position assise défavorable, le canoë-kayaking provoque crampes et fourmillements dans les mollets.
Au tennis, les services répétés entraînent parfois des douleurs musculaires lombaires et fessières profondes, donnant un tableau de fausse sciatique. L’articulation de la hanche est comprimée lorsqu’un frappe un coup droit lifté. Les blessures augmentent quand le joueur tape plus fort avec des raquettes trop puissantes.
Contrairement à une idée reçue, la pratique des nages classiques ne soigne pas le dos. D’ailleurs 70 % des nageurs ont mal au dos ! Par ailleurs le chlore des piscines est délétère pour les voies respiratoires (sinusite, rhinite, rhume chronique, asthme).

Sports conseillés

Marche nordique, golf, gymnastique en salle, aquagym, aquafitness, aquabiking, katas et randori du karaté, body combat, accro-branches, sont conseillés.
Qi Gong et Tai chi chuan permettraient de réduire de 25 % le risque de chute du sujet vieillissant.
L’escalade fait travailler tous les muscles (murs d’escalade de préférence), mais attention car l’effet cardio-vasculaire est intense.
La pratique d’un sport d’endurance (vélo, marche, course à pied) est efficace, aussi bien pour le dos que pour lutter contre les troubles cognitifs (mémoire, intellect), car elle stimule de nouvelles connexions dans les zones de la mémoire.
Il faut également citer : cardio-training sur appareils de musculation, gymnastique d’entretien, stretching doux, randonnées, jogging, ainsi que Wii-Fit et plate-formes vibrantes pour les sujets moins mobiles.
Bon nombre de seniors lombalgiques chroniques pratiquent l’équitation sans problème, car ce sport oblige en permanence à l’autograndissement ; le risque étant dans la (mauvaise) chute.
En cas d’ostéoporose le sport pratiqué doit être « à impacts » tel : marche en terrain en pente (30 minutes 3 fois/semaine), saut à la corde, tennis, basket-ball, volley-ball.

  • « La Revue du rhumatisme. Monographies » Vol. 78 – N°1 de février 2011,

un nouvel article de presse au sujet de "Seniors, on vous ment sur votre santé"

, 07:48

2013-01-07_1987_SANTE_SPORT_MAG_SENIOR.pdf

Le lien ci-dessus est un article paru dans le numéro de novembre 2012 de Santé Sport Mag Senior.

"Avec son ouvrage Seniors, on vous ment sur votre santé, Gilles ORGERET, kinésithérapeute, lance une bouteille à la mer Face à tant de seniors désespérés, mal dans leur peau et dans la société, il a décidé de proposer un ouvrage répondant à leurs questions et permettant de faire le tri parmi « la masse d'informations que nous servent les médias »

Masseur-kinésithérapeute et enseignant de therapie normotensive, Gilles ORGERET se définit comme «un professionnel de la sante évolutif », constamment a la recherche de nouveautes permettant d améliorer le mieux-être de tout un chacun Pour repondre aux mieux a nos questions, il a demande au docteur Anne MALLE!, gériatre, nutritionniste et consultante de la memoire de participer De quoi traite votre ouvrage Seniors, on vous ment sur votre santé ? Mon livre se decoupe en 3 chapitres « Le non anti-âge », « Sante ventes et mensonges » et « La bonne activite physique en fonction de I etat de sante» ll faut cesser de proposer au senior le secret de I eternelle jeunesse a coup de pubs d articles racoleurs et de livres mensongers maîs lui faire admettre la possibilité d un tres reel mieux-être prenant en compte ce que la nature fait de nous au fil des ans On ne peut pas « être et avoir éte » comme dit le proverbe cessons de rêver ' En revanche, on peut vivre longtemps sans être vieux Mon expérience ainsi que celle des amis médecins avec lesquels je collabore, comme ici avec le docteur Anne Malle! gériatre, nutritionniste et consultante dè la mémoire, permettent de corriger le tir

Quelles sont pour vous les vérités que devraient connaître les personnes de plus de 60 ans sur leur santé ?"

la suite sur : 2013-01-07_1987_SANTE_SPORT_MAG_SENIOR.pdf

premiers articles de presse sur le livre « Seniors, on vous ment sur votre santé ! »

, 09:52

Parution des premiers articles de presse consacrés au livre de Gilles Orgerte « Seniors, on vous ment sur votre santé ! »

Le Télégramme de Brest : "Après un premier chapitre sur le phénomène « anti-âge » et la place des seniors au sein de la famille et de la société, l'auteur dénonce, point par point, mensonges et idées reçues en matière de santé du corps et de l'esprit (alimentation, Alzheimer, arthrose, coeur, sexe, yoga...). Le tout s'appuyant sur plus de cent articles médicaux et scientifiques. Le dernier chapitre propose les activités physiques les mieux adaptées à l'état de santé de chacun."
Télégramme de Brest

Capgeris, portail des services aux personnes âgées : aide à domicile, maintien à domicile , maison de retraite , résidences avec services pour sénior :
"Le livre de Gilles Orgeret, masseur-kinsithérapeute, est construit en trois chapitres.
L'auteur replace, dans un premier temps, le senior dans sa véritable place – une place positive – dans la société.
Puis il examine à la loupe, de A à Z, les grands thèmes de santé.
Enfin, l’ouvrage se clôt sur des méthodes d’exercices illustrés, adaptés aux pathologies.
Gilles Orgeret est masseur-kinsithérapeute au sein d’un grand hôpital de l’ouest parisien.
Grand spécialiste du dos, il a écrit de nombreux articles destinés aux professionnels de la santé et enseigne également la thérapie normotensive dans plusieurs villes européennes."
Capgeris

Seniors, on vous prend pour des idiots !!!

, 07:04

"Seniors, on vous ment sur votre santé. Idées reçues et contre-vérités"

Ca y est, mon petit dernier (le quatorzième) vient tout juste de sortir de la matrice éditoriale. Vous pouvez le commander chez n’importe quel libraire ou sur internet, par exemple ici
Vous y trouverez mes coups de gueule sur les imbécilités et contre-vérités véhiculées parfois depuis des décennies dans le domaine de la santé, tout ce que je certifie relevant de preuves mentionnées en bas de page.
A vous de le juger maintenant.
N’hésitez pas à me communiquer vos critiques positives ou négatives, sur ce blog. C’est en étant à votre écoute que je m’améliore. C’est vous qui me rendez plus fort. Tout seul je ne suis rien.
Bises à vous.
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annonces sensationnelles de la presse : la suite

, 06:42

(Suite du précédent billet intitulé : « Santé, attention aux annonces sensationnelles... ment fausses de la presse grand public !»)

Du nouveau sur les douleurs chroniques !!!

Il importe de préciser que ce billet s’inspire d’un paragraphe de mon prochain ouvrage : « Seniors, on vous ment sur votre santé ! » Grancher Editeur.

Dans les états douloureux chroniques, plusieurs études ont mis en évidence des lésions au niveau du cerveau, avec rien de moins qu’une atrophie du thalamus (il se ratatine), un petit noyau qui gère douleurs et mouvements (Gwilym SE et al. Thalamic atrophy associatied with painful osteoarthritis of the hip is reversible after arthroplasty. Arthritis Rheum 2010; 62: 2 930-40). Par ailleurs, et d’après le Docteur Pierre Volkmann Médecin de Médecine Physique, Lyon, France, quand on souffre durablement d’une zone du corps, sa représentation cérébrale s’efface.
Au niveau du cortex cérébral (l’écorce) il y a ce qu’on appelle l’Homonculus, la « carte Michelin » du corps où sont inscrites toutes ses pièces. Si on a mal durablement à l’épaule par exemple, le corps ne sait plus qu’il a une épaule. Même si on se soigne, le message ne s’imprime plus. C’est comme si l’option « enregistrer » de notre ordinateur n’existait pas : on écrit son texte, impossible de l’enregistrer, il faut inlassablement réécrire la même chose chaque jour. On peut bien alors consulter médecin, ostéo, acuponcteur, faire de la gym, rien ne marche durablement, les progrès obtenus s’effacent aussi, on rechute.

Alors comment s’en sortir ?

En réalisant des exercices spécifiques qui vont peu à peu créer de nouveaux circuits nerveux allant, pixel après pixel, redessiner la zone effacée. La douleur chronique provoque une atteinte du thalamus, or la propioception (perception de nos postures et mouvements en rapport avec l’environnement) emprunte les voies bulbo-thalamiques (et cérebelleuse). C’est donc par la propioception qu’on agit préférentiellement, mais il importe aussi de stimuler l’oreille interne par des exercices appropriés. Une grave atteinte de l’oreille interne est à l’origine d’une démarche déviée, avec jambes très écartées.

Nota :
Pour les exercices, se référer au livre cité en début de billet (sortie : été 2012).

Unification :

Il importe de réaliser un travail d’unification entre intérieur et extérieur du corps, associer intimement corps et esprit de la manière la plus simple qui soit. Rien de magique. A cette fin, paupières closes, le sujet exécute ses exercices en se concentrant sur chaque partie de son corps. Il analyse ce qui ne va pas et peut être corrigé : bassin/genou/cheville instable, déséquilibre avant ou arrière du tronc / tête... Il s’attarde ensuite sur la zone qui le fait habituellement souffrir, et cherche à expulser son mal (ou son stress), tel un gaz nocif, en soufflant à fond. Autre méthode : se fixer sur un souvenir agréable et le relier de manière thérapeutique à la zone du corps en souffrance afin de la remodeler.

Santé des seniors

, 06:34

En ce moment je corrige et me prépare à faire les photos du prochain livre grand public que je prépare, il cible la santé des seniors. Sa sortie, programmée pour mai-juin, sera annoncée ici.
C'est chose faite : Seniors, on vous ment sur votre santé