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Transplantation de cellules souches en cas de lombalgies (mal de dos) rebelles

, 15:43

Quand on a des lombalgies à répétition, souvent insupportables, causées par une hernie discale, c'est-à-dire qu'un petit bout de disque intervertébral (cette galette caoutchouteuse présente entre chaque vertèbre et faisant office d'amortisseur) est sorti hors de son logement et vient comprimer une racine nerveuse, si aucun traitement conservateur n'a d'effet durable (kiné, acupuncture, ostéopathie, gymnastique adaptée) la solution proposée est souvent chirurgicale.

Hélas, après l'opération l'espace entre les deux vertèbres ciblées est réduit, le disque aplati, et les articulations interapophysaires prennent le relais de la souffrance ; elles sont soumises à plus forte contrainte, s'usent, et le conflit avec la racine nerveuse reprend de plus belle. D'autant qu'en matière de crise douloureuse aiguë à ce niveau c'est la loi du « tout ou rien » qui prévaut C'est à dire qu'une fois sur deux c'est le disque qui seul s'exprime, autrement ce sont les articulations interapophysaires.
Quand le chirurgien opère il retire la portion de disque qui fait hernie, sans se préoccuper de l'usure interapophysaire.
Il ne traite donc que la moitié du problème.

1- Présence d'une hernie discale intervertébrale

Des chercheurs Allemands ont expérimenté la transplantation autologue de cellules de disque intervertébral (TACD) pour régénérer les disques intervertébraux. Dans un premier temps la hernie est ôté par procédure chirurgicale (méthode mini-invasive), puis ce petit bout de disque intervertébral est expédié à un labo qui prélève des cellules pour les multiplier par culture. Il n'y a plus ensuite qu'à réinjecter ces cellules dans le disque aplati du sujet donneur. Elles vont se multiplier et redonner volume ainsi qu'élasticité au disque lésé.

2- Absence de hernie discale

Des chercheurs Espagnols en thérapie cellulaire (RéseauTerCel), ponctionnent de la moelle osseuse dans l'os de la hanche (os iliaque), pour la réinjecter ensuite dans un disque intervertébral aplati, gravement endommagé, mais qui ne fait pas hernie.

Conclusion

Malheureusement toute douleur durable chamboule le cerveau (billet sur ce blog du 25.10.2015 : « Douleurs chroniques, traiter le corps ne suffit pas ! »). C'est un peu comme pour les « douleurs de membre fantôme » des amputés ; quand on vous coupe une jambe ensuite vous pouvez par exemple avoir des douleurs précisément localisables au niveau du gros orteil (absent), ou à la plante du pied (absente). Même si tout va bien localement le cerveau disjoncte parfois sans cause connue, et prétend le contraire en vous envoyant le message « mal de dos ».

Une rééducation spécifique impliquant la dysfonction cérébrale s'impose donc dans tous les cas, protocole que peu maîtrisent.

Alors si nous ne sommes que dans la case « recherche », c'est-à-dire expérimentale, réservée à quelques uns, pourquoi ce billet ? Parce que bon nombre de gens souffrant du dos de manière insupportable et durablement ont le droit de savoir que la science progresse.
Ce qui me plaît dans cette démarche de soins est la cible. Il s'agit de redonner du volume à un disque intervertébral abîmé, écrasé. Si on le laisse tel quel, il y a de grandes chances pour que l'usure se communique au fil du temps à toutes les structures environnantes, induisant souvent une hernie ou un affaissement au dessus ou au dessous.

A suivre....

Traitement « GéO » de la maladie de Dupuytren non opérée !

, 05:25

Traitement « GéO » de la maladie de Dupuytren non opérée !

La maladie de Dupuytren est une fibrose rétractile de l’aponévrose palmaire entraînant un blocage en flexion du doigt concerné (le plus souvent l’annulaire, ensuite l’auriculaire, médius, index). Le traitement est chirurgical (aponévrotomie percutanée) avec les suites bonnes et mauvaises inhérentes à tout acte chirurgical.

J’ai inventé une nouvelle méthode (à ma connaissance personne n’en a encore eu l’idée) permettant le plus souvent d’éviter je l’espère, l’opération. Elle s’applique au sujet dont le doigt est encore relativement souple. Il convient de traiter en effet le plus précocement possible dès les premiers signes de fibrose rétractile.

Séances quotidiennes :

Dupuytren_1.JPG
le matériel. Une seringue de vingt ml découpée au bout, et dont le piston est positionné du côté du bout coupé (elle peut également servir ensuite pour assouplir toutes sortes de cicatrices). Inutile d’acheter un matériel plus onéreux.
Dupuytren_2.JPG
Appuyer fermement la seringue au niveau de la bride. Le thérapeute et le patient la maintiennent tous les deux bien collée sur la peau que l’air ne passe pas. Le vide est assuré par le piston, lequel est soulevé d’un millimètre environ par le praticien, et maintenu ainsi durant toute la durée de l’exercice.
Dupuytren_3.JPG
à l’aide de son autre main, le patient pousse son doigt atteint (ici l’annulaire) en extension maximum (le plus loin possible). Puis il fléchit activement son doigt.

Recommencer la manœuvre cinq à dix fois de suite.

Si possible frotter ensuite avec un glaçon la zone indurée durant une à deux minutes.

Poursuivre le traitement aussi longtemps que nécessaire. Je n’ai pas le recul suffisant pour donner des consignes plus précises.
Chers confrères essayez ma méthode, et donnez m’en témoignage sur ce blog !
Faisons ainsi ensemble avancer la kinésithérapie !