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Bien choisir sa chaussure de sport !

, 06:34

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Mercredi 31 mai j’écoutais la radio très tôt le matin, et ce qu’ont dit deux prétendus spécialistes relativement au bon choix de la chaussure de sport m’a interloqué.
Je cite quelques couillonnades:

  • - La marche avec bâtons ne sert à rien.
  • - Si on a mal aux genoux, la course n’est pas aggravante.
  • - A la course, l’attaque par l’avant-pied est préférable.
  • - Depuis qu’existe le talon renforcé c’est bien, mais l’amorti est aboli en six semaines d’utilisation régulière. Il faut alors racheter une autre paire.

Mes réponses critiques :

  • - Relativement à “la marche avec bâtons“, notre coach sportif Gilles précise: “Elle peut être comparée au ski de fond. Les bâtons favorisent la PROPULSION. C‘est un bienfait pour le corps, mais il faut avoir des bras solides. Tous les muscles travaillent (bon pour le dos). A chaque fois qu’on s‘aide avec les bâtons, c’est moins de contraintes pour les jambes!“
  • - La course par contre surmène les genoux en mauvais état au moment de l’impact du pied avec le sol. Cela les secoue fortement, surtout en terrain inégal.

Dans cette émission de radio, pas un seul instant les intervenants n’ont évoqué la notion essentielle évoquée ci-dessous:
A la course, trois types de pied :

  • -Le pied universel qui se caractérise par une pronation quasi-nulle lors de l’attaque du talon (déroulement de votre pied vers l'intérieur pour répartir les chocs produits par le contact avec le sol).
  • -Le pied hyper-pronateur dont le basculement vers l‘intérieur de l‘arrière-pied-cheville dépasse 3° lors de la phase d’appui.
  • -Le pied supinateur qui tourne vers l’extérieur lors de la phase d’appui.



Or la pronation active atténue l’impact des forces de choc sur le talon. Il faut également préciser que la pronation dépend des mouvement de torsion entre avant et arrière-pied. Ainsi une chaussure qui entrave ce mouvement fait courir un risque de lésion.
Lors de la course, le bord externe du pied a une fonction équilibrante, alors que la région antérieure amortit. Il faut donc une bonne souplesse de la chaussure pour que le pied s’adapte convenablement au terrain.

L’amortissement prétendument apporté par la semelle anti-chocs: de l‘enfumage !

Lors de l’attaque du sol par l’arrière-pied, il y a d’abord une phase d’impact du talon au sol et cette force a été rendue responsable de bien des maux (tendinites, problèmes articulaires, maux de dos). Alors les fabriquants de chaussures on proposé des semelles dites “semelles de sport amortisseur de chocs“, ou “semelles sport anti-chocs“, très prisées encore de nos jours. Une réussite commerciale basée sur du vent, car malheureusement ces semelles sont trop épaisses et molles. Du coup elles modifient les forces externes s’exerçant sur les structures internes du pied, sans modifier le pic d’impact lors de l’attaque au sol. Il y a donc un changement de répartition des charges dans le sens d’une PERTE D‘ENERGIE et non dans celui d’un EFFET AMORTISSEUR.

De plus une semellle épaisse et molle contribue à déstabiliser l’arrière-pied lors de la pronation du pied. Inversement une semelle plus dure absorbe certes moins les chocs mais permet un meilleur contrôle de cette pronation. Elle induit donc une moindre perte d’énergie.
La géométrie de la chaussure apporte plus que l’épaisseur d’une semelle ou que son caractère soi-disant absorbant.
L’idéal serait de proposer des semelles à “densité diférenciée“, plus absorbantes vers l’extérieur et plus fermes vers le bord postéro-interne.

Quelle chaussure pour quel pied :

  • La chaussure utilisée pour un sport particulier ne doit servir que pour ce sport. Ne pas utiliser la même paire à la ville ou dans la pratique d‘autres sports.
  • Acheter ses chaussures après avoit bien marché. Ainsi le pied aura gonflé et sera comme après une heure de pratique sportive.
  • Choisir un modèle à semelle extérieure pas trop dure. Un test simple: prise à deux mains, il faut pouvoir un peu tordre la chaussure.
  • La partie avant doit être suffisamment large. C’est à dire qu’il faut laisser un centimètre entre le gros orteil et le bout de la chaussure.
  • Pas de couture intérieure qui risque de blesser.
  • Le laçage est important. Le velcros ne s’adapte pas au pied qui s‘échauffe. Il ne se distend pas. A bannir! Opter pour le lacet.

Conclusion :

La bonne chaussure doit pouvoir s’adapter au pied et non le contraire. Les chaussures standard vendues par centaines de milliers ne peuvent donc jamais représenter le top.
Consulté, un kiné-posturologue ou un podologue-posturologue observera l’usure de vos chaussures ainsi que le comportement de votre corps: debout immobile (colonne, genoux, symétrie des épaules orientation du bassin), votre démarche, votre manière de courir, avant de vous conseiller.

Eventuellement le podologue confectionnera des semelles corrective. En effet la semelle amovible standard vendue avec la chaussure doit souvent être remplacée par du sur-mesure.

Conséquences post natales et pédiatriques de la césarienne

, 08:25

auteur : A. Paupe, Médecin-Pédiatre

Au fil des ans, le taux de césariennes s’est élevé régulièrement ; il est passé notamment aux Etats-Unis de 21 % à 31 % entre 1996 et 2006. En France, on estime qu’en moyenne, une femme sur cinq accouche de cette façon. Cette augmentation est liée en grande partie à l’amélioration de la qualité de la surveillance des grossesses et du dépistage ante natal de problèmes fœtaux ; elle évite ainsi les conséquences fâcheuses de problèmes liés à une présentation fœtale anormale, à un excès pondéral fœtal (macrosomie) ou encore les répercussions d’un défaut d’oxygénation (anoxie) avant et au moment de la naissance, préjudiciables pour le nouveau-né d’emblée et plus tard. Sur un plan juridique, il est vrai qu’elles garantissent sans doute une plus grande sécurité et un moindre risque pour le nouveau-né mais aussi pour l’obstétricien ce qui explique en grande partie cette augmentation aux Etats-Unis.

Les principales indications d’une césarienne sont d’une part les causes maternelles: une pré-éclampsie sévère (hypertension), un diabète mal équilibré, une chorio-amniotite (infection du placenta et des membranes amniotiques) ou un placenta praevia (mauvaise insertion responsable d’hémorragies) et d’autre part les causes fœtales: un retard de croissance intra-utérin sévère, une malformation contrindiquant un accouchement par voie basse, une macrosomie, une stagnation de la dilatation en cours de travail ou la survenue d’un défaut d’oxygénation fœtal avéré. Certaines sont réalisées en urgence pour ces raisons; d’autres à l’inverse sont programmées en dehors du travail, au « meilleur moment médical » pour la mère et son nouveau-né ou parfois même par convenance personnelle entre l’obstétricien et sa patiente dans le cas d’un utérus cicatriciel par exemple (après une ou plusieurs césariennes).

Mais si elles apportent en théorie des garanties de sécurité, elles ne sont pas totalement dénuées de risques ni pour la mère: rupture utérine ou placenta accreta (insertion anormale du placenta dans l’utérus) à l’occasion de grossesses ultérieures ni néonatales: problèmes respiratoires précoces parfois sous-estimés en termes de fréquence et de gravité. Il semble également qu’elles soient pourvoyeuses de problèmes plus tardifs pour l’enfant.


photographe : Jacob Aue Sobol

Conséquences respiratoires néonatales
L’accouchement par césarienne augmente le risque de complications respiratoires à la naissance même chez les nouveau-nés à terme. Parmi ces conséquences immédiates, on peut mentionner l’effet sur la ventilation du nouveau-né d’une imprégnation fœtale par des produits anesthésiques après une anesthésie générale devenue plus rare; elle est parfois responsable d’une respiration irrégulière comportant des épisodes d’hypoventilation et de pauses respiratoires rapidement résolutifs le plus souvent spontanément. La survenue d’une détresse respiratoire pose davantage de problèmes même si la grande majorité d’entre elles est bénigne et évolue favorablement. Une étude scandinave de 2007 retrouve chez plus de 30.000 nouveau-nés, un taux de détresses respiratoires de 4,2 % en cas de césarienne programmée versus 1,5 % en cas de naissance par voie basse. Une autre plus ancienne en 1995, retrouve sur un nombre presque identique d’enfants à terme, deux fois plus de détresses respiratoires chez des nouveau-nés nés par césarienne pendant le travail versus nés par voie basse et 6 fois plus en cas de césarienne programmée versus nés par voie basse.
D’autres travaux ont montré l’influence du terme de naissance sur leur incidence. Une étude en particulier a montré un taux de 7,4 % à 37 semaines versus 1,78 % à 39 semaines. Cela montre le rôle essentiel de deux éléments: d’une part le terme de naissance qu’il faut respecter au mieux sauf urgence imprévue et d’autre part la mise en route du travail avant l’extraction. En effet, la césarienne perturbe l’adaptation cardio-respiratoire à la naissance lors du passage à la vie extra-utérine si celle-ci est effectuée avant le début du travail. Celui-ci entraîne une sécrétion de catécholamines (hormones du stress) et de corticoïdes qui favorisent la résorption du liquide pulmonaire présent à l’intérieur des poumons et la sécrétion de surfactant nécessaire à la maturation des poumons. En l’absence de travail, les conséquences de ce dysfonctionnement hormonal peuvent avoir des répercussions respiratoires de gravité variable d’autant plus que la césarienne ne permet pas la compression thoracique par la filière génitale qui participe aussi à cette résorption. Même si cette atteinte pulmonaire évolue le plus souvent favorablement, elle nécessite souvent un transfert en réanimation souvent mal vécu à juste titre par les parents; or, celui-ci peut être évité en partie si l’on attend le terme de 39 semaines date à partir de laquelle le taux de détresses respiratoires diminue nettement ainsi que le déclenchement du travail si les conditions le permettent. D’autres conséquences de la césarienne sur le nouveau-né ont été aussi rapportées. On connait depuis longtemps l’importance de la mise en place précoce du lien mère-enfant; mais celui-ci n’est pas toujours respecté avec ce mode d’accouchement puisque la mère et son nouveau-né sont séparés pendant les premières heures qui suivent la naissance. Des travaux ont montré d’autre part qu’il existait une plus grande sensibilité à la douleur et une moins bonne protection du nouveau-né vis-à-vis de celle-ci en cas d’accouchement par césarienne. Ce phénomène serait lié à l’augmentation massive du taux maternel d’ocytocine pendant l’accouchement par voie basse. Cette hormone qui agit sur les contractions utérines et l’allaitement, favorise aussi un attachement fort et immédiat de la mère à son enfant et a un rôle euphorisant qui aide au développement de la relation. Elle a aussi un effet antalgique puissant. Cette protection durerait plusieurs heures.

Conséquences tardives
Depuis quelques années, l’accent a été mis sur un lien possible entre l’accouchement par césarienne et la survenue dans la petite enfance de manifestations asthmatiques et allergiques. Une modification de la flore digestive et une différence de qualité des défenses immunitaires de ces enfants par rapport à ceux nés par voie basse seraient en jeu. Une méta-analyse réalisée en 2008 portant sur 23 études retrouve un risque d’asthme multiplié par 1,2 dans cette population. Une autre étude en 2009 relève dans ce cas à l’âge de huit ans un risque d’asthme multiplié par 1,79. Mais le lien entre détresse respiratoire néonatale plus fréquente et surtout si elle est sévère et risque ultérieur d’asthme est possiblement en cause aussi. L’enfance n’est d’ailleurs pas la seule concernée puisqu’une étude finlandaise a signalé que les sujets nés par césarienne ont souffert trois fois plus d’asthme à l’âge adulte que les autres.
D’autres types d’allergies ont été rapportés. Une méta-analyse portant sur 7 études en 2008 retrouverait un risque de rhinite allergique multiplié par 1,23. Deux autres avancent pour leur part que le risque d’allergie alimentaire serait multiplié respectivement par 4 pour l’œuf et par 1,18 pour le lait de vache. La qualité de la flore intestinale néonatale joue certainement un rôle déterminant dans la survenue de ces phénomènes. L’intestin du fœtus sain est classiquement stérile dans des conditions normales. A la naissance, les bactéries d’origine maternelle et environnementale colonisent le tube digestif du nouveau-né. En cas d’accouchement par voie basse, le contact se fait avec la flore maternelle, vaginale (lactobacilles) et surtout fécale (entérobactéries et bifidobactéries). Lors d’une césarienne, cette colonisation se fait à partir de bactéries différentes, environnementales et cutanées (entérocoques, entérobactéries, staphylocoques epidermidis) moins adaptées au tube digestif et responsables d’une modification du développement du système immunitaire du nouveau-né. Un autre élément important peut aussi jouer un rôle dans la mise en place de la flore intestinale du nouveau-né à savoir le retard à la mise en place de l’allaitement maternel en cas de césarienne, le lait maternel étant aussi à l’origine d’une stimulation de la flore intestinale.

Conséquences à plus long terme
Plus récemment, quelques travaux mentionnent un lien possible entre la césarienne et la survenue d’un surpoids dans l’enfance avec selon certains, un risque deux fois plus élevé par rapport à une naissance par voie basse. Une étude de 2012 a montré un taux de surpoids de 15,7 % (44 sur 284) à l’âge de trois ans chez des enfants nés par césarienne versus 7,5 % (72 sur 911) chez ceux nés par voie basse. Pour d’autres, le surpoids noté dans la petite enfance n’est pas associé à une élévation du taux d’obésité après l’adolescence. L’hypothèse suggérée serait qu’une moins bonne assimilation des aliments gras et sucrés par une flore intestinale moins adaptée au tube digestif après une césarienne serait à l’origine d’un surpoids. Certains évoquent aussi le rôle possible de l’antibiothérapie maternelle pré-opératoire et néonatale pour perturber la flore intestinale néonatale. Tous ces résultats et toutes ces hypothèses doivent néanmoins être interprétés avec prudence et devraient être étayés par d’autres études car des facteurs environnementaux peuvent aussi agir.
Pour certains enfin, le retard de la mise en place du lien mère-enfant évoqué précédemment et de l’allaitement ont été rapportés comme étant potentiellement à l’origine de troubles du caractère et du comportement. Une étude épidémiologique suédoise inquiétante montre une incidence de l’autisme plus élevée chez les enfants nés par césarienne mais le facteur obstétrical n’est pas seul en cause et il est clair que d’autres éléments entrent aussi en compte: l’environnement maternel, une anoxie néonatale, une composante génétique. Une autre étude, australienne a révélé qu’une césarienne programmée multipliait par plus de deux fois ce risque et la césarienne en urgence par une fois et demie mais là encore d’autres facteurs sont aussi impliqués. L’explication suggérée part du principe que la capacité affective de la mère au moment de la naissance est indispensable à l’équilibre de l’enfant et à son aptitude relationnelle par la suite. Ainsi toute perturbation des processus physiologiques provoquée par le choc d’une césarienne ou l’anesthésie voire l’éloignement lorsque le nouveau-né est hospitalisé en réanimation, peut retentir sur la disponibilité de la mère vis-à-vis de son enfant et pourrait donc rendre ce lien plus difficile.
Enfin, quant au fait que la césarienne pourrait être à l’origine d’une augmentation de l’incidence de certaines pathologies « immunologiques » telles que le diabète ou la maladie cœliaque en faisant aussi intervenir une modification de la flore intestinale et de la réponse immunitaire, il demande clairement à être étayé par des études de grande envergure.

En conclusion, les progrès de l’obstétrique ont conduit à donner à la césarienne une place importante et indispensable pour faciliter la prise en charge du nouveau-né et sa survie dans de bonnes conditions. Elle ne doit pas pour autant être considérée comme un acte banal et les conséquences décrites reposent sur des données physiopathologiques réelles. La survenue d’une détresse respiratoire à la naissance demeure une éventualité non négligeable qui devrait inciter les obstétriciens à intervenir le plus tard possible après 39 semaines en cas de « césarienne non urgente ». Toutefois, les liens supposés, rapportés avec certaines pathologies tardives restent encore imprécis et théoriques et demanderaient à être confirmés et expliqués de façon rationnelle. Si l’indication d’une césarienne pour raison maternelle ou fœtale en urgence ne souffre aucune contestation, tout ceci devrait être pris en compte et discuté lorsqu’il s’agit d’une intervention pour convenance maternelle et de façon à proposer si possible un accouchement par voie basse même après une première césarienne si les conditions le permettent bien sûr.


photographie : Malgorzata Siemieniako

De la bonne pratique des squats !

, 18:19

Romain, animateur dans un club de boxe pieds-poings, vous propose de faire le point sur les squats :

Grandement utilisé dans la plupart des disciplines sportives, avec ou sans charge additionnelle, le squat est un exercice que l’on retrouve très souvent. Il permet de faire travailler de grandes chaînes musculaires, telles que celles des jambes, des fessiers et du dos.

S’il peut sembler simple dans l’exécution, il faut toutefois se méfier de quelques erreurs qui peuvent à court ou long terme entraîner des douleurs voir des blessures. Je fais appel ici à mon expérience personnelle, puisque je me suis longtemps trompé dans l’exécution de ce type de mouvement.
Heureusement, il n’est jamais trop tard pour corriger ses erreurs !
Actuellement suivi par Gilles Orgeret, j’ai pu bénéficier d’un suivi et de conseils pour continuer la pratique sportive dans de bonnes conditions.

Pour respecter l’intégrité physique, tout au long de l’exécution de ce mouvement, il convient de démarrer et de finir le mouvement à travers un positionnement correct.
Pour cela, nous allons prendre l’exemple d’un squat au poids de corps (ou « air squat ») :

La position de départ s’effectue debout jambes tendues, avec les pieds écartés dans une position naturelle et fonctionnelle (pour faire simple, que vous utiliseriez tous les jours). Cette dernière doit vous permettre de réaliser l’exercice avec une amplitude maximale.
Les pieds sont légèrement ouverts ou parallèles. Avant d’effectuer la flexion, il est bon d’inspirer et de gainer la sangle abdominale.

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Lors de la flexion, il est impératif d’initier le mouvement à partir des hanches et non des genoux.
En effet, la première articulation à être sollicitée est celle qui reçoit le plus de contraintes et les hanches sont conçues pour supporter beaucoup plus de poids que ne le peuvent les genoux.
Pour imager ce mouvement, c’est comme si vous poussiez vos fesses vers l’arrière.
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Durant la poursuite de la flexion, soyez attentifs à ce que les tibias restent perpendiculaires au sol (ou tout du moins verticaux) et que le dos reste droit. Les genoux ne doivent pas dépasser la pointe des pieds. Si les genoux dépassent la pointe des pieds, il y aura alors perte de force au niveau de la chaîne postérieure et augmentation des forces de cisaillement et de torsion sur les tissus mous à l'intérieur de l’articulation (en particulier pour le cartilage, le tendon rotulien, et ligament croisé antérieur).

Autre détail d’importance, les genoux doivent s’ouvrir vers l’extérieur. Que se soit lors de la descente ou de la remontée, les genoux ne doivent jamais revenir vers l’intérieur !

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Si votre mobilité limite votre amplitude de mouvement, vous pouvez effectuer les flexions partiellement et ne pas dépasser un angle de 90°.

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De manière générale, veillez à toujours privilégier la forme plus que l’amplitude du mouvement.

Que l’on soit sportif ou pas et que l’on pratique ou non les squats, il est bon de ménager nos genoux tout au long de la vie quotidienne. Dans la mesure du possible, il faut donc éviter au maximum les flexions complètes des genoux et privilégier des positions telles que celle du « chevalier servant ».

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Lorsque vous vous asseyez, vous effectuez un mouvement presque identique à celui d’un squat. Là encore, vous pouvez grandement protéger vos genoux en vous asseyant et en vous relevant de la bonne façon. Pour cela, reprenez simplement les principes précédemment cités.

Pour résumer :

  • 1> Garder un écartement de jambes fonctionnel.
  • 2> Garder les tibias les plus verticaux possible.
  • 3> Engager les hanches pour initier la descente.
  • 4> Ouvrir ses genoux lors de la descente et de la remontée.

Se relever d’une chaise sans se bloquer le bas du dos. Etirements

, 08:22

Se relever d’une chaise sans se bloquer le bas du dos

Après avoir été longtemps assis, même si le siège est ergonomique parfois cela coince douloureusement. Afin d’éviter cet inconvénient il importe de prendre quelques précautions indispensables.
Deux cas de figure : siège avec et sans accoudoirs.

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Se rapprocher du bord de l’assise, se tourner sur le côté (du côté où cela ne fait pas mal), d’une main prendre appui sur la cuisse, de l’autre sur le coin antérieur de l’assise (ou l’accoudoir), puis se relever en un mouvement tournant pour faire face au siège.
Ensuite il faut s’étirer dès qu’on a passé autour d’une demi-heure assis.

Etirement du bas du dos.

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En appui des mains contre un mur ou sur un meuble, croiser les jambes (jambe côté douloureux de préférence en avant), et plier un peu les genoux, sans trop. Puis pousser les fesses en arrière et vers le bas le plus loin possible en soufflant bien et sans reculer les genoux. Recommencer cinq à six fois.

Cet exercice est excellent quand on souffre du bas du dos, que l’on ait été ou non assis. Le répéter plusieurs fois par jour.

Mal au dos, petite piqûre de rappel !

, 11:58

Le thème du mal de dos a mainte fois été évoqué sur ce blog mais je me suis rendu compte qu’il manquait un condensé de l’essentiel. Le voici.

En voiture !
Que vous souffriez des lombaires, des dorsales, ou du cou, adoptez la bouteille plastique vide (et même sur votre siège de travail).

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Il s’agit de conserver le creux des reins, pourquoi ? Parce qu’une pression constante exercée au niveau lombaire a un effet érecteur, cela redresse la colonne jusqu’au cou. Sans bomme lombaire le dos est globalement arrondi, on est avachi.
De plus cela évite l’effet de « dérouillage » subi en quittant son siège, car subitement il faut recreuser sa lordose et cela coince parfois.
Pourquoi une bouteille vide plutôt qu’un coussin ? Parce que le vide intérieur amortit les secousses de la route retransmises par le siège. Il existe bien sûr des voitures équipées d’une bomme lombaire, seulement elle est fixe et ne tient pas compte d’un fait : personne n’a la même longueur de tronc ni la même corpulence.
Il faut déplacer la bouteille plus ou moins haut dans son dos en fonction du confort ressenti.

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Assis au bureau, à la maison, inutile d’acheter un siège cher et soi-disant ergonomique. Une planchette rembourrée (le dossier ou l’assise d’une vieille chaise) placée au bord de l’assise pour obtenir un effet basculant fait parfaitement l’affaire. Ainsi l’assiette se modifie-t-elle en permanence. Les contraintes au niveau lombaire variant cela évite un écrasement des disques intervertébraux et soulage le dos.

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S’étirer le bas du dos pour soulager ses douleurs ou les éviter !
Un genou relevé, cuisse maintenue contre la paroi, pousser sur le mur avec la main tout-en tournant les épaules du côté du genou relevé jusqu’à ressentir un bon étirement aux niveaux fessier et lombaire. Changer de côté. A répéter cinq, six fois, plusieurs fois par jour, et chaque fois qu’on est resté un long moment assis.

Soulager ses douleurs avec des balles de tennis !

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Deux balles sont nécessaires.

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Mal au cou ou faiblesse des muscles cervicaux.
Se coucher sur plan dur (table ou bien au sol), la tête posée sur une balle qu’on écrase en faisant le double-menton tout-en relevant le torse par poussée des coudes. Tenir la position trois secondes. Recommencer vingt fois. A pratiquer plusieurs fois par jour.

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Mal au cou ou bien entre les omoplates.
Placer les balles au niveau des points douloureux et bouger son torse latéralement d’un côté et de l’autre. Sur le moment cela fait mal, mais qu’est-ce que cela soulage après ! Si vous n’avez mal que d’un côté il faut quand même une deuxième balle placée de manière symétrique.

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Massage lombaire.
Placer les balles de tennis au niveau des reins, là où cela fait mal, et plusieurs fois de suite bouger son bassin d’un côté puis de l’autre en appuyant bien sur les balles.

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Renforcement des muscles du cou et réveil propioceptif (ensemble des structures corporelles contribuant à l’équilibre).
Une bande élastique fixée à un point d’amarrage et passée autour du front, tout-en gardant le dos bien droit, regard horizontal, avancer d’un pas, reculer d’autant, recommencer plusieurs fois sans bouger la tête. Puis faire le même exercice en se retournant.

Ce qu’il ne faut pas faire !!!
La plupart des pseudo-spécialistes vous recommandent de forcer sur votre cou quand il est raide, et ce afin de récupérer sa souplesse. Il s’agit d’essayer de venir toucher son épaule avec l’oreille, ou bien de tourner la tête au maximum d’un côté puis de l’autre… Surtout pas !!! Vous avez toutes les chances d’aggraver la situation. L’artère vertébrale qui chemine au niveau du cou dans un petit canal osseux creusé dans les vertèbres est malmenée dès 30 ° de rotation. Si un cou est raide, il faut en trouver la raison et la traiter. La souplesse reviendra automatiquement après (un peu de chaleur ou un massage sont les bienvenus).

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Exercices pour le cou :
Ce type d’exercice permet un bon réveil propioceptif.
Debout sur la pointe des pieds, dos droit, double menton, écraser la balle de tennis avec son front pendant cinq secondes, puis se retourner, écraser la balle maintenue à la base du crâne. Recommencer plusieurs fois.

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En cas de douleurs entre les omoplates (dorsalgo), debout sur la pointe des pieds, bras tendus, alternativement et rapidement faire le dos rond puis le creuser en rapprochant les omoplates l’une de l’autre une dizaine de fois de suite.

Etirements, les conneries ça suffit !!!

, 17:10

On lit partout :
« Les étirements sont essentiels pour une pratique sportive sans blessure ». Faux !
« Ils permettent d’éviter une contracture musculaire lors d’un effort intensif ». Faux !
« Les étirements des quadriceps sont très utiles pour affiner les cuisses ! » Faux !
« L’étirement des quadriceps est toujours associé à une extension de la hanche ! » Faux !

Prenons l’exemple de l’étirement du quadriceps, muscle puissant du devant de la cuisse, étirement fort usité dans la pratique des « sports de jambes ».

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Mauvais exercice !!!
Sur le bord des terrains on voit systématiquement les sportifs pratiquer ce grand classique d’étirement passif. Le sujet debout tient dans sa main son coup de pied, buste droit, bassin basculé pour arrondir le bas du dos. Le sujet s’étire en augmentant la flexion du genou. Cet exercice serait aussi un bon test dans un programme de reprise sportive contre le mal au genou pour tester le gain d’amplitude sans douleur.
Il est hélas impossible de maintenir le bassin comme décrit quand on est en appui monopodal (sur une jambe) car cette posture éminemment instable empêche un contrôle correct, on oscille ! Donc en fait ce type d’étirement du quadriceps s’accompagne d’une bascule antérieure du bassin. On creuse les reins. C’est d’ailleurs ce qu’on constate sur les photos diffusées.
Dire qu’on « affine ses cuisses » parce que durant quelques minutes on les allonge un peu en tirant dessus, c’est carrément de la bêtise, aussitôt après l’exercice ils reprennent leur forme initiale. Le quadriceps est un muscle biarticulaire, hanche et genou. Pour assurer une bonne stabilité de ces articulations il se doit d’être en tension de contrôle permanente. S’il est trop lâche, il ne contrôle plus rien.
Quant à affirmer que cet exercice serait un bon test contre le mal au genou c’est improuvé et il y a nettement plus fiable désormais comme test. Le « monitoring ligamentaire » détecte les risques de blessure du membre inférieur en testant le ligament croisé antérieur lequel en est le baromètre.
Un entraînement sérieux implique des outils diagnostics fiables.
Par ailleurs plusieurs études ont démontré que les étirements préalablement à une activité sportive sont contre-productifs. Pourquoi ? Parce qu’ils induisent une diminution de la force, de la température interne des muscles (le refroidissement durant les étirements provoque clairement une diminution des performances), ainsi qu’un phénomène de « creeping ».
Réalisés après ils ne diminuent pas non plus les risques de blessure, ils n’assurent pas une bonne récupération en ne faisant pas diminuer le taux d’acide lactique.
Qu’est-ce que le « creeping » ? Lors de l’étirement, le tendon musculaire s’allonge, ce qui provoque une réorientation des fibres de collagène alors que leur état naturel est torsadé, la capacité d’évitement des contraintes sur le tendon est de ce fait altérée. Prenez l’exemple d’un cordage de marine, s’il est torsadé c’est clairement pour en augmenter la résistance. Détorsadez-le et il sera nettement plus fragile. Simple question de bon sens !!!

Alors que faire ?

- Une séance d’étirements est utile lorsqu’elle est réalisée hors compétition, l’année durant, au sein d’un programme d’entretien de sa forme physique. Il s’agit davantage d’obtenir une meilleure extensibilité, grâce à une meilleure tolérance, car il n’est pas question comme cela a été longtemps affirmé d’une augmentation de longueur musculaire sous l’effet d’une multiplication des sarcomères.
- L’augmentation de la visco-élasticité musculaire et l’amélioration de la résistance de la jonction myotendineuse sont favorisées par des protocoles alternant contraction statique en course externe du segment de membre concerné de 6 à 10 secondes, temps de repos de 3 à 6 secondes et mise en course externe passive de 6 à 10 secondes.
- Les étirements actifs utilisés en complément d’un échauffement cardio-respiratoire permettent de meilleures performances que les étirements passifs associés au même échauffement ; Alors, quels sont-ils ces étirements actifs ou ERAMT (étirements raisonnés actifs myotendineux) ?
L’étirement n’est pas une posture mais un mouvement conduit lent non douloureux « aller-retour » qui dure environ 8 secondes, et non pas en apnée mais en respiration contrôlée. Les ERATM sont à répéter deux fois par muscle. Rester actif ensuite, surtout ne pas s’asseoir.

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Etirement quadriceps et ilio-psoas : le patient étire quadriceps et ilio-psoas gauches en fléchissant son genou droit et en tournant le buste vers la droite. Mouvement lent aller de 4 secondes, suivi d’un mouvement retour lent de 4 secondes.
Pour l’étirement du quadriceps seul :
Debout, en fente avant (position de l’escrimeur), fléchir le genou de la jambe placée devant jusqu’à 90° de flexion sur 4 secondes, puis revenir à la position de départ sur quatre secondes également.

Le dos vieillissant : état des lieux

, 05:59

Le mal commun situé en bas du dos (lombalgie, lombo-sciatalgie), est l’un des motifs les plus habituels de consultation en rhumatologie, que le sujet soit sportif ou non. Il atteint d’avantage les femmes que les hommes. Les déformations de la colonne vertébrale sont également fréquentes. Après 75 ans, la lombalgie est le problème musculosquelettique le plus évoqué, et présente un risque accentué sur qualité de vie et moral, par rapport au sujet jeune. Il est à noter que le retentissement de la lombalgie chronique sur la sexualité est considérable. L’âge avancé est un facteur identifié dans les troubles sexuels associés, et le traitement du mal de dos par opioïdes, sédatifs, antidépresseurs, dont les seniors sont grands consommateurs, est clairement incriminé par son action néfaste sur la libido.

Une rapide perte de capacité à accomplir les tâches de la vie courante est également à craindre. La peur de tomber et de se « faire une vilaine fracture » est bien présente, surtout si on est atteint d’arthrose ou d’ostéoporose, ou qu’on a des problèmes d’équilibre. Or les facteurs améliorant la douleur et la mobilité du dos, sont en priorité la marche, ainsi qu’une activité physique adaptée.
Le repos en position couché-ventral est bénéfique. D’ailleurs la rééducation des maux de dos ne se pratique plus qu’en creusant les reins (méthode MacKenzie).

Il a été prouvé que le traitement médical seul ne suffit pas. Il doit être couplé à une rééducation neuromotrice (apprentissage des gestes à risque pour le dos, exercices spécifiques de renforcement, relaxation). Il en est de même pour les autres traitements du dos (ostéopathie, chiropraxie, acupuncture), qui ne suffisent pas non plus à vous permettre de vous en sortir. Il faut rééduquer le muscle.

Arthrose

Après 65 ans, la prévalence de l’arthrose est très élevée (34 % de la population), les femmes ayant un risque plus élevé après 50 ans. L’incidence augmente avec l’âge, mais se stabilise après 80 ans. Le principal facteur favorisant est génétique. Un rôle beaucoup plus faible est attribué aux efforts physiques, ainsi qu’au surpoids chronique et au tabagisme. Les efforts physiques, le portage répété de charges lourdes, ne sont donc pas la cause première de nos maux !

Pour autant, l’arthrose est-elle systématiquement douloureuse ?

Jean Pierre Valat et Sylvie Rozenberg * écrivent : « On sait depuis longtemps que l’arthrose du dos n’est pas toujours douloureuse, loin de là, et plusieurs travaux ont démontré qu’il était impossible sur des radiographies de sujets de même âge, de distinguer les sujets qui souffrent de ceux qui ne souffrent pas. Il est difficile voire impossible d’identifier une cause anatomique précise des lombalgies chroniques, où les facteurs psychologiques intriqués ont un rôle majeur !» C’est le déconditionnement à l’effort suscité par cette maladie qui fait souffrir. Il faut donc « se bouger », si on veut s’en sortir ! Le repos strict a prouvé sa nocivité sur le cartilage.

Les principaux sports à risque pour le dos vieillissant

L’essence du yoga est « ahimsa » : ne pas nuire. Il en est de même dans toute pratique sportive !

Le cou n’aime pas les mouvements forcés en arrière. Il s’use prématurément quand on pratique longtemps et de manière assidue : lutte, boxe, rugby, football, plongeon, aviation, sports mécaniques. En yoga, il faut éviter les postures sur la tête. On doit également proscrire « angle étiré » et « pince », faussement décontracturants et particulièrement dangereux pour le dos.
Le golf surmène plus les épaules, que les lombaires. Dans la pratique de la planche à voile, épaules et zone lombaire sont en ligne de mire. Les reins souffrent par compression dans la pratique de l’haltérophilie, par rotation dans les sports de lancer, de frappe de balle chez le footballeur, par chute et choc direct en karaté / judo de compétition et au rugby. A cause de la position assise défavorable, le canoë-kayaking provoque crampes et fourmillements dans les mollets.
Au tennis, les services répétés entraînent parfois des douleurs musculaires lombaires et fessières profondes, donnant un tableau de fausse sciatique. L’articulation de la hanche est comprimée lorsqu’un frappe un coup droit lifté. Les blessures augmentent quand le joueur tape plus fort avec des raquettes trop puissantes.
Contrairement à une idée reçue, la pratique des nages classiques ne soigne pas le dos. D’ailleurs 70 % des nageurs ont mal au dos ! Par ailleurs le chlore des piscines est délétère pour les voies respiratoires (sinusite, rhinite, rhume chronique, asthme).

Sports conseillés

Marche nordique, golf, gymnastique en salle, aquagym, aquafitness, aquabiking, katas et randori du karaté, body combat, accro-branches, sont conseillés.
Qi Gong et Tai chi chuan permettraient de réduire de 25 % le risque de chute du sujet vieillissant.
L’escalade fait travailler tous les muscles (murs d’escalade de préférence), mais attention car l’effet cardio-vasculaire est intense.
La pratique d’un sport d’endurance (vélo, marche, course à pied) est efficace, aussi bien pour le dos que pour lutter contre les troubles cognitifs (mémoire, intellect), car elle stimule de nouvelles connexions dans les zones de la mémoire.
Il faut également citer : cardio-training sur appareils de musculation, gymnastique d’entretien, stretching doux, randonnées, jogging, ainsi que Wii-Fit et plate-formes vibrantes pour les sujets moins mobiles.
Bon nombre de seniors lombalgiques chroniques pratiquent l’équitation sans problème, car ce sport oblige en permanence à l’autograndissement ; le risque étant dans la (mauvaise) chute.
En cas d’ostéoporose le sport pratiqué doit être « à impacts » tel : marche en terrain en pente (30 minutes 3 fois/semaine), saut à la corde, tennis, basket-ball, volley-ball.

  • « La Revue du rhumatisme. Monographies » Vol. 78 – N°1 de février 2011,

Comment s'étirer le bas du dos et ménager son dos en se levant de son lit ?

, 07:32

S’étirer le bas du dos, quand il est fragile, souvent douloureux.

S’étirer d’un côté puis de l’autre dans l’encadrement d’une porte,
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et en se tournant vers l’arrière, trois-quatre fois de suite (plusieurs fois par jour).

Autre exercice pour le bas du dos : faire comme si on allait s’asseoir par terre en descendant les fesses le plus bas possible (trois fois de suite – plusieurs fois par jour). A pratiquer notamment lorsqu’on a été longtemps assis.
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Ménager son dos en se levant de son lit

Vos reins vous font souffrir (lombalgie, sciatique) ? Levez-vous de la manière décrite ci-dessous, et adoptez-la définitivement (même lorsque vous n’aurez plus mal), afin de ne pas vous bloquer le dos en vous levant :

Juste avant de vous lever, placez vos mains en haut des fesses (paumes tournées vers le matelas), puis décollez le bassin du lit de cinq centimètres environ, en le poussant avec vos mains. Faites ensuite des tout petits mouvements de bassin, d’abord latéraux, puis d’avant en arrière (une dizaine de fois).
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Ensuite :


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pliez les genoux, tournez-vous sur le côté,
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puis :

Passez en position assise au bord du lit...
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Normalement, si on se conforme à ce que les ergonomes préconisent, il suffirait maintenant de vous lever..., comme sur la photo suivante. Pourtant non !


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NON !!! Ne pas agir ainsi. C’est une très mauvaise idée ! Ainsi, le bas de votre dos qui s’est aplati lorsque vous étiez couché, va brusquement se creuser lorsque vous allez vous lever, et peut faire mal ou se coincer carrément (incident de dérouillage).

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OUI ! Sans vous arrêter, continuez le mouvement en vous tournant face au lit, et en posant les mains dessus. Ensuite seulement redressez-vous lentement en poussant avec les mains, et en « écoutant » vos lombaires.

Nota : Si votre lit est bas, mettez vous à genoux, puis redressez un genou (position du chevalier servant), avant de vous remettre debout.

Le thème de la photo n'est pas celui qu'on pense !

, 16:32

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photo : Philippe Brière

La dame âgée est fort mal assise, elle ne ménage ni ses hanches, ni son dos. Quant-au photographe, lui non plus ne montre pas le bon exemple.
Rares sont les personnes qui ménagent leurs articulations dans les activités de la vie quotidienne. Pourtant, ne vaut-il pas mieux prévenir que guérir ?
Dans un monde où surabondent les images, on ne voit jamais quiconque donner le bon exemple en pliant les genoux plutôt que le dos en se baissant, ni être convenablement assis, la bonne position assise étant celle qui respecte un angle tronc-cuisses de 130° ( la position du cavalier). Position qui surmène le moins les vertèbres lombaires.

Etonnez-vous après cela que les médecins du travail, les ergonomes, ne parviennent pas à faire efficacement passer leur message ! Les personnes auxquelles ils s'adressent ont emmagasiné tellement d'images contraires au bon usage, qu'elles sont devenues hermétiques.

Il en est de même pour le tabac ou l'abus d'alcool. Tant que les médias continueront de déverser des millions d'images de peoples cigarette au bec ou en train de se soûler, peoples qui sont des références absolues pour bon nombre d'entre nous, le message ne passera pas. Cessons de nous illusionner !

Lorsque s’asseoir, et seulement s’asseoir, devient une bonne gymnastique !

, 07:15

Il s’agit de délaisser la station assise « passive » au profit de la station assise « active » !

Il y a une gym très facile, efficace, à la portée de tous, bon marché, qui consiste à s’asseoir le plus souvent possible sur gros ballon de gym, que ce soit devant l’ordinateur, au moment du repas, etc. Il faudrait y habituer les enfants le plus tôt possible, afin qu’ils aient un dos et des jambes toniques ; surtout s’ils souffrent d’une scoliose, d’un Scheuermann, d’un spondylolisthésis.
Sur ballon, les muscles sont obligés de travailler en permanence pour maintenir l’équilibre (d’autant que bon nombre d’enfants ont des problèmes d’équilibre). Idem pour les personne âgée, lesquelles passent parfois les deux-tiers de leur « sainte » journée assises, avachies dans leur fauteuil, et ce dès le matin. Du coup, le soir, on les retrouve complètement avachies, le nez sur les genoux. Afin qu’elles renforcent leur équilibre et leurs muscles, il faudrait leur proposer de s’asseoir sur gros ballon au moins une demi-heure par jour au début, puis en augmentant peu à peu le temps passé dessus (et en restant à côté d’elles, s’il y a risque de chute).

Mieux vaut ce type de siège dit « mobile », plutôt que la « bête » chaise classique qui fait souffrir le dos. Les tests de Nachemson ont démontré qu’aussitôt qu’on est assis, les contraintes au niveau des reins (lombaires) augmentent de cinquante pour cent !

L’être humain n’est pas fait pour tenir longtemps cette posture, mis à part lorsqu’il est assis sur un animal en mouvement (équitation), car là les muscles travaillent obligatoirement pour maintenir l’équilibre.

Par ailleurs une étude Australienne a démontré que les personnes assises (45 ans et plus) plus de onze heures par jour ont 40 % de risques en plus de mourir dans les trois ans, que celles qui s’assoient moins de quatre heures par jour ! En cause des problèmes vasculaires et cardiaques.

Ne sommes-nous pas structurellement des homos erectus. Des hommes redressés ?

On nous dit : « Pour se tenir correctement dans un fauteuil, il faut bien caler son dos en arrière contre le dossier, en restant bien droit ! ». Tentez l’expérience : la posture ne peut se maintenir que durant quelques secondes, car elle est épuisante. Très vite on « pique du nez », et si on occupe ses mains à une tâche quelconque c’est pire, les tensions apparaissent immédiatement dans les épaules, descendant peu à peu vers le bas du dos.

Un conseil : quand vous êtes assis au bureau sur siège classique ou en voiture, placez une bouteille en plastique (vide) au niveau de vos reins (le choix de la bouteille de un ou de un litre et demi, dépend de la forme du siège). Elle maintiendra votre lordose lombaire (creux des reins) physiologique, et soulagera réellement les tensions musculaires locales.

En conclusion !

S’asseoir quotidiennement le plus souvent et le plus longtemps possible sur gros ballon de gym, réduit la fatigue du dos, corrige la posture, favorise la perte de poids, raffermit les muscles, sculpte les abdominaux sans effort, et atténue les douleurs articulaires.

La prévention, quésaco ?

, 15:32

La prévention, quésaco ?

Dans le langage courant on dit avec bon sens : « Mieux vaut prévenir que guérir ! ». L’article 31 de la convention nationale traitant des droits et devoirs de la profession de Masseur-Kinésithérapeute, précise à juste titre : « La prévention est un élément essentiel de la politique de santé.».

La participation des MK à cette bonne action ne date pas d’hier, mais cela ne concerne pas qu’eux. Dans toutes disciplines médicales il y a lieu de pratiquer la prévention. Il faut prendre le temps d’éduquer le sujet, l’aider à combattre ses mauvaises habitudes. Hélas, dans les cabinets, c’est une option parfois zappée parce que les scientifiques lui trouvent peu d’efficacité, comme en matière d’évitement des maux de dos quand il s’agit de conseiller au patient de plier les genoux plutôt que son dos lorsqu’il ramasse un objet lourd. Car il a été démontré que l’apprentissage des bonnes postures tel qu’il est pratiqué par les écoles du dos par exemple, a peu d’intérêt. Efficacité quasi-nulle. Mieux vaudrait en fin de compte diminuer les contraintes et la fatigabilité au travail *. Je pense qu’il faut néanmoins continuer à passer le message prévention en matière de maux de dos. Les scientifiques ont conclu à l’inefficacité du programme-prévention parce qu’il est obsolète. Il faut le réactualiser, en insistant notamment sur les dangers de la station assise prolongée (consulter mon livre : Mal de dos, vérités et mensonges). Dans ma pratique professionnelle, c’est un des fondamentaux.

Autres domaines où la prévention est importante : dans le plan hivernal anti-bronchiolite il faut éduquer les parents au mouchage de leur chérubin. Sur le plan sportif il y a la prévention des gestes à risques de micro-traumatismes. Chez les personnes âgées la prévention du risque de chute est primordiale. A quoi bon rééduquer si l’on n’apprend pas à se protéger.

Voilà donc quelques uns des aspects de cette mission indispensable à la santé publique qu’est la prévention. Trop de MK zappent cette incontournable phase rééducative, ces conseils qui « prennent du temps ».

  • Dr C. Bailly. Lombalgies : la rééducation n’est pas systématique. Panorama du Médecin. 12 juin 2006. N°5022. P 54

Gym sur planche oscillante !

, 09:30

Cet exercice vise à renforcer l’équilibre, et tonifie la musculature lombo-fessière.
Il est particulièrement recommandé à ceux qui souffrent du dos de manière chronique.
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Pas une année ne se passe sans qu’une nouvelle « gymnastique » au nom ronflant ne soit « inventée ». Pourtant, comme il n’y a pas mille façons de bouger son corps, c’est toujours la même chose : on lève un bras, une jambe, on tourne le torse à droite / à gauche. Alors, pour donner l’illusion de la nouveauté, on change un détail comme la musique d’accompagnement, ou bien le rythme de l’entraînement. Sur une haute planche éminemment instable, au risque de se casser la figure, le changement des perceptions n’est pas une illusion. Pourtant ce type d’exercice est à la portée de tous et toutes. Mes patient(e)s de tous âges, peuvent en témoigner.

Tous les clubs sportifs devraient posséder une telle planche et pousser leurs adeptes à travailler quotidiennement dessus leur équilibre seul ou à deux (et pourquoi pas une mêlée de rugby sur immense planche oscillante ?).

Deux exemples pour s’en convaincre :

- Un gamin de neuf ans veut faire du judo, est-ce qu’on teste son équilibre avant de le pousser sur le tatami (tests de Fukuda, ou Romberg) ? S’il a un mauvais équilibre, il chute, se fait mal, et comme « le corps à de la mémoire », vingt ans après le mal ressort en maladie de peau, en asthme ou en mal de dos.

- Les footballeurs professionnels, travaillent-ils « à donfe » leur équilibre, alors qu’ils sont en permanence, comme des échassiers, en appui sur leur jambe non-dominante (le droitier shootant avec son pied droit il doit parfaitement dominer son équilibre sur jambe gauche, et inversement). S’ils le faisaient, ils se blesseraient moins !

assouplissement pour les hanches, contrôle posture dos, cou, épaules

, 05:52

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Bougez latéralement les fesses de gauche à droite. C’est un bon exercice assouplissant pour les hanches, il étire les pectoraux, les muscles qui soutiennent les seins (quand on a tendance à se voûter). Permet un contrôle postural pour : dos, cou, épaules.

renforcer son équilibre

, 11:01

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Pour renforcer votre équilibre, roulez ainsi le ballon sous un pied, puis l’autre. De temps en temps fermez les yeux (soyez prudent, faites ça près d’un mur pour vous appuyer avec la main, en cas de perte d’équilibre).

Nota : sans le savoir, toutes les personnes qui souffrent de façon chronique du dos (plus de trois mois), ont des problèmes d’équilibre. Si elles se musclent sans travailler leur équilibre, elles aggravent leurs problèmes.

Exercice de kinésithérapie bon pour les cuisses et le dos

, 08:48

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Premier temps de l’exercice (la photo suivante représente le deuxième temps) :

Dos en appui contre le ballon, grandissez-vous, et poussez bien les épaules en arrière.

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Deuxième temps de l’exercice :

Roulez le ballon contre le dos en pliant les genoux puis en vous relevant, alternativement, sans descendre les fesses trop bas afin de ne pas surmener vos genoux.

(Bon pour cuisses et dos).

Mal de dos : les méthodes qui marchent…ou qui ne marchent pas !!!

, 17:13

Mal de dos : les méthodes qui marchent…ou qui ne marchent pas !!!

Billet écrit en collaboration avec le Docteur Thierry Gavardin, Médecin de Médecine Physique et de Réadaptation fonctionnelle.

L’Express N° 3178 du 30 mai au 5 juin 2012, publie en page 78, un article intitulé : « Mal de dos : les méthodes qui marchent vraiment !». Hélas, ce titre est incomplet. Il devrait s’intituler : « Mal de dos : les méthodes qui marchent sur le court terme ! ».

Décortiquons cet article sensé apporter de vraies solutions :

En photo d’intro, une soignante sur tapis de sol montre un exercice à un patient installé sur une table de Bobath qui tente de l’imiter. Ca commence mal, car l’exercice présenté et sensé « assouplir » le dos en l’arrondissant, est nocif, d’autant que tout étirement passif ne donne pas plus de souplesse à un dos en crise. L’inflammation (due aux cytokines), induit des contractures qui disparaîtront… une fois la crise passée. La Haute Autorité de Santé déconseille énergiquement les exercices de ce type, et demande au contraire aux professionnels de santé de faire pratiquer la méthode Mac Kenzie qui préserve la cambrure des reins.

La suite est-elle plus prometteuse ? En page 80 sont données des informations vraies mais qui ne permettent aucunement de traiter un mal de dos.

La chirurgie est évoquée. Le médecin interrogé cite d’emblée l’arthrodèse et la prothèse de disque qui sont des solutions extrêmes, d’autant que la prothèse discale n’est pas au point. Neuf fois sur dix, le geste pratiqué est une cure chirurgicale de hernie discale à ciel ouvert, ou par voie endoscopique (sans ouvrir). Cette dernière n’est citée qu’en page 89. On nous met ensuite l’eau à la bouche en évoquant des progrès… dont absolument rien n’est dit.

La cause de la plupart des maux de dos communs étant inconnue, la hernie discale n’étant qu’un épiphénomène, la lézarde sur un mur dont les fondations ont joué, il semble pour le moins léger de placer la chirurgie en tête, avant d’évoquer des traitements moins contraignants et plus efficaces.

En page 81, il est dit : « On le sait, la médecine peine à trouver l’origine précise de la souffrance. A chacun de découvrir la technique la mieux adaptée » et c’est là le nœud du problème, car on ne traite efficacement un mal que lorsqu’on en connaît l’origine. Tâtonner au hasard n’est pas sérieux !!!

Sont proposées « des solutions », à commencer par les médicaments. Il est dit : « S’il n’existe aucun traitement spécifique du mal de dos, les antalgiques peuvent néanmoins être envisagés. » Attendez une seconde…, n’est-il pas écrit à la «une » en guise de titre racoleur : « Mal de dos : les méthodes qui marchent vraiment ! ». Si on écrit qu’il n’existe aucun traitement spécifique, on ne peut prétendre dans le même temps proposer de méthodes « qui marchent » ?

La vérité est que toutes les voies thérapeutiques actuellement proposées, ne sont pas efficaces sur le long terme !!! C’est ce qu’affirme depuis des années, preuves à l’appui, la Haute Autorité de Santé. Pire, quand on prétend détenir « les méthodes qui marchent », il devient inutile de chercher une nouvelle voie plus efficace. C’est la fin de l’histoire. On est dans l’autosatisfaction ronflante, tandis que le malade du dos lui, continue à souffrir et à s’aggraver. De plus en plus de gens souffrent, sans que rien ne les soulage durablement !!!



Viennent ensuite les manipulations. C’est-à-dire la grosse artillerie. « Avec prudence » est-t-il dit justement. Quand on va voir un « chiro », il manipule… assez violemment. Il n’a rien d’autre à proposer, alors que ce n’est pas toujours recommandé, loin de là, d’autant que la soi-disant « vertèbre déplacée » est un mythe.

L’ostéopathie qui offre des méthodes tissulaires douces, n’est pas évoquée. Dommage ! Il a par ailleurs été largement démontré que tout traitement passif, sans recours également au reconditionnement physique à l’effort, ne marche pas aussi bien.

Sont proposés : acupuncture, cures thermales, électricité… des mesurettes valables sur le court terme. Non de vraies solutions. Personne ne peut sérieusement prétendre le contraire.



Une pleine page est consacrée à : « Débloquer aussi l’angoisse », comme si ça marchait mieux que le reste ! S’il est démontré que le mal de dos chronique s’accompagne toujours d’une souffrance psychologique, après des décennies d’expérience nous n’avons encore jamais vu un seul patient guérir en consultant seulement un psychologue. Il n’est pas question de prétendre que ce n’est pas utile, bien au contraire, mais ce n’est en aucun cas une « méthode qui marche vraiment » méritant une pleine page.



Le « Stage commando ».

C’est vrai, les gens qui ont mal au dos de manière chronique finissent par avoir peur de bouger (kinésiophobie). On se doit de les aider à s’en sortir. Hélas le patient s’imagine à tort que son « stage commando » va solutionner durablement ses problèmes. Faux. Pas de quoi crier cocorico ! Contentons-nous de critiquer les photos qui agrémentent l’article. La première montre un patient en stand-up, une machine visant plus à verticaliser une personne paralysée des jambes, qu’à muscler. Sur une autre, un homme soulève une charge à bout de bras au dessus de sa tête : bonjour les épaules et le cou !!!

Pourquoi la méthode Mac Kenzie, la seule validée par la science, n’est-elle pas évoquée ?

Il y a une autre pleine page sur la chirurgie par voie endoscopique. Le New England Journal of Medicine du 14.07.94, et V. Nguyen dans le Quotidien du médecin, déclaraient déjà : « La découverte de hernie discale chez un patient souffrant d’une lombalgie risque de relever de la pure coïncidence ». Plus récemment, dans son numéro de février 2011, vol. 78. la revue du Rhumatisme-monographie, porte-drapeau de la Société Française de Rhumatologie, précise : « Le traitement spécifique de la dégénérescence discale ne semble pas pour demain.». La chirurgie n’est donc pas la solution miracle. Alors pourquoi lui donner autant la vedette ? En marge du sujet-chirurgie, il y a une maigrichonne colonne intitulée : « Le sport ? vivement recommandé ! » Et comment !!! C’est ce thème-là qui méritait une pleine page.

Bougez-vous chers amis rachialgiques en salle, chez vous, au dehors, partout, même si cela fait mal. Le muscle est au départ du problème, mais il est aussi la solution !



Pas un mot sur la prévention, et notamment sur la station assise prolongée qui est le pire ennemi du dos. Vous aurez eu beau expérimenter tous les traitements du monde, si vous restez quotidiennement de longues heures (mal) assis, la souffrance réapparaîtra à vitesse grand « V ». Il faut définitivement passer de la position assise « passive », à la position assise « active » (par exemple en s’asseyant sur gros ballon de gym).



Pas un mot non plus sur les problèmes d’équilibre démontrés chez le lombalgique chronique qu’il faut pourtant rééduquer pour en sortir, ni sur les modifications qu’entraîne un mal chronique, au niveau cérébral. Les scientifiques évoquent une atrophie du thalamus (Gwilym SE et al. Thalamic atrophy associated with painful osteoarthritis. Arthritis Rheum 2010 ; 62 : 2 930-40.). Le docteur Lyonnais Pierre Volkmann affirme quant-à lui, qu’en cas de douleurs chroniques la zone cérébrale relative à la région corporelle en cause, est carrément inhibée. Ainsi tous les traitements proposés restent-ils sans effet si on ne « rééduque pas aussi le cerveau ». Dans notre service de rééducation fonctionnelle nous avons initié une méthode visant à solliciter la voie bulbo-thalamique pour « réveiller » le thalamus, qui gère douleurs, postures, et mouvements.



Face aux problèmes posés par le mal de dos, l’humilité est de mise. Aucune méthode univoque ne peut être proposée, parce que les origines sont multiples et rarement découvertes avec certitude.

Toutes les preuves scientifiques de ce que nous avançons dans ce billet, sont référencées dans la bibliographie de : « Mal de dos : vérités et mensonges. » J. Lyon Editeur.

Se référer également à « Seniors, on vous ment sur votre santé ! » Grancher Editeur. Sortie-librairie prévue : octobre 2012.