Gilles Orgeret, le blog d'un kinésithérapeute

GillesOrgeret.com, le blog d'un kinésithérapeute : dos, massage, thérapie manuelle, techniques de kiné...par Gilles Orgeret
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Quand on a un mauvais dos, il faut de bonnes jambes !

, 06:20

dos_et_jambes.JPG

Quand on a un mauvais dos, il faut de bonnes jambes ! Gilles renforce les muscles du devant de ses cuisses (quadriceps) en pliant les genoux (pas trop bas) puis en se relevant, alternativement, dos appuyé contre un skate. A répéter de vingt à trente fois.

bonne année de massages

, 09:55

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que les mains de votre masseur-kinésithérapeute soient douces !

joyeuses fetes

, 12:31

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le blog kiné vous souhaite de bonnes fêtes de fin d'année et vous met en garde contre tous les excès ;o)

Exercice 3 de renforcement de l’équilibre proposé par Amandine

, 12:24

exercice_kine_equilibre_018.JPG
suite du billet exercice equilibre 2

Notre ami Gilles (pas le kiné) étire la musculature postérieure de son corps en un mouvement d’avant en arrière sur la planche oscillante, les yeux fermés, tout en soufflant bien. Cet exercice est bon pour les maux de dos. Il peut être réalisé contre un mur mais dans ce cas l’étirement est moindre et il n’y a pas de renforcement de l’équilibre.

N’importe quoi dans la presse… comme d’hab !!!!

, 17:10

N’importe quoi dans la presse… comme d’hab !!!!

Quand la presse grand public va-t-elle cesser de véhiculer des informations fausses ?

Si dans chaque article prétendument informatif elle commet autant d’erreurs que dans le domaine de la santé, c’est une catastrophe. Au lieu de nous informer, elle nous désinforme !!!

Dans Femme Actuelle N° 1460 du 17 au 23 septembre 2012, en page 60, un article intitulé : « Ostéopathie, Kiné… qui consulter ? » m’a interpellé. Il est carrément caricatural. Il prétend que la kinésithérapie est là pour « rééduquer », l’ostéopathie pour « corriger les déséquilibres », la chiropraxie pour les « ajustements vertébraux ».

D’abord « rééduquer ». Qu'est-ce que ça veut dire ? Est-ce que « corriger les déséquilibres » et pratiquer des « ajustements vertébraux » n’est pas également rééduquer ? Oui, bien entendu ! Donc, le champ d’action de la kinésithérapie englobe également ces domaines soi-disant « réservés » aux ostéopathes et aux chiropracteurs.

L’ostéopathe « corrige les déséquilibres »… Quand on sait que leur champ d’action prépondérante est le « fonctionnel », les algies fonctionnelles, c’est-à-dire le psychosomatique*, il faudrait plutôt dire qu’ils corrigent les déséquilibres psychomoteurs. De plus, eux aussi manipulent les dos. Ce domaine n’est pas réservé aux chiropracteurs, loin de là !!!

Le chiropracteur « ajuste les vertèbres ». De qui se moque-ton ? Il n’y a rien à réajuster dans un mal de dos commun. Les vertèbres ne bougent pas, ne se déplacent pas, c’est démontré scientifiquement depuis des lustres. De plus il force les articulations. Y avoir systématiquement recours est carrément dangereux. L’hypermanipulation est un acte grave. Mieux vaut avoir recours à des manœuvres douces (médicaments anti-douleurs sur un temps court, kinésithérapie de réadaptation neuromotrice, ostéopathie tissulaire, acupuncture), d’autant qu’il a été prouvé que rien ne marche si on ne rééduque pas aussi le muscle. La manipulation n’a d’effet que sur le court terme !!!

Je donne toutes les preuves scientifiques de ce que j’avance dans ce billet dans mon livre « Mal de dos : vérités et mensonges ! » J. Lyon. Editeur.

Messieurs les journalistes, un peu de sérieux s’il vous plaît, y’en a marre !

  • La revue de l’Ostéopathie. N°1-1 :2011. P31.

Réflexions à propos de l’émission : « Ostéopathie, qui nous manipule ? »

, 17:20

- Réflexions à propos de l’émission de la cinq, 20h35, mardi 25 septembre 2012 : « Ostéopathie, qui nous manipule ? »

Cette pratique a les faveurs du plus grand nombre en raison de l’aspect magique du toucher ainsi que du «craquement qui a (soi-disant) remis la vertèbre en place» quand le dos est manipulé. Que les choses soient claires : la vertèbre qui bougerait au moindre faux mouvement est un mensonge. Le jour où c’est le cas, le sujet se retrouve paralysé et bon pour le bloc opératoire ! Le craquement ne signifie en rien que la vertèbre ait bougé, c’est juste un bruit. La vertèbre « pète » (effet de cavitation). – Lire à ce sujet mon livre : « Mal de dos, vérités et mensonges » - D’ailleurs, combien parmi vous se font-ils craquer le dos plusieurs fois par semaine (ou par jour), ce qui donne une fausse impression de soulagement car au fil du temps le mal empire !!!

A l’occasion d’un choc (même émotionnel, même très ancien), d’une maladie, par usure ou vieillissement, surviennent des douleurs rarement insupportables mais lancinantes. Elles proviennent du fait que les articulations présentent d’infimes mouvements gérés par le système musculo-ligamentaire de voisinage qui peuvent gripper. L’esprit et le corps sont conjointement frappés de stupeur. Ils « se bloquent ». C’est cela que traitent les ostéopathes. Il y avait mardi 25 septembre sur la cinq, à 20h45, une émission sur l’ostéopathie, la médecine manuelle la plus en vogue, certains médecins venant témoigner de leur absolu rejet. Or soyons clair : il y a match nul, car aussi bien la médecine que l’ostéopathie ne sont efficaces que si le patient change ses mauvaises habitudes comportementales (mal assis, sédentarité, mauvaise utilisation de son corps). De plus tous les sujets qui ont mal au dos de manière chronique ou des problèmes articulaires aux jambes, ont un mauvais équilibre. S’ils ne rééduquent pas leur équilibre, ils auront beau avaler des anti-inflammatoires, se faire manipuler par un ostéo, avoir recours à la kinésithérapie, à l’acuponcture, etc, rien ne sera efficace à long terme !!! Or l’émission de mardi n’en a absolument rien dit !!!

Se référer à mon prochain livre : « Seniors : on vous ment sur votre santé ! » Grancher Editeur en librairie le mois prochain, ainsi qu’au billet intitulé : « Annonces sensationnelles de la presse : la suite », du 27/04/2012.

Il n’y a pas que l’ostéopathie. Quelle méthode manipulative privilégier :

Il faut différencier celles qui respectent le jeu normal des articulations, de celles qui les forcent.

- Les premières sont douces, on les appelle parfois « fasciathérapies ». Elles s’attachent aux « points-clés », remodèlent. Le praticien se contente de donner «un point d’appui adapté» au bon endroit et à la bonne vitesse pour que les tissus se normalisent et que les articulations qui en dépendent s’ajustent d’elles-mêmes. Il est à noter que l’émotion, les sentiments, s’inscrivent dans les fascias qui composent notre squelette fibreux (tendons, ligaments, aponévroses, tissus d’enveloppement des organes et viscères). C’est comme un livre ouvert sur notre esprit.

- Les secondes forcent l’articulation, vont au-delà du seuil physiologique (amplitude maximum naturelle) comme la chiropraxie ou certaines écoles d’ostéopathie orientées « Thrust ». La vive manipulation est pour elles un principe de base dans tous traitements. Le praticien se considère comme le « moteur de l’ajustement ».

Mon choix :

Le patient doit savoir réclamer en priorité la douceur. Ostéopathie à orientation « tissulaire », étiopathie, reboutement, thérapie normotensive, shiatsu, rolfing, usent majoritairement de manœuvres douces.

Nota :

Il est à noter qu’en raison de leur dangerosité, les manipulations du cou sont interdites aux non médecins, excepté sur prescription médicale. Hélas, bon nombre de praticiens passent outre cette exigence. Certains pêchent par excès, ils manipulent à tour de bras, or l’hypermobilisation est un outrage fait au corps. Dans mon Hôpital, les radiologues m’ont avoué que de trois à quatre fois pas an, des examens décèlent une grave lésion de l’artère vertébrale (celle qui irrigue le cerveau) après manipulation cervicale intempestive. Il n’y a qu’à multiplier ce chiffre par le nombre d’établissements au niveau national, pour obtenir un total effrayant d’accidents !

Un conseil : pour un même étage vertébral, il ne faut pas dépasser trois manipulations par an.

Question : peut-on manipuler sans risque le dos d’un enfant ?

On peut le faire, mais la prudence exige de n’intervenir qu’à partir de l’âge de quinze. Auparavant les raisons de le faire sont rarissimes. Il est à noter que c’est sans effet sur le pronostic des scolioses. Manipuler ne réduira ni le degré de courbure, ni la raideur (une scoliose rapidement évolutive, qui « flambe », doit être mise sous corset).



Ostéopathie

C’est une loi du 4 mars 2002 qui en a légalisé la pratique, suivie due décret N° 2007-435 du 25 mars 2007. Si la Haute Autorité de Santé exige de la médecine de n’user que de méthodes scientifiquement validées, l’ostéopathie a été reconnue sans preuves, ce qui fait grincer des dents bon nombre de médecins. De plus cette dernière établit un diagnostic, et malheureusement celui-ci contredit souvent celui du médecin. Ca créée des conflits. Parfois c’est l’ostéo qui a raison, parfois le toubib. Il faut reconnaître que cette vieille dame de plus de cent trente ans qu’est l’ostéopathie aurait besoin d’un dépoussiérage de fond qu’aucune école n’est prête à entreprendre (il en est de même pour les études de kiné). Quelques exemples à l’appui de ce nécessaire dépoussiérage :

Andrew J. Still, son inventeur (1828-1917), postulait que nombre de maladies proviennent de « déplacements vertébraux ». Faux ! Gageons qu’aujourd’hui avec les progrès de la science, ce brillant concepteur admettrait plutôt un « blocage segmentaire ». Certains ostéopathes affirment avec A. Sutherland, le « Monsieur + » de l’ostéopathie, qu’il y a mouvement possible au niveau des os du crâne. Oui, tant qu’il y a des fontanelles, ensuite il faut y aller au burin et à la perceuse ! D’ailleurs quand un anthropologue retrouve un crâne humain de plusieurs millions d’années, il est souvent intact (à part la mâchoire), preuve de sa solidité. Si les millénaires ne font pas bouger les os d’un crâne comment prétendre que des attouchements ostéopathiques d’une grande douceur peuvent modifier quelque chose en profondeur ? L’émission n’a pas évoqué le problème !

Citons également les lois de Fryette qui ont du plomb dans l’aile, l’expérimentation scientifique ayant démontré leur inefficacité. L’émission n’en a rien dit.

Il y a environ douze mille ostéopathes en France et presque douze mille méthodes différentes, chacun y mettant sa « patte ». Certains pratiquent même ce qu’ils nomment une « ostéopathie émotionnelle » : tout un programme ! Sachons faire le tri.

Nota :

Les ostéo non-médecins n’ont plus le droit d’effectuer de manipulations gynéco-obstétricales, ni de touchers pelviens. Les manipulations du cou, ou sur nourrissons de moins de six mois, ne peuvent être effectuées qu’après accord médical préalable.

  • Le Quotidien du Médecin 14-04-04.

exercice de kiné pour renforcer les muscles de la nuque et stimuler les paravertébraux

, 08:30

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Appuyez le front contre le ballon, puis exercez des pressions douces répétées sans bouger la tête et en gardant le dos bien droit (renforcement des muscles de la nuque et stimulation des paravertébraux).

Les exercices avec gros ballon proposés par Amandine, notre coach sportif

, 08:05

Les exercices avec gros ballon proposés par Amandine, notre coach sportif.
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Rouler le ballon de haut en bas, bras tendus. La jambe en arrière est tendue, l’autre se plie durant l’exercice (en fente avant). Alterner le positionnement des jambes. (Renforce les épaules, tonifie le dos)

la bonne position pour respecter son dos

, 17:18

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Bonne position pour respecter son dos !
Des exercices avec ballon de gym, vous seront proposés par Amandine dans un prochain billet. A bientôt donc !

le ballon de gym pour soulager son dos et renforcer les muscles des cuisses

, 17:13

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S’asseoir sur ballon plutôt que sur une chaise classique, pour soulager son dos et renforcer les muscles des cuisses !

Amandine sur ballon !

« Il faut savoir passer de la position assise passive, à la position assise active. »

Il n’existe ni chaise, ni canapé ergonomique. La position assise classique est néfaste pour le dos, et le dossier ne sert qu’à s’avachir un peu plus !!!

Revendez vos chaises en brocante !

Vive l’Hôpital !!!

, 07:31

Vive l’Hôpital !!!

(Billet d’humeur)



Je viens de feuilleter Le Point N°2074 du 14 juin 2012 qui dénonce en page 86 « Le scandale des Hôpitaux ». Les Hôpitaux français ont accumulé 24 milliards de dettes et « généré une situation explosive », est-il écrit à juste titre. Je travaille moi-même dans un établissement public surendetté. Je connais donc bien la situation.

Il n’est pas question de contester le fait qu’il faille réformer le système, mettre fin aux absurdités de fonctionnement, voire punir les comportements déviants. Pas question non plus de laisser filer le déficit. Je ne conteste rien de tout ça. Alors me direz-vous, qu’est-ce qui me contrarie ? C’est une question d’équilibre. Des dizaines d’articles ont été écrits sur le sujet, sans compter les émissions de télé et de radio, or pas une fois, je dis bien : PAS UNE FOIS je n’ai vu mentionner la considérable RICHESSE apportée par les Hôpitaux !

Argumentons :

- Les pays qui ont peu ou pas d’Hôpitaux, sont pauvres et voués à s’appauvrir encore plus.

- Les Hôpitaux ont mission de soigner les miséreux. Même ceux qui n’ont pas de quoi payer. Si un clandestin arrive sur le territoire avec la tuberculose (ou autre maladie contagieuse), le traiter permet d’éviter une épidémie qui nuirait grandement à la prospérité économique nationale. Des « productifs » tomberaient malades.

- Les Hôpitaux ont permis à un génie visionnaire : Steve Jobs, gravement malade depuis 2003, de créer l’iPhone (2007), et l’iPad (2010). S’il était mort prématurément, des milliers d’emplois n’auraient pas été créés. Les USA n’auraient pas emmagasiné les milliards de bénéfice que son inventivité a générés. On pourrait citer bon nombre de cas similaires, bien entendu.

- J’ai moi-même choisi le secteur public parce qu’il a vocation à pratiquer recherche et formation. J’ai fait quelques menues découvertes qui permettent à un nombre important de personnes de vivre à peu près normalement, de travailler, et donc de continuer à produire de la richesse. Si j’avais été dans le secteur privé, je n’aurais pas eu le temps de chercher, de publier autant, de former des confrères. J’aurais soigné moins bien.



Je lance une bouée à la mer !

Vivement un tout petit article de presse, un seul par pitié, ou bien une émission comme « C’est dans l’air » consacrée à cette richesse produite par les Hôpitaux, et je serai satisfait.

Pour conclure et en guise de corollaire, n’est-il pas essentiel de prendre en compte l’INB (indice national du bonheur), tout autant que le PNB (produit national brut) ?

Effet placebo ?

, 06:48

Effet placebo ?

L’américain Erickson, maître de l’Ecole américaine des thérapies brèves affirme que : « Ce que le psychisme a fait ( il s’agit ici des symptômes, c’est à dire de l’ensemble des signes par lesquels s’exprime le mal), le psychisme peut le défaire pourvu qu’on lui en donne l’occasion, et peu importe ce qui se passe dans l’inconscient. Créons le contexte dans lequel l’inconscient pourra procéder aux réaménagements nécessaires. »

Le médicament placebo est une préparation médicinale volontairement dépourvue de principes actifs. C’est un produit qui imite un médicament mais qui n’en est pas un. Il en a la couleur, l’aspect, le goût, et le patient guérit par suggestion. L’effet placebo est une constante en médecine et paramédical. C’est le cas pour : kinésithérapie, ostéopathie, reboutement, magnétisme, etc. On dit que 40 % de nos bons résultats relèvent de cet effet. Vous manipulez le dos de votre patient, il entend un craquement, du coup il se persuade qu’il est guéri et n’a plus mal. Il oublie que lorsque, machinalement, il fait «craquer ses doigts», il n’avait pas mal avant.

Ce n’est pas parce que le dos craque, que la vertèbre a été « remise en place ». Simple effet de cavitation (les gaz dissous dans l’articulation se libèrent brutalement). Certains charlatans ne prospèrent que grâce à l’effet placebo, les patients satisfaits suffisant à assurer leur pub et la pérennité de leur « art ».

Le « syndrome de conversion » exprime la disparition ou l’altération d’une fonction, sans lésion organique, par seul effet psychogène (c’est dans la tête). Le patient souffre par exemple de : contractures, vertiges, spasmophilie, paralysies psychogènes, uniquement parce qu’il croit être malade. Bon nombre de ce type de personnes déboulent en cabinet de rééducation munis d’une prescription, soit parce que leur médecin ne sait plus à quel saint se fier et cherche à «s’en débarrasser», soit parce que le diagnostic a été mal posé. Alors, bien entendu, l’effet placebo est le traitement le mieux adapté. Puisque leur corps n’a rien, autant ne pas l’agresser inutilement en le bourrant de produits chimiques, en les manipulant à outrance, ou on le mutilant, la chirurgie n’étant pas épargnée. Certains hypochondriaques exigent en effet d’être opérés. Ils vont jusque là ! Comment leur faire comprendre que « c’est seulement dans leur tête », que leur corps n’a rien, quand le psychiatre lui-même n’y parvient pas ? En leur donnant satisfaction. Le chirurgien se contente alors d’inciser la peau… et de refermer. Une « jolie » cicatrice, ainsi qu’un compte rendu opératoire futé, suffisent à contenter le patient, et à le guérir.



Merveilleuse médecine !!!

De la (difficile) validation scientifique.

, 11:08

De la (difficile) validation scientifique.

« Trop de science tue la science. »

Le décret n°2000-577 du 27 juin 2000 relatif à la profession de Masseur-Kinésithérapeute, précise que : « Le MK participe au développement de la recherche en ce qui concerne son exercice », la règle de base étant la reproductibilité (reproductibilité du modèle d’examen du patient, reproductibilité des résultats). L’Agence Nationale de l’accréditation et de l’Evaluation en Santé (ANAES), est chargée d’évaluer et de valider les outils kinésithérapiques. Pour être validée et mériter une reconnaissance nationale ainsi qu’une large diffusion, ainsi que dans le cadre de la « démarche qualité », une méthode de soins doit absolument se plier à un formatage défini par le standard nommé IMRAD, qui se traduit ainsi : « I » pour introduction, « M » pour matériel et méthodes, « R » pour résultats, « A » pour and (et), « D » pour discussion. Celles qui ne passeront pas sous ces fourches caudines seront mises au ban, proscrites.

Auparavant et durant des décennies, le MK n’était pas tenu de justifier du choix de ses méthodes. Il se doit désormais de devenir un «Agrégé Es-papouillothérapie». Pourtant soyons clair et précis, le métier de kinésithérapeute n’existera jamais en tant que discipline scientifique. Gageons qu’aucune étude rigoureuse ne pourra jamais analyser précisément les mécanismes neurophysiologiques complexes permettant d’expliquer les bienfaits réels de la rééducation. Désirer, selon des critères biomédicaux rigoureux, homologuer une méthode visant à traiter la douleur par exemple, l’une de nos préoccupations majeures, génèrera toujours des doutes quels que soient les critères scientifiques choisis, du fait de l’influence du psychisme dans l’affaire. Si on prend un autre exemple, la bronchiolite, on s’aperçoit que la méthode anglaise-standard est basée sur les vibrations, les techniques de percussion, ainsi que le drainage postural (Conventional Chest physiotherapy) ; alors qu’en France nous privilégions les méthodes d’augmentation du flux respiratoire. Qui a raison, qui est « dans la science » ? Le jugement sur l’exercice de la kinésithérapie est également faussé parce qu’entre deux praticiens pratiquant la même technique, l’un sera efficace parce qu’il est tout bonnement doué, l’autre non.

« Il n’y a pas d’événement, il n’y a que des interprétations ! », disait Nietsche.

Etant donné qu’il y a toujours des hommes et rien que des hommes fatalement faillibles et influençables, pour traduire un fait auquel ils ont assisté, pour le raconter ou l’interpréter, le valider ou le réfuter, on ne peut en effet raisonnablement parler que d’ « interprétation ».

En fait, en tant que connaissance absolue la certitude scientifique n’existe pas. La science n’apporte pas de réponse définitive mais construit les « savoirs », et tente maladroitement de faire le distinguo entre le réel et le possible. L’« hypothèse de recherche » invente une vérité qui devra être vérifiée par des collections de faits cohérents, des expériences méthodiques, des expérimentations en double aveugle. Hélas au travers d’une telle démarche, l’identification de facteurs prédictifs, par exemple, est problématique. Par ailleurs, si on se réfère à un processus pathologique chronique, les études rétrospectives sont sujettes à caution car il est a posteriori très difficile de séparer les causes, des conséquences, de cette évolution chronique. Du fait de cette obsession européenne du « tout science et uniquement science », certaines techniques rééducatives élevées au statut de dogme durant des décennies, ayant même donné d’excellents résultats, sont aujourd’hui délaissées ou abandonnées. Il en est ainsi de la méthode Bobath en neurologie (pour le traitement des hémiplégiques). Dans le traitement des maux de dos, surtout en ce qui concerne la colonne lombaire, la méthode McKenzie, très en vogue dans les pays anglo-saxons, bénéficie d’une généreuse validation scientifique. Cependant beaucoup d’études la concernant souffrent de faiblesses méthodologiques, et son efficacité est encore insuffisamment documentée. Par ailleurs des études récentes analysant l’option chaleur dans le but de réduire la douleur en cas de lombalgie, donnent l’avantage à la chaleur contre les exercices MacKenzie. Alors, faut-il user de chaleur qui relève pour beaucoup de scientifiques de l’effet placebo, ou de la très scientifique méthode Néo-Zélandaise MacKenzie ?

L’une des failles de cette façon de « penser tout science » tient en un mot : perfectionnisme. La science alimente la science en un débat sans fin, et ne se satisfait jamais de ses conclusions. Nous ne pouvons pas nous alimenter d’une approche uniquement médico-scientifique du champ thérapeutique de notre profession, il s’agit d’avoir une vision moins manichéenne. Il faut accepter le fait que certaines méthodes de soins soient impossibles à valider, parfois même en contradiction avec la science, et continuer à en user si elles sont efficaces (et sans danger). Dans un article de la revue « kinésithérapie scientifique » de Juillet 93, Eric Viel, Docteur Es-Sciences, aujourd’hui décédé, et l’un des pères fondateurs de notre profession, disait : « En dépit de ce que voudraient nous faire croire nombre de nos confrères, il n’y a rien de scientifique dans notre métier, tout est technique. Ceci est également vrai pour la médecine et la chirurgie ».

Métier : kinésithérapeute : le côté « lumineux » et le côté « obscur » !

, 13:35

Le côté « lumineux » et le côté « obscur » de la profession de kinésithérapeute !

En comptant l’année de préparation, les kinés sont définis comme : « Bac + quatre ». La plupart exercent en secteur privé. C’est une profession paramédicale, c’est-à-dire qu’elle dépend d’un médecin prescripteur. Si l’on veut être remboursé à 100 % par Sécurité Sociale et Mutuelle, on ne consulte un kiné que si un médecin prescrit les séances. Le nombre de ces séances et leurs modalités sont en principe laissés à la convenance du kiné, bien que le médecin puisse orienter ce choix, réclamant spécifiquement par exemple : conseils de prévention, massages, exercices en piscine ou à sec, etc.
Durée officielle des séances : une demi-heure.

Les reproches :

- Le principal reproche que l’on puisse faire au kiné est de traiter le symptôme : « Vous avez mal là, on vous masse là ! », la vraie cause étant souvent éloignée de la zone qui fait mal, cachée, voire mystérieuse. De plus il a une fâcheuse tendance à bâcler ou à zapper les « bilans-kiné » permettant de choisir le traitement le mieux adapté.

Donnons l’exemple du mal de dos commun : quand on sait que sa véritable cause n’est connue que dans cinq pour cent des cas, comment oser prétendre le soulager en se contentant de promener dessus une sonde à ultra-sons durant quelques minutes alors que le seul effet avéré des Ultra-Sons est défibrosant (le mal de dos n’est pas un problème de fibrose), ou en faisant pratiquer trois/quatre exercices à la va-vite, souvent inadaptés, comme le renforcement des abdominaux qui a le tort d’augmenter les contraintes lombo-sacrées, de favoriser la délordose (atténuation de la cambrure des reins) et d’augmenter par là même le mal au lieu de le soulager ( pour plus d’infos, lire : « Mal de dos : vérités et mensonges. » J Lyon Editeur) ? Il faut plutôt rééduquer le caisson lombo-périnéo-abdominal (l’abdomen), dans son ensemble « contenant/contenu » !

- Par ailleurs il utilise trop de machines, pas suffisamment ses mains. Pourtant le toucher est irremplaçable, il crée le lien, apaise. Il sollicite également la sensibilité profonde (perception du mouvement et de la position dans l’espace des différentes parties de notre corps) souvent déficitaire quand on est malade ou handicapé.

- Enfin, sur la demi-heure due, le traitement effectif dépasse rarement le quart d’heure… Que voulez-vous soigner efficacement en un quart d’heure ??? Comme du coup, la guérison se fait attendre, on multiplie les séances à l’infini... avec pour seul résultat de creuser encore plus le déficit de la sécurité sociale !!!

- Dans certains domaines où le kiné était particulièrement apprécié, comme le désencombrement bronchique des nouveau-nés, plusieurs études ont malheureusement démontré qu’il n’en était rien (Pr Jean-Jacques Baudon. Plus de kiné pour les bronchiolites ? Jim.fr. Rochat I et coll. Chest physiotherapy using passive expectory techniques does not reduce bronchiolitis severity : a randomized controlled trial. Eur j Pediatr 2012; 171; 457-62). A ce sujet, se référer à mon précédent billet édité dans ce Blog.

- Dans bon nombre de cabinet c’est le travail à la chaîne. Les patients sont installés dans une salle, on leur pose des électrodes « là où ça fait mal » durant un quart d’heure, ensuite ils passent à la caisse. Les kinés ne les touchent même plus, ou alors ce sont des papouilles expédiées en trois minutes. Etonnez-vous après ça que le kiné ait perdu l’exclusivité de l’art du massage, les esthéticiennes pratiquant par exemple le « modelage » qui en est une forme déguisée.

Au crédit du kiné :

- Il garde une bonne image auprès de la population, il est apprécié, et c’est énorme quand on connait le poids du facteur psychologique dans la plupart des maladies. On consulte une fois son médecin, puis on est entre les mains de son kiné pour dix, quinze, quarante séances, ce qui permet de tisser des liens. Il écoute, rassure.

- Bon nombre de kinés sont aussi Ostéopathes, ou bien se forment à d’autres méthodes fort utiles (Maitland, Chaînes musculaires, rééducation périnéale, Normotensive …), ils sont « multi-tâches », accumulant les compétences.

Prenons des exemples :

Votre pathologie nécessite l’usage de cannes : le kiné vous aide alors à choisir celles qui sont le plus adaptées à votre handicap et vous montre comment les utiliser. Il peut également fabriquer un petit appareillage (collier cervical, attelle).

Vous êtes malade, fragile, et voulez faire du sport : le kiné est à même de vous conseiller ceux que vous pouvez pratiquer, et de vous apprendre comment vous ménager dans les activités de la vie quotidienne.

Dans bon nombre de pathologies comme en neurologie, en traumatologie (les accidents), en cardiologie, en gynéco-obstétrique, il éduque, remet son patient d’aplomb en suivant un protocole rigoureux en rapport avec la pathologie concernée, et en étroite collaboration avec le personnel soignant. Il aide son patient à se rétablir et à se réinsérer au plus vite dans son environnement socioprofessionnel.

Enfin ses soins sont remboursés aux assurés sociaux, ce qui le rend accessible au plus grand nombre.

Conclusion :

Tous les métiers ont leurs attraits, dénoncer leurs dérives permet de les corriger. Nous avons la santé de nos patients entre les mains, nous-nous devons de leur donner le meilleur, en les préservant du pire. En aucun cas la profession ne peut être un business.

Fin

La kinésithérapie est-elle efficace dans le traitement de la bronchiolite du nouveau-né ?

, 06:14

Inauguration aujourd'hui d'une nouvelle catégorie : emo15.gifBillets censurésemo15.gif.

Vous y seront présentés régulièrement des textes à contenu "politiquement peu correct" ou franchement polémique !emo15.gif

La kinésithérapie est-elle efficace dans le traitement de la bronchiolite du nouveau-né ? Réponse : NON !!!

Les résultats d’une première étude datant de 2007 (1) concluent : « A ce jour, malgré quelques tentatives, aucune étude n’a démontré le bénéfice des techniques de kinésithérapie respiratoire dans la bronchiolite ! »

Un deuxième article paru dans Panorama du Médecin (2) conclue : « A l’encontre de ce que l’on pouvait attendre, le délai de guérison est identique dans le groupe d’enfants sous aspiration nasale seule par rapport à celui ajoutant la kinésithérapie ! ».

Un troisième article (3), très récent conclue : « La kinésithérapie traditionnelle n’a pas fait les preuves de son efficacité …/… En conclusion les nourrissons hospitalisés pour bronchiolite ne tirent pas un bénéfice évident de ce traitement !».

Alors pourquoi l’Assurance-Maladie devrait-elle continuer à rembourser des soins inefficaces ?

Bibliographie :

1 - Beauvois E, Fouré H, Gouilly P, Reychel G. Kinésithérapie dans la bronchiolite : doute raisonné ou raison de douter ? Kinésithérapie la revue 2007 ;(63) :51-2.
2 – Bailly C. Bronchiolite aiguë. La kinésithérapie est-elle réellement efficace ? Panorama du Médecin. 19 octobre 2009. N° 5159.
3 - Pr Jean-Jacques Baudon. Plus de kiné pour les bronchiolites ? Jim.fr. Rochat I et coll. Chest physiotherapy using passive expectory techniques does not reduce bronchiolitis severity : a randomized controlled trial. Eur j Pediatr 2012; 171; 457-62.

Santé des seniors

, 06:34

En ce moment je corrige et me prépare à faire les photos du prochain livre grand public que je prépare, il cible la santé des seniors. Sa sortie, programmée pour mai-juin, sera annoncée ici.
C'est chose faite : Seniors, on vous ment sur votre santé

Assis ou debout, comment travailler sans s'abîmer ? La video

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Assis ou debout, comment travailler sans s'abîmer ?
La video de l'interview de Gille Orgeret sur M6 diffusée le 08/02/2011

"Devant un ordinateur ou debout, nous passons en moyenne 7 heures par jour à travailler. De longues journées qui peuvent parfois se transformer en calvaire si l’on travaille dans une mauvaise position. Mal de dos, tension dans la nuque ou jambes lourdes, en fin de journée nous sommes souvent éreintés. Etre assis est-il plus reposant que de travailler debout ? Quels sont les avantages et les inconvénients de chacune des positions ? Comment adopter la bonne position pour préserver notre corps ?"

Se soigner en faisant du sport

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Citation de l'article d'Anne Vidalie dans l'Express du 02/04/2010 :

"Au CHU de Clermont-Ferrand, un service prend en charge des pathologies par l'activité sportive.

L'activité physique ne permet pas seulement de rester jeune et en bonne santé. Sous surveillance médicale, elle contribue à soigner de nombreuses pathologies. Jeanine, Dominique et Joseph sont des pionniers. Avant de se croiser régulièrement entre les tapis de course et les rameurs du club de sport SantéForm, ces trois habitants de Clermont-Ferrand ont réapprivoisé leurs corps éprouvés par la maladie... au centre hospitalier universitaire (CHU).

Là, dans le service de médecine du sport, Stéphane Penando, éducateur médico-sportif, leur a appris à faire travailler leurs muscles et leur souffle à raison de trois séances hebdomadaires d'une heure pendant trois ou quatre mois. "Mon service, ouvert il y a trois ans, est le seul, en France, à prendre en charge des pathologies par l'activité sportive", précise le Pr Martine Duclos.

Cours de gym et sport en sall en guise de médicaments

Une fois bouclé ce programme, Jeanine, Dominique et Joseph n'ont pas remisé leurs sacs de sport. Disparue, la "sainte horreur de l'activité physique" que nourrissait Jeanine Goutille, 56 ans. Deux soirs par semaine, après le travail, cette secrétaire comptable diabétique part s'entraîner.

Pendant les vacances, elle s'astreint à 5 kilomètres de marche quotidienne. "Je suis passée de quatre comprimés à deux par jour, se réjouit-elle. Et je peux me permettre des écarts alimentaires de temps en temps. En prime, j'ai perdu 12 kilos et, même si je prends encore des antidépresseurs à petite dose, je me sens mieux!"

Bien doser l'effort

Quel sport choisir? A quelle fréquence faut-il le pratiquer? "La réponse à ces questions ne peut qu'être taillée sur mesure pour chaque patient", souligne Gilles Orgeret, kinésithérapeute au service de rééducation de l'hôpital de Poissy (Yvelines). Parmi les valeurs sûres figurent les disciplines privilégiant l'endurance: le vélo (pas le VTT), le rameur, le jogging léger (avec de bonnes chaussures) ou la marche rapide, le ski de fond, le golf, le kayak et même l'équitation, excellente... pour le dos. "Sans oublier les exercices sur Wii Fit pour ceux qui ont besoin de reprendre confiance en leur corps", précise le kiné. Règle d'or à respecter: être toujours en mesure de parler malgré l'essoufflement.

Dominique Casteix, 57 ans, opérée en 2006 d'un cancer du poumon, a retrouvé la pêche. "Moi qui m'étais transformée en petite vieille haletant dans les montées, je suis redevenue comme avant, raconte cette ex-infirmière. Avec 2 centimètres de tour de taille et de hanche en moins." Ses "médicaments": chaque semaine, deux séances de sport à la salle et deux cours de gymnastique dans une association.

Quant à Joseph Aubry, 74 ans dont trois décennies de tabagie, il a renoué avec le plaisir des longueurs en piscine, lui qui s'essoufflait de plus en plus vite. "Broncho-pneumopathie chronique obstructive", a diagnostiqué un pneumologue. Qui l'a envoyé illico soulever des haltères et faire du vélo au CHU. Désormais, Joseph est, lui aussi, un client assidu du club SantéForm.

Les réfractaires à l'activité physique doivent se faire une raison: "Le sport est un traitement très efficace dans bon nombre de pathologies, à condition d'être bien dosé", souligne le Dr Christian Daulouède, spécialiste de médecine physique et sportive, auteur de Mieux vivre par le sport (éd. Sud-Ouest).

Les cardiologues ont été les premiers à se convaincre des bienfaits de l'effort. "Désormais, un patient qui a subi un pontage coronarien est encouragé à faire du vélo, à nager ou à courir, sous surveillance médicale, dix jours après l'opération, pour éviter la récidive", explique le Dr Benoît Pétillon, cardiologue à Saint-Germain-en-Laye (Yvelines).

C'est la course à pied qu'a choisie Cyrille Bougault, 39 ans, souffrant d'une grave cardiomyopathie. A force d'entraînements quotidiens, ce chef d'entreprise parisien a atteint son objectif : courir le semi-marathon le 10 août 2008. Un an, jour pour jour, après le déclenchement de sa maladie. "Grâce au sport, mon coeur est redevenu complètement normal", s'enthousiasme-t-il.

La liste des pathologies que le sport aide à combattre est longue

Les cardiaques ne sont pas les seuls malades qui ont intérêt à chausser des baskets. "L'activité physique est un multimédicament, résume le Pr Duclos: elle fait baisser la tension, le taux de glucose, ainsi que le niveau du mauvais cholestérol et des triglycérides." A l'inverse, elle dope la production d'hormone de croissance et le potentiel cognitif de l'individu.

Résultat: la liste des pathologies que le sport aide à combattre est longue, des problèmes cardio-vasculaires au diabète en passant par les insuffisances respiratoires, l'obésité, la dépression, l'hypertension, l'ostéoporose, l'arthrose et les maladies neurodégénératives. Il pourrait bien, aussi, réduire les risques de rechute en cas de cancer du sein et du côlon.

Les médecins prennent conscience que l'activité physique soigne. Il faut les former à ce nouveau type de prescription. "Contrairement aux idées reçues, même les personnes qui souffrent du dos ont intérêt à s'adonner à une activité physique", pointe le kinésithérapeute Gilles Orgeret, auteur du livre Le sport est un médicament bio (éd. Josette Lyon). Valérie Lecerf, 40 ans, ne le démentira pas. Voilà deux ans que cette Parisienne, atteinte d'une lombalgie chronique, pratique le tai-chi. "La douleur est toujours là, reconnaît-elle, mais j'ai repris confiance en mon dos. J'ai recommencé à danser et j'avale moins de pilules."

Cette "médecine de l'exercice", pourtant synonyme de réduction de la consommation médicamenteuse, des consultations médicales et des séjours hospitaliers, a longtemps fait figure de parent pauvre de la santé. "Dans un pays qui a tendance à survaloriser le cerveau au détriment du corps, la recherche sur les bénéfices du sport est encore peu développée", note le Dr Christophe Delong, chef du service de médecine physique de l'hôpital Sainte-Périne, à Paris.

Mais les temps changent. "Les médecins prennent conscience que l'activité physique soigne et il faut les former à ce nouveau type de prescription, observe le Dr Bruno Sesboüé, qui exerce au CHU de Caen. Ils ne peuvent plus se contenter de vagues conseils généraux, du genre "faites un peu d'exercice". Ils doivent apprendre à préciser quelle activité et à quelle dose." A quand des ordonnances préconisant "une heure de vélo, trois fois par semaine" ou "deux séances hebdomadaires de jogging"?"

Le sport est un médicament bio

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Le sport est un médicament bio Gilles Orgeret Éditions J.Lyon, 2008 280 pages

Présentation de l’éditeur
Le sport mérite-t-il le label bio et naturel? Est-il possible de le hisser au statut de médicament? Oui, si l'on considère que, quel que soit son état de santé, on peut et on doit pratiquer un sport ou une activité physique régulière. Le sport soulage, guérit parfois. Il fait partie intégrante d'une hygiène de vie accomplie et devient un médicament naturel utilisable par tous. Pour la première fois, un livre répertorie : les sports à privilégier ou à éviter selon les pathologies; les sports à conseiller selon l'âge (de l'enfant à l'adulte); des exercices illustrés à pratiquer régulièrement pour s'entretenir (étirements, respiration, dos, seins, périnée, abdominaux, etc.); des conseils diététiques indissociables de l'activité physique; les nouveaux sports proposant des alternatives intéressantes; les façons de soigner les traumatismes dus au sport (crampes, courbature, etc.); les abus et erreurs à éviter.

Commentaire

D'emblée, ce livre étonne. Par son titre accrocheur, évidemment, et par le fait qu'il traite de sport pour personnes avec un problème de santé. Ce qui nous permet de constater que, si les librairies débordent d'ouvrages sur la bonne forme physique, il existe fort peu d'information de ce type pour les populations souffrant de limitations physiologiques. En l'occurrence, l'auteur consacre une dizaine de pages à chacun des 16 thèmes : maladies cancéreuses, diabétiques, pneumologiques, rhumatismales, etc. (en plus de couvrir plusieurs sujets connexes, comme on peut le lire dans la description ci-dessus). Or, les médecins ont rarement des conseils assez précis à donner à leurs patients pour les encourager à reprendre une activité physique, si importante pour la santé. Masseur-kinésithérapeute dans un hôpital français, M. Orgeret a déjà écrit plusieurs livres intéressants, dont deux sur les maux de dos.

Lucie Dumoulin

Ouverture de gillesorgeret.com

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Création ce jour de gillesorgeret.com, blog destiné à mieux faire connaître mon travail quotidien de masseur kinésithérapeute dans un grand hôpital parisien, mes ouvrages, mon enseignement en thérapie normotensive, ma passion pour mon métier.

Gilles Orgeret.

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