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Les méthodes kiné abandonnées ou en déficit de reconnaissance

, 17:15

Pouliethérapie, électrothérapie de haute et moyenne fréquence comme les ondes radar ou les micro-ondes (des ondes électromagnétiques très courtes) - à moins qu’on veuille faire cuire son patient au four micro-ondes -, mais aussi certains gestes comme le clapping en rééducation respiratoire, sont aujourd’hui décriés et abandonnés. Le clapping consiste en tapes assénées dans le dos pour décrocher les crachats. Et pourtant, combien de générations de MK (Masseur-Kiné) ont-ils reçu les félicitations du pneumologue, parce que «le patient allait bien mieux », après ce geste thérapeutique maintenant banni !

Parfois, les Hautes Instances nationales de la profession, ne rejettent pas totalement un acte ou une méthode, mais les soumettent à recommandations particulières. Pour la lombalgie subaiguë (mal au bas du dos) par exemple, le massage est désigné comme plus efficace qu’ultrasons* ou infrarouges (lampes chauffantes). Autre exemple cette fois d’une méthodologie rééducative boutée en touche du fait de l’évolution des concepts scientifiques contemporains : la méthode Bobath, longtemps star incontestée dans le domaine de l’hémiplégie. Elle n’a plus le vent en poupe, au profit de Perfetti, Brunnstrom, ou Carr et Shepherd. L’un des arguments en sa défaveur est que cette pratique néglige l’utilisation de la main du patient. Elle met ensuite l’accent sur le contrôle gestuel au détriment de la force, pourtant essentielle dans certaines activités comme la marche, il faut le reconnaître.

Autre surprise ! Les sacro-saints étirements sportifs pratiqués sur le terrain avant la performance, et pourtant préconisés depuis l’antiquité, ne seraient pas favorables du fait que le muscle se refroidit lors de leur pratique **.

On pourrait faire le reproche aux Ecoles de kinésithérapie de ne pas faire régulièrement le tri dans le panel des méthodologies de soins qu’elles enseignent à leurs élèves. Elles se contentent d’un fond de commerce parfois dépassé, voire obsolète, et ne se préoccupent pas de prospecter certaines techniques émergeantes, peu médiatisées mais efficaces, et qui plus est d’un grand intérêt thérapeutique. Pour rappel, le programme des études n’a pas été remis à jour depuis 1989 !

  • L’usage des ultrasons est très répandu. C’est tellement pratique. Il suffit de balader sa sonde sur la zone malade sans se creuser la cervelle. Pourtant, à la question : « Les ultrasons, sont-ils efficaces vis-à-vis des douleurs musculo-squelettiques et des lésions des tissus mous ? », la revue spécialisée Kinésithérapie / les annale N° 2-3 Fev-mars 2002/ p.4-12, concluait : « Qu’il soit branché ou non, les effets cliniques sont identiques. Il n’y a pas actuellement d’argument biophysique pour justifier l’utilisation thérapeutique des ultrasons. Les auteurs ont recensé trente cinq études contrôlées randomisées dont la valeur méthodologique est indiscutable.
** Etirements et performance sportive. P. Prévost - KS n° 446 – 07/ 04 - p5 – K.S n°426- 10-04- p 43.

Apport de la thérapie normotensive dans le traitement de l’hémiplégie et de la maladie de Parkinson

, 17:00

Apport de la Thérapie Normotensive dans le traitement de l’hémiplégie et de la maladie de Parkinson
Gilles Orgeret 1, Thierry Gavardin 2, Guy Hoffmann 3 1 Masseur Kinésithérapeute, CHI Poissy.
2 Médecin de médecine physique et de réadaptation fonctionnelle, chef du service de rééducation, CHI Poissy.
3 Masseur Kinésithérapeute, Bagnières de Bigorre.
Tirés à part : Gilles Orgeret
4 Service de rééducation, CHI Poissy, 78303 Poissy Cedex

Résumé

Les atteintes neurologiques centrales s’accompagnent fréquemment de désordres orthopédiques, eux-mêmes majorés lorsque le patient souffre de séquelles d’affections plus anciennes, en particulier rhumatismales dégénératives, du fait de leur fréquence. Au nombre des handicaps, on retrouve les adhérences des structures capsulo-ligamentaires, vectrices d’enraidissement et les rétractions secondaires au manque de sollicitation des structures péri-articulaires.

Ces tableaux complexes sont générateurs de douleurs d’attitude, d’impotence fonctionnelle, et de troubles sensori-moteurs. Le traitement normotensif contribue, du fait de sa spécificité, à renforcer grandement les afférences proprioceptives. Il permet de restaurer une plus grande liberté scapulo-thoracique, d’améliorer la ventilation souvent perturbée par un déficit d’ampliation thoracique, d’atténuer l’attitude en cyphose chez le parkinsonien notamment, et donc de bonifier le tableau fonctionnel, les réactions posturales, la démarche, l’équilibre, ainsi que les douleurs d’attitude.

Dans ces deux pathologies que sont l’hémiplégie et la maladie de Parkinson, il importe d’optimiser les activités motrices, dans un but de plus grande autonomie et la thérapie normotensive y participe.

Plan

La thérapie normotensive (-)

Le toucher déclenchant

Le toucher détenseur

L’hémiplégie acquise (-)

Définition

Prise en charge rééducative

Prise en charge normotensive

Traitement de la face

Un exemple de traitement costal :

Traitement du membre supérieur

Traitement normotensif du membre inférieur

La maladie de Parkinson (-)

Définition

Rééducation

Orientation du traitement normotensif

Un exemple de modelage normotensif de cyphose raide (figure 9)

Conclusion

RÉFÉRENCES

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