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Bien choisir sa chaussure de sport !

, 06:34

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Mercredi 31 mai j’écoutais la radio très tôt le matin, et ce qu’ont dit deux prétendus spécialistes relativement au bon choix de la chaussure de sport m’a interloqué.
Je cite quelques couillonnades:

  • - La marche avec bâtons ne sert à rien.
  • - Si on a mal aux genoux, la course n’est pas aggravante.
  • - A la course, l’attaque par l’avant-pied est préférable.
  • - Depuis qu’existe le talon renforcé c’est bien, mais l’amorti est aboli en six semaines d’utilisation régulière. Il faut alors racheter une autre paire.

Mes réponses critiques :

  • - Relativement à “la marche avec bâtons“, notre coach sportif Gilles précise: “Elle peut être comparée au ski de fond. Les bâtons favorisent la PROPULSION. C‘est un bienfait pour le corps, mais il faut avoir des bras solides. Tous les muscles travaillent (bon pour le dos). A chaque fois qu’on s‘aide avec les bâtons, c’est moins de contraintes pour les jambes!“
  • - La course par contre surmène les genoux en mauvais état au moment de l’impact du pied avec le sol. Cela les secoue fortement, surtout en terrain inégal.

Dans cette émission de radio, pas un seul instant les intervenants n’ont évoqué la notion essentielle évoquée ci-dessous:
A la course, trois types de pied :

  • -Le pied universel qui se caractérise par une pronation quasi-nulle lors de l’attaque du talon (déroulement de votre pied vers l'intérieur pour répartir les chocs produits par le contact avec le sol).
  • -Le pied hyper-pronateur dont le basculement vers l‘intérieur de l‘arrière-pied-cheville dépasse 3° lors de la phase d’appui.
  • -Le pied supinateur qui tourne vers l’extérieur lors de la phase d’appui.



Or la pronation active atténue l’impact des forces de choc sur le talon. Il faut également préciser que la pronation dépend des mouvement de torsion entre avant et arrière-pied. Ainsi une chaussure qui entrave ce mouvement fait courir un risque de lésion.
Lors de la course, le bord externe du pied a une fonction équilibrante, alors que la région antérieure amortit. Il faut donc une bonne souplesse de la chaussure pour que le pied s’adapte convenablement au terrain.

L’amortissement prétendument apporté par la semelle anti-chocs: de l‘enfumage !

Lors de l’attaque du sol par l’arrière-pied, il y a d’abord une phase d’impact du talon au sol et cette force a été rendue responsable de bien des maux (tendinites, problèmes articulaires, maux de dos). Alors les fabriquants de chaussures on proposé des semelles dites “semelles de sport amortisseur de chocs“, ou “semelles sport anti-chocs“, très prisées encore de nos jours. Une réussite commerciale basée sur du vent, car malheureusement ces semelles sont trop épaisses et molles. Du coup elles modifient les forces externes s’exerçant sur les structures internes du pied, sans modifier le pic d’impact lors de l’attaque au sol. Il y a donc un changement de répartition des charges dans le sens d’une PERTE D‘ENERGIE et non dans celui d’un EFFET AMORTISSEUR.

De plus une semellle épaisse et molle contribue à déstabiliser l’arrière-pied lors de la pronation du pied. Inversement une semelle plus dure absorbe certes moins les chocs mais permet un meilleur contrôle de cette pronation. Elle induit donc une moindre perte d’énergie.
La géométrie de la chaussure apporte plus que l’épaisseur d’une semelle ou que son caractère soi-disant absorbant.
L’idéal serait de proposer des semelles à “densité diférenciée“, plus absorbantes vers l’extérieur et plus fermes vers le bord postéro-interne.

Quelle chaussure pour quel pied :

  • La chaussure utilisée pour un sport particulier ne doit servir que pour ce sport. Ne pas utiliser la même paire à la ville ou dans la pratique d‘autres sports.
  • Acheter ses chaussures après avoit bien marché. Ainsi le pied aura gonflé et sera comme après une heure de pratique sportive.
  • Choisir un modèle à semelle extérieure pas trop dure. Un test simple: prise à deux mains, il faut pouvoir un peu tordre la chaussure.
  • La partie avant doit être suffisamment large. C’est à dire qu’il faut laisser un centimètre entre le gros orteil et le bout de la chaussure.
  • Pas de couture intérieure qui risque de blesser.
  • Le laçage est important. Le velcros ne s’adapte pas au pied qui s‘échauffe. Il ne se distend pas. A bannir! Opter pour le lacet.

Conclusion :

La bonne chaussure doit pouvoir s’adapter au pied et non le contraire. Les chaussures standard vendues par centaines de milliers ne peuvent donc jamais représenter le top.
Consulté, un kiné-posturologue ou un podologue-posturologue observera l’usure de vos chaussures ainsi que le comportement de votre corps: debout immobile (colonne, genoux, symétrie des épaules orientation du bassin), votre démarche, votre manière de courir, avant de vous conseiller.

Eventuellement le podologue confectionnera des semelles corrective. En effet la semelle amovible standard vendue avec la chaussure doit souvent être remplacée par du sur-mesure.

J'ai du mal à marcher tant j’ai de douleurs ! Le gainage dynamisant anti-douleurs GéO

, 09:25

Fibromyalgie, rhumatisme inflammatoire, handicap du grand âge, ostéoporose évoluée, maladie musculaire, mal de dos chronique, cyphose raide (on se voûte), scoliose, hanche (s) ou genou (x) douloureux en permanence !

Nombre de personnes se « traînent » plus qu'elles ne marchent, tant une ou plusieurs articulations portantes leur font mal au quotidien.
Ce gainage dynamisant dont j’ai eu l’idée voilà bien longtemps, a pour la première fois été décrit dans l'un de mes livres : « Mal de dos : vérités et mensonges ! » Éditions J. Lyon (2011). Il diminue très nettement la fatigue et les douleurs, partageant harmonieusement les efforts entre toutes les articulations du tronc et des membres inférieurs durant les activités quotidiennes. Ainsi, quand les épaules bougent, leur traction sur le bandage soulage les contraintes aux jambes.

Aucun risque de fonte musculaire, on ne se démuscle pas. Le recrutement par propioception des groupes musculaires antagonistes induit une synergie d'action.
Ce gainage est à porter par-dessus les sous-vêtements. Legging ou caleçon long pour éviter le contact direct avec la peau (transpiration, frottements).
La pose est aisée, elle ne nécessite aucune aide. Deux à trois minutes suffisent dès qu'on est habitué. A porter uniquement dans la journée, le plus longtemps possible (même en pratique sportive douce de loisir), jamais pour dormir.

Le matériau :

Élastique tissé plat de 60mm, appelé aussi « gros grain élastique » (vendu par rouleaux de 10m sur internet ou boutique spécialisée).
Cinq mètres de long environ pour un membre inférieur.
De six à huit mètres selon taille et corpulence pour un bandage remontant jusqu’à l’épaule opposée.
Nota : si les reins (lombaires) sont douloureux, utiliser une bande plus longue et faire deux ou trois tours autour en serrant sans trop comprimer l'abdomen.
La couleur est à choisir en fonction de la volonté de rendre le système invisible sous les vêtements.
Pour la fixation du bandage, opter plutôt pour des épingles de sûreté « bébé » qui ne s'ouvrent pas à l'improviste. En placer aux endroits où les bandes se croisent et tendent à glisser.

1 - Maintien partiel

Le bandage supplée à une insuffisance de verrouillage du genou et s'oppose à l'action de tiroir antérieur générée par la force de traction du quadriceps (puissant muscle du devant des cuisses). Il y a recrutement de la chaîne cinétique d'extension du membre inférieur avec effet protecteur sur le genou.

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Plier la bande en deux puis commencer par la plante du pied. Remonter jusqu'à la hanche en croisant. Bien tendre le bandage en permanence durant l'installation. Deux épingles à nourrice en assurent le maintien.

2 - Maintien complet

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Chaque bande est à remonter (en la tendant bien) jusqu’à l’épaule opposée (la droite pour un bandage débutant au pied gauche et inversement).

De la bonne pratique des squats !

, 18:19

Romain, animateur dans un club de boxe pieds-poings, vous propose de faire le point sur les squats :

Grandement utilisé dans la plupart des disciplines sportives, avec ou sans charge additionnelle, le squat est un exercice que l’on retrouve très souvent. Il permet de faire travailler de grandes chaînes musculaires, telles que celles des jambes, des fessiers et du dos.

S’il peut sembler simple dans l’exécution, il faut toutefois se méfier de quelques erreurs qui peuvent à court ou long terme entraîner des douleurs voir des blessures. Je fais appel ici à mon expérience personnelle, puisque je me suis longtemps trompé dans l’exécution de ce type de mouvement.
Heureusement, il n’est jamais trop tard pour corriger ses erreurs !
Actuellement suivi par Gilles Orgeret, j’ai pu bénéficier d’un suivi et de conseils pour continuer la pratique sportive dans de bonnes conditions.

Pour respecter l’intégrité physique, tout au long de l’exécution de ce mouvement, il convient de démarrer et de finir le mouvement à travers un positionnement correct.
Pour cela, nous allons prendre l’exemple d’un squat au poids de corps (ou « air squat ») :

La position de départ s’effectue debout jambes tendues, avec les pieds écartés dans une position naturelle et fonctionnelle (pour faire simple, que vous utiliseriez tous les jours). Cette dernière doit vous permettre de réaliser l’exercice avec une amplitude maximale.
Les pieds sont légèrement ouverts ou parallèles. Avant d’effectuer la flexion, il est bon d’inspirer et de gainer la sangle abdominale.

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Lors de la flexion, il est impératif d’initier le mouvement à partir des hanches et non des genoux.
En effet, la première articulation à être sollicitée est celle qui reçoit le plus de contraintes et les hanches sont conçues pour supporter beaucoup plus de poids que ne le peuvent les genoux.
Pour imager ce mouvement, c’est comme si vous poussiez vos fesses vers l’arrière.
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Durant la poursuite de la flexion, soyez attentifs à ce que les tibias restent perpendiculaires au sol (ou tout du moins verticaux) et que le dos reste droit. Les genoux ne doivent pas dépasser la pointe des pieds. Si les genoux dépassent la pointe des pieds, il y aura alors perte de force au niveau de la chaîne postérieure et augmentation des forces de cisaillement et de torsion sur les tissus mous à l'intérieur de l’articulation (en particulier pour le cartilage, le tendon rotulien, et ligament croisé antérieur).

Autre détail d’importance, les genoux doivent s’ouvrir vers l’extérieur. Que se soit lors de la descente ou de la remontée, les genoux ne doivent jamais revenir vers l’intérieur !

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Si votre mobilité limite votre amplitude de mouvement, vous pouvez effectuer les flexions partiellement et ne pas dépasser un angle de 90°.

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De manière générale, veillez à toujours privilégier la forme plus que l’amplitude du mouvement.

Que l’on soit sportif ou pas et que l’on pratique ou non les squats, il est bon de ménager nos genoux tout au long de la vie quotidienne. Dans la mesure du possible, il faut donc éviter au maximum les flexions complètes des genoux et privilégier des positions telles que celle du « chevalier servant ».

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Lorsque vous vous asseyez, vous effectuez un mouvement presque identique à celui d’un squat. Là encore, vous pouvez grandement protéger vos genoux en vous asseyant et en vous relevant de la bonne façon. Pour cela, reprenez simplement les principes précédemment cités.

Pour résumer :

  • 1> Garder un écartement de jambes fonctionnel.
  • 2> Garder les tibias les plus verticaux possible.
  • 3> Engager les hanches pour initier la descente.
  • 4> Ouvrir ses genoux lors de la descente et de la remontée.

Rééducation en Rhumatologie

, 21:25

(suite du billet : Rééducation gériatrique)

La plupart du temps non seulement les médicaments ne guérissent pas, mais ils apportent un lot impressionnant d’atteintes bien plus graves, cardio-respiratoires, ou digestives. Souvenons-nous du Vioxx, qu’on a interdit après quelques accidents gravissimes !
Ainsi ostéopathie, kinésithérapie, ergothérapie, cures thermales, occupent-elles une place essentielle dans la prise en charge de ces pathologies.
Il y a d’un côté les atteintes ostéoarticulaires dégénératives qui concernent l’usure prématurée et le vieillissement, de l’autre les affections inflammatoires dont les principales sont la PR (polyarthrite rhumatoïde), et la SPA (spondylarthrite ankylosante).

En France, la première cause de ce type de consultation est le dos (j’ai écrit plusieurs billets sur le sujet, ainsi que des livres. Les consulter), la deuxième l’épaule douloureuse simple. L’arthrose est devenue le problème de santé «number one», en occident.
Nota : Les cellules graisseuses produisent certaines protéines (adipocitokines) qui favorisent l’arthrose ou déclenchent aisément une crise articulaire aiguë. C’est pourquoi les personnes en surpoids chronique peuvent souffrir sans autre raison (faux mouvement, portage de charges lourdes).

Coxarthrose :

La coxarthrose est une affections articulaire destructrice fréquente au grand âge, et conduisant à la prothèse (PTH). L’obésité a peu d’impact sur cette maladie mais influe sur la gonarthrose (arthrose du genou). Il faut noter les atouts de la voie chirurgicale mini-invasive, avec abord musculaire limité, qui permet d’éviter les risques de luxation.
Le traitement kiné débute par un enseignement des gestes luxants à éviter. Il faut autonomiser le patient le plus vite possible. Sont pratiqués : exercices visant au renforcement du quadriceps (muscle du devant de la cuisse) et des stabilisateurs de hanche (moyen fessier), réapprentisssage à la marche, exercices en piscine. Il faut également renforcer l’équilibre.

Gonarthrose :

L’arthroplastie de genou (PTG), nécessite une mobilisation précoce de la rotule, une récupération toute aussi précoce des amplitudes articulaires en même temps que de la fonction. C’est à dire une flexion à 90°, et une extension complète sans flessum (le genou ne parvient pas à se tendre complètement). Il faut aussi obtenir un bon verrouillage du genou, lutter contre les troubles thrombo-emboliques (phlébite), éviter la boiterie à la marche, ainsi que les déficits musculaires, articulaires et fonctionnels.
L’arthrose de la main quant à elle nécessite souvent, en période de poussée, le port d’une orthèse de repos. Pour plus d’infos sur ces pathologies, ainsi que sur les affections inflammatoires, se référer à mon livre : « Seniors, on vous ment sur votre santé ! »



L’épaule douloureuse simple : généralités.

Neuf fois sur dix, il s’agit d’une lésion de la coiffe des rotateurs (les tendons des muscles qui font bouger l’épaule). Trop souvent le médecin diagnostique fièrement d’emblée une tendinite du biceps, alors que ce n’est qu’un simple symptôme présent dans quatre vingt dix pour cent des cas. En cas de tendinopathies de la coiffe, le problème relève d’un défaut de cinématique (mouvements). La tête de l’humérus (l’os du bras) n’est pas bien centrée dans sa cavité articulaire. Il sera donc inutile de « papouiller, massoter, ultrasoner » si on ne tente pas de faire en sorte qu’elle se repositionne bien.

Aucune méthode rééducative n’a démontré son efficacité par rapport aux autres, mais il y a des principes généraux. Le MK (Masseur-Kiné) doit traiter cou et omoplates. Il importe d’atténuer la douleur en récupérant une meilleure fonctionnalité de l’épaule. Cela se pratique en travaillant la « cinématique » de celle-ci, à sec et/ou en bassin. Il s’agit d’exploiter les capacités fonctionnelles restantes par des mobilisations appropriées, des exercices gymniques et respiratoires. Il faut également corriger les gestes à risques (recherche des voies de passage). Un massage décontracturant est agréablement perçu par le patient, souvent réclamé, mais insuffisant. Le froid (cryothérapie) est un autre grand classique. Une séance d’une demi-heure est un minimum.

En cas d’épaule gelée (quand elle est bloquée et que la plupart des mouvements deviennent difficiles ou impossibles), la rééducation use en plus d’étirements localisés ( manœuvres de Mennel ou normotensives).

La rééducation sur tendinite : généralités.

Les tendinopathies (tendinites) ne sont pas l’apanage exclusif du sportif, loin s’en faut.
D’une manière générale et après un période de mise au repos, le traitement rééducatif comprend un travail musculaire de type Stanish (pour en savoir plus : internet), une rééducation sensori-motrice (propioceptive), un réajustement des équilibres musculaires, ainsi que des techniques visant à faciliter la cicatrisation ou à diminuer la douleur. Les ultrasons sont peu efficaces (étude randomisée conduite par AP D’Vaz et al - Cambridge - par rapport aux AINS, de l’infiltration ou du placebo.)

prochain billet : Rééducation de l’urgence

Rééducation en Pédiatrie

, 16:10

(suite du billet : Rééducation en neurologie)

Quand un genou fait mal, ou si l’enfant marche avec «les pieds en dedans», il faut avant tout examiner la hanche. C’est souvent elle la fautive. Le genou n’étant qu’un valet soumis à deux maîtres : hanche et pied (Dr Dolto). Une boiterie doit conduire à un examen de tout le membre inférieur, bassin et dos, en prenant en compte le fait qu’une inégalité de longueur des membres inférieurs (trois centimètres voire plus), n’en est jamais responsable. Des jambes arquées avant l’âge de deux ans, ou ensuite au contraire des genoux en X jusqu’à l’âge de dix ans, c’est banal. Non pathologique.

Un pied plat est quasi normal, un pied creux par contre, fait craindre une maladie neurologique. Rééducateurs avides de multiplier des actes inutiles mais rémunérateurs, passez votre chemin !

La kinésithérapie respiratoire du tout petit vise à assurer un désencombrement bronchique et une meilleure ventilation alvéolaire, car avant deux ans ses efforts sont souvent aléatoires, plus encore quand il a du mal à se retourner dans son lit. En conséquence il faut l’aider à tousser utile. Cette rééducation est pratiquée depuis longtemps en un plan annuel national bien rôdé : le plan bronchiolite. Les mains des kinés est l’élément déterminant de la prise en charge de ces enfants. Elles caressent, massent, mobilisent, soulagent, rassurent. Quelques accessoires facilitent le désencombrement des voies aériennes supérieures : kleenex et sérum physiologique, mouche bébé, sonde d’aspiration avec aspirateur portatif. L’éducation des parents au drainage rhinopharyngé laisse encore à désirer, pourtant, s’il était correctement pratiqué, la société ferait l’économie de bien des hospitalisations abusives. Beaucoup de parents se présentent aux urgences pédiatriques avec un enfant encombré tout simplement parc qu’il n’a pas été correctement mouché, et le médecin peut être tenté « d’ouvrir le parapluie » en l’hospitalisant de manière abusive.

En novembre 2006, la revue médicale «Prescrire» jetait un premier pavé dans la mare en écrivant : «Bronchiolite, pas de kinésithérapie systématique. Absence d’efficacité démontrée, mais risque de fractures de côtes». Pour plus d’informations, consulter la rubrique : billets censurés.

Prochain billet : rééducation en gériatrie.

assouplissement pour les hanches, contrôle posture dos, cou, épaules

, 05:52

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Bougez latéralement les fesses de gauche à droite. C’est un bon exercice assouplissant pour les hanches, il étire les pectoraux, les muscles qui soutiennent les seins (quand on a tendance à se voûter). Permet un contrôle postural pour : dos, cou, épaules.