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Le conseil du Kiné : quelle préparation ? Pourquoi un sport d'endurance pour les malades ?

, 06:53 - Lien permanent

Suite du billet : une activité sportive pour les malades ?

3 – Y-a-t-il une démarche commune à toute pratique sportive, quelle que soit la pathologie chronique dont on souffre ?

Tout d’abord il faut choisir des sports qui n’exposent pas à des traumatismes, des chocs violents, ne jamais forcer sur un muscle fragilisé, et n’admettre qu’un seuil minimum de douleur ne prêtant pas à conséquence. La respiration doit être utilisée en fonction du type d’effort, de son intensité et de sa durée. Il faut de la régularité, observer une intensité progressive dans l’effort, et privilégier le travail symétrique du corps. Il importe de faire contrôler régulièrement sa vue et son équilibre (bon nombre de médicaments font risquer la chute). Dans la pratique sportive il est essentiel de privilégier le qualitatif au quantitatif, tenir compte de l’ancienneté de la maladie, des handicaps acquis, de la tolérance à l’effort* lors de chaque performance, ainsi que de la motivation. Il faut s’obliger plus que tout autre à s’échauffer. Les principes en sont simples et comprennent une mise en route cardiovasculaire ainsi qu’un programme d’étirements avant le sport pour se préparer, et après pour récupérer. Il faut opter pour les ERAMT (étirements actifs raisonnés myo-tendineux), plutôt que pour les étirements passifs lesquels diminuent la capacité contractile du muscle et provoque une mauvaise vascularisation de celui-ci (mise en course externe maximale passive du groupe musculaire à étirer). L’ERAMT consiste en la réalisation d’un mouvement freinateur, suivi par une contraction concentrique lente (le muscle se raccourcit), afin d’augmenter la chaleur interne du muscle et le préparer à l’effort. Exemple d’ ERAMT des mollets : debout à 50/ 60 cm d’un mur, bras tendus au dessus de la tête, mains en appui sur le mur, genoux en extension (tendus), faire un mouvement alternatif rapide d’appui d’une jambe sur l’autre. Il importe aussi de bien s’hydrater (pas d’alcool ni d’eau gazeuse et s’hydrater durant le sport) et se bien nourrir en fonction du sport choisi (ne pas partir à jeun, ne pas prendre un dernier repas moins de

trois heures avant une compétition, ne pas changer brusquement de régime alimentaire). Après le sport, ne pas s’arrêter d’un coup. S’activer encore, durant quelques minutes.
Le sport pratiqué à haut niveau ou dans un esprit de compétition est néfaste.
Dans le sport à plusieurs, écoute et entraide sont indispensables.

  • Tolérance à l’effort : par exemple les asthmatiques auront intérêt à rechercher le contrôle en terminant les points rapidement, ne pas taper fort, ni frapper à plat, revers d’une main.



4 - A quoi servent les sports d’endurance ? Dans quelles pathologies sont-ils indiqués et pourquoi ?

Les activités sportives sont classées en deux groupes de dépense énergétique. Il y a les activités de courte et intenses durée, ou de puissance, appelées anaérobies, et les disciplines d’endurance, de moyenne et longue durée, appelées aérobies. Le système anaérobie compte pour les efforts jusqu’à deux/trois minutes (haltérophilie, saut en hauteur, sprint de 10m), ensuite c’est le système aérobie qui prend le relais (cyclisme, athlétisme, course à pied).

Dans quelles pathologies favoriser l’endurance : les pathologies cardiaques, diabète, maladies pédiatriques, pneumologiques, rhumatismales, liées à l’âge dont l’Alzheimer. Pourquoi l’endurance ? Parce que quand on est malade, il faut privilégier les activités à faibles contraintes, ne surmenant pas le capital musculo-articulaire (machine elliptique, marche nordique, Tai chi, ski de fond, aquagym). De plus c’est l’endurance qui permet dans la vie quotidienne de poursuivre le plus longtemps un effort musculaire généralisé, alors que la maladie diminue cette capacité. Par ailleurs, la plupart de nos activités professionnelles et de loisirs recourent essentiellement à l’endurance. On se doit d’être endurant quand on jardine, qu’on est paysan, dans les métiers du bâtiment, et même quand on fait l’amour...

A suivre...

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