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GillesOrgeret.com, le blog d'un kinésithérapeute : dos, massage, thérapie manuelle, techniques de kiné...par Gilles Orgeret
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Encore un article de presse sur le dos qui désinforme ou lieu d'informer !!!

, 15:54

Dans son numéro de janvier 2017 (N°838 BIS) et présenté en une de couverture, Sciences et Avenir publie un article sans science ni avenir.

Le titre en est : « Tout comprendre sur le mal de dos » . Il débute par ces mots : « Hernies discales, fractures, scolioses…. Les lombalgies, dont souffrent huit français sur dix, ont des causes multiples… Faut-il opérer ou non ? ».

A l’évidence le thème de l'article (en page dix) est la lombalgie commune ou la lombo-sciatique, mais le journaliste fait d'emblée une confusion. Le terme « lombalgie » signifie qu'on souffre du bas du dos, alors que hernies, fractures, scolioses concernent n'importe quel étage vertébral. Par ailleurs la scoliose la plus commune, la scoliose idiopathique des enfants, n’est pas en soi douloureuse. Elle ne provoque pas de lombalgie même située à l'étage lombaire.

Je cite :
« Face à un lumbago ou une sciatique (J'avais raison, l'article ne concerne que le bas du dos), le traitement classique suffit en général à soulager la douleur : du repos …/... et si la salutaire récupération – la position allongée -».
Il est malheureusement démontré que le repos au lit à peu d 'effet. Le lit amollit et provoque un déconditionnement neuromoteur.

Je cite encore :
« Le plus souvent le mal est localisé aux muscles .../... mais tout change si les disques intervertébraux souffrent ».
Même lorsque le disque intervertébral est touché, ce sont les muscles qui font mal. Les spécialistes incriminent aujourd'hui essentiellement les Trigger Points (lombalgies chroniques, aurions-nous tout faux ? O'Sullivan P. Its's time for change with the management of non-specific chronic low back pains. Br J Sports Med 2012;46:224-7). A consulter, en lien ci-dessus, mon billet sur ce blog qui en traite.

En cas de lombalgie commune non spécifique, même si la radio dévoile une grosse hernie, toute crise douloureuse relève de la loi du « tout ou rien » ; c'est à dire que la crise douloureuse est imputable soit aux apophyses articulaires postérieures, soit à la hernie. Puis on guérit de sa crise même si la hernie est toujours là. Par ailleurs bon nombre de personnes ont d'énormes hernies et n'en souffrent jamais. On les dit : « asymptomatiques ». Lorsque sont énoncés les principales causes d’une lombalgie commune, il faut avoir à l'esprit que l’on ne connaît la vraie cause que dans cinq pour cent des cas. Le diagnostic est la plupart du temps incertain.

Dans l'article, pas un mot sur les dévastateurs remaniements cérébraux accompagnant les douleurs chroniques (Bases neurtologiques des douleurs. Gwilym S et al. Thalamic atrophy associated with painful osteoarthritis of the hip is reversible after atrthroplasty. Arthritis Rheum 2010;62:2 9306-40).

En page 14 et dans un encadré intitulé : « S'y retrouver dans la jungle des praticiens », s'agissant de la kinésithérapie, il est dit : « Titulaire d'un diplôme d’État (3 ans) ». Or l’arrêté paru le 16 juin 2015 précise que le recrutement de toutes les écoles kiné à partir de la rentrée 2016-2017 se fera exclusivement par Paces (première année commune aux études de santé), Staps (sciences et techniques des activités physiques et sportives), L1 Sciences. Par ailleurs, depuis la réforme de la rentrée 2015, la durée de la scolarité en IFMK (Institut de formation en Masso-Kinésithérapie) est passée de trois à quatre ans.

Plus bas, dans la même colonne, est seulement citée la Méthode Mézières, alors que la « grande Françoise » luttait contre la lordose (le creux des reins). L'unique méthode aujourd'hui officiellement validée et pratiquée par tous les kinés est la méthode McKenzie, qui fait travailler... en lordose... Pas un mot sur elle, curieux.

En ce qui concerne l'ostéopathie, est écrit: « Discipline exercée par des médecins et des kinés... la pratique s'est ouverte à des non-professionnels de santé depuis la loi Kouchner (2002) » Faux, archi-faux ! Apparue en France dans les années soixante grâce à des praticiens formés aux U.S.A ou au Royaume uni, Il y a toujours eu des ostéopathes non médecins, non kinés, de par le monde depuis que cette discipline a été créée par Still au dix neuvième siècle. Kouchner n'a fait que reconnaître cette pratique largement répandue dans l'hexagone.

A risque de devenir barbant, je vais arrêter là ma critique bien qu'il y ait encore beaucoup à dire.

QUTENZA contre les insupportables douleurs chroniques ! OUI, MAIS…

, 08:46

Afin de traiter certaines souffrances au quotidien qui ne laissent aucun répit et qui durent de longs mois, des années, différents moyens ont été tentés pour couper le signal nerveux afférent responsable de la transmission de la douleur.
Quelques exemples :

  • La rhizolyse ou thermo-coagulation, par sonde thermique pour les douleurs du dos. Les rameaux nerveux sensibles sont « grillés » et cessent de transmettre leur message douloureux. Mais cela peut provoquer un affaiblissement musculaire, et surtout, si la zone à traiter a été mal calculée, on peut malencontreusement endommager la racine nerveuse avec pour conséquence des douleurs ravivées et invalidantes.
  • Le « pace maker » lombaire. Il s’agit là d’implanter des électrodes sous la peau et reliées à un générateur de courant basse fréquence (voir le billet du 19.04.14 SCOOP : un « pacemaker » pour soigner le mal de dos ? sur ce blog). Le Magazine l’Express avait titré un peu hâtivement : « Le mal de dos a t’il trouvé sa solution ? ». Non, ce n’est pas la solution miracle.



OUI !

  • Il y a les patchs de Versatis, la lidocaïne étant un anesthésiant (sans grand risque donc). Au départ ils n’étaient prescrits que pour le zona mais leur utilisation s’est depuis étendue. Pour les maux de dos chroniques, cela marche pas mal. On est tranquille douze heures. Ensuite il faut renouveler le patch.
  • Puis il y a QUTENZA, indiqué pour le traitement des douleurs neuropathiques périphériques. Il contient de la capsaïcine (responsable du goût épicé du piment) et agit sur les récepteurs cutanés de la douleur (TRPV1). Sa pose ne se réalise qu’en univers hospitalier, en service de médecine ambulatoire. L’application du patch dure de une à deux heures.


Effets indésirable : là où a été posé le patch, peuvent survenir des sensations passagères d’intense brûlure ; ou bien une intensification de la douleur. Lorsque cela marche, les douleurs disparaissent ou s’atténuent durant des mois. Cela vaut donc le coup d’essayer, d’autant que ce n’est que du piment après tout…

MAIS !

Cela ne traite pas la cause du mal. Il s’agit comme on dit d’un traitement « symptomatique ». On n’est pas guéri pour autant. La sonnette « douleur » est désactivée, c’est tout.
Pour un mal de dos par exemple, il faut ensuite pratiquer une rééducation sérieuse (mon blog fourmille de billets sur le sujet), surveiller ses gestes et postures au quotidien, reprendre un sport. Bref, faire tout ce qu’on ne pouvait pas faire pour améliorer sa santé, tant que la douleur était un insupportable frein qui nous refermait sur nous-même et interdisait tout projet constructif.

La scoliose (idiopathique) d’un enfant peut-elle s’aggraver parce qu’il est triste ? Autrement dit : le bon ou le mauvais moral influence-t-il le pronostic de la scoliose ?

, 07:44

C’est la question que m’a récemment posée une maman relativement à sa fille qui était instable émotionnellement à la suite d’une brouille avec sa meilleure amie, et parce qu’un podologue lui a dit que cela pouvait aggraver ses problèmes de dos.

Les mots mal digérés peuvent s’exprimer par des maux physiques, c’est vrai. Corps et esprit sont intimement liés et un coup de déprime peut bloquer le dos. On dit alors que c’est psychosomatique, c’est dans la tête, on « en a plein le dos ». Tout le monde le sait plus ou moins désormais. Pourtant rien ne prouve qu’une scoliose puisse s’aggraver brutalement parce qu’un enfant est triste en raison d’un événementiel traumatisant. D’ailleurs quand on n’a pas le même dos que ses copains et copines on a implicitement le moral atteint. De surcroît, si on est obligé de porter un corset alors qu’on aborde avec l’adolescence, l’âge de la coquetterie, c’est pire. Si l’on est différent cela blesse forcément, notamment à cause du regard parfois peu compatissant d’autrui.
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Il est également vrai que la posture associant une attitude introvertie est de mauvais pronostic pour la scoliose, surtout thoracique (l’enfant se referme sur lui-même, épaules enroulées, poitrine resserrée, avec, lorsqu’on le regarde de profil, le corps qui part en arrière). Alors qu’à l’inverse un enfant en attitude « d’ouverture », extraverti est de meilleur pronostic, (de profil il projette son corps vers l’avant avec les épaules bien en arrière). Si un enfant scoliotique est durablement déprimé, il se refermera sur lui-même, « refermera sa scoliose », sa posture sera davantage perturbée alors qu’il lui faut se corriger en permanence, se « booster », mobiliser toutes ses forces pour combattre sa déformation vertébrale.
En 1929, Cannon avait exposé sa théorie de l’homéostasie qui se traduit par cette formule : « un organisme fortement sollicité par certaines situations environnementales, tend à produire des réponses adaptatives ». En extrapolant on peut dire qu’un environnement stressant pousse une personne à réagir positivement… ou négativement. Et c’est l’élément qu’il faut prendre en compte. Face à l’adversité, il faut que l’enfant positive.
Il est démontré que les causes d’une scoliose idiopathique sont génétiques, hormonales et neurosensorielles (perturbation de la posture, de l’équilibre du corps et de sa perception dans l’espace). Dans ce tableau, le bon ou le mauvais moral perturbe uniquement la posture (la façon de se tenir) déjà grandement perturbée. Rien d'inquiétant si la rééducation est bien conduite, ce qui hélas est loin d’être systématique (voir les billets sur ce blog : « Scoliose de l’enfant » des 26.9.14/10.01.16/29.02.16).

En conclusion :

Une scoliose en elle-même suffit à plomber le moral, ce qui affecte le maintien global du corps. Y ajouter une peine de cœur, un problème familial, un souci scolaire, ne changera pas grand-chose. Un soutien psychologique s’impose de toute manière.

Additif :
Comme je viens de le préciser plus avant, il est démontré que les facteurs métaboliques interviennent dans la causalité et la progression de la scoliose idiopathique de l’adolescent. Ce sont les incrétines, hormones gasto-intestinales bien connues pour leur rôle stimulant dans la sécrétion de l’insuline, qui sont incriminées. Une thérapie nutritionnelle semble donc s’imposer. On « est » clairement ce que l’on mange.

Transplantation de cellules souches en cas de lombalgies (mal de dos) rebelles

, 15:43

Quand on a des lombalgies à répétition, souvent insupportables, causées par une hernie discale, c'est-à-dire qu'un petit bout de disque intervertébral (cette galette caoutchouteuse présente entre chaque vertèbre et faisant office d'amortisseur) est sorti hors de son logement et vient comprimer une racine nerveuse, si aucun traitement conservateur n'a d'effet durable (kiné, acupuncture, ostéopathie, gymnastique adaptée) la solution proposée est souvent chirurgicale.

Hélas, après l'opération l'espace entre les deux vertèbres ciblées est réduit, le disque aplati, et les articulations interapophysaires prennent le relais de la souffrance ; elles sont soumises à plus forte contrainte, s'usent, et le conflit avec la racine nerveuse reprend de plus belle. D'autant qu'en matière de crise douloureuse aiguë à ce niveau c'est la loi du « tout ou rien » qui prévaut C'est à dire qu'une fois sur deux c'est le disque qui seul s'exprime, autrement ce sont les articulations interapophysaires.
Quand le chirurgien opère il retire la portion de disque qui fait hernie, sans se préoccuper de l'usure interapophysaire.
Il ne traite donc que la moitié du problème.

1- Présence d'une hernie discale intervertébrale

Des chercheurs Allemands ont expérimenté la transplantation autologue de cellules de disque intervertébral (TACD) pour régénérer les disques intervertébraux. Dans un premier temps la hernie est ôté par procédure chirurgicale (méthode mini-invasive), puis ce petit bout de disque intervertébral est expédié à un labo qui prélève des cellules pour les multiplier par culture. Il n'y a plus ensuite qu'à réinjecter ces cellules dans le disque aplati du sujet donneur. Elles vont se multiplier et redonner volume ainsi qu'élasticité au disque lésé.

2- Absence de hernie discale

Des chercheurs Espagnols en thérapie cellulaire (RéseauTerCel), ponctionnent de la moelle osseuse dans l'os de la hanche (os iliaque), pour la réinjecter ensuite dans un disque intervertébral aplati, gravement endommagé, mais qui ne fait pas hernie.

Conclusion

Malheureusement toute douleur durable chamboule le cerveau (billet sur ce blog du 25.10.2015 : « Douleurs chroniques, traiter le corps ne suffit pas ! »). C'est un peu comme pour les « douleurs de membre fantôme » des amputés ; quand on vous coupe une jambe ensuite vous pouvez par exemple avoir des douleurs précisément localisables au niveau du gros orteil (absent), ou à la plante du pied (absente). Même si tout va bien localement le cerveau disjoncte parfois sans cause connue, et prétend le contraire en vous envoyant le message « mal de dos ».

Une rééducation spécifique impliquant la dysfonction cérébrale s'impose donc dans tous les cas, protocole que peu maîtrisent.

Alors si nous ne sommes que dans la case « recherche », c'est-à-dire expérimentale, réservée à quelques uns, pourquoi ce billet ? Parce que bon nombre de gens souffrant du dos de manière insupportable et durablement ont le droit de savoir que la science progresse.
Ce qui me plaît dans cette démarche de soins est la cible. Il s'agit de redonner du volume à un disque intervertébral abîmé, écrasé. Si on le laisse tel quel, il y a de grandes chances pour que l'usure se communique au fil du temps à toutes les structures environnantes, induisant souvent une hernie ou un affaissement au dessus ou au dessous.

A suivre....

Se relever d’une chaise sans se bloquer le bas du dos. Etirements

, 08:22

Se relever d’une chaise sans se bloquer le bas du dos

Après avoir été longtemps assis, même si le siège est ergonomique parfois cela coince douloureusement. Afin d’éviter cet inconvénient il importe de prendre quelques précautions indispensables.
Deux cas de figure : siège avec et sans accoudoirs.

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Se rapprocher du bord de l’assise, se tourner sur le côté (du côté où cela ne fait pas mal), d’une main prendre appui sur la cuisse, de l’autre sur le coin antérieur de l’assise (ou l’accoudoir), puis se relever en un mouvement tournant pour faire face au siège.
Ensuite il faut s’étirer dès qu’on a passé autour d’une demi-heure assis.

Etirement du bas du dos.

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En appui des mains contre un mur ou sur un meuble, croiser les jambes (jambe côté douloureux de préférence en avant), et plier un peu les genoux, sans trop. Puis pousser les fesses en arrière et vers le bas le plus loin possible en soufflant bien et sans reculer les genoux. Recommencer cinq à six fois.

Cet exercice est excellent quand on souffre du bas du dos, que l’on ait été ou non assis. Le répéter plusieurs fois par jour.

mal de dos : les gestes qui soulagent : la technique dite "de la grosse caisse"

, 10:56


gif animé par James Curran
gif animés avez-vous donc une âme

Mal au dos, petite piqûre de rappel !

, 11:58

Le thème du mal de dos a mainte fois été évoqué sur ce blog mais je me suis rendu compte qu’il manquait un condensé de l’essentiel. Le voici.

En voiture !
Que vous souffriez des lombaires, des dorsales, ou du cou, adoptez la bouteille plastique vide (et même sur votre siège de travail).

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Il s’agit de conserver le creux des reins, pourquoi ? Parce qu’une pression constante exercée au niveau lombaire a un effet érecteur, cela redresse la colonne jusqu’au cou. Sans bomme lombaire le dos est globalement arrondi, on est avachi.
De plus cela évite l’effet de « dérouillage » subi en quittant son siège, car subitement il faut recreuser sa lordose et cela coince parfois.
Pourquoi une bouteille vide plutôt qu’un coussin ? Parce que le vide intérieur amortit les secousses de la route retransmises par le siège. Il existe bien sûr des voitures équipées d’une bomme lombaire, seulement elle est fixe et ne tient pas compte d’un fait : personne n’a la même longueur de tronc ni la même corpulence.
Il faut déplacer la bouteille plus ou moins haut dans son dos en fonction du confort ressenti.

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Assis au bureau, à la maison, inutile d’acheter un siège cher et soi-disant ergonomique. Une planchette rembourrée (le dossier ou l’assise d’une vieille chaise) placée au bord de l’assise pour obtenir un effet basculant fait parfaitement l’affaire. Ainsi l’assiette se modifie-t-elle en permanence. Les contraintes au niveau lombaire variant cela évite un écrasement des disques intervertébraux et soulage le dos.

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S’étirer le bas du dos pour soulager ses douleurs ou les éviter !
Un genou relevé, cuisse maintenue contre la paroi, pousser sur le mur avec la main tout-en tournant les épaules du côté du genou relevé jusqu’à ressentir un bon étirement aux niveaux fessier et lombaire. Changer de côté. A répéter cinq, six fois, plusieurs fois par jour, et chaque fois qu’on est resté un long moment assis.

Soulager ses douleurs avec des balles de tennis !

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Deux balles sont nécessaires.

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Mal au cou ou faiblesse des muscles cervicaux.
Se coucher sur plan dur (table ou bien au sol), la tête posée sur une balle qu’on écrase en faisant le double-menton tout-en relevant le torse par poussée des coudes. Tenir la position trois secondes. Recommencer vingt fois. A pratiquer plusieurs fois par jour.

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Mal au cou ou bien entre les omoplates.
Placer les balles au niveau des points douloureux et bouger son torse latéralement d’un côté et de l’autre. Sur le moment cela fait mal, mais qu’est-ce que cela soulage après ! Si vous n’avez mal que d’un côté il faut quand même une deuxième balle placée de manière symétrique.

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Massage lombaire.
Placer les balles de tennis au niveau des reins, là où cela fait mal, et plusieurs fois de suite bouger son bassin d’un côté puis de l’autre en appuyant bien sur les balles.

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Renforcement des muscles du cou et réveil propioceptif (ensemble des structures corporelles contribuant à l’équilibre).
Une bande élastique fixée à un point d’amarrage et passée autour du front, tout-en gardant le dos bien droit, regard horizontal, avancer d’un pas, reculer d’autant, recommencer plusieurs fois sans bouger la tête. Puis faire le même exercice en se retournant.

Ce qu’il ne faut pas faire !!!
La plupart des pseudo-spécialistes vous recommandent de forcer sur votre cou quand il est raide, et ce afin de récupérer sa souplesse. Il s’agit d’essayer de venir toucher son épaule avec l’oreille, ou bien de tourner la tête au maximum d’un côté puis de l’autre… Surtout pas !!! Vous avez toutes les chances d’aggraver la situation. L’artère vertébrale qui chemine au niveau du cou dans un petit canal osseux creusé dans les vertèbres est malmenée dès 30 ° de rotation. Si un cou est raide, il faut en trouver la raison et la traiter. La souplesse reviendra automatiquement après (un peu de chaleur ou un massage sont les bienvenus).

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Exercices pour le cou :
Ce type d’exercice permet un bon réveil propioceptif.
Debout sur la pointe des pieds, dos droit, double menton, écraser la balle de tennis avec son front pendant cinq secondes, puis se retourner, écraser la balle maintenue à la base du crâne. Recommencer plusieurs fois.

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En cas de douleurs entre les omoplates (dorsalgo), debout sur la pointe des pieds, bras tendus, alternativement et rapidement faire le dos rond puis le creuser en rapprochant les omoplates l’une de l’autre une dizaine de fois de suite.

Scoliose idiopathique de l'enfant : la science progresse à l'amble de ce que j'affirme et préconise en matière de rééducation !

, 08:39

Le 3 décembre 2015, lors d'un congrès parisien célébrant le 15 ème anniversaire de la Fondation Yves Cottrel, et dont le thème était : « Scoliose : la recherche à un tournant de son histoire ! », sujet ensuite repris dans le magazine « Le Point » du 03-12-2015, il a été dit qu'on a découvert un gène responsable de certaines formes familiales de scoliose idiopathiques (équipe du Professeur Ederly. CHU de Lyon). Il y aurait notamment mutation sur le gène 5 (et ce ne serait pas le seul à être impliqué), ce type de mutation favorisant le pronostic évolutif de la scoliose.

Quant au développement de cette déformation vertébrale à l'adolescence, outre le rôle de certains facteurs hormonaux (incrétines, estrogènes), est évoquée la voie neurosensorielle (équilibre du corps, sa perception dans l'espace ; symétrie droite-gauche), des anomalies de la propioception ainsi que des altérations de l'oreille interne ayant été mis en évidence.

Tout cela va dans le sens de ce que j'ai toujours affirmé et que je préconise dans ce blog. Au travers d'un premier billet d'abord, daté du 29-04-2014 : « Scoliose de l'enfant ! », puis, le 10-01-2016, sous le titre : « Scoliose idiopathique de l'enfant : la rééducation par exercices est totalement inefficace ! ».

Le livre à substratum scientifique sur lequel je travaille, mais qui ne sortira pas avant deux ou trois ans en librairie faute de temps pour m'y consacrer davantage, proposera une thérapeutique complète et parfaitement adaptée.

Dos rond enfants, adolescents. Le vrai, le faux, rééducation

, 12:57

Ce billet n'aborde pas le sujet des atteintes neurologiques, les malformations congénitales cyphotiques, les altérations graves du développement psycho-moteur s'accompagnant d'anomalies posturales, ou la spondylarthrite ankylosante dont la symptomatologie peut débuter avant l'âge de vingt ans.
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En l'occurrence, le défaut de posture souvent mineur au départ que les parents remarquent d'emblée chez leur enfant qui se tient « bossu » (attitude cyphotique), est caractérisé par sa réductibilité. C'est à dire qu'il se corrige d'emblée aisément .

Les complexes qui se trahissent parfois dans la façon qu'on a de mal se tenir, ou bien la poitrine qui commence à pointer ou qui se fait soudain trop lourde à porter, avec de surcroît le regard en coin de certains garçons, sont des facteurs aggravants. A la longue l'enfant cyphotique peut même développer des sentiments d'agressivité, de frustration, de repli sur soi, le conduisant à se réfugier dans un monde imaginaire. Dans ce cas, traiter efficacement son dos rond le sauvera plus sûrement qu'une psychothérapie.
Pourtant il y a d'emblée une erreur à ne pas commettre.
Répéter inlassablement : « Tiens toi droit ! » ne sert à rien parce qu'un enfant n'a pas notion de sa déformation, de même que ne vivant que dans le temps présent il ne mémorise pas ses douleurs et donc n'en fait pas tout un plat (il ne somatise pas comme l'adulte). Faites ce test : demandez-lui de se tenir debout redressé dans une attitude un peu militaire et de profil par rapport à un grand miroir, puis questionnez-le. A t-il l'impression d'être droit ? Même si son dos est en arc de cercle, il affirmera le plupart du temps se « sentir » droit. C'est pourquoi il convient plutôt de consulter un médecin habilité, puis un rééducateur posturologue, plutôt que de s'épuiser vainement en injonctions stériles et sources de conflits relationnels.

En phase prépubertaire l'attitude en dos rond compensant une cambrure très exagérée des reins (hyperlordose) est souvent due à une faiblesse abdominale et peut accompagner une spondylolyse, c'est à dire véritable fracture vertébrale sans déplacement osseux et déterminée par des contraintes mécaniques répétées.
Les cyphoses accentuées et hyperlordoses (cambrure des reins accentuée) liées à une hyperlaxité ligamentaire ou une faiblesse de la musculature postérieure, ainsi que celles qui correspondent à un défaut de famille (morphotype familial), sont réductibles après rééducation sérieusement conduite.
Sais t-on toujours qu'une importante myopie mal corrigée peut induire une attitude cyphotique qui peut ensuite s'enraidir ? Ou bien qu'un manque de hauteur de la partie inférieure du visage (brachycéphalie), peut être cause d'une attitude cyphotique, possiblement corrigée par le port d'une correction orthodontique (gouttière occlusale) ?
Par ailleurs une hypercyphose n'entraîne pas de répercussion pulmonaire. Par contre, à l'inverse, l'asthme peut favoriser la constitution d'une hypercyphose thoracique.
L'affection la plus représentative est la maladie de Scheuermann (dystrophie rachidienne de croissance) qui cesse de progresser à la fin de la croissance quand le cartilage n'est plus actif.

Traitement rééducatif

Il faut s'intéresser au sujet dans son ensemble, ce qui implique de cibler les incidences du dos rond sur l'esprit, le mental. En effet tous les sujets déformés ou douloureux chroniques (pas seulement les bossus) souffrent d'une modification morphologique du cerveau avec atteinte du thalamus (noyau cérébral régissant douleurs, postures et mouvements). C'est un peu comme si ces personnes avaient un virus dans la tête pouvant s'activer à n'importe quel moment et sans prévenir. Or l'on s'est aperçu que méditation ou hypnose médicale (et pourquoi pas l'audiogénèse, à explorer), permettent de réguler les ondes alphas produites par le thalamus.
Mes amis ostéopathes qui prétendent avoir une conception holistique de l'individu, c'est à dire dans sa globalité, ne disent pas la vérité puisqu'ils ne rentrent pas dans la tête des gens. Ils manipulent la charpente c'est tout, parfois très utilement quand même.

Bilan morphostatique
Le praticien se doit d'avoir un œil de posturologue. C'est-à-dire qu'il se doit d'examiner l'enfant dévêtu et de la tête aux pieds, debout de profil, de face, de dos, couché sur le dos puis sur le ventre, enfin à la marche. Le praticien déterminera de la sorte les éléments perturbateurs posturaux à corriger d'emblée, même s'ils se situent à distance du dos. Le mal-positionnement de la tête par exemple ou un trouble de l'occlusion (mâchoires), que je viens d'évoquer (brachycéphalie, importante, myopie mal corrigée), en font partie.

Acupuncture sans aiguilles
Les points d'acupuncture profonds se superposent à une zone de densification des récepteurs cutanés profonds, sortes de capteurs qui renseignent sur tout ce qui vient en contact de manière plus ou moins agressive avec la peau (terminaisons nerveuses libres, corpuscules de Vater Pacini), mais ils se superposent aussi aux récepteurs de la propioception (ensemble des éléments du corps nous renseignant sur le positionnement de notre corps dans l'espace, et contribuant à maintenir notre équilibre en toutes circonstances).
C'est pourquoi comme il en est pour la scoliose de l'enfant, je pratique un traitement d'électropuncture, ou bien avec un laser (indolore) sur des points bien précis, parce qu'il importe d'agir sur les causes profondes de la cyphose (ici le grave défaut propioceptif vecteur de troubles posturaux), et non seulement sur la conséquence qui en découle, c'est-à-dire le dos rond, sous peine d'être complètement inefficace.

Traitement normotensif
Cette thérapie fait l'objet de nombreux articles à retrouver sur internet ou dans ce blog. Il ne s'agit pas ici d'en faire le tour, ce qui serait fastidieux.
Traitement normotensif appliqué aux trigger points
Le dysfonctionnement articulaire suscité par une cyphose raide déclenche à la longue une souffrance musculaire dont le système nerveux est bien entendu averti. Se formeront alors des zones douloureuses à la palpation, souvent éloignées de la cyphose, appelées « trigger areas » décrites par Travell, et à traiter (consulter mon billet du 04/09/14.)

La contracture
Elle est due au maintien accidentel des ponts « actine-myosine » après contraction musculaire. Le muscle est dur et raccourci.
Une contracture ne fait pas toujours spontanément mal. Nous en avons même en permanence sans en souffrir. Elles procèdent de notre besoin permanent de tenir l'équilibre. Toutes ne sont donc pas à combattre. Le thérapeute manuel ne recherche du bout des doigts que celles qui sont vectrices d'un désordre pathomécanique. Il le fait en appuyant plus ou moins fort pour en percevoir la « rénitence », cette pression par contre étant toujours plus ou moins douloureuse, ce qui permet au sujet traité d'en percevoir l'existence et d'accepter le traitement.
Une pression thérapeutique normotensive permet de faire céder la contracture en quelques secondes et au final de corriger la posture lorsque l'ensemble du corps a été traité de la sorte, en insistant sur cou et mâchoires .

Posture
L'hygiène de vie est indispensable, notamment l'économie rachidienne dans les diverse activités du quotidien.
Je conseille des postures quotidiennes sur la ventre (une demi-heure minimum). L'enfant peut lire par exemple, ou faire un devoir, dans cette position.
La position asiatique dite de « la fleur du lotus » permet une élongation active du dos.
Puis il faudra corriger la posture de l'enfant assis à son poste de travail, la mauvaise station assise étant un facteur nettement aggravant. A cette fin l'usage d'un gros ballon de gym comme siège est préconisé, comme décrit dans le billet précédent et traitant de la scoliose (10/01/16), il est obligatoire en ce qui me concerne, avec adaptation de la hauteur du plan de travail (ceci devrait être fait pour tous les enfants quel que soit l'état de leur dos). Les filles doivent éviter le port de talons hauts qui accentuent la déformation du dos.
Bien que son poids ne soit pas considéré comme excessif s'il ne dépasse pas le tiers du poids du corps, mieux vaut éviter le cartable ; lequel a tendance à obliger l'enfant à marcher avec projection du tronc en avant. Mieux vaut opter pour la valisette roulante.
Sinon, sac à dos chargé à minima et imitant ceux des montagnards (avec sangle abdominale de maintien et larges sangles d'épaules). Il doit être porté avec son centre situé à 5 cm sous le sommet de la cyphose.

Sports
En conséquence de ce qui vient d'être dit (la mauvaise posture ayant déréglé le cerveau), la rééducation par exercices seuls est totalement inefficace, notamment pour les formes rigides. L'effet assouplissant ou soi-disant correcteur musculaire ne dure que le temps de la séance, jamais au delà ! Cela est notamment dû à la présence de deux creux (lordoses cervicale et lombaire) venant en compensation d'une bosse dorsale, et ce afin de préserver la station debout et la fonction de la vue. Ces lordoses limitent l'effet des mouvements gymniques correcteurs par défaut d'appui stable. Cependant l'enfant doit être actif et continuer le sport à l'école, ne serait-ce que pour ne pas être mis à l'écart, vu comme un handicapé, ce qu'il n'est pas. Sont déconseillés : Judo, rugby, gymnastique rythmique et artistique, haltérophilie, plongée sous-marine (port des bouteilles d'oxygène qui arrondit le dos) et acrosport (en tant que porteur). Porter un sac à dos durant une demi-heure chaque jour non sur le dos mais par devant soi, et alourdi (quelques boites de conserve) fait aisément travailler les muscles postérieurs du dos.
Exercices de gainage, sur ballon de gym sans arrondir le dos, basket, natation (en excluant brasse et papillon), sont également favorables.
Pour ma part je travaille la correction posturale sur planche oscillante corporelle (billet sur ce blog du 21/07/15).

Nota :
Après la puberté certaines douleurs du dos sont liées à une hyperexcitabilité neuromusculaire, les douleurs survenant après une posture prolongée mal assis ou debout. D'où l'importance de ne jamais cesser d'adopter une position à visée correctrice, comme de continuer à s'asseoir le plus souvent possible sur gros ballon, ou bien mettre sur son siège de voiture en bas des reins, une bouteille plastique vide.
Chez l'adulte cyphotique, « bossu », on constate une dégradation importante de la musculature de soutien de la colonne vertébrale associée à une perte de force des muscles fessiers.
Il est à noter qu'en astronomie l'apesanteur représente un modèle expérimental du vieillissement accéléré du squelette avec un caractère réversible. Le défaut d'activité, la sédentarité de nos chères têtes blanches est à incriminer.

Scoliose idiopathique de l'enfant : la rééducation par exercices est totalement inefficace !

, 12:43

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Scoliose idiopathique juvénile lombaire gauche.

Le mouvement n'apporte aucune réelle modification correctrice. Son effet correcteur ne dure que le temps de sa réalisation et ne se prolonge pas dans le temps !
La rééducation dite classique et faite de recettes, d'une suite calibrée d'exercices, s'attaque aux conséquences de la scoliose, non à sa cause, ce qui interdit tout bon résultat. De plus, vue dans l'espace, la déformation tridimensionnelle de la scoliose sape les fondements des démonstrations cinésiologiques ou études biomécaniques valables pour un sujet sain que nous professionnels de santé possédons en guise de référentiel.
Lorsqu'un kinésithérapeute conventionné prend en charge un enfant pour rééduquer sa scoliose, il importe d'abord de savoir ce que cela sous-entend : des séances bihebdomadaires d'une demi-heure. Ce qui représente bien peu en réalité pour traiter une déformation concernant les niveaux osseux, articulaire, myofascial, et psychomoteur. Un vrai casse-tête !

Bon nombre de confrères pourtant sérieux, motivés, et conformément aux directives données par Charrière et Roy, pensent qu'il faut prendre les meilleurs exercices dans chaque méthode en respectant une progression entre les séances.
Discours empreint de bonnes intentions mais sans réel effet, tant il est vrai déjà que quel que soit l'exercice choisi, il apparaît d'emblée impossible de réaliser une action thérapeutique ciblée à un étage vertébral près.
Est également préconisée « une rééducation qui doit se concrétiser par un automatisme le plus inconscient possible » ; l'enfant apprend à « sentir son corps » qui doit être perçu de l'intérieur grâce au sens propioceptif. La position des segments corporels doit être perçue au niveau cérébral cortical grâce aux récepteurs propioceptifs. Le kiné recherche les défauts en observant le sujet immobile puis en mouvement. Il note les dysharmonies, le manque de coordination, la mauvaise intégration de la respiration et s'efforce de les corriger en agissant sélectivement sur les parties en défaut. Le sujet apprend ensuite à enregistrer la valeur de la posture. A ce petit jeu la scoliose en partie d'origine génétique, très évolutive dès que débute la puberté, et qui déforme gravement le corps, est la plus forte. Victoire par K.O !

En cas de corset :

Il importe de savoir que le port d'un corset, indispensable quand la scoliose est grave, provoque un paramorphisme (altération de la forme) inversé. Avant le corset, le corps s'adapte d'une certaine manière à la scoliose, les membres inférieurs se déformant pour tenir l'équilibre. Ainsi en cas d'hyperlordose lombaire observe-t-on une hypertonie des biceps cruraux, des tenseurs du fascia lata, une tendance au récurvatum des genoux, une abduction tibiale avec hypertonie du soléaire, un valgus des pieds. Puis avec le corset, lequel aggrave notamment le phénomène de dos plat, les jambes se doivent de s'orienter différemment. Le morphotype est bouleversé et une rééducation gymnique est incapable d'y remédier. Le port de semelles correctrices non plus, car à la base on ne sait de toute manière pas si c'est le redressement du bassin lié à la verticalisation qui initie la détorsion fémorale, ce processus d'adaptation se poursuivant par le bas, ou bien le creusement de l'arche interne du pied qui est à l'origine de la torsion tibiale externe.

Alors que faut-il faire ? Comment rééduquer au mieux ?

D'abord, bilanter :

La scoliose idiopathique étant à l'évidence un syndrome de déficience posturale, un bilan diagnostic masso-kinésithérapique s'impose d'emblée (antécédents, sport, position assise, qualité de vie, état bucco-dentaire, vue, étude du rachis, du bassin et des membres). En cas de scoliose par exemple, l'attitude du corps partant en arrière et qui se ferme sur l'intérieur (chaîne musculaire antéro-latérale dominante), est aggravante. Au contraire, l'association corps en avant et ouvert vers l'extérieur, est plus aisément corrigeable.

Tester l'équilibre :
Entre autres, le test de Fukuda pour l'oreille interne, le Romberg pour la propioception, le Stewart-Holmes pour un trouble du tonus postural.

Corriger la posture :
Dans les écrits spécialisés il est dit que : « le kinésithérapeute doit viser une éducation neuromusculaire cherchant à corriger le schéma corporel du sujet au cours des gestes et attitudes de la vie quotidienne ». Ce qui se résume au classique : « Tiens-toi droite(e) !!! », l'intégration d'une attitude posturale corrigée, visée totalement inefficace et pernicieuse. A la longue l'enfant en a marre d'être sans cesse repris puisque malgré sa bonne volonté sa scoliose ne s'améliore pas. Selon la loi de Hueter-Volkman ou Delpech toute contrainte en compression ralentit la croissance osseuse et inversement. Ainsi les postures adoptées par l'enfant en croissance favorisent-elles la formation des courbures dans le plan sagittal bien que certaines observations montrant l'existence d'une cyphose et d'une lordose rachidienne chez l'embryon prouvent que la croissance osseuse n'est pas seule en cause : l'acteur génétique intervient. Cependant, globalement, la solidité du rachis dépend des courbures sagittales, lordoses et cyphose. Aussi importe-t-il d'aider l'enfant à corriger ses postures quand c'est possible. Et si toute tentative de prise de conscience de la déformation, tout apprentissage de correction active, sont voués à l'échec (l'enfant n'a pas notion de ce qu'est un dos droit, l'enquiquiner pour l'y obliger ne sert à rien), la position de travail (la station assise notamment, une vraie contrainte pour le dos) peut aisément être corrigée.
Assis sur ballon à son bureau de travail, l'enfant ne peut s'avachir. Il corrige constamment et inconsciemment sa posture, ce qui fait naturellement travailler ses muscles : notamment cuisses, abdominaux, érecteurs rachidiens. Mieux vaut un enfant assis en permanence sur gros ballon (sauf à l'école hélas!), que deux séances d'une demi-heure de mauvais exercices chez un kiné. Un gros ballon de gym incite au jeu, un jeu musculaire gagnant.

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Nota : face à un ordinateur le regard doit être pratiquement horizontal, écran se situant cependant légèrement en dessous du niveau des yeux pour ne pas fatiguer la vue. L'enfant que je suis en rééducation doit par ailleurs porter durant une à deux heures en semaine, à des moments choisis, une paire de lunettes dont le verre côté œil direct sera rendu opaque par cache amovible, afin de combattre ses mauvaises habitudes posturales et améliorer son schéma corporel.

Thérapie normotensive :
Un contact direct spécifique avec la peau permet une action correctrice sur le processus pathomécanique engendré par la scoliose. La thérapie normotensive s'y emploie activement. Afin que perdure ensuite la correction posturale engendrée, sont posés sur la peau ce que je nomme des « post-it propiceptifs », c'est à dire de petites bandes de Kinésiologic-Tape, qui sont la mémoire du doigt correcteur. Une information propioceptive à garder jusqu'à la séance suivante.

Acupuncture au laser ou par mini-acusonic :
La croissance, la puberté, sont une véritable déflagration énergétique. L'acupuncture vise à corriger l'énergétique interne, alors que la thérapie normotensive vise l'externe. Il y a complémentarité.

Les exercices :
La croissance des os est influencée par différents paramètres : génétiques, nutritionnels, endocriniens et mécaniques. Les mécaniques, représentés par la gravité et la musculature, ont un rôle prédominant. Les exercices, s'ils ne suffisent pas à combattre une scoliose, sont par contre indispensables pour inciter l'enfant à se bouger, la sédentarité lui étant fatale. Des exercices sur gros ballon de gym comme décrits dans le billet: « Mal de dos, enfants et adolescents » du 21/07/15, sur planche oscillante corporelle pour renforcer l'équilibre, ou ceux du billet : « Amandine propose » du 13/10/13, sont indiqués.
L'enfant doit également faire du sport à l'école, avec certains interdits comme l'acrosport à trop forte contrainte pour le dos . Il ne doit pas être écarté en tant qu'inapte, ce qui est faux et dévalorisant.
En guise d'exercice, et ce pour renforcer la propioception, le kinésithérapeute peut demander à l'enfant de percevoir la différence de stabilité entre ses membres inférieurs ainsi que la pression à l'appui, ses pieds étant posés sur deux balances de pesée.

Autre exercice : contrôle de la stabilité de chacun des membres inférieurs, genou légèrement fléchi.

Élongation douce vertébrale active en bassin :

La photo de démonstration est sur ce blog, à la date du 13/10/13.
Un muscle ne peut être convenablement étiré que s'il s'est contracté au préalable. Étiré passivement au contraire il se contracte (réflexe myotatique) pour éviter la disjonction articulaire. Cette élongation de mon invention en bassin chauffé, a par ailleurs le mérite de faire travailler les muscles.

Conclusion :

Rééduquer un enfant scoliotique n'est pas une mince affaire. Spontanément il n'en a aucune envie, d'autant qu'il n'a pas idée de la gravité de son problème. Il faut donc hélas l'y contraindre pour son bien, d'une manière ou d'une autre. En l'occurrence l'implication des parents, lesquels le plus souvent assistent à mes séances, est indispensable. Si papa et maman « s'en foutent », ou bien s'ils n'adhèrent pas à mon projet rééducatif, je souffre d'un sérieux handicap. Fréquemment les enfants que je prends en charge pleurent, ou du moins rechignent durant deux ou trois séances, puis ils sourient et coopèrent complètement au fur et à mesure des progrès obtenus.
Dès qu'il s'agit de prendre en charge quelqu'un, qu'il soit jeune ou vieux, il faut l'aimer. L'amour envers son prochain est indispensable au bon exercice de mon métier.

NOTA :
Le lecteur intéressé par ce billet pourra également consulter celui du 29/09/2014, intitulé : « Scoliose de l'enfant ».

Katas du karaté contre le mal de dos

, 08:45

Les méthodes pour soigner le mal de dos commun sont nombreuses, à chacun d’opter pour celle qui a ses faveurs. Cependant il importe dans tous les cas de rééduquer le muscle, sinon l’on ne s’en sort pas bien. Une activité physique adaptée est indispensable. Et si la natation fait (à tort) l’unanimité, certains conseilleurs mal informés prétendent que le karaté serait contre-indiqué. Pour ce qui est des combats oui, absolument, par contre les katas sont une excellente forme de rééducation neuro-motrice, si l’on prend en compte les indispensables précautions exposées dans cette vidéo. Il y a même possibilité de pratiquer avec sa ceinture de soutien lombaire, si l’on a quelques craintes.
Igor, votre coach, vous ouvre la voie. Bonne pratique !


Katas du karaté contre le mal de dos par sterilisation-hopital

Mal de dos, enfants et adolescents

, 10:40

Les douleurs musculo-squelettiques diffuses touchent près de 8 % de la population préadolescente (ils ont des douleurs « baladeuses », ayant tantôt mal à une épaule, un genou, un coude, etc...), et entre 20 et 50 % des enfants de tous âges se plaignent de douleurs électives au dos, plus ou moins répétitives, avec prévalence chez les filles. Bien que la cause de ces rachialgies soit la plupart du temps bénigne et imputable aux aléas de la croissance, il ne faut pas les prendre à la légère pour plusieurs raisons. D'abord parce qu'il importe de ne pas passer à côté d’une cause grave : infectieuse, inflammatoire, tumorale, puis parce que les éventuels troubles posturaux de la croissance (scoliose, maladie de Scheuermann, spondylolisthésis), doivent être dépistés au plus tôt et traités (consulter mon billet sur la scoliose du 26.09 .14). Enfin il faut bien avoir à l'idée que « le corps se souvient », qu'il n'oublie rien et peut ensuite nous resservir cette souffrance physique à n’importe quel moment de notre vie, avec comme élément déclencheur un événement traumatisant : divorce, deuil, stress au travail (ce qui signifie qu'un conflit psychique peut provoquer un symptôme physique).

L'adolescence est l'âge d'apparition des premiers signes d'usure vertébrale (altérations dégénératives disco-vertébrales). 20 à 50 % des adolescents n'ayant pourtant jamais mal au dos présentent des images de dégénérescence discale, ce qui inquiète d'autant les parents que la plupart des articles publiés sur le sujet font paniquer en pronostiquant qu'ils sont : « l'étape préalable à la lombalgie mécanique de la hernie discale ! ». Il faut bien avoir à l'esprit que la découverte d'une hernie discale sur un dos en souffrance risque de relever de la pure coïncidence, l'arthrose rachidienne n'étant quant à elle pas systématiquement douloureuse, loin de là (billets-blog des 03.05.14 et 19.06.12 et Revue du rhumatisme, monographies – février 2011- Vol.78-n°1.).

En panne d'idée sérieuse, les spécialistes prétendent volontiers que le mal de dos des enfants résulte purement et simplement du port d'un cartable trop lourd, et/ou d'une mauvaise posture trop longtemps maintenue (assis, avachi devant l'écran de tété, une manette de console vidéo en main). Autres causes invoquées : le surpoids (deux ados sur trois sont en surpoids), trop ou pas assez d'exercices physiques, les troubles du sommeil, ou encore une souffrance psychologique. Oui, tout cela est plus ou moins vrai mais ne suffit pas à expliquer la fréquence de ce mal, ni sa persistance quand on a supprimé cartable, console de jeux, et aliments qui font grossir. Par ailleurs les études faites dans ce domaine ne concernent que les sociétés occidentales, et je voudrais bien savoir ce qu'il en est dans les sociétés en voie de développement. Question que je me pose de manière récurrente en regardant sur « Arte » à la télé, cette formidable émission intitulée : « Chemins d'école, chemins de tous les dangers ! », et qui nous montre des enfants obligés de faire des kilomètres à pied au milieu de contrées hostiles, ou de se déplacer en barque et de ramer tout aussi longuement, sans à l'arrivée se plaindre davantage de leur dos que les petits occidentaux.

Le cartable :

Il n'est pas porté suffisamment longtemps dans la journée pour être à lui seul responsable de maux de dos. Pourtant la logique impose d'en contrôler le contenu, un dos en pleine croissance ne devant pas supporter de charges excessives. Mais dites-moi donc ? Les petits français ne sont-ils pas de plus en plus attirés par la « gonflette », la musculation, alors même que de soulever de manière répétitive de lourdes charges est néfaste pour leurs articulations. D'un côté on vide leurs cartables et de l'autre on les laisse soulever de la fonte. Cherchez l'erreur !

Le surpoids :

Un excès de poids chronique endommage plus sûrement les genoux que le dos. Il modifie l'axe du membre inférieur, c'est pourquoi il doit être combattu. Et même si les cellules graisseuses produisent des adipocytokines responsables parfois de douleurs articulaires, ce n'est pas le dos qui le premier est en ligne de mire en cas de surpoids. D'ailleurs les problèmes de dos affectent plus volontiers les adolescents de grande taille et pas forcément en surpoids. Rayon alimentation il ne faut pas zapper le complexe « gluten + lait », mauvais pour les articulations (Sport-Santé-Magazine nov-déc 2014). Nos chères têtes blondes en consomment trop. Un enfant n'a réellement besoin de lait que durant les trois premières années de sa vie. Il faut également savoir que les problèmes de ventre sont à prendre en compte parmi les causes du mal de dos. La constipation notamment étant un fléau que l’on combat en augmentant la part des fibres (manger figues, prunes, ou graisse de lin).

Troubles du sommeil, problèmes émotionnels et comportementaux, induisent aisément des symptômes douloureux multiples et récurrents.

Alors, quelles voies explorer ?

Les brusques poussées de croissance, parfois spectaculaires à l’adolescence, font que l’enfant est en constante recherche de repères anatomiques fiables, et qu’il n’a pas toujours les réflexes adaptés à un corps qui « marche plus vite que lui ». Cela perturbe grandement sa propioception, c'est à dire le « sens de la posture et du mouvement » grâce à des capteurs sensoriels situés dans les muscles, les cartilages et les articulations. Ce sens permet de sentir la position de son corps sans le voir. Le vestibule (élément de l'oreille interne) est également déterminant dans le contrôle de nos postures et de nos mouvements. L'enfant n'a pas spontanément de référence de verticalité ni de détection instantanée de ses mouvements. L'on sait également qu'un défaut avéré d'informations vestibulaires entraîne une hypotonie musculaire de l'axe tête-cou-tronc (déficit de force et de contrôle). Pour lutter contre la déstabilisation suscitée par une telle déficience l'enfant bloque sa tête et se raidit. Il est dépassé par la situation, ce qui entraîne un mal-être le rendant encore plus « maladroit ». Sans information vestibulaire fiable un enfant déploie beaucoup d'énergie à surmonter l'instabilité de sa tête et de son tronc, et si par ailleurs il a des problèmes de vue c'est pire.

La relation est ainsi faite entre propioception et dos, ou vestibule et dos, et donc avec le mal de dos pouvant découler d'un dysfonctionnement de la propioception ou du vestibule. Le test de Romberg évalue la propioception, celui de Fukuda ou bien le Video Head Impulse Test (VHIT) adapté aux enfants évaluent le vestibule.

Autres voies à explorer :

Celles des pathologies vertébrales familiales, du psoriasis, du développement psychomoteur, sont également à explorer. Traitement kinésithérapique.

1 - Prévention, conseils d'hygiène de vie :

Des conseils d'hygiène posturale ne sont utiles que dans la mesure où les parents montrent l'exemple, et que je n'entende plus le fallacieux argument : « Oui mais pour nous, c'est trop tard ! », parce que c'est archi-faux. On peut se corriger à tout âge. Une des premières mesures à prendre est de mettre au rebut la chaise classique, et de la remplacer par un gros ballon de gym. L'enfant devra passer de la position assise passive à la position assise active. Assis sur un siège classique un enfant à tendance à s'avachir, alors que sur ballon il ne le peut pas sous peine de tomber. Il oscille dessus en permanence, ce qui fait travailler les muscles du bas de son corps, l'oblige à contrôler son dos, et renforce son équilibre. Par ailleurs on peut pratiquer bon nombre d'exercices sur gros ballons, certains étant décrits dans différents billets de ce blog.

L'activité physique :

La sédentarité est l'un des exécrables maux de nos sociétés dites évoluées. Ayant écrit un livre intitulé : « Le sport est un médicament bio ! », J. Lyon Éditeur, je ne puis que conseiller aux enfants de se bouger, en choisissant néanmoins un sport adapté à leur personnalité et qui leur plaise. Pas question de chercher à devenir un champion du sport X ou Y, parce que c'était le rêve avorté de papa ou de maman. Par ailleurs, bien entendu, attention aux risques de chutes et traumatismes.

Une chose à savoir : la natation ne soulage pas les maux de dos. D'ailleurs la plupart de nos compétiteurs de haut niveau finissent par avoir mal au dos.

2 - La rééducation que je pratique : (durée totale de la séance : environ une heure).

Il faut avoir le regard d'un posturologue, examiner au préalable l'enfant en sous-vêtements, à la recherche d'un syndrome de déficience posturale. Inspection clinique, détection d'éventuels troubles de la mâchoire (l'articulation temporo-mandibulaire jouant un rôle essentiel dans le maintien de la posture), étude de la statique et de la mobilité rachidienne, examen des membres inférieurs, de la démarche, recherche de l'équilibre yeux fermés, test de Romberg, Fukuda, et bilan neurologique associé à l'examen de la peau à la recherche d’éventuelles « tâches de café » (neurofibromatose).

- Traitement normotensif. J'examine l'enfant debout, face-dos-profil, puis j'apporte les premières corrections normotensives ciblant mâchoire, cou et bassin. Le bassin est le socle, la tête étant l'apex dans le sens astronomique du mot, à savoir : « le point de l'espace vers lequel l'individu se dirige ». Le sacrum quant à lui génère de l’énergie vers le bas. Alors que toutes les parties du corps peuvent être mises au repos, le cou se doit d'accompagner les mouvements du regard. Il ne se repose jamais, et le positionnement de la tête détermine le placement des autres segments corporels. Ensuite j'examine de nouveau l'enfant à la recherche de dysfonctions mécaniques immédiatement corrigeables, et « détense » du bout des doigts, en posant souvent de petites bandes collantes colorées (kinésilogic-tape), comme autant de « post-it propioceptifs ». 4 à 8 bandes au total, maximum 5cm de long sur un à deux de large. Puis, je traite les Trigger Points (billet-blog 04.09.15), les douleurs rachidiennes chroniques en procédant pour beaucoup (O’Sullivan P. it’s time for change with the management of non-specific chronic low back pain. Br J Sports Med 2012 ; 46 : 224-7).

- Traitement acupunctural au laser : Il s’agit par exemple de relancer l’énergie dans le bassin par ouverture du vaisseau curieux de Chong Mai, méridien des attaques.

- Élongation vertébrale : A sec, sur table inclinable (billets-blog des 29.06.13 et 22.04.13), ou bien en bassin selon une modalité dont je suis l'inventeur (billet-blog du 13.10.13).

- Exercices : - En bassin. - Auto-exercices à domicile. - Pour rééduquer le vestibule, un exemple : Yeux fermés, debout, bras tendus le long du corps, pieds joints et pointes des pieds relevées par rapport au talon, tourner la tête de droite à gauche assez vite. Arrêter le mouvement et ouvrir les yeux dès qu’apparaît un vertige. Recommencer plusieurs fois.

- Trois exemples d'exercices à l'espalier, sur gros ballon de gym et sous étroite surveillance du kiné.

Étirement du dos :

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- Les mains s'accrochant à un barreau, le plus haut possible, yeux fermés, l'enfant inspire par le nez en gonflant le ventre et en se grandissant, puis il souffle par la bouche en rentrant le ventre et en poussant les fesse en arrière et le plus bas possible (en lordosant).

Deux exercices pour renforcer l'équilibre :

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- Yeux fermés l'enfant est assis sur ballon, lequel est lui-même posé sur grande planche oscillante corporelle. L'enfant lève successivement un pied puis l'autre, le tient en l'air quelques secondes, et doit maîtriser son équilibre en se grandissant (mode respiratoire identique à l'exercice précédent).

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- Les enfants se font face, yeux fermés. D'un côté ils se tiennent par la main en exerçant une légère poussée, de l'autre ils se tiennent à l'espalier. En parfaite coordination ils font rouler le ballon d'avant en arrière.

Autres exemples d'exercices avec ballon, dans les billets-blog des 14-23-27 décembre 2012.

Le dos vieillissant : état des lieux

, 05:59

Le mal commun situé en bas du dos (lombalgie, lombo-sciatalgie), est l’un des motifs les plus habituels de consultation en rhumatologie, que le sujet soit sportif ou non. Il atteint d’avantage les femmes que les hommes. Les déformations de la colonne vertébrale sont également fréquentes. Après 75 ans, la lombalgie est le problème musculosquelettique le plus évoqué, et présente un risque accentué sur qualité de vie et moral, par rapport au sujet jeune. Il est à noter que le retentissement de la lombalgie chronique sur la sexualité est considérable. L’âge avancé est un facteur identifié dans les troubles sexuels associés, et le traitement du mal de dos par opioïdes, sédatifs, antidépresseurs, dont les seniors sont grands consommateurs, est clairement incriminé par son action néfaste sur la libido.

Une rapide perte de capacité à accomplir les tâches de la vie courante est également à craindre. La peur de tomber et de se « faire une vilaine fracture » est bien présente, surtout si on est atteint d’arthrose ou d’ostéoporose, ou qu’on a des problèmes d’équilibre. Or les facteurs améliorant la douleur et la mobilité du dos, sont en priorité la marche, ainsi qu’une activité physique adaptée.
Le repos en position couché-ventral est bénéfique. D’ailleurs la rééducation des maux de dos ne se pratique plus qu’en creusant les reins (méthode MacKenzie).

Il a été prouvé que le traitement médical seul ne suffit pas. Il doit être couplé à une rééducation neuromotrice (apprentissage des gestes à risque pour le dos, exercices spécifiques de renforcement, relaxation). Il en est de même pour les autres traitements du dos (ostéopathie, chiropraxie, acupuncture), qui ne suffisent pas non plus à vous permettre de vous en sortir. Il faut rééduquer le muscle.

Arthrose

Après 65 ans, la prévalence de l’arthrose est très élevée (34 % de la population), les femmes ayant un risque plus élevé après 50 ans. L’incidence augmente avec l’âge, mais se stabilise après 80 ans. Le principal facteur favorisant est génétique. Un rôle beaucoup plus faible est attribué aux efforts physiques, ainsi qu’au surpoids chronique et au tabagisme. Les efforts physiques, le portage répété de charges lourdes, ne sont donc pas la cause première de nos maux !

Pour autant, l’arthrose est-elle systématiquement douloureuse ?

Jean Pierre Valat et Sylvie Rozenberg * écrivent : « On sait depuis longtemps que l’arthrose du dos n’est pas toujours douloureuse, loin de là, et plusieurs travaux ont démontré qu’il était impossible sur des radiographies de sujets de même âge, de distinguer les sujets qui souffrent de ceux qui ne souffrent pas. Il est difficile voire impossible d’identifier une cause anatomique précise des lombalgies chroniques, où les facteurs psychologiques intriqués ont un rôle majeur !» C’est le déconditionnement à l’effort suscité par cette maladie qui fait souffrir. Il faut donc « se bouger », si on veut s’en sortir ! Le repos strict a prouvé sa nocivité sur le cartilage.

Les principaux sports à risque pour le dos vieillissant

L’essence du yoga est « ahimsa » : ne pas nuire. Il en est de même dans toute pratique sportive !

Le cou n’aime pas les mouvements forcés en arrière. Il s’use prématurément quand on pratique longtemps et de manière assidue : lutte, boxe, rugby, football, plongeon, aviation, sports mécaniques. En yoga, il faut éviter les postures sur la tête. On doit également proscrire « angle étiré » et « pince », faussement décontracturants et particulièrement dangereux pour le dos.
Le golf surmène plus les épaules, que les lombaires. Dans la pratique de la planche à voile, épaules et zone lombaire sont en ligne de mire. Les reins souffrent par compression dans la pratique de l’haltérophilie, par rotation dans les sports de lancer, de frappe de balle chez le footballeur, par chute et choc direct en karaté / judo de compétition et au rugby. A cause de la position assise défavorable, le canoë-kayaking provoque crampes et fourmillements dans les mollets.
Au tennis, les services répétés entraînent parfois des douleurs musculaires lombaires et fessières profondes, donnant un tableau de fausse sciatique. L’articulation de la hanche est comprimée lorsqu’un frappe un coup droit lifté. Les blessures augmentent quand le joueur tape plus fort avec des raquettes trop puissantes.
Contrairement à une idée reçue, la pratique des nages classiques ne soigne pas le dos. D’ailleurs 70 % des nageurs ont mal au dos ! Par ailleurs le chlore des piscines est délétère pour les voies respiratoires (sinusite, rhinite, rhume chronique, asthme).

Sports conseillés

Marche nordique, golf, gymnastique en salle, aquagym, aquafitness, aquabiking, katas et randori du karaté, body combat, accro-branches, sont conseillés.
Qi Gong et Tai chi chuan permettraient de réduire de 25 % le risque de chute du sujet vieillissant.
L’escalade fait travailler tous les muscles (murs d’escalade de préférence), mais attention car l’effet cardio-vasculaire est intense.
La pratique d’un sport d’endurance (vélo, marche, course à pied) est efficace, aussi bien pour le dos que pour lutter contre les troubles cognitifs (mémoire, intellect), car elle stimule de nouvelles connexions dans les zones de la mémoire.
Il faut également citer : cardio-training sur appareils de musculation, gymnastique d’entretien, stretching doux, randonnées, jogging, ainsi que Wii-Fit et plate-formes vibrantes pour les sujets moins mobiles.
Bon nombre de seniors lombalgiques chroniques pratiquent l’équitation sans problème, car ce sport oblige en permanence à l’autograndissement ; le risque étant dans la (mauvaise) chute.
En cas d’ostéoporose le sport pratiqué doit être « à impacts » tel : marche en terrain en pente (30 minutes 3 fois/semaine), saut à la corde, tennis, basket-ball, volley-ball.

  • « La Revue du rhumatisme. Monographies » Vol. 78 – N°1 de février 2011,

Mal de dos chronique, l’absolue nécessité de traiter les « Trigger points »

, 12:27

La plupart des zones du système nerveux central sont impliquées dans le processus des douleurs, quelles qu’elles soient, et ne lui sont pas spécifiques, répondant à d’autres stimulations. Ainsi n’est-il jamais aisé de définir la cause exacte d’une douleur.
En ce qui concerne le mal de dos chronique commun, la véritable cause n’est connue que dans 5 % des cas. Par ailleurs il a été démontré que le psychique est autant affecté que le physique. Alors comment oser prétendre savoir le soigner efficacement ? Pas un mois cependant sans qu’un magazine de la presse grand public ne publie un article ventant des méthodes novatrices, ou beaucoup moins comme Ostéopathie et Chiropraxie, qui sont des médecines manuelles centenaires. Ces dernières donnent d’excellents résultats sur le court terme, et ont le tort d’avoir pour effet pervers de rendre le patient traité chronique et dépendant *.

En matière de méthode soi-disant novatrice, révolutionnaire, il y a eu dernièrement le traitement par « pace-maker lombaire » qui a fait l’objet d’un précédent billet dans ce blog. Pourquoi traité-je cette méthode de « soi-disant novatrice » ? Parce qu’il existe déjà depuis longtemps la « stimulation cordonale », la différence étant dans les zones stimulées électriquement. Dans le pace-maker lombaire on stimule la musculature, dans la stimulation cordonale, la périphérie de la moelle épinière.

Hélas les chiffres sont là, constants, troublants, au lieu de diminuer, ce mal a tendance à augmenter d’année en année. Il est la première cause mondiale d’arrêt de travail.

Trigger points (points gâchette), explication.

C’est la lecture d’un article dans Rhumatologie Pratique, la revue des médecins Rhumatologues, « Traitement des lombalgies chroniques : aurions-nous tout faux ? » D.-J.B. Septembre 2012 : N° 296, qui a agi en moi comme un déclic.
Il disait :
« …/… Les lombalgies sont liées en grande partie à l’incapacité des muscles de se relaxer, tout en permettant une hyperactivité des autres muscles du tronc parfois hypertrophiés de ce fait. ». De quoi parle-t-on ? Qu’est-ce qui est constamment dur, contracté, chez celui qui souffre de manière chronique du dos ? Que ce soit du bas ou du haut d’ailleurs. Cette sensation gênante fait parfois dire au patient : « la douleur aiguë n’est plus là, je vais beaucoup mieux. Je bouge normalement, mais je sens bien qu’il reste de petits points de tension dans mes muscles là où j’ai eu très mal. Et si je fais un « aux mouvement », un mouvement un peu brusque, je sais que je vais me bloquer de nouveau ! ».

Les « Trigger points » ou en Français « points gâchette », sont des sortes de tout petits nœuds durs, permanents, présents dans la musculature. Travell les a évoqués dans les années 50, et a cartographié tout le corps (voir sur Internet), avec quelques oublis néanmoins, il en existe une flopée. Quand on appuie sur ces points douloureux, on provoque l’irradiation ressentie lors des crises, ou parfois de longs trajets douloureux incompréhensibles. Ainsi, en appuyant sur le trapèze (muscle en relief entre cou et épaules), peut-on parfois susciter un fulgurant trajet douloureux ascendant, soit jusque au dessus de l’œil, soit jusque sur le bord latéral de la mâchoire du même côté, soit descendant vers le milieu du dos.

Il existe des théories pour les expliquer mais aucune certitude, et sans traitement approprié la personne en a de plus en plus. Elle ne « s’en sort pas ! ».

Très peu de professionnels de santé font de leur éradication, une priorité absolue.

Il existe des méthodes aux résultats inconstants :

- On peut masser fortement le point (avec le doigt ou un petit objet dur non traumatisant pour les tissus).
- En Ostéopathie on pratique la « mise en aisance ».
- On peut traiter par un froid intense localisé (cryothérapie).
- Faire du « dry needling », en piquant avec une aiguille d’acupuncture à usage unique.
- Le médecin peut pratiquer une infiltration.

Critique :
Le massage n’est efficace que s’il obéit à un protocole précis, tel que décrit ci-après. En Ostéopathie, le massage du point relève de la caresse. Insuffisant ! Piquer comme infiltrer, ont un effet positif, mais tout transitoire (quelques jours).

Traitement normotensif des Trigger points.

Voilà ma méthode.

Le thérapeute et le patient repèrent ensemble les points par pression très forte. Il est évident que lorsqu’on appuie fort quelque part sur le corps cela fait toujours mal, mais dès qu’on est sur un « trigger », c’est « exquis », fulgurant. On ne confond jamais !
En général, on en trouve une douzaine, ou plus. Sachant qu’il faudra les traiter tous. Chaque point nécessite environ une minute de traitement.

- Pour la zone lombaire, le sujet est en ventral, la jambe du côté à traiter en dehors de la table, reposant sur le genou du thérapeute qui est assis à côté (position de détente des muscles pelvitrochantériens).
- Pour le cou, l’épaule, le sujet est assis devant son thérapeute, lui-même assis.
- Pour les points de membre inférieur : position assise du patient en bord de table, pied ne touchant pas le sol.
- Pour le membre supérieur : sujet assis, détendu.

Le sujet doit se détendre en soufflant bien durant la séance bien que la pression soit très forte, très douloureuse, et de préférence légèrement vibrée (toucher déclenchant).

Le « test d’aggravation ».

S’il traite les lombaires, le thérapeute appuie très fort sur le point, et demande au patient si le point lui fait plus mal en flexion, ou en extension de hanche. Le thérapeute positionne ensuite le segment cuisse dans le sens où la douleur est la moins forte, et pose le genou du patient sur ses cuisses.
Pour le cou et la zone entre les omoplates, le patient tourne le tronc d’un côté puis de l’autre.
Pour les membres, l’articulation la plus proche est bougée en flexion-extension, et rotation (si l’articulation le permet). Tirer aussi en rotation axiale sur les segments de membres.

La « voie de passage ».

Patient détendu, il se laisse entièrement faire, ne contracte pas ses muscles, c’est le thérapeute qui la recherche.
Le thérapeute appuie très fortement sur le point en cherchant le positionnement qui permet un perception bien précise : sous le doigt, le Trigger s’amollit soudainement, il devient moins dur. Dès que l’opérateur à trouvé « sa voie », il y reste, ne change plus la position.

- Au niveau lombaire, avec la main qui n’appuie pas sur le Trigger, l’opérateur tire l’aile iliaque (l’os latéral du bassin) vers le bas et en dehors.
- Pour la zone dorsale (zone des omoplates, à partir de la première vertèbre dorsale), il joue sur de très légères rotations du tronc.
- Pour les Trigger du cou (segment supérieur), le thérapeute, toujours derrière son patient, appuie sur les deux côtés du cou en même temps, en légère traction de la tête (en la tirant ver le haut) sans jamais aucune rotation axiale.
- Pour les membres il tourne le segment de membre concerné sur son axe longitudinal.

L’«effet motte de beurre ».

Soudain, après une minute environ, le point ne fait plus mal du tout, et le doigt du thérapeute s’enfonce un peu comme dans du beurre, sur un ou deux millimètres, pas plus.

Nombre des séances :

Deux fois par semaine au début, puis une fois. Les bienfaits sont ressentis dès la première ou la deuxième séance. Ensuite, il faudra peut-être dix, vingt, trente séances. Mais comme le traitement est sans risque, on peut le renouveler à volonté, et le patient trouve lui même souvent entre deux séances, de nouveaux points à traiter.

Conclusion :

Il est évident que pour soigner un mal de dos chronique, ce traitement à lui seul ne suffit pas. Les livres que j’ai écrit sur le sujet, ainsi que de nombreux billets sur ce blog, en témoignent, et vous donneront l’indispensable complément d’informations. Seulement il doit être systématiquement entrepris, à chaque séance, et donne des résultats remarquables.

  • Estrade J-L. Mais qu’est-ce qui marche dans les sciatiques ? Kinésithérapie Rev. 2007 ; (72) : 4-14.

Billet d’humeur : arthrose et douleurs

, 05:39

Vous avez mal au dos, votre médecin vous fait passer quantité de radios, scanner et IRM, avant de conclure comme s’il avait fait la découverte du siècle : « Pas étonnant que vous ayez mal. Vous souffrez d’arthrose ! ».
Suffit les fadaises !
Il est largement démontré que le mal n’est jamais proportionnel au tableau radio *. Certains patients sont remplis d’arthrose et ne souffrent pas pour autant, d’autres n’en ont pas ou peu, et souffrent beaucoup. C’est la clinique qui conclut, pas la radio !!!

La radio donne seulement l’âge de la colonne !

Nous pouvons en effet avoir une colonne plus vieille que nous. Dans ce cas il faudra la ménager d’autant. Ce n’est pas grave, d’autant que c’est le déconditionnement à l’effort qui fait souffrir. Et la peur de se bloquer en faisant un « faux mouvement » en est souvent la cause.
J’ai amplement traité le sujet dans mes livres. N’hésitez pas à vous y référer !

  • Arthrose lombaire et lombalgie. Jean Pierre Valat, Sylvie Rozenberg. Revue du rhumatisme, monographies. Février 2011. Vol.78 – N°1 P.19

Nouvelle élongation douce active en bassin pour le mal de dos

, 05:50

Mon esprit tortueux vient de produire ce nouveau type d’élongation pour les chroniques du dos.

Il n’est pas question de parler de « traction », ce traitement étant proscrit depuis longtemps puisqu’il produit l’effet inverse de celui recherché, à savoir augmenter les contractures au lieu de les réduire (à cause du réflexe myotatique).

Bassin chauffé à 33°.

Le patient est installé confortablement (veiller à bien soutenir la tête). Une longue bande élastique de rééducation est fixée aux chevilles (MSD-BAND extra-dure) lesquelles sont protégées par un linge.

1er temps :

Les mains tiennent un circuit de poulie. On démarre membres supérieurs en extension au dessus de la tête et près du corps. La bande élastique fixée aux chevilles est tendue au maximum (c’est le patient qui décide de la traction non douloureuse supportable), puis attachée à une barre dans l’axe du corps.

2è temps :
elongation_en_bassin_pour_mal_de_dos.jpg
photo Manu Kamoizan

Le sujet fléchit les coudes (attention : le maintenir rapprochés du tronc pour ne pas surmener les épaules) ce qui garantit l’étirement du dos, puisque les chevilles sont attachées. Le sujet maintient la traction cinq secondes à chaque fois (c’est à dire en restant dans la position présentée sur la photo).

L’exercice peut être interrompu à tout moment. Dans ce cas le sujet lâche le circuit de poulie. Ce qui lui permet d’aller se détacher tout seul les pieds.

Durée de l’exercice : dix, quinze minutes, voire plus. La première fois cinq minutes seulement, à valeur de test.

Nota :

Parmi les patients ayant expérimenté ce type d’élongation, certains souffraient également légèrement d’une épaule et n’ont pas été aggravés. De toute manière, à la moindre gêne, il est aisé d’interrompre l’exercice.

Le professionnel de santé ne s’éloigne pas. Il surveille en permanence.

depuis quand l'homme souffre t'il du dos ?

, 09:12

depuis_quand_l__homme_souffre_t__il_du_dos.jpg

dessin : Gilles Orgeret

réflexologie plantaire

, 15:42

reflexologie_plantaire_dos.jpg
On peut soulager certaines douleurs en massant les points de la voûte plantaire en rapport avec l'organe de la zone malade.

dessin : Gilles Orgeret

Scoop : une bactérie responsable du mal de dos ?

, 06:13

Faut-il cesser d’incriminer l’usure ou le surmenage, quand on souffre du dos, puisqu’une bactérie en serait responsable ? Il s’agirait de celle de l’acné juvénile.

Notre dos serait donc un éternel adolescent !

Il s’agit d’une bactérie anaérobie profonde de la peau : propionibacterium Acnes. Connue surtout pour sa nuisance dans les atteintes ostéo-articulaires au niveau des épaules.

Une « saleté » ! Pour donner un exemple concret, dans un Hôpital de Picardie, il y a six ans, un patient muni d’une prothèse d’épaule était infecté. On a dû lui changer sa prothèse, et l’on a eu un mal fou à se débarrasser de cette « foutue » bactérie. Nous la connaissons donc depuis longtemps. On ne vient pas de la découvrir.

Le « scoop » maintenant : 61 patients en attente d’une intervention chirurgicale pour hernie discale, ont reçu durant 100 jours un traitement antibiotique. Rapidement 80 % de leurs douleurs ont disparu. Au bout d’un an de traitement, moins de 20 % d’entre eux se plaignaient encore de leur dos.

Que faut-il penser de cette information ?

D’abord, le positif. Mieux vaut se soigner avec des antibiotiques, que se faire opérer. Les conséquences d’une chirurgie intempestive, mal ciblée, sont catastrophiques. J’ai mainte fois évoqué le problème, preuves à l’appui dans ce blog, ou dans mes livres. Idem pour les traitements médicaux classiques, souvent trop lourds, peu efficaces, dévastateurs pour l’organisme.

100 jours d’antibiotiques, c’est le très lourd traitement préconisé (ça « flingue » le système immunitaire) quand on est infecté, en effet, par une bactérie. Par exemple, dans le cadre d’une affection nosocomiale. Hélas, on n’a pas le choix.

Seulement, on sait avec certitude que la bactérie de l’acné, n’est pas responsable dans tous les cas de mal de dos commun. Loin de là (le Modic est à prendre en compte). Comment savoir ? En faisant une ponction ? Pas simple. Des problèmes de diagnostic restent en suspend. On peut accidentellement « écraser » son disque intervertébral, endommager ses vertèbres. La station assise prolongée est une autre réelle nuisance. Si l’on est sédentaire, réfractaire au moindre effort, pareil. Notre musculature doit être en permanence travaillée pour « gainer » notre dos, le protéger. Sinon, il souffre. Avec ou sans bactérie.

Et puis il y a le psychisme. Lorsqu’« on en a plein le dos », ça fait mal ! Les « chroniques » ont des problèmes de gestion de leur équilibre à régler (se référer sur ce blog, aux billets précédemment publiés : « Posturo-logique. Equilibre », «Mal de dos : les méthodes qui marchent… ou qui ne marchent pas»).

Attention aux informations faussement spectaculaires !

Ci-dessous, un des arguments scientifiques de ce billet :

Spondylodiscitis due to Propionibacterium acnes. Case report and review of the literature]. Article in French

Hammann C, Dudler J, Gaumann U, Landry M, Gerster JC.

Service de rhumatologie, médecine physique et réhabilitation, CHUV, Lausanne.

Abstract

Propionibacterium acnes, a gram positive anaerobic organism, is a component of normal skin flora. It can exceptionally be a source of osteoarticular infection (osteitis, arthritis, spondylodiscitis). We report a case of Propionibacterium acnes spondylodiscitis following lumbar puncture. This observation should alert the clinician to the fact that Propionibacterium acnes may rarely cause spondylodiscitis and lumbar pain, and should be considered a causative agent of bone infections after local procedures.

PMID: 10546305 PubMed - indexed for MEDLINE

Le dos, encore lui : petite piqûre de rappel !!!

, 14:59

Le dos ! Voilà un sujet délicat entre tous que j’ai abordé à maintes reprises dans différents billets et ouvrages. Le dernier de mes livres s’y rapportant était : « Mal de dos : vérités et mensonges », il y a eu également : « Le dos de la femme enceinte » et « Le dos du Gay ».

Il faut savoir qu’en général, radios, IRM, scanner, prescrits (à l’excès), ne donnent pas l’origine du mal de dos commun, seulement l’âge de la colonne (à savoir, si elle est prématurément usée). Ces examens permettent surtout de détecter éventuellement un mal plus sournois comme une tumeur.

En général un MK (Masseur-Kiné) tout juste sorti de l’école n’a pas les aptitudes suffisantes pour traiter efficacement un lumbago, une lombalgie chronique ou une lombo-sciatalgie commune, c’est à dire, ce « mal du siècle » qui ne tue certes pas mais qui empoisonne la vie de la grande majorité des gens. Entre parenthèses, des squelettes du néolithique ont trahi des traces d’arthrose. Nos ancêtres souffraient déjà du dos. Ce n’est donc pas le « mal du siècle » comme l’affirmait Maigne. Encore un mythe qui s’effondre !

Un étudiant kiné sortant de l’école n’a de chances d’avoir vu quelques lombalgiques qu’en post opératoire ou en cabinet sans y toucher vraiment. En tous cas pas plus de quatre ou cinq durant toute sa formation. Disons le tout net, il faut beaucoup d’expérience, de cette « bouteille » qui rend finaud, pour décrypter cette énigme qu’est la rachialgie commune d’autant que le psychisme est toujours atteint. A cela s’ajoute qu’en son âme et conscience aucun médecin ne sera jamais certain d’avoir posé un diagnostic infaillible. Les origines du mal sont innombrables et s’enchevêtrent de telle manière qu’on est aisément perdu.

La Haute Autorité de Santé qui est l’un des organismes de référence de notre profession, préconise un reconditionnement physique. Le MK doit choisir un programme d’exercices appropriés préservant la lordose lombaire physiologique (creux des reins). Mais ça n’est pas aussi simple. Il ne suffit pas de bouger il faut retrouver le goût de bouger, sinon ça ne marche pas ! Le massage, s’il fait l’unanimité pour son côté agréable, n’a pas d’effet bénéfique reconnu sur la cause du mal.

La physiothérapie antalgique à base de chaleur, ultrasons, ondes de chocs, les courants électriques de basses fréquences (qui sont préconisés en traitement d’appoint) non plus. Ca permet de prendre moins de médicaments antalgiques (anti-douleurs).

Les abdominaux ne doivent pas être renforcés d’autant que les « barres de chocolat » augmentent les pressions dans le bas du dos sur les vertèbres (lombo-sacrées), donc les douleurs. Il faut plutôt renforcer les muscles postérieurs (entre les omoplates et dessous) très affaiblis (pratiquer le gainage est la meilleure solution : tout doit travailler ensemble harmonieusement). Hélas en général la revendication première du patient est de voir ses douleurs cesser au plus tôt sans rien changer à ses mauvaises habitudes. Pour ma part j’ai soigné dans ma carrière bon nombre de médecins qui affichaient la même volonté : ne plus avoir mal sur l’instant et c’est tout ; quant-aux exercices bien entendu, ils n’avaient pas le temps (comme leurs patients). La plupart des gens rechignent à pratiquer régulièrement une quelconque gymnastique. Impossible de les convaincre que c’est un bien nécessaire. Ils cherchent le traitement miracle qui les guérira sans effort. Peine perdue.

Prévention ?

Contrairement aux idées reçues la lombalgie (mal aux reins) n’est pas liée à une mauvaise posture ou a un surmenage qui entrainerait une lésion, puis des douleurs. Il n’y a pas de corrélation entre douleurs et incapacité fonctionnelle, ni entre incapacité fonctionnelle et inaptitude au travail.

Bien entendu prévenir vaut toujours mieux que guérir, mais la plupart du temps on se bloque sans le moindre effort. De plus quand on a mal, le réflexe : ‘genoux pliés avec le dos bien droit’ s’impose à l’évidence parce qu’on ne peut pas faire autrement. Passer donc de longues heures à expliquer au patient comment ménager sa colonne dans les activités de la vie quotidienne ne sert pas à grand-chose. Mieux vaut diminuer les contraintes et la fatigabilité au travail. Les facteurs psychologiques et sociologiques sont aussi importants que les facteurs physiques. Le contexte professionnel est aussi à prendre en compte. Un patient qui «en a plein le dos» de son boulot peut même saisir ce prétexte pour réclamer une mutation, un emploi adapté, qu’il n’aurait pas obtenu autrement.

Un sommeil réparateur a un effet myorelaxant et antalgique (muscle détendu et douleur diminuée). Si on dort mal, il y a augmentation des cytokines, ces substances responsables de l’inflammation et donc du mal. Cependant, en période de crise douloureuse, le repos strict au lit est néfaste. Il déconditionne le sujet, le ramollit, et ne solutionne pas ses maux. Enfin et surtout, il faut éviter de s’asseoir dans un canapé ou un fauteuil classiques. Choisir plutôt le gros ballon de gym comme siège. Passons de la position assise passive, à la position assise active. Quand on est assis, le dos bien droit contre son dossier de chaise, les contraintes augmentent de 50 % dans le bas du dos. Que le siège soit labellisé « de confort », ou non.

Il faut le dire et le répéter : la position assise prolongée est la pire ennemie du dos !!! Nous sommes construits pour bouger.

Ce qui est également utile !

Le kiné qui s’attaque à ce casse-tête qu’est le mal au dos, a tout intérêt à être un as en thérapie manuelle. L’ostéopathie est en vogue, mais il y en a d’autres méthodes toutes aussi efficaces (si le praticien est sérieux) : reboutement, étiopathie, Maitland, orthopractie, thérapie normotensive.

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