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Vos Invités Privilégiés

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menus de Pâques. Conçus par le docteur Anciaux, diabétologue

, 05:46

Menus pour le temps pascal (en pièce jointe au format pdf en cliquant ici : Menus_pour_le_temps_pascal.pdf )

Crème de petits pois à la coriandre et au citron, Mijotée de veau aux abricots, Lamelles de parmesan et de comté sur lit de roquette au vinaigre balsamique et Charlotte aux fruits

ou

Œufs brouillés aux asperges pour 4 personnes, Cabillaud au miel, pommes vapeur, salade de mâche et girolles, Salade d’agrumes à la pistache et glace noix de coco

Conséquences post natales et pédiatriques de la césarienne

, 08:25

auteur : A. Paupe, Médecin-Pédiatre

Au fil des ans, le taux de césariennes s’est élevé régulièrement ; il est passé notamment aux Etats-Unis de 21 % à 31 % entre 1996 et 2006. En France, on estime qu’en moyenne, une femme sur cinq accouche de cette façon. Cette augmentation est liée en grande partie à l’amélioration de la qualité de la surveillance des grossesses et du dépistage ante natal de problèmes fœtaux ; elle évite ainsi les conséquences fâcheuses de problèmes liés à une présentation fœtale anormale, à un excès pondéral fœtal (macrosomie) ou encore les répercussions d’un défaut d’oxygénation (anoxie) avant et au moment de la naissance, préjudiciables pour le nouveau-né d’emblée et plus tard. Sur un plan juridique, il est vrai qu’elles garantissent sans doute une plus grande sécurité et un moindre risque pour le nouveau-né mais aussi pour l’obstétricien ce qui explique en grande partie cette augmentation aux Etats-Unis.

Les principales indications d’une césarienne sont d’une part les causes maternelles: une pré-éclampsie sévère (hypertension), un diabète mal équilibré, une chorio-amniotite (infection du placenta et des membranes amniotiques) ou un placenta praevia (mauvaise insertion responsable d’hémorragies) et d’autre part les causes fœtales: un retard de croissance intra-utérin sévère, une malformation contrindiquant un accouchement par voie basse, une macrosomie, une stagnation de la dilatation en cours de travail ou la survenue d’un défaut d’oxygénation fœtal avéré. Certaines sont réalisées en urgence pour ces raisons; d’autres à l’inverse sont programmées en dehors du travail, au « meilleur moment médical » pour la mère et son nouveau-né ou parfois même par convenance personnelle entre l’obstétricien et sa patiente dans le cas d’un utérus cicatriciel par exemple (après une ou plusieurs césariennes).

Mais si elles apportent en théorie des garanties de sécurité, elles ne sont pas totalement dénuées de risques ni pour la mère: rupture utérine ou placenta accreta (insertion anormale du placenta dans l’utérus) à l’occasion de grossesses ultérieures ni néonatales: problèmes respiratoires précoces parfois sous-estimés en termes de fréquence et de gravité. Il semble également qu’elles soient pourvoyeuses de problèmes plus tardifs pour l’enfant.


photographe : Jacob Aue Sobol

Conséquences respiratoires néonatales
L’accouchement par césarienne augmente le risque de complications respiratoires à la naissance même chez les nouveau-nés à terme. Parmi ces conséquences immédiates, on peut mentionner l’effet sur la ventilation du nouveau-né d’une imprégnation fœtale par des produits anesthésiques après une anesthésie générale devenue plus rare; elle est parfois responsable d’une respiration irrégulière comportant des épisodes d’hypoventilation et de pauses respiratoires rapidement résolutifs le plus souvent spontanément. La survenue d’une détresse respiratoire pose davantage de problèmes même si la grande majorité d’entre elles est bénigne et évolue favorablement. Une étude scandinave de 2007 retrouve chez plus de 30.000 nouveau-nés, un taux de détresses respiratoires de 4,2 % en cas de césarienne programmée versus 1,5 % en cas de naissance par voie basse. Une autre plus ancienne en 1995, retrouve sur un nombre presque identique d’enfants à terme, deux fois plus de détresses respiratoires chez des nouveau-nés nés par césarienne pendant le travail versus nés par voie basse et 6 fois plus en cas de césarienne programmée versus nés par voie basse.
D’autres travaux ont montré l’influence du terme de naissance sur leur incidence. Une étude en particulier a montré un taux de 7,4 % à 37 semaines versus 1,78 % à 39 semaines. Cela montre le rôle essentiel de deux éléments: d’une part le terme de naissance qu’il faut respecter au mieux sauf urgence imprévue et d’autre part la mise en route du travail avant l’extraction. En effet, la césarienne perturbe l’adaptation cardio-respiratoire à la naissance lors du passage à la vie extra-utérine si celle-ci est effectuée avant le début du travail. Celui-ci entraîne une sécrétion de catécholamines (hormones du stress) et de corticoïdes qui favorisent la résorption du liquide pulmonaire présent à l’intérieur des poumons et la sécrétion de surfactant nécessaire à la maturation des poumons. En l’absence de travail, les conséquences de ce dysfonctionnement hormonal peuvent avoir des répercussions respiratoires de gravité variable d’autant plus que la césarienne ne permet pas la compression thoracique par la filière génitale qui participe aussi à cette résorption. Même si cette atteinte pulmonaire évolue le plus souvent favorablement, elle nécessite souvent un transfert en réanimation souvent mal vécu à juste titre par les parents; or, celui-ci peut être évité en partie si l’on attend le terme de 39 semaines date à partir de laquelle le taux de détresses respiratoires diminue nettement ainsi que le déclenchement du travail si les conditions le permettent. D’autres conséquences de la césarienne sur le nouveau-né ont été aussi rapportées. On connait depuis longtemps l’importance de la mise en place précoce du lien mère-enfant; mais celui-ci n’est pas toujours respecté avec ce mode d’accouchement puisque la mère et son nouveau-né sont séparés pendant les premières heures qui suivent la naissance. Des travaux ont montré d’autre part qu’il existait une plus grande sensibilité à la douleur et une moins bonne protection du nouveau-né vis-à-vis de celle-ci en cas d’accouchement par césarienne. Ce phénomène serait lié à l’augmentation massive du taux maternel d’ocytocine pendant l’accouchement par voie basse. Cette hormone qui agit sur les contractions utérines et l’allaitement, favorise aussi un attachement fort et immédiat de la mère à son enfant et a un rôle euphorisant qui aide au développement de la relation. Elle a aussi un effet antalgique puissant. Cette protection durerait plusieurs heures.

Conséquences tardives
Depuis quelques années, l’accent a été mis sur un lien possible entre l’accouchement par césarienne et la survenue dans la petite enfance de manifestations asthmatiques et allergiques. Une modification de la flore digestive et une différence de qualité des défenses immunitaires de ces enfants par rapport à ceux nés par voie basse seraient en jeu. Une méta-analyse réalisée en 2008 portant sur 23 études retrouve un risque d’asthme multiplié par 1,2 dans cette population. Une autre étude en 2009 relève dans ce cas à l’âge de huit ans un risque d’asthme multiplié par 1,79. Mais le lien entre détresse respiratoire néonatale plus fréquente et surtout si elle est sévère et risque ultérieur d’asthme est possiblement en cause aussi. L’enfance n’est d’ailleurs pas la seule concernée puisqu’une étude finlandaise a signalé que les sujets nés par césarienne ont souffert trois fois plus d’asthme à l’âge adulte que les autres.
D’autres types d’allergies ont été rapportés. Une méta-analyse portant sur 7 études en 2008 retrouverait un risque de rhinite allergique multiplié par 1,23. Deux autres avancent pour leur part que le risque d’allergie alimentaire serait multiplié respectivement par 4 pour l’œuf et par 1,18 pour le lait de vache. La qualité de la flore intestinale néonatale joue certainement un rôle déterminant dans la survenue de ces phénomènes. L’intestin du fœtus sain est classiquement stérile dans des conditions normales. A la naissance, les bactéries d’origine maternelle et environnementale colonisent le tube digestif du nouveau-né. En cas d’accouchement par voie basse, le contact se fait avec la flore maternelle, vaginale (lactobacilles) et surtout fécale (entérobactéries et bifidobactéries). Lors d’une césarienne, cette colonisation se fait à partir de bactéries différentes, environnementales et cutanées (entérocoques, entérobactéries, staphylocoques epidermidis) moins adaptées au tube digestif et responsables d’une modification du développement du système immunitaire du nouveau-né. Un autre élément important peut aussi jouer un rôle dans la mise en place de la flore intestinale du nouveau-né à savoir le retard à la mise en place de l’allaitement maternel en cas de césarienne, le lait maternel étant aussi à l’origine d’une stimulation de la flore intestinale.

Conséquences à plus long terme
Plus récemment, quelques travaux mentionnent un lien possible entre la césarienne et la survenue d’un surpoids dans l’enfance avec selon certains, un risque deux fois plus élevé par rapport à une naissance par voie basse. Une étude de 2012 a montré un taux de surpoids de 15,7 % (44 sur 284) à l’âge de trois ans chez des enfants nés par césarienne versus 7,5 % (72 sur 911) chez ceux nés par voie basse. Pour d’autres, le surpoids noté dans la petite enfance n’est pas associé à une élévation du taux d’obésité après l’adolescence. L’hypothèse suggérée serait qu’une moins bonne assimilation des aliments gras et sucrés par une flore intestinale moins adaptée au tube digestif après une césarienne serait à l’origine d’un surpoids. Certains évoquent aussi le rôle possible de l’antibiothérapie maternelle pré-opératoire et néonatale pour perturber la flore intestinale néonatale. Tous ces résultats et toutes ces hypothèses doivent néanmoins être interprétés avec prudence et devraient être étayés par d’autres études car des facteurs environnementaux peuvent aussi agir.
Pour certains enfin, le retard de la mise en place du lien mère-enfant évoqué précédemment et de l’allaitement ont été rapportés comme étant potentiellement à l’origine de troubles du caractère et du comportement. Une étude épidémiologique suédoise inquiétante montre une incidence de l’autisme plus élevée chez les enfants nés par césarienne mais le facteur obstétrical n’est pas seul en cause et il est clair que d’autres éléments entrent aussi en compte: l’environnement maternel, une anoxie néonatale, une composante génétique. Une autre étude, australienne a révélé qu’une césarienne programmée multipliait par plus de deux fois ce risque et la césarienne en urgence par une fois et demie mais là encore d’autres facteurs sont aussi impliqués. L’explication suggérée part du principe que la capacité affective de la mère au moment de la naissance est indispensable à l’équilibre de l’enfant et à son aptitude relationnelle par la suite. Ainsi toute perturbation des processus physiologiques provoquée par le choc d’une césarienne ou l’anesthésie voire l’éloignement lorsque le nouveau-né est hospitalisé en réanimation, peut retentir sur la disponibilité de la mère vis-à-vis de son enfant et pourrait donc rendre ce lien plus difficile.
Enfin, quant au fait que la césarienne pourrait être à l’origine d’une augmentation de l’incidence de certaines pathologies « immunologiques » telles que le diabète ou la maladie cœliaque en faisant aussi intervenir une modification de la flore intestinale et de la réponse immunitaire, il demande clairement à être étayé par des études de grande envergure.

En conclusion, les progrès de l’obstétrique ont conduit à donner à la césarienne une place importante et indispensable pour faciliter la prise en charge du nouveau-né et sa survie dans de bonnes conditions. Elle ne doit pas pour autant être considérée comme un acte banal et les conséquences décrites reposent sur des données physiopathologiques réelles. La survenue d’une détresse respiratoire à la naissance demeure une éventualité non négligeable qui devrait inciter les obstétriciens à intervenir le plus tard possible après 39 semaines en cas de « césarienne non urgente ». Toutefois, les liens supposés, rapportés avec certaines pathologies tardives restent encore imprécis et théoriques et demanderaient à être confirmés et expliqués de façon rationnelle. Si l’indication d’une césarienne pour raison maternelle ou fœtale en urgence ne souffre aucune contestation, tout ceci devrait être pris en compte et discuté lorsqu’il s’agit d’une intervention pour convenance maternelle et de façon à proposer si possible un accouchement par voie basse même après une première césarienne si les conditions le permettent bien sûr.


photographie : Malgorzata Siemieniako

De la bonne pratique des squats !

, 18:19

Romain, animateur dans un club de boxe pieds-poings, vous propose de faire le point sur les squats :

Grandement utilisé dans la plupart des disciplines sportives, avec ou sans charge additionnelle, le squat est un exercice que l’on retrouve très souvent. Il permet de faire travailler de grandes chaînes musculaires, telles que celles des jambes, des fessiers et du dos.

S’il peut sembler simple dans l’exécution, il faut toutefois se méfier de quelques erreurs qui peuvent à court ou long terme entraîner des douleurs voir des blessures. Je fais appel ici à mon expérience personnelle, puisque je me suis longtemps trompé dans l’exécution de ce type de mouvement.
Heureusement, il n’est jamais trop tard pour corriger ses erreurs !
Actuellement suivi par Gilles Orgeret, j’ai pu bénéficier d’un suivi et de conseils pour continuer la pratique sportive dans de bonnes conditions.

Pour respecter l’intégrité physique, tout au long de l’exécution de ce mouvement, il convient de démarrer et de finir le mouvement à travers un positionnement correct.
Pour cela, nous allons prendre l’exemple d’un squat au poids de corps (ou « air squat ») :

La position de départ s’effectue debout jambes tendues, avec les pieds écartés dans une position naturelle et fonctionnelle (pour faire simple, que vous utiliseriez tous les jours). Cette dernière doit vous permettre de réaliser l’exercice avec une amplitude maximale.
Les pieds sont légèrement ouverts ou parallèles. Avant d’effectuer la flexion, il est bon d’inspirer et de gainer la sangle abdominale.

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Lors de la flexion, il est impératif d’initier le mouvement à partir des hanches et non des genoux.
En effet, la première articulation à être sollicitée est celle qui reçoit le plus de contraintes et les hanches sont conçues pour supporter beaucoup plus de poids que ne le peuvent les genoux.
Pour imager ce mouvement, c’est comme si vous poussiez vos fesses vers l’arrière.
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Durant la poursuite de la flexion, soyez attentifs à ce que les tibias restent perpendiculaires au sol (ou tout du moins verticaux) et que le dos reste droit. Les genoux ne doivent pas dépasser la pointe des pieds. Si les genoux dépassent la pointe des pieds, il y aura alors perte de force au niveau de la chaîne postérieure et augmentation des forces de cisaillement et de torsion sur les tissus mous à l'intérieur de l’articulation (en particulier pour le cartilage, le tendon rotulien, et ligament croisé antérieur).

Autre détail d’importance, les genoux doivent s’ouvrir vers l’extérieur. Que se soit lors de la descente ou de la remontée, les genoux ne doivent jamais revenir vers l’intérieur !

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Si votre mobilité limite votre amplitude de mouvement, vous pouvez effectuer les flexions partiellement et ne pas dépasser un angle de 90°.

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De manière générale, veillez à toujours privilégier la forme plus que l’amplitude du mouvement.

Que l’on soit sportif ou pas et que l’on pratique ou non les squats, il est bon de ménager nos genoux tout au long de la vie quotidienne. Dans la mesure du possible, il faut donc éviter au maximum les flexions complètes des genoux et privilégier des positions telles que celle du « chevalier servant ».

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Lorsque vous vous asseyez, vous effectuez un mouvement presque identique à celui d’un squat. Là encore, vous pouvez grandement protéger vos genoux en vous asseyant et en vous relevant de la bonne façon. Pour cela, reprenez simplement les principes précédemment cités.

Pour résumer :

  • 1> Garder un écartement de jambes fonctionnel.
  • 2> Garder les tibias les plus verticaux possible.
  • 3> Engager les hanches pour initier la descente.
  • 4> Ouvrir ses genoux lors de la descente et de la remontée.

Le cœur du senior sportif. Le cas particulier des coronariens

, 08:40

Actuellement, un senior de 60 ans peut espérer vivre encore 23 ans et une femme 27 ans ! La pratique du sport permet de rester le plus longtemps possible en bonne condition physique et de reculer les risques de dépendance d’une dizaine d’années.

Par le docteur Jean-Claude Kahn, Paris

Le cœur et les vaisseaux du senior

Le cœur du senior peut rester longtemps le même que celui du sujet adulte. Cependant, on observe inéluctablement avec l’âge des modifications plus ou moins importantes de l’état cardiovasculaire :

  • - une diminution de la capacité de relaxation du muscle cardiaque due à son épaississement pouvant entraîner un manque de souplesse et engendrer un essoufflement à l’effort.
  • - un durcissement des artères de l’organisme source d’hypertension artérielle portant surtout sur la maximale : exemple 165/85mmHg pour une normale < 140/90mmHg.

Les avantages cardiovasculaires du sport chez le senior sont nombreux

Le sport, ou tout du moins l’entraînement régulier et modéré, peut jouer sur ces modifications induites par l’âge.

  • - En limitant la diminution de capacité de relaxation du muscle cardiaque : la sensation d’essoufflement est ainsi moins marquée
  • - En augmentant la capacité de relâchement des vaisseaux sanguins : le risque d’hypertension artérielle diminue, protégeant ainsi le cœur et le cerveau de ses conséquences.
  • - En diminuant la consommation du muscle cardiaque en oxygène: le cœur s’accélère moins vite au repos et à l’effort.

Associé à une diététique raisonnable, l’entraînement physique régulier et modéré limite également la tendance à l’augmentation du cholestérol et de la glycémie. Il contribue ainsi à diminuer le risque d’ « encrassement » des artères de l’organisme, en particulier des coronaires.

Mais la prudence doit rester de mise !
Il importe de se souvenir que les effets délétères du vieillissement s’expriment malgré tout. Si la pratique sportive diminue le risque d’accidents cardiovasculaires, il existe toujours. Ce risque est plus élevé lorsque :

  • - le niveau d’entraînement est bas
  • - l’intensité de l’effort physique est importante
  • - et les conditions environnantes sont défavorables



Il convient donc de respecter ses propres sensations et ses limites. Évitez le sport lors des grands froids ou des fortes chaleurs. Ne pensez pas que vous êtes invulnérable et que le sport vous rendra « immortel ». Les grands sportifs meurent aussi et parfois plus tôt !

Qu’est-ce qu’être coronarien ?

Un coronarien est une personne qui a des rétrécissements (ou « sténoses ») plus ou moins serrés sur les artères nourricières du muscle cardiaque, les coronaires. Ces rétrécissements sont la conséquence de l’« encrassement » des artères par l’athérosclérose. Ce dernier est plus ou moins inéluctable avec l’âge. Et il est d’autant plus précoce et important que des facteurs de risques sont présents et non corrigés. Ces sténoses diminuent l’apport du sang et donc de l’oxygène au muscle cardiaque, à l’effort alors que les besoins sont plus élevés, et à un stade plus tardif au repos.
L’insuffisance coronaire se manifeste généralement par des douleurs thoraciques survenant à l’effort (angine de poitrine ou angor d’effort), ou par un infarctus du myocarde. Il s’agit alors d’une occlusion d’une artère coronaire par un caillot sanguin, suite habituellement à la rupture brutale d’une plaque d’athérosclérose dans la lumière artérielle. Cependant, il faut savoir que l’ischémie (le manque d’oxygène) myocardique peut rester silencieuse, notamment chez les diabétiques, privant le patient d’un signal d’alarme.

Le sport est-il permis chez le coronarien ?

Oui, si l’insuffisance coronaire est bien maîtrisée par un traitement médical, éventuellement complété par une chirurgie ou une angioplastie coronaire (« dilatation d’un ou plusieurs rétrécissements coronaires »). La rééducation physique est même conseillée dans les suites d’un infarctus du myocarde.
Il est important de bien respecter certaines restrictions :

  • - ne pas faire d’effort physique qui déclenche une douleur angineuse ou un essoufflement anormal,
  • - évitez les grands froids et les grandes chaleurs,
  • - ne recherchez pas l’esprit de compétition, ni les résultats ; pensez au sport plaisir.
  • - avoir toujours de la trinitrine à portée de la main (traitement d’urgence de la crise d’angine de poitrine).



La fréquence cardiaque ne doit pas dépasser 70 % de votre fréquence maximale théorique (220 – votre âge), soit en général 110 à 120/min pour un patient de 70 ans. Les coronariens reçoivent presque toujours un traitement bêtabloquant qui vise, entre autres, à freiner l’accélération de la fréquence cardiaque à l’effort. Des électrocardiogrammes (ECG) d’effort sont pratiqués à intervalles réguliers chez le coronarien pour vérifier l’efficacité du traitement et l’absence d’évolution des lésions coronaires.
Les sports conseillés chez le coronarien « équilibré » par le traitement sont, généralement, les sports d’endurance : la marche ou le jogging à allure seuil, le vélo, la natation, le tennis en double pour éviter d’avoir trop de terrain à couvrir, le golf, le ski de fond et ski alpin avec prudence et en évitant la marche dans la neige par grand froid et contre le vent. A l’inverse, sont déconseillés le tennis en simple, le squash, le football… Il est évident que le cardiologue ou le médecin traitant doit donner son aval pour la pratique d’une activité physique quelle qu’elle soit.

ENCADRE :

Les facteurs de risque cardiovasculaires
Les facteurs de risque cardiovasculaires, qu’ils soient constitutionnels ou acquis, augmentent statistiquement le risque de faire un accident cardiaque par rapport à un sujet normal du même sexe et du même âge. Si on ne peut pas grand-chose sur les facteurs constitutionnels (l’âge, l’homme plus tôt exposé que la femme), il n’en est pas de même pour les principaux facteurs acquis :

  • - l’hypertension artérielle (par définition à partir de 140/90mmHg) qui touche avant tout les artères cérébrales
  • - l’hypercholestérolémie qui touche avant tout les artères coronaires
  • - le diabète qui touche surtout les artères coronaires et les artères rénales
  • - le tabagisme qui touche toutes les artères, en particulier celles des membres inférieurs.


Ces facteurs sont d’autant plus dangereux qu’ils sont associés entre eux. Ainsi, un homme hypertendu, ayant une hypercholestérolémie et fumeur, a-t-il 16 à 20 fois plus de risque de faire un infarctus du myocarde qu’un sujet normal du même âge.
La parfaite correction des facteurs de risque par une diététique et un traitement appropriés permettent de revenir à un risque presque normal.

Quel est l’intérêt d’une électrocardiographie (ECG) d’effort chez un senior pratiquant le sport ?

La réalisation d’un test d’effort a plusieurs intérêts chez le senior faisant ou voulant faire du sport:

  • - rechercher des signes d’ischémie myocardique témoignant de lésions coronaires plus ou moins serrées chez un coronarien avéré ou chez un sujet ayant des facteurs de risques comme le diabète
  • - dépister une hypertension artérielle d’effort avec son risque d’AVC à l’occasion d’un effort important
  • - étudier le comportement de la fréquence cardiaque : une accélération trop rapide et élevée témoigne d’un manque d’entraînement
  • - dépister des troubles du rythme cardiaques à l’effort, potentiellement dangereux.

Diabète gestationnel ? Vous avez dit diabète gestationnel ? (article du Docteur Anciaux)

, 08:37

Diabète gestationnel ? Vous avez dit diabète gestationnel ?
En France, près de 10 % des femmes enceintes souffrent de diabète gestationnel.

Qu’est ce qu’un diabète gestationnel : c’est un diabète découvert au cours de la grossesse. Nous ne parlerons pas ici de la prise en charge au cours de la grossesse d’un diabète connu et déjà traité.
Les symptômes souvent inexistants du diabète gestationnel
Bien que relativement fréquent, le diabète gestationnel est assez méconnu.
Il peut s’agir
- soit d’un diabète qui survient au cours de la grossesse, généralement en fin de 2ème trimestre (24 à 26 semaines d’aménorrhée)
- soit d’un diabète préexistant à la grossesse, méconnu découvert à l’occasion de la surveillance de la grossesse. Dans ce cas précis il s’agit la plupart du temps d’un diabète de type 2 appelé aussi diabète non insulinodépendant.

Les mécanismes en cause

Le glucose est nécessaire à notre organisme "25h/24h". Il provient des aliments source que sont les glucides. Après la transformation des aliments par la digestion, le glucose traverse la paroi intestinale pour se retrouver dans le sang. Ce glucose est véhiculé dans le sang pour atteindre tous les organes de notre corps, en particulier les muscles qui sont les plus gros consommateurs. Le trop plein provenant du repas est stocké dans « notre placard à sucre » , le foie. (Nous mangeons à chaque repas pour tout de suite et pour tout à l’heure…)
Les mouvements du glucose ne sont possibles que grâce à l’action d’une petite clé qui ouvre les portes de nos organes et du foie pour l’utilisation du glucose ou son stockage.
Cette petite clé, c’est l’insuline dont la production par le pancréas est stimulée par l’arrivée du glucose dans le sang.
Si la clé ne tourne pas bien dans la serrure, autrement dit si le corps est résistant à l’action de l’insuline, les portes s’ouvrent avec retard et le taux de glucose va s’élever dans le sang : c’est l’hyperglycémie (augmentation du taux sanguin du glucose) observée dans la diabète. Il peut aussi y avoir un nombre insuffisant de clé autrement dit une carence en insuline qui conduira à une plus grande hyperglycémie.
Au cours de la grossesse, à partir du 2ème trimestre, le placenta commence à sécréter des quantités plus importantes d'hormones susceptibles d’augmenter le travail de l’insuline, d’entraîner une insulinorésistance. Pour faire face, le pancréas doit produire une plus grande quantité d’insuline. S’il ne peut le faire, pour plusieurs raisons que nous allons détailler, la glycémie va s’élever chez la mère et entrainer un diabète gestationnel. Seul un dépistage peut faire le diagnostic de cette forme de diabète
Plus rarement le diabète existait avant la grossesse mais n'avait jamais été diagnostiqué. Les signes se confondent souvent avec les désagréments de la grossesse elle-même : fatigue, soif, fréquents besoins d'uriner. Cette situation est d’autant plus fréquente que la mère appartient à une population ou le diabète est lui-même fréquent

Certains facteurs de risques du diabète gestationnel bien identifiés :
• Des antécédents de diabète gestationnel lors d'une grossesse précédente, de mort foetale in utero ou d'enfant dont le poids est supérieur à 4 kg ou 4,5 kg ;
• Des antécédents familiaux de diabète (parents, fratrie)
• L'âge de la mère (plus de 30 ans)
• L'obésité ou le surpoids ( Indice de Masse Corporelle supérieur à 25 avant le début de la grossesse);
• L'appartenance à certaines origines ethniques (en particulier au Maghreb et en Afrique, le diabète gestationnel est moins fréquent chez les caucasiens).
• Mais des femmes ne présentant aucune de ces caractéristiques peuvent tout à fait souffrir de diabète gestationnel.

Une fois la grossesse démarrée, il est impossible d'éviter la survenue des anomalies métaboliques. En revanche, les femmes peuvent limiter les risques de diabète gestationnel avant de démarrer une grossesse en ayant une activité physique régulière, en contrôlant leur poids.

Il faut aussi dépister les jeunes femmes à risque à temps (à la fin du 2ème trimestre) et intervenir précocement pour limiter l'impact de ces troubles métaboliques sur la grossesse et en particulier l'enfant.
Un dépistage recommandé
Aujourd’hui, en France, il est recommandé de réaliser un dépistage :

1) Une glycémie à jeun au cours du 1er trimestre de la grossesse ; elle doit être inférieure à 0,92g. Une glycémie comprise entre 0,92g et 1,26g oriente fortement vers le diagnostic de diabète gestationnel et doit faire penser également un diabète de type 2 préexistant méconnu.

2) Si la glycémie à jeun au 1er trimestre est normale un test de dépistage fin de 2ème trimestre sous forme d’un dosage de la glycémie à jeun puis 1h et 2h après ingestion de glucose (75g)

Diabète gestationnel : un risque pour le foetus
Le diabète pendant la grossesse s’associe chez la mère à des complications (HTA, Toxémie gravidique et éclampsie, hydraminos (excès de liquide amniotique)). Ceci est d’autant plus fréquent que le diabète survient précocement (avant ou en début de grossesse) dans la grossesse.
Mais les menaces qui pèsent sur le fœtus sont encore plus importantes: malformations nerveuses ou cardiaques (en cas de diabète préexistant ou survenant tôt), risques de bébés trop gros (macrosomie, rendant l'accouchement plus difficile) ou d'accouchement prématuré…
Le traitement : avant tout une alimentation équilibrée et fractionnée
En cas de découverte d’un diabète gestationnel, la 1ère étape du traitement est la mise en route d’une diététique fractionnée répartie en 3 repas et 3 collations. Les aliments à l’index glycémique élevé doivent être évités. On favorisera les glucides complexes à index glycémique bas (céréales complètes, légumineuses). Les boissons sucrées, les confiseries, les patisseries sont interdits. Ceci permettra d’éviter une élévation forte après les repas de la glycémie, permettant de s’adapter à la réponse de l’insuline. Un apport calibré sur le plan calorique le plus souvent aux alentours de 1600 calories est recommandé.
Le régime doit permettre de contrôler les fluctuations glycémiques (cas le plus fréquent) soit avant les repas (ou plus de 2 heures après le précédent) inférieures à 0,92g et 2heures après le repas inférieures à 1,20g) et de limiter la prise de poids.
Une surveillance glycémique méticuleuse et exigente
Pour obtenir une meilleure surveillance de l’efficacité de ce régime, un lecteur de glycémie est prescrit à la future maman et une autosurveillance de la glycémie est préconisée selon les cas
- soit au moins le matin à jeun et 2heures après le début de chaque repas (4/jour)
- soit avant et 2h après le début de chaque repas (6/jour)

Parfois la nécessité d’un traitement par insuline
Si les glycémies ne sont pas dans les fourchettes souhaitées, un traitement complémentaire doit être mis en route : chez la femme enceinte, aujourd’hui, ce ne peut être que l’insuline (un protocole d’évaluation des bénéfices et des risques d’un antidiabétique oral est en cours).
Le nombre d’injections est très variable d’une femme à l’autre et va de 1 à 4 injections . Un apprentissage est nécessaire pour que la femme soit autonome tant pour la technique des injections que pour l’ajustement des doses d’insuline; cet apprentissage se fait au mieux en hospitalisation très courte. Dans d’autres cas il faut avoir recours quelques temps à l’aide d’une infirmière à domicile mais cette situation est plus délicate, surtout si une injection avant chaque repas est nécessaire.

Annexes
1 Arbre décisionnel de dépistage selon les recomandations française en 2012.
2 Répartition alimentaire et recommandations diététiques

REFERENTIEL POUR LE DIAGNOSTIC DU DIABETE GESTATIONNEL (DG)
cf l'article au format .doc : diabète gestationnel Diabete_gestationnel.docx

  CONSEILS ALIMENTAIRES POUR PATIENTES PRESENTANT UN DIABETE GESTATIONNEL

CONSEILS PRATIQUES

• Faites 3 repas par jour
+ 3 collations 10 heures 16 heures 22 heures (si coucher tardif)
• Mangez à heures régulières
• Ne supprimez pas d’aliments (notamment les féculents)
• Surveillez votre poids, pesez-vous régulièrement, 1 fois par semaine dans les mêmes conditions
• Buvez de l’eau, 1 litre à 1 litre ½ par jour
• Mangez normalement salé sans rajout sur la table


CONSEILS CULINAIRES

• Utilisez le moins possible de matières grasses pour la cuisson des aliments
• Privilégiez les cuissons au grill, four, à la vapeur, en papillote, au micro-ondes
• Utilisez à volonté les épices, les aromates, les condiments, la tomate, le citron…

ACTIVITE PHYSIQUE

Sauf contre-indication gynécologique :
• Soyez moins sédentaire
• Faites de la marche à pied
• Boudez les ascenseurs

CHOIX DES ALIMENTS

PRODUITS LAITIERS
Privilégiez leur consommation car ils sont riches en calcium
• Préférez le lait écrémé ou ½ écrémé, les laitages nature jusqu’à 20 % de MG (au delà, ils apportent des graisses d’origine animale en quantité importante)
• Modérez votre consommation de fromage à une portion (30 à 40 g) par jour (jusqu’à 45 % de MG) ; au delà, vous pouvez utiliser du fromage à 20 % de MG.
• Préférez le fromage à pâte cuite ou au lait pasteurisé.

VIANDES – POISSONS – ŒUFS
• Privilégiez la consommation de poisson (y compris les poissons gras) à 2 ou 3 fois par semaine.
• Choisissez plutôt les viandes peu grasses (volailles).
• Retirez le gras des viandes avant la cuisson de préférence, ainsi que le gras du jambon.
• La consommation de charcuterie doit rester occasionnelle.

  FECULENTS – PAIN – CEREALES
• Ces aliments sont indispensables ; ils doivent figurer obligatoirement à chaque repas et chaque collation en quantité déterminée.
• Ils ne peuvent être remplacés entre eux ; voir feuille d’équivalence.

LEGUMES VERTS
• Ces aliments apportent peu de glucides et peuvent donc être consommés à volonté.
• Ils sont très riches en fibres alimentaires et sels minéraux ; essayez d’en consommer à chaque repas.
• Lavez bien les crudités si vous n’êtes pas immunisée contre la toxoplasmose.

FRUITS
• Les fruits sont des aliments sucrés.
• Vous pouvez en consommer un en dessert, à chaque repas
• Attention aux fruits très sucrés (banane, raisin, figues fraiches), qui doivent être pris en quantité moindre (voir équivalences)

MATIERES GRASSES
• Vous pouvez utiliser toutes les matières grasses avec modération :
Huile de tournesol
Huile de maïs
Huile d’olive
Margarine au tournesol
Beurre
• Attention : toutes les matières grasses apportent autant de calories et entraîneront une prise de poids si leur consommation est trop importante.

BOISSONS
• Seule l’eau est indispensable à l’organisme.
• Evitez toutes les boissons sucrées et alcoolisées : sodas,
jus de fruit,
sirops de fruit,
apéritifs,
liqueurs,
bière,
vin,
cidre, …
• Sont autorisées : les boissons « light », le café, les infusions
• En cas de problème de constipation, vous pouvez utiliser l’eau Hépar.

REPARTITION CONSEILLEE DES ALIMENTS

Pour un apport énergétique de 1800 calories et de 220 g de glucides par jour

PETIT DEJEUNER
Thé, café : 1 bol sans sucre
Lait, yaourt, fromage blanc 0 % ou 20 % : lait ½ écrémé ou laitage sans sucre
Pain : 40 g (ou équivalent) ou céréales en équivalence avec le pain
Beurre : environ 10 g

COLLATION
10 heures : 20 g de glucides (voir équivalences)

DEJEUNER
Légume (cuit ou cru) à volonté }
Viande, œuf ou poisson : 100 à 120 g } + matières grasses
Féculents (pesé cuit = 200 g) ou Pain (80 g) } en quantité modérée
Laitage : 1 sans sucre ou fromage }
Fruit : 1 }

COLLATION
16 heures : 20 g de glucides (voir équivalences)

DINER
Légume (cuit ou cru) }
Viande, œuf ou poisson }
Féculent ou pain } idem déjeuner
Laitage }
Fruit }

COLLATION
22 heures : 20 g de glucides (voir équivalences)

EQUIVALENCES PETIT-DEJEUNER

20 g de glucides :

- 40 g de pain (1/6 de baguette) ou de pain aux céréales
- 3 tranches fines de pain complet ou de seigle
- 3 biscottes ou cracottes ou petits grillés
- 1 ½ tranche de pain grillé
- 3 tranches de pain de mie complet ou aux céréales (petit format)
- 1 ½ tranche de pain de mie (grand format)
- 25 g de céréales complètes (3 cuillères à soupe)

Evitez le pain blanc au petit-déjeuner

EQUIVALENCES REPAS DE MIDI ET DU SOIR
LES FECULENTS (40 g de glucides)
- 200 g de pommes de terre (4 de la taille d’un œuf)
- 140 g de frites (une quarantaine)
- 240 g de purée (4 cuillères à soupe)
- 100 g de chips (1 paquet)
- 200 g de pâtes, riz, semoule (cuits) (8 cuillères à soupe)
- 200 g de légumes secs :lentilles, flageolets, haricots secs (8 cuillères à soupe)
- 300 g de petits pois, maïs (8 cuillères à soupe)
- 80 g de pain : 1/3 de baguette ou 4 fines tranches de gros pain ou 6 tranches de pain de mie
- 6 biscottes
- 50 à 60 g de farine

LES FRUITS (150 à 200 g – 15 à 20 g de glucides)
- 3 mandarines
- ½ pamplemousse
- 1 orange moyenne
- 3 gros ou 4 petits abricots
- 1 belle pêche
- 2 pêches de vigne
- 1 pomme moyenne
- 1 poire moyenne
- 2 tranches ou ¼ d’ananas
- 1 ramequin de fraises ou framboises
- 1 petite banane ou la moitié d’une grosse
- 1 petite grappe de raisin

POUR VARIER VOS COLLATIONS
20 g de glucides peuvent être apportés par :
SOUVENT :
- 40 g de pain de seigle, de campagne, complet ou aux céréales
- 3 tranches de pain de mie (petit) ou 1 ½ (grand)
- 1 pain au lait
- 3 biscottes ou 3 craquottes
- 1 pomme ou une orange
- 1 petite banane
- 25 g de céréales + 1 verre de lait ½ écrémé
- 4 petits beurres
- 1 assiette de potage épais
- 2 crêpes sans sucre
- 1 ramequin de riz ou semoule au lait sans sucre
auxquels vous pouvez ajouter en quantité modérée :
- beurre ou margarine
- fromage frais
- fromage à 20 % de matières grasses

DE TEMPS EN TEMPS :
- 2 tranches de pain brioché
- 1 brioche ou 1 croissant
- 2 madeleines
- 30 g de pain + 2 carrés de chocolat

Il vous est conseillé d’ajouter un produit laitier à vos collations afin d’augmenter l’apport en calcium.

Docteur Marie-Laure Anciaux. Diabétologue

Recettes pour les fêtes sans risquer de faire flamber son diabète ! par Marie-Laure Anciaux, médecin diabétologue

, 18:48

MENU DE FÊTE :

  • Verrines apéritives
  • Saint Jacques pôelées à la Mirabelle et lentilles tièdes
  • Confit de canard Parmentier
  • Salade
  • (fromage)
  • Salade d’Agrumes aux pistaches

VERRINES (Recettes pour 6 verrines)

Langoustines au pamplemousse

  • Petites queues de langoustine petites tailles (30 soit 5 par verrine environ)
  • 1 petit pamplemousse ou un demi pelé à vif et découpé en petits quartiers en ayant pris soin d’enlever la peau – garder le jus
  • Mayonnaise et crème fraiche (2 cuillère à soupe bombées de chaque) à mélanger avec 1 cuillère à soupe de cognac et le jus du pamplemousse
  • Disposer le mélange crème, mayonnaise et cognac au fond de la verrine, puis les queues de langoustine puis à nouveau le mélange. Décorer avec une feuille de persil.
  • Cette recette peut être réalisée également avec du crabe ou du surimi

Saumon guacamole

  • Une tranche de saumon fumé à découper en lanières
  • Du guacamole relevé mélangé avec un peu de crème fraiche allégée et de citron
  • Un peu de pulpe de citron
  • Disposer le mélange guacamole crème au fond de la verrine , mettre 2 3 petites lanières de saumon, recouvrir de guacamole puis décorer avec une lanière de saumon et un peu de persil ou d’aneth
  • Cette recette peut être aussi réalisée avec de la truite fumée

Tomates séchées et fromage de brebis

  • Une quinzaine de petites tomates confites ( 24 à 30 soit 4- 5 tomates par verrine)
  • Du fromage de brebis coupé en petit dés (4-5 petit dés par verrine)
  • Quelques olives dénoyautées
  • Huile d’olive et vinaigre balsamique
  • Quelques chips de maïs qui seront réduites en miettes

Disposer au fond les dés de fromage puis les tomates puis un dé de fromage avec un petit bout d’olive ou de persil. Verser une demi cuillère à café d’un mélange huile d’olive et vinaigre- ne pas saler mettre quelques miettes de chips de maïs en décoration sur le dessus

Boudin antillais et compote

6 petits boudins antillais découpés en rondelles De la compote de pomme maison aou achetée sans adjonction de sucre (on peut aussi découper une pomme en cubes et faire cuire les dés à la poêle avec un tout petit peu de beurre Mettre une petite cuillère de compote au fond de la verrine puis les rondelles de boudin et terminer par un peu de compote. Poivrer.

COQUILLES SAINT JACQUES POÊLEES A LA MIRABELLE ET LENTILLES TIEDES Recettes pour 4 personnes
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  • Préparation 20 minutes
  • Cuisson : 20 mn et 5 minutes
  • Ingrédients
  • • 12 noix de Saint jacques fraiches ou décongelées (avec ou sans les corails)
  • • 200 g de lentilles vertes
  • • Feuilles de roquettes
  • • ciboulette
  • • 1 gousse d’ail épluchée
  • • 1 petit oignon rouge
  • • Un filet d’huile d’olive
  • • De l’eau de vie de Mirabelle (2 cuillères à soupe)
  • • Vinaigre balsamique ( 5 à 8 cl)
  • • Sel, poivre



Mettre les lentilles vertes à cuire dans l’eau froide salée avec une gousse d’ail écrasée, thym et laurier. Cuire pour obtenir des lentilles tendres (20 minutes environ). Les égoutter et refroidir. Faire chauffer un filet d'huile d'olive dans une poêle et y mettre l'oignon rouge; cuire à feu doux pour faire fondre l’oignon puis ajouter l'ail. Cuire une minute puis déglacer au vinaigre balsamique. Faire réduire le vinaigre jusqu'à obtenir une consistance sirupeuse, mettre la poêle hors du feu et ajouter les lentilles. Assaisonner avec du sel et du poivre. Laisser refroidir puis incorporer le basilic et le persil. Vérifier l'assaisonnement. Assaisonner les coquilles avec un peu de sel. Ajouter un peu d'huile de tournesol dans une poêle chaude et colorer les coquilles 1 à 2 minutes avant de les retourner, mettre 2 cuillères à soupe de eau de vie de Mirabelle. Baisser le feu et les faire colorer également 1 à 2 minutes sur l'autre face. Servir les coquilles Saint Jacques arrosées du jus de cuisson, saupoudrées de ciboulette sur quelques feuilles de roquettes, accompagnées des lentilles au vinaigre balsamique

Mes conseils : quelques lardons peuvent être associés dans la poêle avec les Saint-Jacques Le bon vin : un vin blanc d’Alsace (Muscat) ou de Bordeaux (Entre deux mers)

CONFIT DE CANARD PARMENTIER Recette pour 4 à 6 personnes
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  • Préparation : 20 minutes
  • Cuisson : 30 minutes
  • Ingrédients :
  • • 1 kg de pommes de terre
  • • 3 cuisses de canard confites
  • • 6 brins de persil plat
  • • 2 oignons, 2 gousses d’ail
  • • 50 g de beurre
  • • 20 cl de lait
  • • 2 cuillères à soupe de chapelure
  • • sel, poivre

Faites cuire les pommes de terre épluchées et coupées en morceaux dans de l’eau salée 15 à 20 minutes. Retirez les cuisses de canard de la graisse et effeuillez la chair à la fourchette. Conservez la graisse

Dans une sauteuse, faites revenir les oignons hachés et les gousses d’ail pelées et émincées avec 2 cuillères de graisse de canard. Ajoutez ensuite la viande et le persil ciselé. Mélangez et laissez réchauffer sur feu modéré.

Allumez le gril du four. Portez le lait à ébullition. Au-dessus d’une casserole, passez les pommes de terre au moulin à légumes. Sur feu doux, tout en remuant, dessécher la purée 2 minutes puis incorporez le beurre coupé en cubes et peu à peu le lait chaud. Salez et poivrez.

Etaler le tiers de la purée dans un plat à gratin graissé légèrement. Eparpillez la viande. Couvrez du reste de purée. Parsemez de chapelure. Arrosez de 2 cuillerées rases à soupe de graisse fondue et faites dorer sous le gril du four 12 à 15 minutes. Servez bien chaud.

Mes conseils : pour un plat plus léger, utiliser du lait demi écrémé ou écrémé. Vous pouvez Mettre seulement la moitié de beurre (25g) dans la purée. Une seule cuillérée de graisse suffit car le confit est déjà gras. Le plat peut se préparer à l’avance et il faut alors réchauffer à four chaud (210°) 15 minutes et passer sous le grill 10 minutes. C’est très copieux.

Le bon vin : Madiran à 16°

SALADE D’AGRUMES A LA PISTACHE Recettes pour 4 personnes
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  • Préparation 20 minutes
  • Cuisson : 8 mn
  • Ingrédients
  • • 4 oranges
  • • 2 pomelos roses
  • • 1 cuillère à café d’édulcorant
  • • 2 pincées de cannelle moulue
  • • Quelques gouttes d’extrait de vanille
  • • 2 cuillères à soupe de pistaches hachées
  • • Glace à la noix de coco (glace à la pistache, ou à la vanille)
  • Réservez une orange
  • Pelez à vif les agrumes en enlevant peau et chair blanche.
  • Coupez les en rondelles puis en les rondelles en deux
  • et refroidir.
  • Pressez l’orange mise de côté
  • Dans une casserole, mélangez le jus avec cannelle, vanille et edulcorant
  • Faites chauffer à feu doux pendant 8 minutes
  • Laissez refroidir


Etalez les agrumes sur les assiettes, verser le sirop et laisser reposer au mois une heure au réfrigérateur
Au moment de servir, saupoudrez de pistaches, décorez de quelques feuilles de menthe et déposez une boule de glace du parfum de votre choix
Servir avec 2-3 langues de chat

Mes conseils : pour éplucher facilement les agrumes, coupez d’abord les 2 extrémités puis la peau dans le sens de la hauteur en bandes de 2-3 cm.

Place de l’orthophonie dans le traitement des troubles de la déglutition après un accident vasculaire cérébral (post-AVC)

, 08:12

S. LAURENT – Orthophoniste au CHIPS Poissy-Saint Germain en Laye :

Le 29 octobre 2015, c’était la « journée mondiale de l’AVC (Accident Vasculaire Cérébral) ».
Il faut sensibiliser le grand public aux signes permettant de détecter cet accident, car plus vite le patient sera pris en charge moins les séquelles seront importantes.

S’il est relativement connu du public qu’une personne ayant fait un AVC peut se retrouver hémiplégique et/ou avoir des difficultés pour parler (aphasie, dysarthrie), il est beaucoup moins connu que des troubles de la déglutition peuvent également être générés par cet accident. On parle alors de « dysphagie ». C’est l’orthophoniste qui va être chargé de son évaluation.
Chez les patients ayant fait un AVC l’incidence de la dysphagie varie de 42 à 76%, avec des intensités variables allant d’un déficit léger à une altération majeure.

La dysphagie, c’est quoi ?

Avant d’expliquer ce qu’est un trouble de la déglutition, voyons d’abord comment se déroule la déglutition normale.

Dans ce qui est la déglutition on distingue trois temps :

  • I - Le temps oral, volontaire : Les aliments sont mis en bouche, mastiqués, enrobés de salive, puis propulsés vers l’arrière grâce aux mouvements complexes de la langue. S’enclenche alors le deuxième temps.
  • II – Le temps pharyngé, involontaire (réflexe) : Le bol alimentaire propulsé par la langue vers l’arrière est envoyé de façon réflexe dans le pharynx. Le sujet est alors en apnée (sans respirer), les voies respiratoires se ferment et les aliments descendent dans l’œsophage grâce aux contractions du pharynx.
  • III- Le temps œsophagien, réflexe : Grâce aux contractions de l’œsophage les aliments descendent vers l’estomac.

La dysphagie post AVC peut intervenir aux temps I et II de la déglutition à cause d’un dysfonctionnement sensori-moteur des organes buccaux et du pharynx. Classiquement on dit que le patient fait des « fausses routes », avec un passage inopportun des aliments ou des liquides dans les voies aériennes supérieures. Ces fausses routes peuvent survenir à différents moments : Avant la déglutition par trouble de la propulsion des aliments, pendant la déglutition avec un défaut de fermeture des voies aériennes, ou après la déglutition par défaut de fermeture laryngée.
En général, lorsqu’il y a un passage de liquide ou aliment dans les voies aériennes, le réflexe de toux va se déclencher et les aliments ingérés vont être partiellement rejetés. Mais après un AVC ce réflexe peut être aboli ou diminué à cause de troubles sensitifs (fausses routes silencieuses). Les fausses routes peuvent également survenir en avalant sa salive.
Le patient va alors présenter des pneumopathies (maladies des poumons) dites « d’inhalation » ce qui multiplie par trois le risque de mortalité.

Après l’AVC l’orthophoniste intervient pour évaluer la déglutition du patient. Des tests sont réalisés pour savoir si le patient peut déglutir ou pas. Selon les résultats il faudra envisager une adaptation de l’alimentation, le temps que le patient récupère ses capacités. La récupération est totale au plus tard trois mois après la survenue de l’AVC, souvent plus rapidement. Parfois hélas les troubles subsistent toute la vie.

L’orthophoniste va proposer des textures alimentaires qui limitent les risques de fausses routes, voire préconiser s’il le juge nécessaire, une suspension temporaire de l’alimentation par voie orale (par la bouche).
Des conseils sont donnés au patient à sa famille et à l’équipe soignante, pour installer le patient durant ses repas dans une position de déglutition la plus sûre possible, afin d’éviter les fausses routes. Il s’agira aussi de choisir les textures alimentaires les plus adaptées.

Au fur et à mesure de sa récupération le patient reprendra progressivement une alimentation normale.

En conclusion, manger est une nécessité pour tous, un plaisir pour beaucoup, un péché pour certains, et un danger pour d’autres, tels ceux évoqués dans ce billet.

L’hygiène à Versailles aux XVII è et XVIII è siècles

, 07:25

L’hygiène à Versailles aux XVII è et XVIII è siècles.
Par Damien P.

On a souvent dit que Versailles était le royaume du nauséabond et du manque d’hygiène.
Au XVIIe siècle les courtisans ne bénéficiaient pas de commodités fixes comparables à celles d'aujourd'hui. Pour autant, et contrairement à ce qui est souvent rapporté, on ne se soulageait pas sous un escalier ou dans un endroit plus ou moins discret. Des porteurs mettaient à disposition des seaux pour assurer quelque commodité, moyennant une petite rétribution. Compte tenu de la foule admise dans la maison du Roi, cela n’empêchait pas évidemment quelques comportements peu civils… mais de là à en faire une généralité…
Par contre, il est prouvé que de nombreuses mauvaises odeurs envahissaient par ailleurs le château :
les chevaux qui avaient galopé ainsi que la transpiration de leurs cavaliers.
les chèvres ou vaches que l'on amenait jusqu'aux appartements des princesses pour le lait.
les courtisans entassés qui se méfiaient de l'eau chaude.
Pour masquer ces odeurs fortes, on parfumait la crasse de patchouli, de musc, de civette, de tubéreuse etc. La diffusion des parfums se faisait par : des soufflets des pastilles à brûler. des cassolettes contenant de l'eau de mille fleurs. les gants parfumés que l'on se procurait chez le gantier parfumeur.

Propre comme le Roi soleil
Un fait est certain, pendant longtemps, pour la médecine, l'eau est suspecte : elle peut contenir les germes de maladies contagieuses. La toilette sèche est recommandée. Avec un linge (toile d’où « toilette ») imprégné d'esprit de vin (alcool) ou de vinaigre, on se lave les mains, le visage. On se lave donc peu et on se parfume à outrance. On pense alors que le capiteux, le lourd et le musqué cachent les odeurs corporelles et aseptisent l'atmosphère. La notion de propreté passe par celle des vêtements : on changeait de vêtement six à huit fois par jour, voir plus souvent encore pour le Roi qui ouvrait au public sa vie, parfois la plus privé comme la toilette, jusqu’au entretiens accordés pendant que le Roi est sur son cabinet d’affaires !
Un appartement de bain fut installé par Louis XIV en 1675 au rez-de-chaussée du château. Toutefois, cette enfilade de vastes salles avec colonnes, dorures, dallages et parements de marbres polychrome, servait davantage comme appartement de réception que de lieu de toilette… dommage pour la grande baignoire octogonale monolithique en marbre rouge du Languedoc, aujourd’hui rare vestige de ces appartements disparus et installée depuis les années 30 dans la grande orangerie.
À la fin de sa vie, le roi, surnommé le « doux fleurant », se parfumait à la fleur d'oranger et il fallait prendre garde en s'approchant de lui, à ne pas lui chagriner les narines avec un parfum qu'il ne supportait plus. La belle-sœur du Roi, la princesse Palatine, femme plantureuse, usait et abusait des parfums capiteux. Sa traversée des galeries du château en était toujours remarquée.
En outre les demoiselles masquaient leur mauvaise haleine avec des plantes aromatiques telles que cannelle, clou de girofle, fenouil, menthe, marjolaine, thym, pouliot, fleur de lavande ou mélilot. Madame de Sévigné décrivit la toilette de la duchesse de Bourbon qui se frisait et se poudrait elle-même tout en mangeant : «…les mêmes doigts tiennent alternativement la houppe et le pain au pot, elle mange sa poudre et graisse ses cheveux ; le tout ensemble fait un fort bon déjeuner et une charmante coiffure… ». Les poudres se dissimulaient dans les coffres à vêtement ou sur soi dans des sachets.

Le retour en grâce de l’eau
Au XVIIIe siècle, et plus précisément après 1750, un profond changement de société s'opère. À travers les philosophes des Lumières et tout spécialement l'œuvre de Jean-Jacques Rousseau, une nouvelle sensibilité naît. On redécouvre les bienfaits de l'eau. Les femmes rejettent les artifices du Grand Siècle, les coiffures compliquées et les parfums trop forts. On recherche l'authentique et aux matières premières animales, on préfère les végétales. Les fleurs triomphent dans des parfums légers et délicats qui ne cachent plus la personnalité mais l'expriment et l'exaltent.
On se passionne pour l’eau de rose et l’eau de lavande qui sentent si frais ; la violette est reine. La beauté admet désormais l’imperfection, et la séduction passe par l’estime de soi.
La notion de bain se banalise alors. Pour Louis XV, la salle de bains est un lieu intime, facile à chauffer puisque bien isolée et entresolée. Selon l’usage, ces pièces sont dallées de marbre, et parfois équipées de deux baignoires placées côte à côte : l'une pour se savonner et l'autre pour se rincer. Les cuves étaient en cuivre, tapissées de linge pour ne pas irriter la peau. Deux robinets pour l'eau chaude et froide étaient reliés à deux réservoirs, dont un était chauffé, disposés dans l’entresol et alimentés par des valets (les « baigneurs-étuvistes ») tous les jours. Louis XV se faisait frotter avec un pain de Marseille. On se repose des fatigues du bain dans une autre pièce, la « chambre des bains » dans laquelle le roi étendu séchait à l’air libre ou se faisait masser et épiler. Les cheveux ne doivent pas être mouillés ; ils sont frisés au fer, coiffés pour être dégraissés. Il arrive que le temps manque pour la coiffure, alors on met la perruque. Les hommes se baignent nus, les femmes portent une longue chemise.
Les femmes aussi reçoivent pendant leur bain par leurs femmes de chambre, les baigneuses, qui préparent le « bain de modestie » (sachets de poudre d'amande, d'écorces d'orange, de racines d'iris parfumant le bain et assouplissant la peau), Elles le prennent le matin, le cérémonial de la toilette peut durer quatre heures pour la reine. C'est l'occasion de prendre des leçons de langue, de faire venir un professeur ou de recevoir sa société la plus intime. Le petit déjeuner n'existe pas alors, les gens ont coutume de prendre une collation, une tasse de liquide chaud durant le bain (thé au citron pour Marie-Antoinette). Les femmes ne se mouillent jamais les cheveux elles non plus, elles les font peigner parfois pendant des heures pour les dégraisser. Pendant le bain, elles les attachent avec une toile plus ou moins volumineuse appelée charlotte.
Les salles de bains ont souvent été déplacées, modifiées ou réinventées à mesure que progressaient les techniques du confort (eau courante, cabinet de chaise à l’anglaise). On ne connaît pas exactement le nombre qu’en abritait le Château, mais pendant la seconde partie du XVIIIe siècle, chaque membre de la famille royale avait la sienne.

Le bain de Marie-Antoinette
Marie-Antoinette possède plusieurs appartements des bains au sein même du château de Versailles. Un dans l’appartement intérieur contigu à son grand appartement et composé de trois petites pièces faciles à chauffer (salle du bain, chambre et cabinet de chaise), et une grande pièce des bains finie d’être aménagée quelques mois avant la Révolution, au sein de l’appartement en rez de cour, qui assurait les deux premières fonctions, et complétée par un petit cabinet de chaise éclairé en second jour. "Sa modestie était extrême dans tous les détails de sa toilette intérieure ; elle se baignait vêtue d’une longue robe de flanelle boutonnée jusqu’au col, et, tandis que ses baigneuses l’aidaient à sortir du bain, elle exigeait que l’on tînt devant elle un drap assez élevé pour empêcher ses femmes de l’apercevoir." (Extrait des Mémoires de Madame Campan). Lorsque l’on sait que la dernière salle des bains aménagée par la Reine prenait le jour au rez de cour de la cour de marbre, à hauteur de vue de tout un chacun, on comprend une telle pudeur.
Le bain est parfumé : " J'ai employé quatre onces d'amandes douces mondées, une livre d'Enula campana, une livre de pignons, quatre poignées de semences de lin, une once de racines de guimauve et une once d'oignons de lis. Je vous recommande ensuite de mettre à chauffer de l'eau de rivière, principalement de celle qui est passée sous la roue du moulin, suffisamment pour un bain, et lorsqu'elle est chaude à propos, de la jeter dans la cuve. La reine doit s'asseoir sur le grand sachet et servez-vous des deux autres, qui contiennent aussi du son, pour lui en frotter le corps." (Extrait de Jean-Louis Fargeon, parfumeur de Marie-Antoinette par Elisabeth de Feydeau).

La valse des sanitaires
Lorsque le château est déserté par la Cour à la fin du XVIII°s puis lors des transformations par Louis-Philippe en musée dédié « A toutes les gloires de la France », ces pièces de commodité sont toutes détruites. Peu de vestiges nous sont parvenus intacts : traces des robinets dans les lambris, vestiges des chaufferies d’entresol, poêle en faïence de la salle des bains de Mme du Barry retrouvé intact derrière une cloison.
Il est toutefois une anecdote intéressante : Louis XVI et Marie Antoinette avaient fait aménager pour leur usage privé des cabinets de chaise dits « à l’anglaise », de la plus haute modernité. En effet, ces sanitaires fixes, dans des pièces dédiées (fini la chaise percée mobile habillée d’un velours peu hygiénique) étaient en lambris d’acajou (bois d’importation imputrescible, très utilisé en Angleterre, d’où le nom) et équipés d’une canalisation qui permettait l’évacuation directe en fosse des matières sans avoir quelques seaux à vider et à promener dans les couloirs et les salons.
Ces lieux disparaissent après la Révolution mais sont restitués près de 50 ans plus tard, selon les plans du XVIII°s -tant leur modernité était encore d’actualité- pour l’usage de Louis Philippe et de la reine Marie Amélie, dans ce qui devient leurs appartements privés à Versailles, utilisés lors des réceptions qui peuvent être organisées dans le château.
A nouveau supprimés à la fin du second Empire par la France républicaine, les plans de ces sanitaires Louis Philippard ont été exhumés à la fin du XX°s pour permettre une nouvelle restitution sensée évoquer cette fois ceux en place à la fin de l’ancien régime et dont ils étaient la copie fidèle.

Le chalazion en 3 questions..., et 3 réponses

, 08:03

Par le Docteur M.B. Médecin Ophtalmologiste. - Qu'est ce qu'un chalazion ? - Qu'est ce que ce n'est pas ? - Comment le traiter ?

1 Qu'est ce qu'un chalazion ?

Le chalazion est une petite tuméfaction palpébrale indolore le plus souvent, parfois légèrement inflammatoire. Il est dû à l'obstruction du canal d'une glande de Meibomius. Ces glandes sont situées dans l'épiderme des paupières. Elles secrètent un liquide gras qui constitue un élément important du film lacrymal. En cas d'obstruction du pore excréteur, le liquide s'accumule : c'est le chalazion. Sa taille peut varier d'un jour à l'autre. Il peut disparaître spontanément. Néanmoins, la plupart du temps, il faut le traiter, et en traiter si possible la cause pour éviter les récidives au même endroit ou ailleurs.

2 Ce que ce n'est pas ?

Ce n'est pas un orgelet ou « compère loriot » en vieux français, avec lequel on le confond souvent. L'orgelet est un furoncle d'un cil, donc une infection le plus souvent due à un staphylocoque doré. Il s'accompagne d'une inflammation plus importante,d'un oedème, et souvent de douleurs. Il nécessite un traitement antibiotique local adapté prescrit par un médecin généraliste ou ophtalmologiste, voir même dans certains cas un traitement par voie générale, Comme tout furoncle, en aucun cas il ne doit être manipulé, pressé, percé...

3 Comment traiter le chalazion ?

Il est préférable au début d'éviter le maquillage et le port de lentilles de contact. En cas d'inflammation importante, un traitement local par pommade associant un antibiotique et un corticoïde est utile pendant 4 à 5 jours. Puis le traitement « de fond » va s'attaquer à la cause : c'est à dire « l'engorgement ». Ce traitement est simple, non coûteux, mais doit être poursuivi longtemps, avec persévérance, avec bien sûr des précautions d'hygiène évidentes. Il consiste à d'abord réchauffer la paupière pour faire ouvrir le ou les pores obstrués. Pour cela, on appliquera matin et soir pendant 10 minutes une compresse stérile, ou même un gant de toilette propre, imbibés d'eau chaude. Puis on massera, doucement, sans le presser, le chalazion pendant 3 minutes. Ceci afin de faciliter le drainage.

Pour cette manœuvre, on peut utiliser une pommade ou un gel antiseptique, mais cela n'est pas indispensable. Ensuite, on rince le bord de la paupière avec du sérum physiologique (en unidose). On verra rapidement apparaître le liquide blanchâtre d'excrétion au niveau du pore obstrué, et au bout de quelques jours le volume du chalazion diminuer. Ce traitement doit être poursuivi au moins 1 mois, parfois plus, pour une guérison complète. On évitera ainsi l'enkystement de la lésion, qui nécessiterait un acte chirurgical afin d'ôter la coque résistante qui s'est formée.

  • * * * * * *

En cas d'échec de ce traitement, de récidives multiples, ou d'autres localisations, une visite chez l'ophtalmologiste s'impose. Celui-ci pourra retrouver éventuellement une cause spécifique, en particulier un problème optique non corrigé (astigmatisme, hypermétropie), ou un trouble de la vision binoculaire qui semblent favoriser les chalazions ; ou bien encore une autre cause locale ou générale (telle que l'acné rosacée).

Un PAPAS ? ( suite)

, 08:36

(suite de l'article PAPAS )

Dans un deuxième temps, je vais tenter de vous faire comprendre ma fonction, mes activités, ainsi que ma spécificité. Nous obtenons le statut de Professeur d'APA à partir du niveau d'études Licence (bac+3), ensuite certains comme moi, font le choix de se spécialiser en continuant sur un Master (bac+5).
Pour ma part, ma spécialisation portait sur la Performance et la Rééducation fonctionnelle.

Un professeur d'APA encadre toute activité physique et sportive destinée à un public porteur d'une limitation, d'une déficience, d'un handicap, d'une pathologie aiguë et/ou chronique ou encourant un risque de santé, dans le but de favoriser un retour à l'autonomie dans les gestes quotidiens. Son travail consiste à la conception, à la conduite, et à l'évaluation de programmes de réadaptation d'intégration par les APA.

Concrètement, le travail de terrain prend diverses formes, selon le public concerné, le projet institutionnel, les lieux de pratique, les activités, la pathologie, etc. Mon article est plus orienté vers mon poste actuel, au sein du monde hospitalier. Si vous prenez un même professeur d'APA, mais exerçant dans une association, son rôle, et ses missions seront orientées vers de l'entraînement sportif.

Nous retrouverons les activités de :

  • § développement de la condition physique (réentraînement à l'effort, renforcement musculaire, amplitude articulaire, etc.)
  • § éducation physique et sportive spécialisée
  • § éducation à la santé (prévention notamment), prophylaxie
  • § prévention des chutes, travail de l'équilibre, travail de marche
  • § animation d'activités physiques et sportives adaptées
  • § travail de mémorisation
  • § travail de coordination
  • § travail de relaxation
  • § utilisation d'aides techniques
  • § etc.

Pour autant, le professeur d'APA ne soigne pas directement, il agit sur des leviers permettant la compensation d'un déficit ou sa réduction. Il prend en charge une ou plusieurs personnes, et leur propose un programme construit et personnalisé d'APA en lien avec une problématique de santé. Ce programme contient donc des évaluations, des séances de pratique, des temps pour l'éducation à la santé... Il est progressif et adapté à l'état de chaque personne.

Sa spécificité, est sa méthodologie d'intervention qui prend en compte ses éléments dans la conception de ses séances. Il intervient généralement au sein d'équipes pluridisciplinaires de prise en charge, c'est à dire qu'il travaille en collaboration avec d'autres professionnels issus d'autres disciplines (éducateur spécialisé, infirmier, kinésithérapeute, ergothérapeute, psychomotricien, médecin, AMP, animateur ...). Dans une optique de prise en charge globale et donc pluridisciplinaire, chaque discipline apporte ses propres outils et ses méthodes. Pour l'enseignant d'APA, c'est l'activité physique adaptée qui sert d'outil d'intervention.

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CONCLUSION
L'APA est utilisée dans des secteurs variés comme ceux de la santé, du handicap, de la réadaptation, de la rééducation, de l'éducation spécialisée, du vieillissement... Plusieurs spécialités de la médecine comportent désormais l'activité physique dans leurs stratégies thérapeutiques : MPR, cardiologie, pneumologie, gérontologie, psychiatrie, orthopédie, diabétologie... Les professeurs d'APA ont toutes les compétences pour développer des programmes d'activité physique adaptés. Nous trouvons également des professeurs d'APA indépendants, intervenant en libéral ou proposant leurs services dans des cabinets de santé en collaboration, et en complémentarité des kinésithérapeutes.

Un PAPAS ?

, 09:46

Aude vous explique son métier...

Un PAPAS ?

Mais qu'est-ce donc que cette nouvelle espèce de fonctionnaires du domaine para médical? La réponse paraît complexe ... et bien non!

PAPAS est l 'anagramme de Professeur d'Activités Physiques Adaptées et Santé. Soit, pour ceux que j'ai déjà perdu ... c'est un prof de sport un peu spécial.

Dans un premier temps, pour la bonne compréhension de tout ceci, je vais vous définir les APA.

De la déficience motrice jusqu'au vieillissement, en passant par la maladie chronique ou la déficience intellectuelle, les activités physiques adaptées (APA) s'adressent au plus grand nombre de personnes.
Les APA sont issues des sciences et techniques des activités physiques et sportives (STAPS) et visent des objectifs de réadaptation, d'amélioration de la santé, d'autonomie et de bien-être. Tout ceci dans des protocoles de prise en charge pluridisciplinaire.
Elles sont encadrées par des professeurs d'APA, et dispensées dans toute structure susceptible d'accueillir des personnes en situation de handicap, âgées, ou atteinte de maladie chronique et/ou aiguë.

Champs d'intervention :

  • Foyers de vie, occupationnel, FAS / MAS / IEM / IME / IMPRO / ITEP/ CAT / ESAT (institutions pour personnes déficientes intellectuelles)
  • Milieu carcéral
  • Milieu associatif
  • Hôpitaux et Centres Hospitaliers
  • Cliniques spécialisées (réadaptation cardio-vasculaire et respiratoire, réadaptation nutritionnelle, psychiatrie, convalescence...)
  • CRRF, CRF, SSR
  • Maisons de retraite, EHPAD

Le professeur d'APA possède les connaissances et les compétences nécessaires aux interventions dans ces domaines, et connait les spécificités propres à chaque public et à chaque secteur (social, médical et médico-social, et para médical).
Dans tous ces secteurs d'intervention, la prise en charge par l'activité physique adaptée s'appuie sur les concepts de santé, d'éducation physique, de bien-être, de développement, et d'entretien de l'autonomie et de la qualité de vie.

L'Activité Physique Adaptée (APA) a pour but de favoriser la santé, l'autonomie, la qualité de vie et la participation sociale des personnes en situation de handicap ou de maladie chronique par la pratique d'activités physiques.
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(à suivre)

Amandine propose un nouvel exercice avec ballon

, 18:21

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« J’aime, car c’est ludique ! »

Il est utile de rappeler que lorsqu’on souffre du dos de manière chronique (plus de trois mois), les muscles du dos perdent 40 % de leur force, alors que les abdominaux n’en perdent que 6 %.
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Cet exercice original renforce les muscles du dos en lordose lombaire nécessairement maintenue (creux des reins), et en isométrique (sans mouvement), ainsi que les épaules.
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Allongé sur le ventre, les pieds s’accrochant à la table, rouler latéralement les ballons (sur les côtés) plusieurs fois de suite, les bras s’écartant (sans excès), puis se rapprochant, alternativement du corps.
Ne pas relever la tête en arrière. La laisser dans l’axe du corps.

Ostéopathie avant et après la randonnée

, 06:26

Parlons GLOBALITE !

Pour de meilleures performances à la marche sportive, rien de tel qu’un corps globalement bien équilibré. L’ostéopathie est –elle indiquée ?

Vendredi 5 Avril 2013 à 14h au Salon du Village et Nature à Paris à la Porte de Versailles, Pierre-Alexandre Montfajon, Ostéopathe DOMROF/UFOF, membre de l’Académie d’Ostéopathie de France, était invité à partager son métier, sa passion, dans une conférence intitulée : « l’Ostéopathie comme prévention, ou traitement, avant et après une randonnée.»

« Est-ce que ça craque ou pas ? » Là est la question, mon cher Watson !

L’ostéopathie : quelle est cette science, cette médecine complémentaire et alternative qui nous intrigue tant ? Vérité ou placebo ? Quel bien-être L’Ostéopathie pourrait apporter à des randonneurs émérites, ou occasionnels ? Réponse : « La mobilité mon cher Watson ! Bien sûr ! » Mais dans l’optique d’une prise en charge globale du corps.

C’est Andrew Taylor Still, un Américain, qui a créé l’Ostéopathie le 22 Juin 1874 à la suite d’un drame Familial. Il s’agit d’une Médecine Complémentaire, Alternative, Générale, Manuelle (MCAGM). Une médecine singulière qui recherche l’origine d’une lésion en s’appuyant sur le diagnostic des restrictions de mobilités (tissulaires, articulaires, Crâniennes, Viscérales). Préalablement, le praticien initié à cet art, aura déterminé, grâce aux connaissances sémiologiques médicales dont il dispose, si le patient doit être orienté ou réorienté vers un médecin. Précisons que la formation d’un Ostéopathe comporte 5 ans d’études, minimum. Il exerce ce métier pour l’EFFICACITE, obtenir un bon résultat, et la SECURITE du patient.

Ajoutons qu’un Ostéopathe travaille en pleine complémentarité avec l’ensemble des professions de Santé.

La randonnée

La randonnée fait risquer une vaste liste de pathologies, quoique souvent bénignes. Entorses de la cheville, du genou, affections rachidiennes singulièrement appelées : « Lombalgies, dorsalgies, cervicalgies, communes ». Auxquelles il faut ajouter les contractures musculaires ainsi que certains maux de tête (céphalées ou migraines).

L’Ostéopathie s’inscrit humblement dans le parcours de soins du randonneur tout en y apportant sa plus-value. Il se doit, sur 1 heure de consultation, d’examiner dans la globalité son patient, de la tête ou pied et des pieds à la tête, sans oublier l’abdomen (le ventre) sinon il ne mérite pas le titre d’Ostéopathe.

Il pose un diagnostic ostéopathique spécifique (qu’il est le seul à poser, d’ailleurs), et restitue en fonction de celui-ci la mobilité globale (encore et toujours la globalité !!!) du corps du randonneur. Quelle que soit la nature de la dysfonction articulaire viscérale ou bien crânienne diagnostiquée.

Au cours de la consultation, particulièrement au début, il aura pris soin, selon le motif de consultation, de réaliser un examen clinique adapté en utilisant le stéthoscope, le tensiomètre, le marteau-réflexe. Les utiliser dans le cadre d’une consultation ostéopathique, permet de lever bien des doutes sur l’origine du mal.

Par exemple, si vous venez pour une dorsalgie ou une Lombalgie aigue, la prise de tension artérielle et la palpation des pouls, ainsi que les tests neurologiques et orthopédiques rachidiens, permettront de détecter une éventuelle pathologie vasculaire ou neurologique primaire à l’origine d’un symptôme secondaire musculo-squelettique.

Généralement, les consultations ostéopathiques sont biannuelles. Deux fois l’an. Si vous êtes un randonneur expérimenté, cette fréquence est recommandée. En revanche, si vous êtes un occasionnel, il est judicieux de consulter un Ostéopathe une semaine avant une randonnée. Ensuite, 2 semaines ou jusqu’à 1 mois après la randonnée, si vous ressentez blocages où douleurs, il faut également consulter.

Toutefois, quel que soit votre niveau d’aptitude à la randonnée, nous vous conseillons vivement de consulter aussi un médecin du sport et un cardiologue, pour vous assurer qu’aucune pathologie n’est cachée.

Dernier conseil : le plus important. Etirez-vous 1 demi-heure avant et après votre randonnée.

Buvez, hydratez-vous bien avant (une petite bouteille d’eau fera l’affaire). Pendant la marche pensez à boire par petites gorgées.

Nous vous souhaitons de très agréables randonnées !

N’oubliez pas : Trouvez la lésion, traitez là, et laissez la nature faire le reste ! Non mais !

Citation d’Andrew Taylor Still.

Pierre-Alexandre Montfajon Ostéopathe DOMROF/UFOF/AO

merci Gilles

, 16:09

Elle est à toi, cette chanson
Toi, Orgeret qui sans façon
M'as créé quatre exercices à faire
Quand dans mon corps c'était la misère
Ce n'était rien qu'un peu de soin
Mais il m'avait chauffé le corps
Et dans mon âme il brûle encore
A la manière d'un grand festin
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cheval, équitation, équilibre

, 08:59

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Shlomi Nissim

J’aime les chevaux !

La pratique de l’équitation est excellente pour le dos, même en période de lombalgie (avec ceinture de maintien), pour les dos en croissance, les scolioses, parce qu’on est obligé en permanence de faire de l’autograndissement et qu’on sollicite sa musculature : le muscle est à l’origine de la plupart des maux de dos et sa seule solution !!! C’est également recommandé pour renforcer son équilibre, or quand on souffre de manière chronique on présente des défauts d’équilibre. La seule ombre au tableau… il ne faut pas tomber !!!

Ce billet nous est proposé par notre ami Bernard Thomas, grand cavalier et amoureux des chevaux.

ORIGINES DU PUR SANG
On sait que la race du pur sang fut créée de toutes pièces à partir de trois étalons orientaux :
- DARLEY arabian
- GODOLPHIN arabian
- BYERLY turk
et des juments royales importées par Charles d'Angleterre.

ANATOMIE DU CHEVAL

AVANT MAIN :
partie du cheval située en avant du cavalier, comprenant :
- la tête
- l'encolure
- la poitrine et les membres antérieurs

ARRIERE MAIN :
partie du cheval située derrière la selle, comprenant :
- la selle
- la croupe
- les hanches
- les membres postérieurs

DOS :
partie du dessus qui va du garot aux reins et qui porte la selle
GARROT :
partie du corps située au-dessus des épaules entre l'encolure et le dos ; c'est le point d'attache des principaux muscles de l'avant main

AGE D'UN CHEVAL
FOAL : poulain de moins d'un an
YEARLING : jeune cheval pendant l'année commençant le 1er janvier de l'année qui suit sa naissance
POULAIN : cheval n'ayant pas atteint l'âge adulte

CARACTERE DU CHEVAL
Même de nos jours, personne ne penserait à contester que le cheval est doté d'une personnalité.
Qu'il soit destiné à la course, au concours hippique, à de simples promenades ou en manège, un cheval doit être fort et dynamique, et sa conformation doit présenter un équilibre harmonieux.
Ce qui caractérise le cheval domestique c'est sa grande sociabilité, non seulement vis à vis de ses congénères, mais aussi des autres animaux et de l'homme. C'est un animal qui peut souffrir de la solitude. Il arrive que si, pour une raison quelconque, un cheval est séparé de sa "mascotte", il peut s'ensuivre une perte de forme.
Le cheval ne peut pas dire : "j'ai mal" ; mais depuis la simple indisposition jusqu'à la douleur aigüe, il exprimera son état par un comportement différent de celui des autres jours.
Le cheval est sensible à son environnement quotidien. Etre changé d'écurie ou de lieu d'entraînement sera pour lui perturbant ; comme pour les humains, certains s'en remettront plus vite que d'autres.
Un changement de cavalier sera aussi perçu immédiatement par le cheval... qui saura parfois en profiter !

ALIMENTATION

Pendant les deux premiers mois de son existence, l'alimentation du poulain est constituée exclusivement du lait maternel dont il tète de 10 à 15 L par jour. Le sevrage a lieu vers le 6ème mois. Le poulain sera séparé de sa mère très progressivement.
Le cheval est un herbivore dont l'estomac est petit (sa contenance est de 15 L). Il est nécessaire de contrôler l'encombrement de sa ration journalière.
Le cheval est assez difficile sur la qualité de l'eau de boisson : elle doit être pure, pas trop froide et non souillée de débris de foin ou de litière. Il boit de 15 à 60 L par jour, suivant la T° extérieure et le travail qu'il fournit, et, bien entendu sa taille ; la moyenne étant de 20 à 25 L

DEBOURRAGE

C'est le premier stade de l'éducation du cheval venant du pré. Il va se familiariser avec ses nouvelles conditions d'existence avec la présence de l'homme

DRESSAGE ET ENTRAINEMENT

Il intervient après le débourrage lorsque le cheval est en forme physique et morale, qu'il est capable de supporter ce nouveau travail et d'accepter les ordres du cavalier.
Le pur sang possède des réserves énergétiques insoupçonnables.
Un bon dressage réside dans une habile cohabitation avec le cheval. Son but est de le soumettre à la volonté du cavalier, sans contrainte. Son moral est donc tout aussi important que sa condition physique.

EDUCATION DU CHEVAL

Un cheval, comme un enfant, doit être "éduqué" et les punitions font aussi partie de cette éducation.
Les punitions sont dites "passives", comme la privation momentanée de nourriture : un cheval habitué à trouver sa mangeoire pleine en rentrant de travailler, sera tout désappointé en la trouvant vide.
Si on ne peut pas instantanément punir la désobéissance, mieux vaut s'abstenir pour cette fois.
Si les caresses flattent la sensibilité du cheval, le sucre, les carottes, stimulent sa gourmandise.

ACHAT D'UN CHEVAL

Avoir un cheval à soi, être seul à le monter, c'est le rêve d'un cavalier. Mais un animal vivant est plus délicat à choisir qu'une automobile !

CHEVAL ET CAVALIER

Equitation élémentaire : c'est une période de mise en confiance et de mise en selle au cours de laquelle le cavalier débutant se familiarise avec le cheval ; il apprend à "se mettre en selle", à acquérir la position qu'il devra toujours conserver et à assimiler les premiers rudiments de conduite du cheval en se servant de ses mains et de ses jambes.
Si le corps se place en selle à l'aide d'assouplissements répétés, il est aussi utile d'exercer les facultés de l'élève pour l'amener à comprendre le pourquoi de ses gestes et pour développer son tact.
Psychologie du cheval et psychologie du cavalier sont intimement liées.

Liberté chérie !!!

, 16:23

Je suis un lycéen, en classe de Seconde.
Voici un poème traitant de la liberté d’expression que j’ai réalisé pour un travail de Français dont le sujet était « l’argumentation ». J’affiche donc ici mes opinions, et les formule en vers.

La liberté d’expression


Y a t il une plus importante notion
Que celle de la liberté d’expression ?
Effectivement, il va de soi
Qu’il y a des choses contre la loi,
Dans ces informations ; oui, c’est étonnant !
Mais vaut-il mieux être choqué ou ignorant ?



Sachez-le, en tout cas, qu’il est sûr,
Qu’avec cette effroyable censure,
La vie de nos chers pairs
Serait un vrai enfer.
Car oui, en réalité,
Elle a trop souvent été
L’arme de ces dictateurs
Qui n’inspirent que la peur.



L’expression, elle, agit contre l’ignorance
Et aussi contre toutes ces vengeances.




Maintenant,
En informations, les journalistes
Et la presse ne sont pas égoïstes,
Heureusement.
Seulement,
Toutes ces polémiques autour des caricatures
Doivent nous faire réfléchir sur notre futur.
La liberté d’expression est la plus grande des libertés
Mais elle doit nous faire réfléchir sur notre responsabilité ;
Il faudrait devant un climat tendu,
Oui ! En effet, faire preuve de retenue.
Finalement.



Raphaël Bordat

La machine humaine : agacements d’un psychiatre

, 16:25

La machine humaine : agacements d’un psychiatre

Trop souvent dans notre société, le corps voire les organes ou les bouts d’organes sont dissociés, séparés, tronqués de la tête.
Le médecin généraliste, les spécialistes s’intéressent à une pathologie, à l’atteinte d’un organe, à tout ce qui est relatif à un organe sans s’intéresser ou trop rarement à la personne. Quel médecin, aujourd’hui, demande à un patient comment il va plutôt que l’endroit où il a mal ou s’il a de la fièvre…

Trop souvent le corps est vécu comme une machine aux ordres de la tête ou encore mieux du cerveau. Ce cerveau qui commande, qui intègre, et qui, parfois, réfléchit, ressent, se sent mal, va mal…
Tout comme certains médecins qui oublient la personne derrière l’organe, la société fait de même. Considérer l’humain, c’est accepter de faire face aux « états d’âme », une variable qui peut faire perdre du temps, qui peut prendre de l’énergie, qui peut bousculer, angoisser l’autre ou la bonne marche de la société.

Pourtant, ce sont souvent les mêmes - ceux qui oublient l’humain, le « Moi », la psyche - qui parleront de « psychosomatique », pour expliquer que le « psycho » induit des troubles physiques dans les situations où ils sont mis en difficulté parce qu’ils ne savent pas ou ne comprennent pas les troubles d’un patient. Le « psychosomatique » fourre-tout est mis en avant principalement pour masquer les limites de celui qui l’utilise : les limites de son savoir, mais aussi de sa compétence.

Est-il si difficile de se reconnaitre pas suffisamment compétent et/ou de reconnaître les limites de son savoir, de la médecine ?

Mieux motard que jamais !

, 12:09

Le motard, synonyme pour beaucoup de décérébré, de voyou, d’inconscient, alors que pour les privilégiés y ayant gouté un jour, cette pratique s’associe plus aux termes de plaisir, de jouissance même. Mais il est vrai que comme toutes les activités ludiques (car je parle bien de moto « loisir » et non pas « pratique », même si les deux options sont compatibles), tout reste une question d’équilibre entre prise de plaisir et prise de risque. Car il est bien là le lien qui unit mon activité de rééducateur et ma passion si controversée : il s’agit de l’équilibre. Une recherche permanente qui dirige nos vies, et ce dans tous les domaines : affectif, dynamique, financier, plaisir…. Et quel pied, quand on a la possibilité de repousser ses limites, de pouvoir faire basculer ce point d’équilibre vers le coté obscur du plaisir. Si je dis obscur, ce n’est pas parce qu’il est malsain contrairement à ce que certain pensent, mais parce qu’il est méconnu, incompris, voire craint de ceux qui n’ont fait que l’effleurer.

Eh oui amis « caisseux », sachez que si les motards prennent de tels risques avec leur santé physique, c’est que cela leur permet de faire basculer leur santé mentale dans un bouillon orgasmique, et que tel un Obélix tombé dans la marmite de potion magique, on en a les bénéfices pour toute la vie. En outre, on en redemande malgré les effets secondaires.

Manukam, adepte du sexe, mob et rock’n roll.

assouplissement pour les hanches, contrôle posture dos, cou, épaules

, 05:52

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Bougez latéralement les fesses de gauche à droite. C’est un bon exercice assouplissant pour les hanches, il étire les pectoraux, les muscles qui soutiennent les seins (quand on a tendance à se voûter). Permet un contrôle postural pour : dos, cou, épaules.

renforcer son équilibre

, 11:01

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Pour renforcer votre équilibre, roulez ainsi le ballon sous un pied, puis l’autre. De temps en temps fermez les yeux (soyez prudent, faites ça près d’un mur pour vous appuyer avec la main, en cas de perte d’équilibre).

Nota : sans le savoir, toutes les personnes qui souffrent de façon chronique du dos (plus de trois mois), ont des problèmes d’équilibre. Si elles se musclent sans travailler leur équilibre, elles aggravent leurs problèmes.

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