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J'ai du mal à marcher tant j’ai de douleurs ! Le gainage dynamisant anti-douleurs GéO

, 09:25

Fibromyalgie, rhumatisme inflammatoire, handicap du grand âge, ostéoporose évoluée, maladie musculaire, mal de dos chronique, cyphose raide (on se voûte), scoliose, hanche (s) ou genou (x) douloureux en permanence !

Nombre de personnes se « traînent » plus qu'elles ne marchent, tant une ou plusieurs articulations portantes leur font mal au quotidien.
Ce gainage dynamisant dont j’ai eu l’idée voilà bien longtemps, a pour la première fois été décrit dans l'un de mes livres : « Mal de dos : vérités et mensonges ! » Éditions J. Lyon (2011). Il diminue très nettement la fatigue et les douleurs, partageant harmonieusement les efforts entre toutes les articulations du tronc et des membres inférieurs durant les activités quotidiennes. Ainsi, quand les épaules bougent, leur traction sur le bandage soulage les contraintes aux jambes.

Aucun risque de fonte musculaire, on ne se démuscle pas. Le recrutement par propioception des groupes musculaires antagonistes induit une synergie d'action.
Ce gainage est à porter par-dessus les sous-vêtements. Legging ou caleçon long pour éviter le contact direct avec la peau (transpiration, frottements).
La pose est aisée, elle ne nécessite aucune aide. Deux à trois minutes suffisent dès qu'on est habitué. A porter uniquement dans la journée, le plus longtemps possible (même en pratique sportive douce de loisir), jamais pour dormir.

Le matériau :

Élastique tissé plat de 60mm, appelé aussi « gros grain élastique » (vendu par rouleaux de 10m sur internet ou boutique spécialisée).
Cinq mètres de long environ pour un membre inférieur.
De six à huit mètres selon taille et corpulence pour un bandage remontant jusqu’à l’épaule opposée.
Nota : si les reins (lombaires) sont douloureux, utiliser une bande plus longue et faire deux ou trois tours autour en serrant sans trop comprimer l'abdomen.
La couleur est à choisir en fonction de la volonté de rendre le système invisible sous les vêtements.
Pour la fixation du bandage, opter plutôt pour des épingles de sûreté « bébé » qui ne s'ouvrent pas à l'improviste. En placer aux endroits où les bandes se croisent et tendent à glisser.

1 - Maintien partiel

Le bandage supplée à une insuffisance de verrouillage du genou et s'oppose à l'action de tiroir antérieur générée par la force de traction du quadriceps (puissant muscle du devant des cuisses). Il y a recrutement de la chaîne cinétique d'extension du membre inférieur avec effet protecteur sur le genou.

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Plier la bande en deux puis commencer par la plante du pied. Remonter jusqu'à la hanche en croisant. Bien tendre le bandage en permanence durant l'installation. Deux épingles à nourrice en assurent le maintien.

2 - Maintien complet

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Chaque bande est à remonter (en la tendant bien) jusqu’à l’épaule opposée (la droite pour un bandage débutant au pied gauche et inversement).

Vous souffrez des épaules !

, 14:34

Vos souffrez des épaules (rhumatisme, tendinopathie de la coiffe des rotateurs, tendinite d'épaule, hyperlaxité ligamentaire), voici quelques précautions indispensables à prendre au quotidien.

1/Manœuvre de décoaptation de la tête humérale :

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Légende :

Quotidiennement, une à deux fois par jour, épaule et coude détendus, balancez d’avant en arrière un sac rempli d’une charge de un-demi kilo (une boîte de conserve par exemple). Il ne s’agit pas de le secouer comme un panier à salade, mais d’imiter le balancier d’une horloge en un doux mouvement de va-et-vient, sur le côté ou légèrement en diagonale par rapport au tronc. Ce mouvement ne doit en aucun cas tirer douloureusement sur l’épaule.

2/Manœuvres d’évitement du conflit sous-acromial :

Lorsqu’une activité oblige à lever les bras en l’air, il ne faut jamais le faire en écartant les coudes. Tous les mouvements latéraux sont à risque pour les épaules, car ainsi on n’a pas de force. Ce sont les mouvements exécutés près du corps qui sont sans risque. Imaginez que vous êtes une figurine en plastique avec des épaules qui ne peuvent aller que d’avant en arrière, aux coudes bloqués en position fléchie. Pour les gestes à faire sur le côté, tournez-vous d’un bloc sur le côté, avec regard fixé sur la tâche à accomplir.

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Légende : d’abord je rapproche mes coudes de mon corps.
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Légende : ensuite je lève les bras comme sur la photo, puis j’exécute la tâche utile (je fais mes vitres, je cherche un livre sur un étagère, je prends un objet dans un placard, je suspends mon linge à un fil d’étendage, etc).
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Légende : enfin, quand j’ai fait ce que j’avais à faire bras levés, je les redescends obligatoirement en rapprochant les coudes du corps.

3/ Ouvrir ou fermer une porte.

NON !

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Légende : Mauvais geste ! Pour ouvrir ou fermer une porte, il faut que le coude soit près du corps.
Rappel : tout geste réalisé loin du corps est à risque pour l’épaule !

OUI !

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Légende : pour ouvrir une porte (ou saisir un objet un peu lourd), l’épaule lésée étant ici la droite bien entendu, il est utile de le faire en s’aidant de l’autre membre, la main gauche enserrant le poignet droit.

4/ Deux postures à éviter !

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Légende : Ces postures spontanément prises sans réfléchir pour soulager son dos ou ses jambes, sont néfastes pour une épaule fragile.

5/ Saisir une charge, la bonne méthode !

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Légende : dos droit, genoux fléchis, épaules en arrière, il faut d’abord rapprocher la charge de son corps, avant de la soulever en se redressant par poussée des jambes.

Conclusion.

Il n’est pas nécessaire d’attendre de souffrir des épaules pour les ménager, surtout si vous pratiquez un métier ou un sport qui les surmène. Adoptez dès à présent ces bonnes pratiques qui leur éviteront une usure prématurée, puis enseignez-les à vos enfants.

Lorsque le mal est tenace, difficile à soigner, et que vos activités vous amènent à beaucoup porter, il est également utile d’adopter au quotidien les « anneaux claviculaires » (précédent billet du jeudi 30 octobre 2014).

Quand on souffre du cou on a souvent également mal aux épaules, des difficultés à lever les bras. Les précautions ici présentées sont alors les bienvenues.

Comment s'étirer le bas du dos et ménager son dos en se levant de son lit ?

, 07:32

S’étirer le bas du dos, quand il est fragile, souvent douloureux.

S’étirer d’un côté puis de l’autre dans l’encadrement d’une porte,
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et en se tournant vers l’arrière, trois-quatre fois de suite (plusieurs fois par jour).

Autre exercice pour le bas du dos : faire comme si on allait s’asseoir par terre en descendant les fesses le plus bas possible (trois fois de suite – plusieurs fois par jour). A pratiquer notamment lorsqu’on a été longtemps assis.
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Ménager son dos en se levant de son lit

Vos reins vous font souffrir (lombalgie, sciatique) ? Levez-vous de la manière décrite ci-dessous, et adoptez-la définitivement (même lorsque vous n’aurez plus mal), afin de ne pas vous bloquer le dos en vous levant :

Juste avant de vous lever, placez vos mains en haut des fesses (paumes tournées vers le matelas), puis décollez le bassin du lit de cinq centimètres environ, en le poussant avec vos mains. Faites ensuite des tout petits mouvements de bassin, d’abord latéraux, puis d’avant en arrière (une dizaine de fois).
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Ensuite :


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pliez les genoux, tournez-vous sur le côté,
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puis :

Passez en position assise au bord du lit...
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Normalement, si on se conforme à ce que les ergonomes préconisent, il suffirait maintenant de vous lever..., comme sur la photo suivante. Pourtant non !


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NON !!! Ne pas agir ainsi. C’est une très mauvaise idée ! Ainsi, le bas de votre dos qui s’est aplati lorsque vous étiez couché, va brusquement se creuser lorsque vous allez vous lever, et peut faire mal ou se coincer carrément (incident de dérouillage).

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OUI ! Sans vous arrêter, continuez le mouvement en vous tournant face au lit, et en posant les mains dessus. Ensuite seulement redressez-vous lentement en poussant avec les mains, et en « écoutant » vos lombaires.

Nota : Si votre lit est bas, mettez vous à genoux, puis redressez un genou (position du chevalier servant), avant de vous remettre debout.

En cas d’épaule douloureuse, de mal au cou, optez pour les « anneaux claviculaires »

, 10:35

Indépendamment des séances de rééducation pratiquées, les patients souffrant des épaules pour tendinites (tendinopathie de la coiffe des rotateurs, du long biceps), ont la nécessité de prendre certaines précautions, comme d’éviter certains gestes à risque, s’ils ne veulent pas aggraver leur problème (recherche des « voies de passage », mouvements pendulaires, renforcement isocinétique de la musculature). Ceux qui souffrent du cou également. Il faut savoir qu’épaules et cou sont intimement liés.

Quant on porte une charge trop lourde par exemple, c’est d’abord le cou qui fait mal, bien avant les épaules. Aussi le kiné doit-il s’occuper de la zone rachidienne cervico-thoracique, avant même de toucher à l’épaule. Tout cela est lié, il y a relation de proximité.

La rééducation de l’épaule dégénérative fera l’objet d’un prochain billet, nous n’entrerons donc pas ici dans le détail.

Il se trouve que lorsqu’on souffre d’une ou des deux épaules, bon nombre de gestes « font mal », et nous handicapent au quotidien, car il est impossible de prendre le temps d’analyser chaque geste précisément avant de le réaliser. La pratique de certaines activités est à haut risque d’aggravation : jardinage, ménage, conduite régulière de certains engins (moto, bus ou taxi), métier d’aide soignante, manipulateur radio, soigneur d’animaux, métiers de la restauration, du bâtiment, déménageur, manutentionnaire, etc.

De la même manière que lorsqu’on souffre du dos on porte une ceinture, le sanglage proposé ici est une « astuce » fort efficace pour pouvoir continuer à vivre normalement sans avoir mal au cou ou aux épaules en s’activant.

Il s’agit des « anneaux claviculaires » qui servent habituellement en cas de fracture de la clavicule, et dont j’ai élargi l’usage.

Durant les activités risquant de surmener vos épaules protégez-vous ainsi :

Se munir d’un tissu solide mais souple, ici il s’agit de Jersey coton, largeur 10 cm.

Photo 1 : passer les deux bouts du jersey en boucle par dessus la partie du jersey placée sur la nuque.
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Photo 2 : le jersey doit être mis bien à plat sur les épaules, il ne doit pas rouler. Ensuite, bien tirer les deux bouts du jersey vers le bas pour abaisser les épaules, d’autant que se produit un certain relâchement du tissu après. Faire un nœud de chaque côté.
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Photo 4 : bon placement des épaules.
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Nota :

Il existe également sur le marché pour moins de cinquante euros, bon nombre d’anneaux claviculaires faciles à enfiler tout seul : exemples : Pour adultes « blocage claviculaire Gibortho » de Gibaud, et pour vos juniors : « Ligaflex Junior » de Thuasne (voir sur internet).

Amandine vous propose !

, 10:40

Amandine vous propose !

Rappelez-vous ce slogan d’une célèbre eau minérale : « C’est beau l’équilibre ! ». Faites-en une règle de vie. L’équilibre implique autant le physique que le mental. L’un ne va pas sans l’autre. Impossible !

Si vous souffrez du dos de manière chronique, vous avez forcément des problèmes d’équilibre. Problèmes parfois insoupçonnés. Il ne manquerait plus que vous tombiez !!!

Pour vous en convaincre, tentez cette expérience : yeux fermés, essayez de garder l’équilibre sur un pied, puis sur l’autre, bras tendus sur le côté.

Résultat :

Première hypothèse : sur un pied je tiens l’équilibre, pas sur l’autre.

Deuxième hypothèse : c’est « la cata » ! Je n’ai d’équilibre ni sur l’un, ni sur l’autre.

Je vous propose cet exercice de renforcement de l’équilibre (propioception*). A pratiquer quotidiennement pendant cinq minutes, de préférence, yeux fermés.

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  • Propioception : maîtrise des informations corporelles qui concourent à gérer l’équilibre.

Lorsque s’asseoir, et seulement s’asseoir, devient une bonne gymnastique !

, 07:15

Il s’agit de délaisser la station assise « passive » au profit de la station assise « active » !

Il y a une gym très facile, efficace, à la portée de tous, bon marché, qui consiste à s’asseoir le plus souvent possible sur gros ballon de gym, que ce soit devant l’ordinateur, au moment du repas, etc. Il faudrait y habituer les enfants le plus tôt possible, afin qu’ils aient un dos et des jambes toniques ; surtout s’ils souffrent d’une scoliose, d’un Scheuermann, d’un spondylolisthésis.
Sur ballon, les muscles sont obligés de travailler en permanence pour maintenir l’équilibre (d’autant que bon nombre d’enfants ont des problèmes d’équilibre). Idem pour les personne âgée, lesquelles passent parfois les deux-tiers de leur « sainte » journée assises, avachies dans leur fauteuil, et ce dès le matin. Du coup, le soir, on les retrouve complètement avachies, le nez sur les genoux. Afin qu’elles renforcent leur équilibre et leurs muscles, il faudrait leur proposer de s’asseoir sur gros ballon au moins une demi-heure par jour au début, puis en augmentant peu à peu le temps passé dessus (et en restant à côté d’elles, s’il y a risque de chute).

Mieux vaut ce type de siège dit « mobile », plutôt que la « bête » chaise classique qui fait souffrir le dos. Les tests de Nachemson ont démontré qu’aussitôt qu’on est assis, les contraintes au niveau des reins (lombaires) augmentent de cinquante pour cent !

L’être humain n’est pas fait pour tenir longtemps cette posture, mis à part lorsqu’il est assis sur un animal en mouvement (équitation), car là les muscles travaillent obligatoirement pour maintenir l’équilibre.

Par ailleurs une étude Australienne a démontré que les personnes assises (45 ans et plus) plus de onze heures par jour ont 40 % de risques en plus de mourir dans les trois ans, que celles qui s’assoient moins de quatre heures par jour ! En cause des problèmes vasculaires et cardiaques.

Ne sommes-nous pas structurellement des homos erectus. Des hommes redressés ?

On nous dit : « Pour se tenir correctement dans un fauteuil, il faut bien caler son dos en arrière contre le dossier, en restant bien droit ! ». Tentez l’expérience : la posture ne peut se maintenir que durant quelques secondes, car elle est épuisante. Très vite on « pique du nez », et si on occupe ses mains à une tâche quelconque c’est pire, les tensions apparaissent immédiatement dans les épaules, descendant peu à peu vers le bas du dos.

Un conseil : quand vous êtes assis au bureau sur siège classique ou en voiture, placez une bouteille en plastique (vide) au niveau de vos reins (le choix de la bouteille de un ou de un litre et demi, dépend de la forme du siège). Elle maintiendra votre lordose lombaire (creux des reins) physiologique, et soulagera réellement les tensions musculaires locales.

En conclusion !

S’asseoir quotidiennement le plus souvent et le plus longtemps possible sur gros ballon de gym, réduit la fatigue du dos, corrige la posture, favorise la perte de poids, raffermit les muscles, sculpte les abdominaux sans effort, et atténue les douleurs articulaires.

Amandine propose !

, 16:24

Cet exercice vise à tonifier le dos, tout en renforçant l’équilibre.
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1 – Jambes décollées du sol, tenues bien droites, serrer les fesses. Maintenir la posture cinq secondes en respirant avec le ventre. Inspirer en gonflant le ventre, souffler en le rentrant contre résistance du ballon. Puis faire deux/trois pompes à la suite, en pliant bien les coudes.

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2 - Ramener les genoux sous le ventre en les pliant, et en inspirant bien.

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3 – Tendre les jambes (extension des genoux) en reculant les fesses et en reposant les pieds au sol. Puis, étirer au maximum son dos en mettant les mains le plus loin possible devant soi, doigts relevés, et en soufflant bien.

mal au cou ?

, 14:03

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Mal au cou ?
Prenez une petite serviette. Faites en un boudin que vous glissez dans une chaussette ou un bas. Dormez avec en l'attachant autours du cou.
Réveil assuré sans douleur (ou presque) !

dessin : Gilles Orgeret

Un modèle de suspension pour soulager les dos douloureux !

, 11:10

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Un modèle de suspension pour soulager les dos douloureux !

Amandine, notre coach sportif, vous présente un modèle d’élongation vertébrale inventé par Gilles Orgeret (dans sa folie). Il améliore (nettement) un système précédemment présenté dans ce blog.

Inclinaison de la table : 60°.
Durée 10 minutes.
Avec serviette chaude dans le dos.
Autre avantage : celui de restaurer la lordose lombaire (creux des reins) chez ceux qui en manquent (spondylolisthésis lombaire, sujets opérés des lombaires, pelvi-spondylites rhumatismales, fibromyalgies).

Impression du sujet : Huuum, très agréable ! Bien que cela ressemble plutôt à une torture.
On en redemande !!!
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Conseils aux joueurs de violon ayant mal à l'épaule ou au cou

, 03:43

Vous jouez du violon, vous avez mal à l’épaule ou au cou…

La pratique assidue du violon peut à la longue provoquer des douleurs chroniques de l’épaule sur laquelle repose le violon, et /ou du cou, pourquoi ?
On penche la tête sur le côté, le bord de la mâchoire est posé sur l’instrument. Dans cette posture on a toutes les chances de finir par souffrir d’un « syndrome de la traversée thoraco- brachiale ».

Qu’est-ce que c’est que ce binse ?

Ce phénomène de « pince costale » est très répandu en milieu sportif, ainsi que dans la population féminine en général après 35 ans, parce qu’à partir de cet âge, chez la femme, la clavicule à tendance à se redresser (elle s’horizontalise).

Sous la première côte passe le plexus brachial (les nerfs qui vont dans le bras), et une artère importante (sous-clavière). Si ca coince parce qu’on répète les mauvais gestes, parce qu’on surmène son épaule et son cou, on peut avoir un jour des fourmillements dans les doigts, ainsi qu’une douleur lancinante au dessous de la clavicule (ça fait mal, même au toucher), aux muscles en arrière du cou, à l’épaule.

Cela se traite en ostéopathie, ou chez un kiné qui sollicitera les muscles « ouvreurs de pince » (trapèze supérieur, élévateur de la scapula, grand dentelé, sterno-cleïdo-occipito-mastoïdien) et usera de méthodes antalgiques.

Tous ceux qui ont mal au cou, ont intérêt à dormir avec un « tour de cou » : prenez une petite serviette, faites-en un boudin en la roulant dans le sens de la longueur. Glissez ce boudin dans un bas, une longue chaussette, puis attachez-le autour de votre cou avant de vous endormir. Il vous protègera efficacement. C’est très confortable après quelques nuits d’adaptation (à porter aussi en avion ou quand on est passager en voiture - c’est mieux que les coussins de voyage gonflables). Vous pouvez aussi le porter en jouant du violon.

Par ailleurs, le violoniste doit absolument corriger ses mauvaises habitudes. Comment ?

Le plus souvent le problème vient du coussin. Le coussin est presque une obligation, car sans coussin, le violon ne tient pas. A haut niveau (3è cycle et plus), certains musiciens sont capables de jouer sans, mais ce n’est possible que si on a un cou court. Fréquemment donc, le coussin est mal réglé, trop court, les vis de réglage n’étant pas assez longues, ce qui oblige à baisser la tête à l’excès ; car nous n’avons pas tous la même longueur de cou (long et gracile, court, épais). Sa mobilité en inclinaison latérale diffère aussi, d’un individu à l’autre.

L’appui du coussin est par ailleurs fréquemment défectueux : quand on joue, il est mal posé sur la clavicule. Il s’appuie par sa tranche au lieu de s’appuyer sur toute sa surface, ce qui «comprime» exagérément, clavicule et zone sous-claviculaire.
Il importe donc de choisir avec son luthier un coussin vraiment « ergonomique », confortable, adapté à l’anatomie de chacun-chacune, qui ne comprime pas la zone sous-claviculaire. Ce n’est pas un détail !

Jouer oui, mais se provoquer des douleurs invalidantes et durables, non !

Courir pour sa santé : comment ?

, 13:57

Courir pour sa santé : comment ?

Depuis toujours, on court spontanément coudes fléchis, près du corps. Cela donne de l’élan et permet d’être plus performant. Vrai en ce qui concerne la compétition, surtout la course de vitesse. Mais dès qu’on aborde le fond peut-être, le marathon sûrement, ou pour son jogging de loisir, mieux vaut courir avec les coudes en extension, c’est-à-dire bras ballants relâchés le long du corps, épaules détendues. D’ailleurs, il y a une dizaine d’années, une championne de marathon chinoise courait ainsi, suscitant les critiques parfois désobligeantes de certains commentateurs sportifs malgré ses fantastiques exploits.

Pourquoi ?

D’abord parce que nous avons des épaules qui ont gardé certaines caractéristiques de la quadrupédie alors que nous n’en usons qu’en bipédie, les surmenant parfois de ce fait.
L’évolution n’a pas achevé son œuvre !

Elles travaillent en permanence dans le but de maintenir notre équilibre au travers de nos diverses activités.

Ensuite et surtout, quand on court avec les coudes fléchis près du corps, pectoraux, muscles des épaules et du coude, sont en contraction permanente. A la longue ils fatiguent. Cette attitude induit une limitation de l’ampliation thoracique (les côtes ne s’écartent pas totalement à l’inspiration, elles sont empêchées par les contractions des muscles cités), ce qui nuit aux performances cardio-respiratoires. On est rapidement obligé de faire appel à nos muscles inspirateurs accessoires tels ceux du cou (notamment les scalènes qui ont la fâcheuse tendance de comprimer la veine sous-clavière, ce qui peut entraîner une gêne dans les bras). Enfin cela joue sur le centre de gravité général du corps. Ceux qui sont fragiles des lombaires, trinquent.

Faites cette expérience simple : inspirez en gonflant les côtes au maximum tout en abaissant les épaules. Puis faites la même chose en relâchant les épaules, bras détendus, coudes en extension…

Convaincu(e) ?

Gym sur planche oscillante !

, 09:30

Cet exercice vise à renforcer l’équilibre, et tonifie la musculature lombo-fessière.
Il est particulièrement recommandé à ceux qui souffrent du dos de manière chronique.
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Pas une année ne se passe sans qu’une nouvelle « gymnastique » au nom ronflant ne soit « inventée ». Pourtant, comme il n’y a pas mille façons de bouger son corps, c’est toujours la même chose : on lève un bras, une jambe, on tourne le torse à droite / à gauche. Alors, pour donner l’illusion de la nouveauté, on change un détail comme la musique d’accompagnement, ou bien le rythme de l’entraînement. Sur une haute planche éminemment instable, au risque de se casser la figure, le changement des perceptions n’est pas une illusion. Pourtant ce type d’exercice est à la portée de tous et toutes. Mes patient(e)s de tous âges, peuvent en témoigner.

Tous les clubs sportifs devraient posséder une telle planche et pousser leurs adeptes à travailler quotidiennement dessus leur équilibre seul ou à deux (et pourquoi pas une mêlée de rugby sur immense planche oscillante ?).

Deux exemples pour s’en convaincre :

- Un gamin de neuf ans veut faire du judo, est-ce qu’on teste son équilibre avant de le pousser sur le tatami (tests de Fukuda, ou Romberg) ? S’il a un mauvais équilibre, il chute, se fait mal, et comme « le corps à de la mémoire », vingt ans après le mal ressort en maladie de peau, en asthme ou en mal de dos.

- Les footballeurs professionnels, travaillent-ils « à donfe » leur équilibre, alors qu’ils sont en permanence, comme des échassiers, en appui sur leur jambe non-dominante (le droitier shootant avec son pied droit il doit parfaitement dominer son équilibre sur jambe gauche, et inversement). S’ils le faisaient, ils se blesseraient moins !

la bonne position pour respecter son dos

, 17:18

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Bonne position pour respecter son dos !
Des exercices avec ballon de gym, vous seront proposés par Amandine dans un prochain billet. A bientôt donc !

le ballon de gym pour soulager son dos et renforcer les muscles des cuisses

, 17:13

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S’asseoir sur ballon plutôt que sur une chaise classique, pour soulager son dos et renforcer les muscles des cuisses !

Amandine sur ballon !

« Il faut savoir passer de la position assise passive, à la position assise active. »

Il n’existe ni chaise, ni canapé ergonomique. La position assise classique est néfaste pour le dos, et le dossier ne sert qu’à s’avachir un peu plus !!!

Revendez vos chaises en brocante !

Geste qui soigne - Tous les trucs du kiné

, 06:45

"Un guide pratique illustrant par l'image (180 dessins explicatifs) ce que chacun peut faire pour soigner, soulager - soi-même ou un proche - en cas d'urgence, ou faire face à tout autre incident de santé chronique ou accidentel en attendant le médecin ou le masseur-kinésithérapeute. Un manuel de mieux-être, de remise en forme, vous invitant aussi à reconnaître les manœuvres inutiles, voire dangereuses pour votre santé, avec de nombreux conseils de prévention et d'hygiène de vie. Cet ouvrage est destiné au grand public non médical, pour les situations quotidiennes."
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Se procurer ce livre sur le site de l'éditeur.