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Diabète gestationnel ? Vous avez dit diabète gestationnel ? (article du Docteur Anciaux)

, 08:37

Diabète gestationnel ? Vous avez dit diabète gestationnel ?
En France, près de 10 % des femmes enceintes souffrent de diabète gestationnel.

Qu’est ce qu’un diabète gestationnel : c’est un diabète découvert au cours de la grossesse. Nous ne parlerons pas ici de la prise en charge au cours de la grossesse d’un diabète connu et déjà traité.
Les symptômes souvent inexistants du diabète gestationnel
Bien que relativement fréquent, le diabète gestationnel est assez méconnu.
Il peut s’agir
- soit d’un diabète qui survient au cours de la grossesse, généralement en fin de 2ème trimestre (24 à 26 semaines d’aménorrhée)
- soit d’un diabète préexistant à la grossesse, méconnu découvert à l’occasion de la surveillance de la grossesse. Dans ce cas précis il s’agit la plupart du temps d’un diabète de type 2 appelé aussi diabète non insulinodépendant.

Les mécanismes en cause

Le glucose est nécessaire à notre organisme "25h/24h". Il provient des aliments source que sont les glucides. Après la transformation des aliments par la digestion, le glucose traverse la paroi intestinale pour se retrouver dans le sang. Ce glucose est véhiculé dans le sang pour atteindre tous les organes de notre corps, en particulier les muscles qui sont les plus gros consommateurs. Le trop plein provenant du repas est stocké dans « notre placard à sucre » , le foie. (Nous mangeons à chaque repas pour tout de suite et pour tout à l’heure…)
Les mouvements du glucose ne sont possibles que grâce à l’action d’une petite clé qui ouvre les portes de nos organes et du foie pour l’utilisation du glucose ou son stockage.
Cette petite clé, c’est l’insuline dont la production par le pancréas est stimulée par l’arrivée du glucose dans le sang.
Si la clé ne tourne pas bien dans la serrure, autrement dit si le corps est résistant à l’action de l’insuline, les portes s’ouvrent avec retard et le taux de glucose va s’élever dans le sang : c’est l’hyperglycémie (augmentation du taux sanguin du glucose) observée dans la diabète. Il peut aussi y avoir un nombre insuffisant de clé autrement dit une carence en insuline qui conduira à une plus grande hyperglycémie.
Au cours de la grossesse, à partir du 2ème trimestre, le placenta commence à sécréter des quantités plus importantes d'hormones susceptibles d’augmenter le travail de l’insuline, d’entraîner une insulinorésistance. Pour faire face, le pancréas doit produire une plus grande quantité d’insuline. S’il ne peut le faire, pour plusieurs raisons que nous allons détailler, la glycémie va s’élever chez la mère et entrainer un diabète gestationnel. Seul un dépistage peut faire le diagnostic de cette forme de diabète
Plus rarement le diabète existait avant la grossesse mais n'avait jamais été diagnostiqué. Les signes se confondent souvent avec les désagréments de la grossesse elle-même : fatigue, soif, fréquents besoins d'uriner. Cette situation est d’autant plus fréquente que la mère appartient à une population ou le diabète est lui-même fréquent

Certains facteurs de risques du diabète gestationnel bien identifiés :
• Des antécédents de diabète gestationnel lors d'une grossesse précédente, de mort foetale in utero ou d'enfant dont le poids est supérieur à 4 kg ou 4,5 kg ;
• Des antécédents familiaux de diabète (parents, fratrie)
• L'âge de la mère (plus de 30 ans)
• L'obésité ou le surpoids ( Indice de Masse Corporelle supérieur à 25 avant le début de la grossesse);
• L'appartenance à certaines origines ethniques (en particulier au Maghreb et en Afrique, le diabète gestationnel est moins fréquent chez les caucasiens).
• Mais des femmes ne présentant aucune de ces caractéristiques peuvent tout à fait souffrir de diabète gestationnel.

Une fois la grossesse démarrée, il est impossible d'éviter la survenue des anomalies métaboliques. En revanche, les femmes peuvent limiter les risques de diabète gestationnel avant de démarrer une grossesse en ayant une activité physique régulière, en contrôlant leur poids.

Il faut aussi dépister les jeunes femmes à risque à temps (à la fin du 2ème trimestre) et intervenir précocement pour limiter l'impact de ces troubles métaboliques sur la grossesse et en particulier l'enfant.
Un dépistage recommandé
Aujourd’hui, en France, il est recommandé de réaliser un dépistage :

1) Une glycémie à jeun au cours du 1er trimestre de la grossesse ; elle doit être inférieure à 0,92g. Une glycémie comprise entre 0,92g et 1,26g oriente fortement vers le diagnostic de diabète gestationnel et doit faire penser également un diabète de type 2 préexistant méconnu.

2) Si la glycémie à jeun au 1er trimestre est normale un test de dépistage fin de 2ème trimestre sous forme d’un dosage de la glycémie à jeun puis 1h et 2h après ingestion de glucose (75g)

Diabète gestationnel : un risque pour le foetus
Le diabète pendant la grossesse s’associe chez la mère à des complications (HTA, Toxémie gravidique et éclampsie, hydraminos (excès de liquide amniotique)). Ceci est d’autant plus fréquent que le diabète survient précocement (avant ou en début de grossesse) dans la grossesse.
Mais les menaces qui pèsent sur le fœtus sont encore plus importantes: malformations nerveuses ou cardiaques (en cas de diabète préexistant ou survenant tôt), risques de bébés trop gros (macrosomie, rendant l'accouchement plus difficile) ou d'accouchement prématuré…
Le traitement : avant tout une alimentation équilibrée et fractionnée
En cas de découverte d’un diabète gestationnel, la 1ère étape du traitement est la mise en route d’une diététique fractionnée répartie en 3 repas et 3 collations. Les aliments à l’index glycémique élevé doivent être évités. On favorisera les glucides complexes à index glycémique bas (céréales complètes, légumineuses). Les boissons sucrées, les confiseries, les patisseries sont interdits. Ceci permettra d’éviter une élévation forte après les repas de la glycémie, permettant de s’adapter à la réponse de l’insuline. Un apport calibré sur le plan calorique le plus souvent aux alentours de 1600 calories est recommandé.
Le régime doit permettre de contrôler les fluctuations glycémiques (cas le plus fréquent) soit avant les repas (ou plus de 2 heures après le précédent) inférieures à 0,92g et 2heures après le repas inférieures à 1,20g) et de limiter la prise de poids.
Une surveillance glycémique méticuleuse et exigente
Pour obtenir une meilleure surveillance de l’efficacité de ce régime, un lecteur de glycémie est prescrit à la future maman et une autosurveillance de la glycémie est préconisée selon les cas
- soit au moins le matin à jeun et 2heures après le début de chaque repas (4/jour)
- soit avant et 2h après le début de chaque repas (6/jour)

Parfois la nécessité d’un traitement par insuline
Si les glycémies ne sont pas dans les fourchettes souhaitées, un traitement complémentaire doit être mis en route : chez la femme enceinte, aujourd’hui, ce ne peut être que l’insuline (un protocole d’évaluation des bénéfices et des risques d’un antidiabétique oral est en cours).
Le nombre d’injections est très variable d’une femme à l’autre et va de 1 à 4 injections . Un apprentissage est nécessaire pour que la femme soit autonome tant pour la technique des injections que pour l’ajustement des doses d’insuline; cet apprentissage se fait au mieux en hospitalisation très courte. Dans d’autres cas il faut avoir recours quelques temps à l’aide d’une infirmière à domicile mais cette situation est plus délicate, surtout si une injection avant chaque repas est nécessaire.

Annexes
1 Arbre décisionnel de dépistage selon les recomandations française en 2012.
2 Répartition alimentaire et recommandations diététiques

REFERENTIEL POUR LE DIAGNOSTIC DU DIABETE GESTATIONNEL (DG)
cf l'article au format .doc : diabète gestationnel Diabete_gestationnel.docx

  CONSEILS ALIMENTAIRES POUR PATIENTES PRESENTANT UN DIABETE GESTATIONNEL

CONSEILS PRATIQUES

• Faites 3 repas par jour
+ 3 collations 10 heures 16 heures 22 heures (si coucher tardif)
• Mangez à heures régulières
• Ne supprimez pas d’aliments (notamment les féculents)
• Surveillez votre poids, pesez-vous régulièrement, 1 fois par semaine dans les mêmes conditions
• Buvez de l’eau, 1 litre à 1 litre ½ par jour
• Mangez normalement salé sans rajout sur la table


CONSEILS CULINAIRES

• Utilisez le moins possible de matières grasses pour la cuisson des aliments
• Privilégiez les cuissons au grill, four, à la vapeur, en papillote, au micro-ondes
• Utilisez à volonté les épices, les aromates, les condiments, la tomate, le citron…

ACTIVITE PHYSIQUE

Sauf contre-indication gynécologique :
• Soyez moins sédentaire
• Faites de la marche à pied
• Boudez les ascenseurs

CHOIX DES ALIMENTS

PRODUITS LAITIERS
Privilégiez leur consommation car ils sont riches en calcium
• Préférez le lait écrémé ou ½ écrémé, les laitages nature jusqu’à 20 % de MG (au delà, ils apportent des graisses d’origine animale en quantité importante)
• Modérez votre consommation de fromage à une portion (30 à 40 g) par jour (jusqu’à 45 % de MG) ; au delà, vous pouvez utiliser du fromage à 20 % de MG.
• Préférez le fromage à pâte cuite ou au lait pasteurisé.

VIANDES – POISSONS – ŒUFS
• Privilégiez la consommation de poisson (y compris les poissons gras) à 2 ou 3 fois par semaine.
• Choisissez plutôt les viandes peu grasses (volailles).
• Retirez le gras des viandes avant la cuisson de préférence, ainsi que le gras du jambon.
• La consommation de charcuterie doit rester occasionnelle.

  FECULENTS – PAIN – CEREALES
• Ces aliments sont indispensables ; ils doivent figurer obligatoirement à chaque repas et chaque collation en quantité déterminée.
• Ils ne peuvent être remplacés entre eux ; voir feuille d’équivalence.

LEGUMES VERTS
• Ces aliments apportent peu de glucides et peuvent donc être consommés à volonté.
• Ils sont très riches en fibres alimentaires et sels minéraux ; essayez d’en consommer à chaque repas.
• Lavez bien les crudités si vous n’êtes pas immunisée contre la toxoplasmose.

FRUITS
• Les fruits sont des aliments sucrés.
• Vous pouvez en consommer un en dessert, à chaque repas
• Attention aux fruits très sucrés (banane, raisin, figues fraiches), qui doivent être pris en quantité moindre (voir équivalences)

MATIERES GRASSES
• Vous pouvez utiliser toutes les matières grasses avec modération :
Huile de tournesol
Huile de maïs
Huile d’olive
Margarine au tournesol
Beurre
• Attention : toutes les matières grasses apportent autant de calories et entraîneront une prise de poids si leur consommation est trop importante.

BOISSONS
• Seule l’eau est indispensable à l’organisme.
• Evitez toutes les boissons sucrées et alcoolisées : sodas,
jus de fruit,
sirops de fruit,
apéritifs,
liqueurs,
bière,
vin,
cidre, …
• Sont autorisées : les boissons « light », le café, les infusions
• En cas de problème de constipation, vous pouvez utiliser l’eau Hépar.

REPARTITION CONSEILLEE DES ALIMENTS

Pour un apport énergétique de 1800 calories et de 220 g de glucides par jour

PETIT DEJEUNER
Thé, café : 1 bol sans sucre
Lait, yaourt, fromage blanc 0 % ou 20 % : lait ½ écrémé ou laitage sans sucre
Pain : 40 g (ou équivalent) ou céréales en équivalence avec le pain
Beurre : environ 10 g

COLLATION
10 heures : 20 g de glucides (voir équivalences)

DEJEUNER
Légume (cuit ou cru) à volonté }
Viande, œuf ou poisson : 100 à 120 g } + matières grasses
Féculents (pesé cuit = 200 g) ou Pain (80 g) } en quantité modérée
Laitage : 1 sans sucre ou fromage }
Fruit : 1 }

COLLATION
16 heures : 20 g de glucides (voir équivalences)

DINER
Légume (cuit ou cru) }
Viande, œuf ou poisson }
Féculent ou pain } idem déjeuner
Laitage }
Fruit }

COLLATION
22 heures : 20 g de glucides (voir équivalences)

EQUIVALENCES PETIT-DEJEUNER

20 g de glucides :

- 40 g de pain (1/6 de baguette) ou de pain aux céréales
- 3 tranches fines de pain complet ou de seigle
- 3 biscottes ou cracottes ou petits grillés
- 1 ½ tranche de pain grillé
- 3 tranches de pain de mie complet ou aux céréales (petit format)
- 1 ½ tranche de pain de mie (grand format)
- 25 g de céréales complètes (3 cuillères à soupe)

Evitez le pain blanc au petit-déjeuner

EQUIVALENCES REPAS DE MIDI ET DU SOIR
LES FECULENTS (40 g de glucides)
- 200 g de pommes de terre (4 de la taille d’un œuf)
- 140 g de frites (une quarantaine)
- 240 g de purée (4 cuillères à soupe)
- 100 g de chips (1 paquet)
- 200 g de pâtes, riz, semoule (cuits) (8 cuillères à soupe)
- 200 g de légumes secs :lentilles, flageolets, haricots secs (8 cuillères à soupe)
- 300 g de petits pois, maïs (8 cuillères à soupe)
- 80 g de pain : 1/3 de baguette ou 4 fines tranches de gros pain ou 6 tranches de pain de mie
- 6 biscottes
- 50 à 60 g de farine

LES FRUITS (150 à 200 g – 15 à 20 g de glucides)
- 3 mandarines
- ½ pamplemousse
- 1 orange moyenne
- 3 gros ou 4 petits abricots
- 1 belle pêche
- 2 pêches de vigne
- 1 pomme moyenne
- 1 poire moyenne
- 2 tranches ou ¼ d’ananas
- 1 ramequin de fraises ou framboises
- 1 petite banane ou la moitié d’une grosse
- 1 petite grappe de raisin

POUR VARIER VOS COLLATIONS
20 g de glucides peuvent être apportés par :
SOUVENT :
- 40 g de pain de seigle, de campagne, complet ou aux céréales
- 3 tranches de pain de mie (petit) ou 1 ½ (grand)
- 1 pain au lait
- 3 biscottes ou 3 craquottes
- 1 pomme ou une orange
- 1 petite banane
- 25 g de céréales + 1 verre de lait ½ écrémé
- 4 petits beurres
- 1 assiette de potage épais
- 2 crêpes sans sucre
- 1 ramequin de riz ou semoule au lait sans sucre
auxquels vous pouvez ajouter en quantité modérée :
- beurre ou margarine
- fromage frais
- fromage à 20 % de matières grasses

DE TEMPS EN TEMPS :
- 2 tranches de pain brioché
- 1 brioche ou 1 croissant
- 2 madeleines
- 30 g de pain + 2 carrés de chocolat

Il vous est conseillé d’ajouter un produit laitier à vos collations afin d’augmenter l’apport en calcium.

Docteur Marie-Laure Anciaux. Diabétologue

Se relever d’une chaise sans se bloquer le bas du dos. Etirements

, 08:22

Se relever d’une chaise sans se bloquer le bas du dos

Après avoir été longtemps assis, même si le siège est ergonomique parfois cela coince douloureusement. Afin d’éviter cet inconvénient il importe de prendre quelques précautions indispensables.
Deux cas de figure : siège avec et sans accoudoirs.

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Se rapprocher du bord de l’assise, se tourner sur le côté (du côté où cela ne fait pas mal), d’une main prendre appui sur la cuisse, de l’autre sur le coin antérieur de l’assise (ou l’accoudoir), puis se relever en un mouvement tournant pour faire face au siège.
Ensuite il faut s’étirer dès qu’on a passé autour d’une demi-heure assis.

Etirement du bas du dos.

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En appui des mains contre un mur ou sur un meuble, croiser les jambes (jambe côté douloureux de préférence en avant), et plier un peu les genoux, sans trop. Puis pousser les fesses en arrière et vers le bas le plus loin possible en soufflant bien et sans reculer les genoux. Recommencer cinq à six fois.

Cet exercice est excellent quand on souffre du bas du dos, que l’on ait été ou non assis. Le répéter plusieurs fois par jour.

mal de dos : les gestes qui soulagent : la technique dite "de la grosse caisse"

, 10:56


gif animé par James Curran
gif animés avez-vous donc une âme

Mal au dos, petite piqûre de rappel !

, 11:58

Le thème du mal de dos a mainte fois été évoqué sur ce blog mais je me suis rendu compte qu’il manquait un condensé de l’essentiel. Le voici.

En voiture !
Que vous souffriez des lombaires, des dorsales, ou du cou, adoptez la bouteille plastique vide (et même sur votre siège de travail).

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Il s’agit de conserver le creux des reins, pourquoi ? Parce qu’une pression constante exercée au niveau lombaire a un effet érecteur, cela redresse la colonne jusqu’au cou. Sans bomme lombaire le dos est globalement arrondi, on est avachi.
De plus cela évite l’effet de « dérouillage » subi en quittant son siège, car subitement il faut recreuser sa lordose et cela coince parfois.
Pourquoi une bouteille vide plutôt qu’un coussin ? Parce que le vide intérieur amortit les secousses de la route retransmises par le siège. Il existe bien sûr des voitures équipées d’une bomme lombaire, seulement elle est fixe et ne tient pas compte d’un fait : personne n’a la même longueur de tronc ni la même corpulence.
Il faut déplacer la bouteille plus ou moins haut dans son dos en fonction du confort ressenti.

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Assis au bureau, à la maison, inutile d’acheter un siège cher et soi-disant ergonomique. Une planchette rembourrée (le dossier ou l’assise d’une vieille chaise) placée au bord de l’assise pour obtenir un effet basculant fait parfaitement l’affaire. Ainsi l’assiette se modifie-t-elle en permanence. Les contraintes au niveau lombaire variant cela évite un écrasement des disques intervertébraux et soulage le dos.

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S’étirer le bas du dos pour soulager ses douleurs ou les éviter !
Un genou relevé, cuisse maintenue contre la paroi, pousser sur le mur avec la main tout-en tournant les épaules du côté du genou relevé jusqu’à ressentir un bon étirement aux niveaux fessier et lombaire. Changer de côté. A répéter cinq, six fois, plusieurs fois par jour, et chaque fois qu’on est resté un long moment assis.

Soulager ses douleurs avec des balles de tennis !

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Deux balles sont nécessaires.

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Mal au cou ou faiblesse des muscles cervicaux.
Se coucher sur plan dur (table ou bien au sol), la tête posée sur une balle qu’on écrase en faisant le double-menton tout-en relevant le torse par poussée des coudes. Tenir la position trois secondes. Recommencer vingt fois. A pratiquer plusieurs fois par jour.

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Mal au cou ou bien entre les omoplates.
Placer les balles au niveau des points douloureux et bouger son torse latéralement d’un côté et de l’autre. Sur le moment cela fait mal, mais qu’est-ce que cela soulage après ! Si vous n’avez mal que d’un côté il faut quand même une deuxième balle placée de manière symétrique.

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Massage lombaire.
Placer les balles de tennis au niveau des reins, là où cela fait mal, et plusieurs fois de suite bouger son bassin d’un côté puis de l’autre en appuyant bien sur les balles.

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Renforcement des muscles du cou et réveil propioceptif (ensemble des structures corporelles contribuant à l’équilibre).
Une bande élastique fixée à un point d’amarrage et passée autour du front, tout-en gardant le dos bien droit, regard horizontal, avancer d’un pas, reculer d’autant, recommencer plusieurs fois sans bouger la tête. Puis faire le même exercice en se retournant.

Ce qu’il ne faut pas faire !!!
La plupart des pseudo-spécialistes vous recommandent de forcer sur votre cou quand il est raide, et ce afin de récupérer sa souplesse. Il s’agit d’essayer de venir toucher son épaule avec l’oreille, ou bien de tourner la tête au maximum d’un côté puis de l’autre… Surtout pas !!! Vous avez toutes les chances d’aggraver la situation. L’artère vertébrale qui chemine au niveau du cou dans un petit canal osseux creusé dans les vertèbres est malmenée dès 30 ° de rotation. Si un cou est raide, il faut en trouver la raison et la traiter. La souplesse reviendra automatiquement après (un peu de chaleur ou un massage sont les bienvenus).

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Exercices pour le cou :
Ce type d’exercice permet un bon réveil propioceptif.
Debout sur la pointe des pieds, dos droit, double menton, écraser la balle de tennis avec son front pendant cinq secondes, puis se retourner, écraser la balle maintenue à la base du crâne. Recommencer plusieurs fois.

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En cas de douleurs entre les omoplates (dorsalgo), debout sur la pointe des pieds, bras tendus, alternativement et rapidement faire le dos rond puis le creuser en rapprochant les omoplates l’une de l’autre une dizaine de fois de suite.

Scoliose idiopathique de l'enfant : la science progresse à l'amble de ce que j'affirme et préconise en matière de rééducation !

, 08:39

Le 3 décembre 2015, lors d'un congrès parisien célébrant le 15 ème anniversaire de la Fondation Yves Cottrel, et dont le thème était : « Scoliose : la recherche à un tournant de son histoire ! », sujet ensuite repris dans le magazine « Le Point » du 03-12-2015, il a été dit qu'on a découvert un gène responsable de certaines formes familiales de scoliose idiopathiques (équipe du Professeur Ederly. CHU de Lyon). Il y aurait notamment mutation sur le gène 5 (et ce ne serait pas le seul à être impliqué), ce type de mutation favorisant le pronostic évolutif de la scoliose.

Quant au développement de cette déformation vertébrale à l'adolescence, outre le rôle de certains facteurs hormonaux (incrétines, estrogènes), est évoquée la voie neurosensorielle (équilibre du corps, sa perception dans l'espace ; symétrie droite-gauche), des anomalies de la propioception ainsi que des altérations de l'oreille interne ayant été mis en évidence.

Tout cela va dans le sens de ce que j'ai toujours affirmé et que je préconise dans ce blog. Au travers d'un premier billet d'abord, daté du 29-04-2014 : « Scoliose de l'enfant ! », puis, le 10-01-2016, sous le titre : « Scoliose idiopathique de l'enfant : la rééducation par exercices est totalement inefficace ! ».

Le livre à substratum scientifique sur lequel je travaille, mais qui ne sortira pas avant deux ou trois ans en librairie faute de temps pour m'y consacrer davantage, proposera une thérapeutique complète et parfaitement adaptée.

Dos rond enfants, adolescents. Le vrai, le faux, rééducation

, 12:57

Ce billet n'aborde pas le sujet des atteintes neurologiques, les malformations congénitales cyphotiques, les altérations graves du développement psycho-moteur s'accompagnant d'anomalies posturales, ou la spondylarthrite ankylosante dont la symptomatologie peut débuter avant l'âge de vingt ans.
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En l'occurrence, le défaut de posture souvent mineur au départ que les parents remarquent d'emblée chez leur enfant qui se tient « bossu » (attitude cyphotique), est caractérisé par sa réductibilité. C'est à dire qu'il se corrige d'emblée aisément .

Les complexes qui se trahissent parfois dans la façon qu'on a de mal se tenir, ou bien la poitrine qui commence à pointer ou qui se fait soudain trop lourde à porter, avec de surcroît le regard en coin de certains garçons, sont des facteurs aggravants. A la longue l'enfant cyphotique peut même développer des sentiments d'agressivité, de frustration, de repli sur soi, le conduisant à se réfugier dans un monde imaginaire. Dans ce cas, traiter efficacement son dos rond le sauvera plus sûrement qu'une psychothérapie.
Pourtant il y a d'emblée une erreur à ne pas commettre.
Répéter inlassablement : « Tiens toi droit ! » ne sert à rien parce qu'un enfant n'a pas notion de sa déformation, de même que ne vivant que dans le temps présent il ne mémorise pas ses douleurs et donc n'en fait pas tout un plat (il ne somatise pas comme l'adulte). Faites ce test : demandez-lui de se tenir debout redressé dans une attitude un peu militaire et de profil par rapport à un grand miroir, puis questionnez-le. A t-il l'impression d'être droit ? Même si son dos est en arc de cercle, il affirmera le plupart du temps se « sentir » droit. C'est pourquoi il convient plutôt de consulter un médecin habilité, puis un rééducateur posturologue, plutôt que de s'épuiser vainement en injonctions stériles et sources de conflits relationnels.

En phase prépubertaire l'attitude en dos rond compensant une cambrure très exagérée des reins (hyperlordose) est souvent due à une faiblesse abdominale et peut accompagner une spondylolyse, c'est à dire véritable fracture vertébrale sans déplacement osseux et déterminée par des contraintes mécaniques répétées.
Les cyphoses accentuées et hyperlordoses (cambrure des reins accentuée) liées à une hyperlaxité ligamentaire ou une faiblesse de la musculature postérieure, ainsi que celles qui correspondent à un défaut de famille (morphotype familial), sont réductibles après rééducation sérieusement conduite.
Sais t-on toujours qu'une importante myopie mal corrigée peut induire une attitude cyphotique qui peut ensuite s'enraidir ? Ou bien qu'un manque de hauteur de la partie inférieure du visage (brachycéphalie), peut être cause d'une attitude cyphotique, possiblement corrigée par le port d'une correction orthodontique (gouttière occlusale) ?
Par ailleurs une hypercyphose n'entraîne pas de répercussion pulmonaire. Par contre, à l'inverse, l'asthme peut favoriser la constitution d'une hypercyphose thoracique.
L'affection la plus représentative est la maladie de Scheuermann (dystrophie rachidienne de croissance) qui cesse de progresser à la fin de la croissance quand le cartilage n'est plus actif.

Traitement rééducatif

Il faut s'intéresser au sujet dans son ensemble, ce qui implique de cibler les incidences du dos rond sur l'esprit, le mental. En effet tous les sujets déformés ou douloureux chroniques (pas seulement les bossus) souffrent d'une modification morphologique du cerveau avec atteinte du thalamus (noyau cérébral régissant douleurs, postures et mouvements). C'est un peu comme si ces personnes avaient un virus dans la tête pouvant s'activer à n'importe quel moment et sans prévenir. Or l'on s'est aperçu que méditation ou hypnose médicale (et pourquoi pas l'audiogénèse, à explorer), permettent de réguler les ondes alphas produites par le thalamus.
Mes amis ostéopathes qui prétendent avoir une conception holistique de l'individu, c'est à dire dans sa globalité, ne disent pas la vérité puisqu'ils ne rentrent pas dans la tête des gens. Ils manipulent la charpente c'est tout, parfois très utilement quand même.

Bilan morphostatique
Le praticien se doit d'avoir un œil de posturologue. C'est-à-dire qu'il se doit d'examiner l'enfant dévêtu et de la tête aux pieds, debout de profil, de face, de dos, couché sur le dos puis sur le ventre, enfin à la marche. Le praticien déterminera de la sorte les éléments perturbateurs posturaux à corriger d'emblée, même s'ils se situent à distance du dos. Le mal-positionnement de la tête par exemple ou un trouble de l'occlusion (mâchoires), que je viens d'évoquer (brachycéphalie, importante, myopie mal corrigée), en font partie.

Acupuncture sans aiguilles
Les points d'acupuncture profonds se superposent à une zone de densification des récepteurs cutanés profonds, sortes de capteurs qui renseignent sur tout ce qui vient en contact de manière plus ou moins agressive avec la peau (terminaisons nerveuses libres, corpuscules de Vater Pacini), mais ils se superposent aussi aux récepteurs de la propioception (ensemble des éléments du corps nous renseignant sur le positionnement de notre corps dans l'espace, et contribuant à maintenir notre équilibre en toutes circonstances).
C'est pourquoi comme il en est pour la scoliose de l'enfant, je pratique un traitement d'électropuncture, ou bien avec un laser (indolore) sur des points bien précis, parce qu'il importe d'agir sur les causes profondes de la cyphose (ici le grave défaut propioceptif vecteur de troubles posturaux), et non seulement sur la conséquence qui en découle, c'est-à-dire le dos rond, sous peine d'être complètement inefficace.

Traitement normotensif
Cette thérapie fait l'objet de nombreux articles à retrouver sur internet ou dans ce blog. Il ne s'agit pas ici d'en faire le tour, ce qui serait fastidieux.
Traitement normotensif appliqué aux trigger points
Le dysfonctionnement articulaire suscité par une cyphose raide déclenche à la longue une souffrance musculaire dont le système nerveux est bien entendu averti. Se formeront alors des zones douloureuses à la palpation, souvent éloignées de la cyphose, appelées « trigger areas » décrites par Travell, et à traiter (consulter mon billet du 04/09/14.)

La contracture
Elle est due au maintien accidentel des ponts « actine-myosine » après contraction musculaire. Le muscle est dur et raccourci.
Une contracture ne fait pas toujours spontanément mal. Nous en avons même en permanence sans en souffrir. Elles procèdent de notre besoin permanent de tenir l'équilibre. Toutes ne sont donc pas à combattre. Le thérapeute manuel ne recherche du bout des doigts que celles qui sont vectrices d'un désordre pathomécanique. Il le fait en appuyant plus ou moins fort pour en percevoir la « rénitence », cette pression par contre étant toujours plus ou moins douloureuse, ce qui permet au sujet traité d'en percevoir l'existence et d'accepter le traitement.
Une pression thérapeutique normotensive permet de faire céder la contracture en quelques secondes et au final de corriger la posture lorsque l'ensemble du corps a été traité de la sorte, en insistant sur cou et mâchoires .

Posture
L'hygiène de vie est indispensable, notamment l'économie rachidienne dans les diverse activités du quotidien.
Je conseille des postures quotidiennes sur la ventre (une demi-heure minimum). L'enfant peut lire par exemple, ou faire un devoir, dans cette position.
La position asiatique dite de « la fleur du lotus » permet une élongation active du dos.
Puis il faudra corriger la posture de l'enfant assis à son poste de travail, la mauvaise station assise étant un facteur nettement aggravant. A cette fin l'usage d'un gros ballon de gym comme siège est préconisé, comme décrit dans le billet précédent et traitant de la scoliose (10/01/16), il est obligatoire en ce qui me concerne, avec adaptation de la hauteur du plan de travail (ceci devrait être fait pour tous les enfants quel que soit l'état de leur dos). Les filles doivent éviter le port de talons hauts qui accentuent la déformation du dos.
Bien que son poids ne soit pas considéré comme excessif s'il ne dépasse pas le tiers du poids du corps, mieux vaut éviter le cartable ; lequel a tendance à obliger l'enfant à marcher avec projection du tronc en avant. Mieux vaut opter pour la valisette roulante.
Sinon, sac à dos chargé à minima et imitant ceux des montagnards (avec sangle abdominale de maintien et larges sangles d'épaules). Il doit être porté avec son centre situé à 5 cm sous le sommet de la cyphose.

Sports
En conséquence de ce qui vient d'être dit (la mauvaise posture ayant déréglé le cerveau), la rééducation par exercices seuls est totalement inefficace, notamment pour les formes rigides. L'effet assouplissant ou soi-disant correcteur musculaire ne dure que le temps de la séance, jamais au delà ! Cela est notamment dû à la présence de deux creux (lordoses cervicale et lombaire) venant en compensation d'une bosse dorsale, et ce afin de préserver la station debout et la fonction de la vue. Ces lordoses limitent l'effet des mouvements gymniques correcteurs par défaut d'appui stable. Cependant l'enfant doit être actif et continuer le sport à l'école, ne serait-ce que pour ne pas être mis à l'écart, vu comme un handicapé, ce qu'il n'est pas. Sont déconseillés : Judo, rugby, gymnastique rythmique et artistique, haltérophilie, plongée sous-marine (port des bouteilles d'oxygène qui arrondit le dos) et acrosport (en tant que porteur). Porter un sac à dos durant une demi-heure chaque jour non sur le dos mais par devant soi, et alourdi (quelques boites de conserve) fait aisément travailler les muscles postérieurs du dos.
Exercices de gainage, sur ballon de gym sans arrondir le dos, basket, natation (en excluant brasse et papillon), sont également favorables.
Pour ma part je travaille la correction posturale sur planche oscillante corporelle (billet sur ce blog du 21/07/15).

Nota :
Après la puberté certaines douleurs du dos sont liées à une hyperexcitabilité neuromusculaire, les douleurs survenant après une posture prolongée mal assis ou debout. D'où l'importance de ne jamais cesser d'adopter une position à visée correctrice, comme de continuer à s'asseoir le plus souvent possible sur gros ballon, ou bien mettre sur son siège de voiture en bas des reins, une bouteille plastique vide.
Chez l'adulte cyphotique, « bossu », on constate une dégradation importante de la musculature de soutien de la colonne vertébrale associée à une perte de force des muscles fessiers.
Il est à noter qu'en astronomie l'apesanteur représente un modèle expérimental du vieillissement accéléré du squelette avec un caractère réversible. Le défaut d'activité, la sédentarité de nos chères têtes blanches est à incriminer.

Scoliose idiopathique de l'enfant : la rééducation par exercices est totalement inefficace !

, 12:43

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Scoliose idiopathique juvénile lombaire gauche.

Le mouvement n'apporte aucune réelle modification correctrice. Son effet correcteur ne dure que le temps de sa réalisation et ne se prolonge pas dans le temps !
La rééducation dite classique et faite de recettes, d'une suite calibrée d'exercices, s'attaque aux conséquences de la scoliose, non à sa cause, ce qui interdit tout bon résultat. De plus, vue dans l'espace, la déformation tridimensionnelle de la scoliose sape les fondements des démonstrations cinésiologiques ou études biomécaniques valables pour un sujet sain que nous professionnels de santé possédons en guise de référentiel.
Lorsqu'un kinésithérapeute conventionné prend en charge un enfant pour rééduquer sa scoliose, il importe d'abord de savoir ce que cela sous-entend : des séances bihebdomadaires d'une demi-heure. Ce qui représente bien peu en réalité pour traiter une déformation concernant les niveaux osseux, articulaire, myofascial, et psychomoteur. Un vrai casse-tête !

Bon nombre de confrères pourtant sérieux, motivés, et conformément aux directives données par Charrière et Roy, pensent qu'il faut prendre les meilleurs exercices dans chaque méthode en respectant une progression entre les séances.
Discours empreint de bonnes intentions mais sans réel effet, tant il est vrai déjà que quel que soit l'exercice choisi, il apparaît d'emblée impossible de réaliser une action thérapeutique ciblée à un étage vertébral près.
Est également préconisée « une rééducation qui doit se concrétiser par un automatisme le plus inconscient possible » ; l'enfant apprend à « sentir son corps » qui doit être perçu de l'intérieur grâce au sens propioceptif. La position des segments corporels doit être perçue au niveau cérébral cortical grâce aux récepteurs propioceptifs. Le kiné recherche les défauts en observant le sujet immobile puis en mouvement. Il note les dysharmonies, le manque de coordination, la mauvaise intégration de la respiration et s'efforce de les corriger en agissant sélectivement sur les parties en défaut. Le sujet apprend ensuite à enregistrer la valeur de la posture. A ce petit jeu la scoliose en partie d'origine génétique, très évolutive dès que débute la puberté, et qui déforme gravement le corps, est la plus forte. Victoire par K.O !

En cas de corset :

Il importe de savoir que le port d'un corset, indispensable quand la scoliose est grave, provoque un paramorphisme (altération de la forme) inversé. Avant le corset, le corps s'adapte d'une certaine manière à la scoliose, les membres inférieurs se déformant pour tenir l'équilibre. Ainsi en cas d'hyperlordose lombaire observe-t-on une hypertonie des biceps cruraux, des tenseurs du fascia lata, une tendance au récurvatum des genoux, une abduction tibiale avec hypertonie du soléaire, un valgus des pieds. Puis avec le corset, lequel aggrave notamment le phénomène de dos plat, les jambes se doivent de s'orienter différemment. Le morphotype est bouleversé et une rééducation gymnique est incapable d'y remédier. Le port de semelles correctrices non plus, car à la base on ne sait de toute manière pas si c'est le redressement du bassin lié à la verticalisation qui initie la détorsion fémorale, ce processus d'adaptation se poursuivant par le bas, ou bien le creusement de l'arche interne du pied qui est à l'origine de la torsion tibiale externe.

Alors que faut-il faire ? Comment rééduquer au mieux ?

D'abord, bilanter :

La scoliose idiopathique étant à l'évidence un syndrome de déficience posturale, un bilan diagnostic masso-kinésithérapique s'impose d'emblée (antécédents, sport, position assise, qualité de vie, état bucco-dentaire, vue, étude du rachis, du bassin et des membres). En cas de scoliose par exemple, l'attitude du corps partant en arrière et qui se ferme sur l'intérieur (chaîne musculaire antéro-latérale dominante), est aggravante. Au contraire, l'association corps en avant et ouvert vers l'extérieur, est plus aisément corrigeable.

Tester l'équilibre :
Entre autres, le test de Fukuda pour l'oreille interne, le Romberg pour la propioception, le Stewart-Holmes pour un trouble du tonus postural.

Corriger la posture :
Dans les écrits spécialisés il est dit que : « le kinésithérapeute doit viser une éducation neuromusculaire cherchant à corriger le schéma corporel du sujet au cours des gestes et attitudes de la vie quotidienne ». Ce qui se résume au classique : « Tiens-toi droite(e) !!! », l'intégration d'une attitude posturale corrigée, visée totalement inefficace et pernicieuse. A la longue l'enfant en a marre d'être sans cesse repris puisque malgré sa bonne volonté sa scoliose ne s'améliore pas. Selon la loi de Hueter-Volkman ou Delpech toute contrainte en compression ralentit la croissance osseuse et inversement. Ainsi les postures adoptées par l'enfant en croissance favorisent-elles la formation des courbures dans le plan sagittal bien que certaines observations montrant l'existence d'une cyphose et d'une lordose rachidienne chez l'embryon prouvent que la croissance osseuse n'est pas seule en cause : l'acteur génétique intervient. Cependant, globalement, la solidité du rachis dépend des courbures sagittales, lordoses et cyphose. Aussi importe-t-il d'aider l'enfant à corriger ses postures quand c'est possible. Et si toute tentative de prise de conscience de la déformation, tout apprentissage de correction active, sont voués à l'échec (l'enfant n'a pas notion de ce qu'est un dos droit, l'enquiquiner pour l'y obliger ne sert à rien), la position de travail (la station assise notamment, une vraie contrainte pour le dos) peut aisément être corrigée.
Assis sur ballon à son bureau de travail, l'enfant ne peut s'avachir. Il corrige constamment et inconsciemment sa posture, ce qui fait naturellement travailler ses muscles : notamment cuisses, abdominaux, érecteurs rachidiens. Mieux vaut un enfant assis en permanence sur gros ballon (sauf à l'école hélas!), que deux séances d'une demi-heure de mauvais exercices chez un kiné. Un gros ballon de gym incite au jeu, un jeu musculaire gagnant.

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Nota : face à un ordinateur le regard doit être pratiquement horizontal, écran se situant cependant légèrement en dessous du niveau des yeux pour ne pas fatiguer la vue. L'enfant que je suis en rééducation doit par ailleurs porter durant une à deux heures en semaine, à des moments choisis, une paire de lunettes dont le verre côté œil direct sera rendu opaque par cache amovible, afin de combattre ses mauvaises habitudes posturales et améliorer son schéma corporel.

Thérapie normotensive :
Un contact direct spécifique avec la peau permet une action correctrice sur le processus pathomécanique engendré par la scoliose. La thérapie normotensive s'y emploie activement. Afin que perdure ensuite la correction posturale engendrée, sont posés sur la peau ce que je nomme des « post-it propiceptifs », c'est à dire de petites bandes de Kinésiologic-Tape, qui sont la mémoire du doigt correcteur. Une information propioceptive à garder jusqu'à la séance suivante.

Acupuncture au laser ou par mini-acusonic :
La croissance, la puberté, sont une véritable déflagration énergétique. L'acupuncture vise à corriger l'énergétique interne, alors que la thérapie normotensive vise l'externe. Il y a complémentarité.

Les exercices :
La croissance des os est influencée par différents paramètres : génétiques, nutritionnels, endocriniens et mécaniques. Les mécaniques, représentés par la gravité et la musculature, ont un rôle prédominant. Les exercices, s'ils ne suffisent pas à combattre une scoliose, sont par contre indispensables pour inciter l'enfant à se bouger, la sédentarité lui étant fatale. Des exercices sur gros ballon de gym comme décrits dans le billet: « Mal de dos, enfants et adolescents » du 21/07/15, sur planche oscillante corporelle pour renforcer l'équilibre, ou ceux du billet : « Amandine propose » du 13/10/13, sont indiqués.
L'enfant doit également faire du sport à l'école, avec certains interdits comme l'acrosport à trop forte contrainte pour le dos . Il ne doit pas être écarté en tant qu'inapte, ce qui est faux et dévalorisant.
En guise d'exercice, et ce pour renforcer la propioception, le kinésithérapeute peut demander à l'enfant de percevoir la différence de stabilité entre ses membres inférieurs ainsi que la pression à l'appui, ses pieds étant posés sur deux balances de pesée.

Autre exercice : contrôle de la stabilité de chacun des membres inférieurs, genou légèrement fléchi.

Élongation douce vertébrale active en bassin :

La photo de démonstration est sur ce blog, à la date du 13/10/13.
Un muscle ne peut être convenablement étiré que s'il s'est contracté au préalable. Étiré passivement au contraire il se contracte (réflexe myotatique) pour éviter la disjonction articulaire. Cette élongation de mon invention en bassin chauffé, a par ailleurs le mérite de faire travailler les muscles.

Conclusion :

Rééduquer un enfant scoliotique n'est pas une mince affaire. Spontanément il n'en a aucune envie, d'autant qu'il n'a pas idée de la gravité de son problème. Il faut donc hélas l'y contraindre pour son bien, d'une manière ou d'une autre. En l'occurrence l'implication des parents, lesquels le plus souvent assistent à mes séances, est indispensable. Si papa et maman « s'en foutent », ou bien s'ils n'adhèrent pas à mon projet rééducatif, je souffre d'un sérieux handicap. Fréquemment les enfants que je prends en charge pleurent, ou du moins rechignent durant deux ou trois séances, puis ils sourient et coopèrent complètement au fur et à mesure des progrès obtenus.
Dès qu'il s'agit de prendre en charge quelqu'un, qu'il soit jeune ou vieux, il faut l'aimer. L'amour envers son prochain est indispensable au bon exercice de mon métier.

NOTA :
Le lecteur intéressé par ce billet pourra également consulter celui du 29/09/2014, intitulé : « Scoliose de l'enfant ».

Recettes pour les fêtes sans risquer de faire flamber son diabète ! par Marie-Laure Anciaux, médecin diabétologue

, 18:48

MENU DE FÊTE :

  • Verrines apéritives
  • Saint Jacques pôelées à la Mirabelle et lentilles tièdes
  • Confit de canard Parmentier
  • Salade
  • (fromage)
  • Salade d’Agrumes aux pistaches

VERRINES (Recettes pour 6 verrines)

Langoustines au pamplemousse

  • Petites queues de langoustine petites tailles (30 soit 5 par verrine environ)
  • 1 petit pamplemousse ou un demi pelé à vif et découpé en petits quartiers en ayant pris soin d’enlever la peau – garder le jus
  • Mayonnaise et crème fraiche (2 cuillère à soupe bombées de chaque) à mélanger avec 1 cuillère à soupe de cognac et le jus du pamplemousse
  • Disposer le mélange crème, mayonnaise et cognac au fond de la verrine, puis les queues de langoustine puis à nouveau le mélange. Décorer avec une feuille de persil.
  • Cette recette peut être réalisée également avec du crabe ou du surimi

Saumon guacamole

  • Une tranche de saumon fumé à découper en lanières
  • Du guacamole relevé mélangé avec un peu de crème fraiche allégée et de citron
  • Un peu de pulpe de citron
  • Disposer le mélange guacamole crème au fond de la verrine , mettre 2 3 petites lanières de saumon, recouvrir de guacamole puis décorer avec une lanière de saumon et un peu de persil ou d’aneth
  • Cette recette peut être aussi réalisée avec de la truite fumée

Tomates séchées et fromage de brebis

  • Une quinzaine de petites tomates confites ( 24 à 30 soit 4- 5 tomates par verrine)
  • Du fromage de brebis coupé en petit dés (4-5 petit dés par verrine)
  • Quelques olives dénoyautées
  • Huile d’olive et vinaigre balsamique
  • Quelques chips de maïs qui seront réduites en miettes

Disposer au fond les dés de fromage puis les tomates puis un dé de fromage avec un petit bout d’olive ou de persil. Verser une demi cuillère à café d’un mélange huile d’olive et vinaigre- ne pas saler mettre quelques miettes de chips de maïs en décoration sur le dessus

Boudin antillais et compote

6 petits boudins antillais découpés en rondelles De la compote de pomme maison aou achetée sans adjonction de sucre (on peut aussi découper une pomme en cubes et faire cuire les dés à la poêle avec un tout petit peu de beurre Mettre une petite cuillère de compote au fond de la verrine puis les rondelles de boudin et terminer par un peu de compote. Poivrer.

COQUILLES SAINT JACQUES POÊLEES A LA MIRABELLE ET LENTILLES TIEDES Recettes pour 4 personnes
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  • Préparation 20 minutes
  • Cuisson : 20 mn et 5 minutes
  • Ingrédients
  • • 12 noix de Saint jacques fraiches ou décongelées (avec ou sans les corails)
  • • 200 g de lentilles vertes
  • • Feuilles de roquettes
  • • ciboulette
  • • 1 gousse d’ail épluchée
  • • 1 petit oignon rouge
  • • Un filet d’huile d’olive
  • • De l’eau de vie de Mirabelle (2 cuillères à soupe)
  • • Vinaigre balsamique ( 5 à 8 cl)
  • • Sel, poivre



Mettre les lentilles vertes à cuire dans l’eau froide salée avec une gousse d’ail écrasée, thym et laurier. Cuire pour obtenir des lentilles tendres (20 minutes environ). Les égoutter et refroidir. Faire chauffer un filet d'huile d'olive dans une poêle et y mettre l'oignon rouge; cuire à feu doux pour faire fondre l’oignon puis ajouter l'ail. Cuire une minute puis déglacer au vinaigre balsamique. Faire réduire le vinaigre jusqu'à obtenir une consistance sirupeuse, mettre la poêle hors du feu et ajouter les lentilles. Assaisonner avec du sel et du poivre. Laisser refroidir puis incorporer le basilic et le persil. Vérifier l'assaisonnement. Assaisonner les coquilles avec un peu de sel. Ajouter un peu d'huile de tournesol dans une poêle chaude et colorer les coquilles 1 à 2 minutes avant de les retourner, mettre 2 cuillères à soupe de eau de vie de Mirabelle. Baisser le feu et les faire colorer également 1 à 2 minutes sur l'autre face. Servir les coquilles Saint Jacques arrosées du jus de cuisson, saupoudrées de ciboulette sur quelques feuilles de roquettes, accompagnées des lentilles au vinaigre balsamique

Mes conseils : quelques lardons peuvent être associés dans la poêle avec les Saint-Jacques Le bon vin : un vin blanc d’Alsace (Muscat) ou de Bordeaux (Entre deux mers)

CONFIT DE CANARD PARMENTIER Recette pour 4 à 6 personnes
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  • Préparation : 20 minutes
  • Cuisson : 30 minutes
  • Ingrédients :
  • • 1 kg de pommes de terre
  • • 3 cuisses de canard confites
  • • 6 brins de persil plat
  • • 2 oignons, 2 gousses d’ail
  • • 50 g de beurre
  • • 20 cl de lait
  • • 2 cuillères à soupe de chapelure
  • • sel, poivre

Faites cuire les pommes de terre épluchées et coupées en morceaux dans de l’eau salée 15 à 20 minutes. Retirez les cuisses de canard de la graisse et effeuillez la chair à la fourchette. Conservez la graisse

Dans une sauteuse, faites revenir les oignons hachés et les gousses d’ail pelées et émincées avec 2 cuillères de graisse de canard. Ajoutez ensuite la viande et le persil ciselé. Mélangez et laissez réchauffer sur feu modéré.

Allumez le gril du four. Portez le lait à ébullition. Au-dessus d’une casserole, passez les pommes de terre au moulin à légumes. Sur feu doux, tout en remuant, dessécher la purée 2 minutes puis incorporez le beurre coupé en cubes et peu à peu le lait chaud. Salez et poivrez.

Etaler le tiers de la purée dans un plat à gratin graissé légèrement. Eparpillez la viande. Couvrez du reste de purée. Parsemez de chapelure. Arrosez de 2 cuillerées rases à soupe de graisse fondue et faites dorer sous le gril du four 12 à 15 minutes. Servez bien chaud.

Mes conseils : pour un plat plus léger, utiliser du lait demi écrémé ou écrémé. Vous pouvez Mettre seulement la moitié de beurre (25g) dans la purée. Une seule cuillérée de graisse suffit car le confit est déjà gras. Le plat peut se préparer à l’avance et il faut alors réchauffer à four chaud (210°) 15 minutes et passer sous le grill 10 minutes. C’est très copieux.

Le bon vin : Madiran à 16°

SALADE D’AGRUMES A LA PISTACHE Recettes pour 4 personnes
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  • Préparation 20 minutes
  • Cuisson : 8 mn
  • Ingrédients
  • • 4 oranges
  • • 2 pomelos roses
  • • 1 cuillère à café d’édulcorant
  • • 2 pincées de cannelle moulue
  • • Quelques gouttes d’extrait de vanille
  • • 2 cuillères à soupe de pistaches hachées
  • • Glace à la noix de coco (glace à la pistache, ou à la vanille)
  • Réservez une orange
  • Pelez à vif les agrumes en enlevant peau et chair blanche.
  • Coupez les en rondelles puis en les rondelles en deux
  • et refroidir.
  • Pressez l’orange mise de côté
  • Dans une casserole, mélangez le jus avec cannelle, vanille et edulcorant
  • Faites chauffer à feu doux pendant 8 minutes
  • Laissez refroidir


Etalez les agrumes sur les assiettes, verser le sirop et laisser reposer au mois une heure au réfrigérateur
Au moment de servir, saupoudrez de pistaches, décorez de quelques feuilles de menthe et déposez une boule de glace du parfum de votre choix
Servir avec 2-3 langues de chat

Mes conseils : pour éplucher facilement les agrumes, coupez d’abord les 2 extrémités puis la peau dans le sens de la hauteur en bandes de 2-3 cm.

Katas du karaté contre le mal de dos

, 08:45

Les méthodes pour soigner le mal de dos commun sont nombreuses, à chacun d’opter pour celle qui a ses faveurs. Cependant il importe dans tous les cas de rééduquer le muscle, sinon l’on ne s’en sort pas bien. Une activité physique adaptée est indispensable. Et si la natation fait (à tort) l’unanimité, certains conseilleurs mal informés prétendent que le karaté serait contre-indiqué. Pour ce qui est des combats oui, absolument, par contre les katas sont une excellente forme de rééducation neuro-motrice, si l’on prend en compte les indispensables précautions exposées dans cette vidéo. Il y a même possibilité de pratiquer avec sa ceinture de soutien lombaire, si l’on a quelques craintes.
Igor, votre coach, vous ouvre la voie. Bonne pratique !


Katas du karaté contre le mal de dos par sterilisation-hopital

Place de l’orthophonie dans le traitement des troubles de la déglutition après un accident vasculaire cérébral (post-AVC)

, 08:12

S. LAURENT – Orthophoniste au CHIPS Poissy-Saint Germain en Laye :

Le 29 octobre 2015, c’était la « journée mondiale de l’AVC (Accident Vasculaire Cérébral) ».
Il faut sensibiliser le grand public aux signes permettant de détecter cet accident, car plus vite le patient sera pris en charge moins les séquelles seront importantes.

S’il est relativement connu du public qu’une personne ayant fait un AVC peut se retrouver hémiplégique et/ou avoir des difficultés pour parler (aphasie, dysarthrie), il est beaucoup moins connu que des troubles de la déglutition peuvent également être générés par cet accident. On parle alors de « dysphagie ». C’est l’orthophoniste qui va être chargé de son évaluation.
Chez les patients ayant fait un AVC l’incidence de la dysphagie varie de 42 à 76%, avec des intensités variables allant d’un déficit léger à une altération majeure.

La dysphagie, c’est quoi ?

Avant d’expliquer ce qu’est un trouble de la déglutition, voyons d’abord comment se déroule la déglutition normale.

Dans ce qui est la déglutition on distingue trois temps :

  • I - Le temps oral, volontaire : Les aliments sont mis en bouche, mastiqués, enrobés de salive, puis propulsés vers l’arrière grâce aux mouvements complexes de la langue. S’enclenche alors le deuxième temps.
  • II – Le temps pharyngé, involontaire (réflexe) : Le bol alimentaire propulsé par la langue vers l’arrière est envoyé de façon réflexe dans le pharynx. Le sujet est alors en apnée (sans respirer), les voies respiratoires se ferment et les aliments descendent dans l’œsophage grâce aux contractions du pharynx.
  • III- Le temps œsophagien, réflexe : Grâce aux contractions de l’œsophage les aliments descendent vers l’estomac.

La dysphagie post AVC peut intervenir aux temps I et II de la déglutition à cause d’un dysfonctionnement sensori-moteur des organes buccaux et du pharynx. Classiquement on dit que le patient fait des « fausses routes », avec un passage inopportun des aliments ou des liquides dans les voies aériennes supérieures. Ces fausses routes peuvent survenir à différents moments : Avant la déglutition par trouble de la propulsion des aliments, pendant la déglutition avec un défaut de fermeture des voies aériennes, ou après la déglutition par défaut de fermeture laryngée.
En général, lorsqu’il y a un passage de liquide ou aliment dans les voies aériennes, le réflexe de toux va se déclencher et les aliments ingérés vont être partiellement rejetés. Mais après un AVC ce réflexe peut être aboli ou diminué à cause de troubles sensitifs (fausses routes silencieuses). Les fausses routes peuvent également survenir en avalant sa salive.
Le patient va alors présenter des pneumopathies (maladies des poumons) dites « d’inhalation » ce qui multiplie par trois le risque de mortalité.

Après l’AVC l’orthophoniste intervient pour évaluer la déglutition du patient. Des tests sont réalisés pour savoir si le patient peut déglutir ou pas. Selon les résultats il faudra envisager une adaptation de l’alimentation, le temps que le patient récupère ses capacités. La récupération est totale au plus tard trois mois après la survenue de l’AVC, souvent plus rapidement. Parfois hélas les troubles subsistent toute la vie.

L’orthophoniste va proposer des textures alimentaires qui limitent les risques de fausses routes, voire préconiser s’il le juge nécessaire, une suspension temporaire de l’alimentation par voie orale (par la bouche).
Des conseils sont donnés au patient à sa famille et à l’équipe soignante, pour installer le patient durant ses repas dans une position de déglutition la plus sûre possible, afin d’éviter les fausses routes. Il s’agira aussi de choisir les textures alimentaires les plus adaptées.

Au fur et à mesure de sa récupération le patient reprendra progressivement une alimentation normale.

En conclusion, manger est une nécessité pour tous, un plaisir pour beaucoup, un péché pour certains, et un danger pour d’autres, tels ceux évoqués dans ce billet.

Douleurs chroniques, traiter le corps ne suffit pas…

, 16:09

On dit souvent que les douleurs chroniques « c’est dans la tête », du coup certains sujets souffrants en concluent qu’ils sont un peu « dingos ». Bien sûr que non.

Un article de la revue Rhumatologie Pratique, publié en juin 2011 et intitulé : « Bases neurologiques des douleurs », précisait que plusieurs études Scientifiques mettaient en évidence des altérations morphologiques du cerveau chez le sujet douloureux chronique, avec notamment une atrophie du thalamus*. Atrophie signifie qu’il y a diminution de volume. Le thalamus s’est donc racorni, ce qui n’est pas anodin quand on connaît le rôle de ce noyau gris central. Il gère à la fois douleurs, postures et mouvements. C’est un peu comme si l’on avait un virus dans le disque dur de la tête. Certains jours il est inopérant et tout se passe bien, on bouge, on se déplace sans problème, mais il suffit que le virus s’active sans qu’on sache pourquoi et comment, pour qu’en exécutant un geste anodin du quotidien on se bloque et que se ravive la douleur qui nous est propre.

Ainsi est-il aisé de comprendre par exemple que si l’on souffre du dos en raison d’une hernie discale, et qu’un chirurgien affirme qu’en l’ôtant la douleur s’en ira aussi, il s’agit d’un vilain mensonge. Il faudrait lui rétorquer : « Qu’allez-vous faire pour soigner mon thalamus largement impliqué dans mes douleurs chroniques ? Car sinon les douleurs vont revenir de plus bel ! ». Le chirurgien serait bien embêté pour répondre car il n’en sait rien. Pareil pour l’ostéopathe qui vous manipule et prétend : « Ca y est, vous êtes guéri ! ».

Le thalamus envoie des impulsions électriques appelées onde alpha d’une fréquence comprise entre 8 et 12 hertz, lesquelles modulent les sensations corporelles. Lorsque l’esprit se concentre sur une partie du corps, celle qui fait mal par exemple, il a été démontré que les ondes alpha diminuent sur la zone correspondante du cerveau ; la douleur baisse. Donc méditation, hypnose médicale sont de bonnes solutions pour rééduquer son thalamus… mais pas que... Il faut également radicalement modifier ses mauvaises postures (notamment la station assise, thème abordé plusieurs fois sur ce blog), consulter un professionnel de santé initié à la thérapie manuelle, et travailler l’équilibre yeux fermés pour stimuler la voie bulbo-thalamique.

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Un exemple d’exercice sur plateau instable. Le sujet ferme les yeux. Il se concentre sur la zone de son corps qui fait mal en recherchant le positionnement du corps permettant de l’atténuer. S’il s’agit des lombaires, il lui faudra par exemple plus ou moins cambrer les reins en durcissant les abdominaux, puis tenir la posture un certain temps.

Yoga et méditation

Une amie m’a dit dernièrement : « Le yoga me fait beaucoup de bien pour mes douleurs ! », mais en quoi consiste réellement son yoga, car en occident on a tendance à le considérer comme une sorte de gymnastique douce et relaxante pour l’esprit, ce qui est considérablement réducteur.
Il importe d’en énoncer les cinq principes fondamentaux et indissociables :
L’exercice doit être approprié, la respiration adaptée à l’exercice, tout ceci en mode relaxation, l’esprit ne devant pas vagabonder. Alimentation et méditation sont les autres points forts de cette pratique. Il existe plusieurs façons de méditer certaines postures y aidant mieux. On use également de sons claironnés à haute voix, on visualise des images, des couleurs.

Hypnose médicale

Hypnos signifie « sommeil » en grec, mais dans la pratique de l’hypnose médicale on ne s’endort pas. Le praticien induit chez son patient un état modifié de la conscience. Ce dernier se relaxe, ses sens s’engourdissent. Afin d’atténuer une douleur, il s’agit ensuite par exemple pour le patient de se projeter dans son imaginaire, à la recherche d’un souvenir agréable et d’une façon telle que l’expérience pénible de la douleur passe au second plan.
Autre exercice : se détendre, imaginer que sa douleur est une boule rouge, brûlante, que l’on va expulser de soi en expirant un grand coup.
Cependant ne nous berçons pas d’illusions. Méditation et hypnose n’évacuent pas les douleurs comme par magie, car en cas de rhumatismes invalidants par exemple (polyarthrite, spondylarthrite), de défauts morpho-statiques importants (scoliose, cyphose raide), ils demeurent.
Ainsi Bouddha, pourtant champion de la méditation, avait-il sur la fin de sa vie très mal au dos sans possibilité de s’en débarrasser, si bien qu’il était obligé de se caler avec des coussins durant ses séances. Méditation, hypnose, aident à relativiser, on supporte mieux ses douleurs et on rééduque son thalamus. Aussi demandé-je volontiers à mes patients douloureux chroniques de s’initier à l’une ou l’autre pratique, pour détenir des outils à même de les aider. Cependant ils ont hélas toujours besoin de moi.

L’un de mes outils pédagogiques : « le propulseur énergétique ».

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Légende : le sujet douloureux chronique positionne ses mains de cette manière, pouces posés sur le nombril et auriculaires orientés vers le sol. Il concentre ensuite toute l’énergie négative accumulée en lui (sous forme de douleur et d’anxiété) dans son ventre, avant de l’évacuer par le nombril (le nombril étant connoté « naissance/renaissance », tout un programme…).
Si l’on est agressé verbalement par quelqu’un qui nous fait face, on peut agir de manière identique. Pareil si on se trouve dans un environnement hostile et que l’on désire se calmer.

Gwilim SE et al. Thalamic atrophy associated with painful ostéoarthritis of the hip is reversible after arthroplasty. Arthritis Rheum. 2010 ; 62: 2930-40.

kiné / patient, une relation de confiance

, 10:12

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cliquez sur l'image pour l'animer
publication via gif animés avez-vous donc une âme

Etirements, les conneries ça suffit !!!

, 17:10

On lit partout :
« Les étirements sont essentiels pour une pratique sportive sans blessure ». Faux !
« Ils permettent d’éviter une contracture musculaire lors d’un effort intensif ». Faux !
« Les étirements des quadriceps sont très utiles pour affiner les cuisses ! » Faux !
« L’étirement des quadriceps est toujours associé à une extension de la hanche ! » Faux !

Prenons l’exemple de l’étirement du quadriceps, muscle puissant du devant de la cuisse, étirement fort usité dans la pratique des « sports de jambes ».

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Mauvais exercice !!!
Sur le bord des terrains on voit systématiquement les sportifs pratiquer ce grand classique d’étirement passif. Le sujet debout tient dans sa main son coup de pied, buste droit, bassin basculé pour arrondir le bas du dos. Le sujet s’étire en augmentant la flexion du genou. Cet exercice serait aussi un bon test dans un programme de reprise sportive contre le mal au genou pour tester le gain d’amplitude sans douleur.
Il est hélas impossible de maintenir le bassin comme décrit quand on est en appui monopodal (sur une jambe) car cette posture éminemment instable empêche un contrôle correct, on oscille ! Donc en fait ce type d’étirement du quadriceps s’accompagne d’une bascule antérieure du bassin. On creuse les reins. C’est d’ailleurs ce qu’on constate sur les photos diffusées.
Dire qu’on « affine ses cuisses » parce que durant quelques minutes on les allonge un peu en tirant dessus, c’est carrément de la bêtise, aussitôt après l’exercice ils reprennent leur forme initiale. Le quadriceps est un muscle biarticulaire, hanche et genou. Pour assurer une bonne stabilité de ces articulations il se doit d’être en tension de contrôle permanente. S’il est trop lâche, il ne contrôle plus rien.
Quant à affirmer que cet exercice serait un bon test contre le mal au genou c’est improuvé et il y a nettement plus fiable désormais comme test. Le « monitoring ligamentaire » détecte les risques de blessure du membre inférieur en testant le ligament croisé antérieur lequel en est le baromètre.
Un entraînement sérieux implique des outils diagnostics fiables.
Par ailleurs plusieurs études ont démontré que les étirements préalablement à une activité sportive sont contre-productifs. Pourquoi ? Parce qu’ils induisent une diminution de la force, de la température interne des muscles (le refroidissement durant les étirements provoque clairement une diminution des performances), ainsi qu’un phénomène de « creeping ».
Réalisés après ils ne diminuent pas non plus les risques de blessure, ils n’assurent pas une bonne récupération en ne faisant pas diminuer le taux d’acide lactique.
Qu’est-ce que le « creeping » ? Lors de l’étirement, le tendon musculaire s’allonge, ce qui provoque une réorientation des fibres de collagène alors que leur état naturel est torsadé, la capacité d’évitement des contraintes sur le tendon est de ce fait altérée. Prenez l’exemple d’un cordage de marine, s’il est torsadé c’est clairement pour en augmenter la résistance. Détorsadez-le et il sera nettement plus fragile. Simple question de bon sens !!!

Alors que faire ?

- Une séance d’étirements est utile lorsqu’elle est réalisée hors compétition, l’année durant, au sein d’un programme d’entretien de sa forme physique. Il s’agit davantage d’obtenir une meilleure extensibilité, grâce à une meilleure tolérance, car il n’est pas question comme cela a été longtemps affirmé d’une augmentation de longueur musculaire sous l’effet d’une multiplication des sarcomères.
- L’augmentation de la visco-élasticité musculaire et l’amélioration de la résistance de la jonction myotendineuse sont favorisées par des protocoles alternant contraction statique en course externe du segment de membre concerné de 6 à 10 secondes, temps de repos de 3 à 6 secondes et mise en course externe passive de 6 à 10 secondes.
- Les étirements actifs utilisés en complément d’un échauffement cardio-respiratoire permettent de meilleures performances que les étirements passifs associés au même échauffement ; Alors, quels sont-ils ces étirements actifs ou ERAMT (étirements raisonnés actifs myotendineux) ?
L’étirement n’est pas une posture mais un mouvement conduit lent non douloureux « aller-retour » qui dure environ 8 secondes, et non pas en apnée mais en respiration contrôlée. Les ERATM sont à répéter deux fois par muscle. Rester actif ensuite, surtout ne pas s’asseoir.

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Etirement quadriceps et ilio-psoas : le patient étire quadriceps et ilio-psoas gauches en fléchissant son genou droit et en tournant le buste vers la droite. Mouvement lent aller de 4 secondes, suivi d’un mouvement retour lent de 4 secondes.
Pour l’étirement du quadriceps seul :
Debout, en fente avant (position de l’escrimeur), fléchir le genou de la jambe placée devant jusqu’à 90° de flexion sur 4 secondes, puis revenir à la position de départ sur quatre secondes également.

les bienfaits du massage

, 09:09


tout le bien-être, toute la détente d'un bon massage par un masseur kinésithérapeute diplômé
(un gif animé du site Bretzel Liquide)

Mes performances en tant que cavalière ou cavalier ne sont pas bonnes bien que je m'entraîne beaucoup. Que faire ?

, 18:00

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“Une élégante cavalière parfaitement avec son cheval !“

En regardant le film "Jappeloup", biographie d’un cheval champion de sauts d’obstacles dans les années quatre-vingt et médaillé d’or aux jeux Olympiques de Séoul en 1988, j'ai réagi en kiné lorsqu'après de nombreuses chutes et échecs en compétitions, Guillaume Canet dans le rôle de Michel Martin s'exclame : " Mon cheval est excellent, c'est moi qui suis un mauvais cavalier. Cela est dû au fait que je concoure pour faire plaisir à mon père !".
Or il semble évident que son personnage avait la passion du cheval et de la compétition. Il ne montait pas pour faire plaisir à qui que ce soit. Seulement, en panne d'idée face à l'échec, il a fait comme tout le monde dans nos sociétés marquées au fer rouge par Freud : il n'a su qu‘incriminer le facteur psychologique. Or, si le problème n'était pas que là ou bien directement ailleurs ?

Au lieu de se presser le ciboulot tel un citron, ce cavalier aurait dû consulter un Posturologue, lequel aurait bilanté sa statique, son équilibre debout, à la recherche d’un “syndrome de déficience posturale“, car il est illusoire de croire que dès que la passion du cheval nous prend, nous devenons automatiquement des Centaures, sortes d'hybrides moitié Homme moitié cheval !
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Même monté en croupe, l’Homo Sapiens reste profondément marqué par son lointain passé de “chasseur cueilleur marcheur“. L’origine de nos problèmes musculo-squelettiques d’individus modernes remonte en effet à la préhistoire, lorsque nos lointains ancêtres ont décidé d‘adopter la marche bipède exclusive. Du coup ils se sont trouvés confrontés à un problème majeur : donner à leur musculature postérieure une longueur adéquate. Faiblesse de la musculature antérieure (notamment abdominale), mal de dos, pubalgie, tendinites des muscles de l'arrière des jambes, sont des conséquences logiques de cette difficile adaptation.

Un exemple : nos épaules ne sont pas encore adaptée à nos activités de bipède, la preuve étant que le meilleur placement de la tête humérale (os du bras) dans sa cavité articulaire est réalisée à 90°de flexion, c'est à dire à quatre pattes. Debout, de nombreux défauts d'alignements peuvent affecter notre équilibre musculaire sans que nous-nous en rendions compte. Certains muscles sont courts et puissants, d'autre étirés et fragiles.
Etant donné qu'un cavalier n'est pas constamment sur son animal, et donc qu'il passe un certain temps debout ou assis sur de mauvais sièges, sa posture, son équilibre, et donc ses performances sportives s'en ressentiront, même s'il s'entraîne beaucoup et croit posséder une bonne technicité.

Autre constat : un bon fonctionnement du genou, l'articulation mise à mal en équitation, impose une bonne fonctionnalité de la hanche et du pied, articulations peu contrôlées de manière régulière par un professionnel de Santé, à moins d'un accident ou d'une douleur. Or il existe mantenant le “monitoring ligamentaire“, que tout cavalier devrait pratiquer au moins une fois par mois, afin de savoir si ses jambes sont en bon état, surtout lorsque se profile une compétition.

Les troubles statiques corporels sont causes d''hypercontraintes articulaires, et d'hypersollicitations musculo-ligamentaires. Il s'agit de les déceler et de les corriger.

Née dans les années quatre-vingt, la Posturologie est pratiquée par bon nombre de professionnels de Santé (médecins, Kinésithérapeutes, Ostéopathes, Infirmiers, Podologues), et vise à trouver l'origine du défaut de posture, et à le corriger. Le plus souvent ces spécialistes pensent qu'il se situe au niveau des pieds (d'où le port de semelles fabriquées par le podologue), des yeux (verres compensateurs et/ou séance d'Orthoptie), ou de la mâchoire ( port de gouttières dentaires en dormant). Or c'est trop réducteur, les résultats ne sont pas à la hauteur des espérances, et ce pour plusieurs raisons. Le port de semelles compensatrices n'a de réelle action... que sur le pied, quasiment pas sur le dos. Les gouttières nocturnes, si elles sont utiles, ne suffisent pas à résoudre tous les problèmes de posture. Pareil pour les lunettes.

En attendant il importe néanmoins que tout cavalier consulte régulièrement un Posturologue expérimenté, car celui-ci est dans le vrai dans sa démarche holistique, même s'il y a encore beaucoup à faire pour parfaire le concept.
J'y travaille d''ailleurs, et proposerai une voie nouvelle dans mon prochain livre : “ Normologie.“, lequel sera publié dans un an ou deux.

Mal au cou : un nouveau type d'élongation cervicale

, 08:58

Voici ma dernière invention dont les patients raffolent déjà.

Dans un bassin chauffé à 33°, le patient est confortablement étendu, immobile, sur un support flottant souple, son collier cervical étant relié à un sandow élastique qu'on fixe à une barre. Les linges autour de la tête ainsi qu'autour des chevilles servent de protection. La serviette posée sur le torse préserve du froid.

La traction est savamment dosée, et exercée manuellement par l'opérateur dans l'axe du corps à l'aide d'une bande caoutchoutée élastique (MSD-band noir), puis fixée à une barre. La bande peut être retendue en cours de séance pour plus d'efficacité sous accord patient-soignant.

Durée de la séance : de dix minutes à un quart d'heure, et sous constante surveillance.

Crises aiguës exclues, accord médical exigé.
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Un manque de suivi médical à l'origine d'une descente aux enfers

, 15:19

Préambule : Jusqu'à présent, ce blog n'a jamais proposé d'espace d'expression libre aux patients désireux de témoigner de leurs souffrances physiques et psychiques, mais aussi de leur espoir de retrouver au plus tôt une vie à peu près normale. Il y a peu, une jeune fille atteinte d'une scoliose et sous corset m'en a fait la demande, et je lui ai répondu positivement sans hésiter.Dans l'attente de ce témoignage je vous propose de lire celui-ci qui m'a profondément ému parce qu'il ne représente pas hélas une exception. Nombre de patients sont confrontés à un interminable parcours du combattant avant d'entrevoir une issue favorable. Comment dans un pays où la médecine frôle l'excellence, de telles situations peuvent-elles exister, et même se multiplier? Si l'excellence n'est pas suffisante, il faut tenter de faire encore mieux !
Gilles Orgeret.

"Un manque de suivi médical à l'origine d'une descente aux enfers" par P. H.

"Bonjour !

J’avais besoin de faire part de mon expérience de patient lombalgique chronique. Je ne cherche nullement à polémiquer, mais juste à mettre en évidence des manquements médicaux aux conséquences fâcheuses pour les patients. Voici le résumé de mon histoire. En 2009, à la suite d’un cross à cheval, je me suis retrouvé aux urgences totalement paralysé du dos. On m’a sagement renvoyé chez moi avec antalgiques et anti-inflammatoires. Incapable de marcher pendant une semaine, très douloureux ensuite. Ce fut le début d’une longue descente aux enfers. Sur les clichés, deux disques abîmés : L1/L2 et L4/L5, avec une petite hernie en L4/L5. A priori rien d’extraordinaire. Je souffrais énormément et me bloquais tous les quinze jours. Je n’arrivais plus à rien faire. Après plusieurs prises en charge de court terme par mon généraliste, et quelques séances de kiné de surface puisque je n’étais pas en mesure de faire le moindre exercice, on m’a orienté vers un rhumatologue. Ce dernier a essayé toutes sortes d’anti-inflammatoires et myorelaxants, sans succès. Ma situation se dégradait, ma musculature commençait à fondre. Je n’arrivais pas à avoir de rendez-vous à moins de trois mois. Je devais pleurer pour obtenir de quoi soulager ma douleur. J’ai donc tenté un autre rhumatologue dans un grand hôpital public parisien. Après plusieurs mois d’attente, un bref entretien pour m’entendre dire : « Monsieur, vous avez une simple hernie, votre cas ne m’intéresse pas, en revoir ! » (J’ai refusé de payer.)

J’avais de grosses difficultés à marcher et commençai à ne plus pouvoir conduire du tout. Plus aucune nuit complète, beaucoup de souffrance. Retour vers le premier rhumatologue. On m’a commencé des infiltrations de cortisone, sans succès, voire une légère aggravation. J’ai donc tenté une célèbre clinique privée parisienne spécialisée dans la prise en charge du dos. Là, on a continué les infiltrations de cortisone sans se soucier de la façon dont j’arrivais à atteindre la clinique, ou a rentrer chez moi. A la troisième infiltration je devais prendre un taxi, et je suis quasiment tombé dans les pommes de douleur en arrivant chez moi (50 minutes de trajet). Finalement, devant les échecs, en 2012 on m’a mis la colonne sous pression pour mettre en évidence la hernie (une véritable torture quasiment insoutenable), puis quelques jours plus tard - je ne pouvais plus bouger -, on m’a fait une discographie laser. Là encore énormément de souffrance, peu ou pas de suivi post opératoire. Je devais réclamer auprès des médecins pour obtenir de quoi calmer mes douleurs. J’ai tenté des séances de kiné sans trop de succès (exercices difficiles à réaliser vu mon état physique. Séances inadaptées). J’ai alors vu un chirurgien orthopédique qui a conclu que : « je n’avais pas grand-chose, et qu’il fallait juste rééduquer mon dos ». Corset sur mesure à porter en permanence. J’ai arrêté au bout de trois semaines et 10kg de muscles en moins. Impossible de monter ou descendre un escalier, marche difficile, un zombie gorgé de douleurs. J’étais devenu une épave. Un handicapé. J’ai demandé de l’aide auprès d’un « centre antidouleur » qui m’a renvoyé chez moi en m’expliquant qu’ils prenaient en charge de vrais malades : SEP, Cancers etc…, mais pas une douleur lombaire.

J’ai alors commencé à me remuscler tout doucement et à faire de l’automédication (aspirine 1g le matin plus doliprane en fonction de la douleur dans la journée). Ainsi et avec une ceinture lombaire pour tenir debout, j’ai survécu quelques mois sans trop dormir, totalement déprimé. J’arrivais tout juste à travailler sans bouger. Puis je restais chez moi sans bouger, aucune activité possible.

Voilà comment on fabrique un lombalgique chronique !

Début 2015 j’ai rencontré le kiné Gilles Orgeret. Il m’a remis sur les rails. Exercices adaptées progressifs, exercices avec la colonne sous tension, étirements, exercices en piscine, mais surtout suivi de plus d’une heure deux fois par semaine. Des accessoires pour se soulager, comme les patchs à la lidocaïne ou l’usage de TENS anti-douleur (courants de basse fréquence). Des méthodes inventives : la musculation sous tension en piscine (élongation vertébrale active), les bandes élastiques façon « momie ». L’encouragement pour continuer à travailler malgré les difficultés. Tout faire pour rester le plus actif possible, et se remuscler. J’ai en parallèle repris la natation deux fois par semaine. Le travail est toujours en cours, et il me manque encore un suivi médical correct. Néanmoins je marche plus d’une heure, je peux me promener, aller faire de petites courses à pieds. Je monte et je descends des escaliers de taille raisonnable. Je ne suis pas encore sorti d’affaire, mais je sais que je suis sur la bonne voie.

Ma conclusion est qu'il manque une vraie prise en charge globale des patients lombalgiques, car je ne suis pas le seul à subir une telle épreuve. Nous sommes nombreux, bien trop nombreux. Tout traitement d’un patient souffrant du dos doit se faire avec un médecin, un kiné, de la rééducation, une prise en charge antidouleur, et un accompagnement constant dans le temps jusqu’à la guérison. Sans cela, Aucun acte médical technique isolé ne peut fonctionner, aucune prescription médicamenteuse ne sera suffisante.

Vous me pardonnerez d’avoir été un peu long, mais ma souffrance aussi l'est... un peu longue."

Mal de dos, enfants et adolescents

, 10:40

Les douleurs musculo-squelettiques diffuses touchent près de 8 % de la population préadolescente (ils ont des douleurs « baladeuses », ayant tantôt mal à une épaule, un genou, un coude, etc...), et entre 20 et 50 % des enfants de tous âges se plaignent de douleurs électives au dos, plus ou moins répétitives, avec prévalence chez les filles. Bien que la cause de ces rachialgies soit la plupart du temps bénigne et imputable aux aléas de la croissance, il ne faut pas les prendre à la légère pour plusieurs raisons. D'abord parce qu'il importe de ne pas passer à côté d’une cause grave : infectieuse, inflammatoire, tumorale, puis parce que les éventuels troubles posturaux de la croissance (scoliose, maladie de Scheuermann, spondylolisthésis), doivent être dépistés au plus tôt et traités (consulter mon billet sur la scoliose du 26.09 .14). Enfin il faut bien avoir à l'idée que « le corps se souvient », qu'il n'oublie rien et peut ensuite nous resservir cette souffrance physique à n’importe quel moment de notre vie, avec comme élément déclencheur un événement traumatisant : divorce, deuil, stress au travail (ce qui signifie qu'un conflit psychique peut provoquer un symptôme physique).

L'adolescence est l'âge d'apparition des premiers signes d'usure vertébrale (altérations dégénératives disco-vertébrales). 20 à 50 % des adolescents n'ayant pourtant jamais mal au dos présentent des images de dégénérescence discale, ce qui inquiète d'autant les parents que la plupart des articles publiés sur le sujet font paniquer en pronostiquant qu'ils sont : « l'étape préalable à la lombalgie mécanique de la hernie discale ! ». Il faut bien avoir à l'esprit que la découverte d'une hernie discale sur un dos en souffrance risque de relever de la pure coïncidence, l'arthrose rachidienne n'étant quant à elle pas systématiquement douloureuse, loin de là (billets-blog des 03.05.14 et 19.06.12 et Revue du rhumatisme, monographies – février 2011- Vol.78-n°1.).

En panne d'idée sérieuse, les spécialistes prétendent volontiers que le mal de dos des enfants résulte purement et simplement du port d'un cartable trop lourd, et/ou d'une mauvaise posture trop longtemps maintenue (assis, avachi devant l'écran de tété, une manette de console vidéo en main). Autres causes invoquées : le surpoids (deux ados sur trois sont en surpoids), trop ou pas assez d'exercices physiques, les troubles du sommeil, ou encore une souffrance psychologique. Oui, tout cela est plus ou moins vrai mais ne suffit pas à expliquer la fréquence de ce mal, ni sa persistance quand on a supprimé cartable, console de jeux, et aliments qui font grossir. Par ailleurs les études faites dans ce domaine ne concernent que les sociétés occidentales, et je voudrais bien savoir ce qu'il en est dans les sociétés en voie de développement. Question que je me pose de manière récurrente en regardant sur « Arte » à la télé, cette formidable émission intitulée : « Chemins d'école, chemins de tous les dangers ! », et qui nous montre des enfants obligés de faire des kilomètres à pied au milieu de contrées hostiles, ou de se déplacer en barque et de ramer tout aussi longuement, sans à l'arrivée se plaindre davantage de leur dos que les petits occidentaux.

Le cartable :

Il n'est pas porté suffisamment longtemps dans la journée pour être à lui seul responsable de maux de dos. Pourtant la logique impose d'en contrôler le contenu, un dos en pleine croissance ne devant pas supporter de charges excessives. Mais dites-moi donc ? Les petits français ne sont-ils pas de plus en plus attirés par la « gonflette », la musculation, alors même que de soulever de manière répétitive de lourdes charges est néfaste pour leurs articulations. D'un côté on vide leurs cartables et de l'autre on les laisse soulever de la fonte. Cherchez l'erreur !

Le surpoids :

Un excès de poids chronique endommage plus sûrement les genoux que le dos. Il modifie l'axe du membre inférieur, c'est pourquoi il doit être combattu. Et même si les cellules graisseuses produisent des adipocytokines responsables parfois de douleurs articulaires, ce n'est pas le dos qui le premier est en ligne de mire en cas de surpoids. D'ailleurs les problèmes de dos affectent plus volontiers les adolescents de grande taille et pas forcément en surpoids. Rayon alimentation il ne faut pas zapper le complexe « gluten + lait », mauvais pour les articulations (Sport-Santé-Magazine nov-déc 2014). Nos chères têtes blondes en consomment trop. Un enfant n'a réellement besoin de lait que durant les trois premières années de sa vie. Il faut également savoir que les problèmes de ventre sont à prendre en compte parmi les causes du mal de dos. La constipation notamment étant un fléau que l’on combat en augmentant la part des fibres (manger figues, prunes, ou graisse de lin).

Troubles du sommeil, problèmes émotionnels et comportementaux, induisent aisément des symptômes douloureux multiples et récurrents.

Alors, quelles voies explorer ?

Les brusques poussées de croissance, parfois spectaculaires à l’adolescence, font que l’enfant est en constante recherche de repères anatomiques fiables, et qu’il n’a pas toujours les réflexes adaptés à un corps qui « marche plus vite que lui ». Cela perturbe grandement sa propioception, c'est à dire le « sens de la posture et du mouvement » grâce à des capteurs sensoriels situés dans les muscles, les cartilages et les articulations. Ce sens permet de sentir la position de son corps sans le voir. Le vestibule (élément de l'oreille interne) est également déterminant dans le contrôle de nos postures et de nos mouvements. L'enfant n'a pas spontanément de référence de verticalité ni de détection instantanée de ses mouvements. L'on sait également qu'un défaut avéré d'informations vestibulaires entraîne une hypotonie musculaire de l'axe tête-cou-tronc (déficit de force et de contrôle). Pour lutter contre la déstabilisation suscitée par une telle déficience l'enfant bloque sa tête et se raidit. Il est dépassé par la situation, ce qui entraîne un mal-être le rendant encore plus « maladroit ». Sans information vestibulaire fiable un enfant déploie beaucoup d'énergie à surmonter l'instabilité de sa tête et de son tronc, et si par ailleurs il a des problèmes de vue c'est pire.

La relation est ainsi faite entre propioception et dos, ou vestibule et dos, et donc avec le mal de dos pouvant découler d'un dysfonctionnement de la propioception ou du vestibule. Le test de Romberg évalue la propioception, celui de Fukuda ou bien le Video Head Impulse Test (VHIT) adapté aux enfants évaluent le vestibule.

Autres voies à explorer :

Celles des pathologies vertébrales familiales, du psoriasis, du développement psychomoteur, sont également à explorer. Traitement kinésithérapique.

1 - Prévention, conseils d'hygiène de vie :

Des conseils d'hygiène posturale ne sont utiles que dans la mesure où les parents montrent l'exemple, et que je n'entende plus le fallacieux argument : « Oui mais pour nous, c'est trop tard ! », parce que c'est archi-faux. On peut se corriger à tout âge. Une des premières mesures à prendre est de mettre au rebut la chaise classique, et de la remplacer par un gros ballon de gym. L'enfant devra passer de la position assise passive à la position assise active. Assis sur un siège classique un enfant à tendance à s'avachir, alors que sur ballon il ne le peut pas sous peine de tomber. Il oscille dessus en permanence, ce qui fait travailler les muscles du bas de son corps, l'oblige à contrôler son dos, et renforce son équilibre. Par ailleurs on peut pratiquer bon nombre d'exercices sur gros ballons, certains étant décrits dans différents billets de ce blog.

L'activité physique :

La sédentarité est l'un des exécrables maux de nos sociétés dites évoluées. Ayant écrit un livre intitulé : « Le sport est un médicament bio ! », J. Lyon Éditeur, je ne puis que conseiller aux enfants de se bouger, en choisissant néanmoins un sport adapté à leur personnalité et qui leur plaise. Pas question de chercher à devenir un champion du sport X ou Y, parce que c'était le rêve avorté de papa ou de maman. Par ailleurs, bien entendu, attention aux risques de chutes et traumatismes.

Une chose à savoir : la natation ne soulage pas les maux de dos. D'ailleurs la plupart de nos compétiteurs de haut niveau finissent par avoir mal au dos.

2 - La rééducation que je pratique : (durée totale de la séance : environ une heure).

Il faut avoir le regard d'un posturologue, examiner au préalable l'enfant en sous-vêtements, à la recherche d'un syndrome de déficience posturale. Inspection clinique, détection d'éventuels troubles de la mâchoire (l'articulation temporo-mandibulaire jouant un rôle essentiel dans le maintien de la posture), étude de la statique et de la mobilité rachidienne, examen des membres inférieurs, de la démarche, recherche de l'équilibre yeux fermés, test de Romberg, Fukuda, et bilan neurologique associé à l'examen de la peau à la recherche d’éventuelles « tâches de café » (neurofibromatose).

- Traitement normotensif. J'examine l'enfant debout, face-dos-profil, puis j'apporte les premières corrections normotensives ciblant mâchoire, cou et bassin. Le bassin est le socle, la tête étant l'apex dans le sens astronomique du mot, à savoir : « le point de l'espace vers lequel l'individu se dirige ». Le sacrum quant à lui génère de l’énergie vers le bas. Alors que toutes les parties du corps peuvent être mises au repos, le cou se doit d'accompagner les mouvements du regard. Il ne se repose jamais, et le positionnement de la tête détermine le placement des autres segments corporels. Ensuite j'examine de nouveau l'enfant à la recherche de dysfonctions mécaniques immédiatement corrigeables, et « détense » du bout des doigts, en posant souvent de petites bandes collantes colorées (kinésilogic-tape), comme autant de « post-it propioceptifs ». 4 à 8 bandes au total, maximum 5cm de long sur un à deux de large. Puis, je traite les Trigger Points (billet-blog 04.09.15), les douleurs rachidiennes chroniques en procédant pour beaucoup (O’Sullivan P. it’s time for change with the management of non-specific chronic low back pain. Br J Sports Med 2012 ; 46 : 224-7).

- Traitement acupunctural au laser : Il s’agit par exemple de relancer l’énergie dans le bassin par ouverture du vaisseau curieux de Chong Mai, méridien des attaques.

- Élongation vertébrale : A sec, sur table inclinable (billets-blog des 29.06.13 et 22.04.13), ou bien en bassin selon une modalité dont je suis l'inventeur (billet-blog du 13.10.13).

- Exercices : - En bassin. - Auto-exercices à domicile. - Pour rééduquer le vestibule, un exemple : Yeux fermés, debout, bras tendus le long du corps, pieds joints et pointes des pieds relevées par rapport au talon, tourner la tête de droite à gauche assez vite. Arrêter le mouvement et ouvrir les yeux dès qu’apparaît un vertige. Recommencer plusieurs fois.

- Trois exemples d'exercices à l'espalier, sur gros ballon de gym et sous étroite surveillance du kiné.

Étirement du dos :

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- Les mains s'accrochant à un barreau, le plus haut possible, yeux fermés, l'enfant inspire par le nez en gonflant le ventre et en se grandissant, puis il souffle par la bouche en rentrant le ventre et en poussant les fesse en arrière et le plus bas possible (en lordosant).

Deux exercices pour renforcer l'équilibre :

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- Yeux fermés l'enfant est assis sur ballon, lequel est lui-même posé sur grande planche oscillante corporelle. L'enfant lève successivement un pied puis l'autre, le tient en l'air quelques secondes, et doit maîtriser son équilibre en se grandissant (mode respiratoire identique à l'exercice précédent).

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- Les enfants se font face, yeux fermés. D'un côté ils se tiennent par la main en exerçant une légère poussée, de l'autre ils se tiennent à l'espalier. En parfaite coordination ils font rouler le ballon d'avant en arrière.

Autres exemples d'exercices avec ballon, dans les billets-blog des 14-23-27 décembre 2012.

Vous souffrez des épaules !

, 14:34

Vos souffrez des épaules (rhumatisme, tendinopathie de la coiffe des rotateurs, tendinite d'épaule, hyperlaxité ligamentaire), voici quelques précautions indispensables à prendre au quotidien.

1/Manœuvre de décoaptation de la tête humérale :

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Légende :

Quotidiennement, une à deux fois par jour, épaule et coude détendus, balancez d’avant en arrière un sac rempli d’une charge de un-demi kilo (une boîte de conserve par exemple). Il ne s’agit pas de le secouer comme un panier à salade, mais d’imiter le balancier d’une horloge en un doux mouvement de va-et-vient, sur le côté ou légèrement en diagonale par rapport au tronc. Ce mouvement ne doit en aucun cas tirer douloureusement sur l’épaule.

2/Manœuvres d’évitement du conflit sous-acromial :

Lorsqu’une activité oblige à lever les bras en l’air, il ne faut jamais le faire en écartant les coudes. Tous les mouvements latéraux sont à risque pour les épaules, car ainsi on n’a pas de force. Ce sont les mouvements exécutés près du corps qui sont sans risque. Imaginez que vous êtes une figurine en plastique avec des épaules qui ne peuvent aller que d’avant en arrière, aux coudes bloqués en position fléchie. Pour les gestes à faire sur le côté, tournez-vous d’un bloc sur le côté, avec regard fixé sur la tâche à accomplir.

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Légende : d’abord je rapproche mes coudes de mon corps.
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Légende : ensuite je lève les bras comme sur la photo, puis j’exécute la tâche utile (je fais mes vitres, je cherche un livre sur un étagère, je prends un objet dans un placard, je suspends mon linge à un fil d’étendage, etc).
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Légende : enfin, quand j’ai fait ce que j’avais à faire bras levés, je les redescends obligatoirement en rapprochant les coudes du corps.

3/ Ouvrir ou fermer une porte.

NON !

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Légende : Mauvais geste ! Pour ouvrir ou fermer une porte, il faut que le coude soit près du corps.
Rappel : tout geste réalisé loin du corps est à risque pour l’épaule !

OUI !

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Légende : pour ouvrir une porte (ou saisir un objet un peu lourd), l’épaule lésée étant ici la droite bien entendu, il est utile de le faire en s’aidant de l’autre membre, la main gauche enserrant le poignet droit.

4/ Deux postures à éviter !

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Légende : Ces postures spontanément prises sans réfléchir pour soulager son dos ou ses jambes, sont néfastes pour une épaule fragile.

5/ Saisir une charge, la bonne méthode !

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Légende : dos droit, genoux fléchis, épaules en arrière, il faut d’abord rapprocher la charge de son corps, avant de la soulever en se redressant par poussée des jambes.

Conclusion.

Il n’est pas nécessaire d’attendre de souffrir des épaules pour les ménager, surtout si vous pratiquez un métier ou un sport qui les surmène. Adoptez dès à présent ces bonnes pratiques qui leur éviteront une usure prématurée, puis enseignez-les à vos enfants.

Lorsque le mal est tenace, difficile à soigner, et que vos activités vous amènent à beaucoup porter, il est également utile d’adopter au quotidien les « anneaux claviculaires » (précédent billet du jeudi 30 octobre 2014).

Quand on souffre du cou on a souvent également mal aux épaules, des difficultés à lever les bras. Les précautions ici présentées sont alors les bienvenues.

Comment masser bébé !

, 12:47

« Voix, toucher, odorat », sont les premières formes de communication parfaitement opérationnelles chez bébé, et ce dès le premier jour de sa vie.

En 2005, sortait chez Chiron Editeur, l’un de mes livres intitulé : « Comment masser bébé, le kidding-massage ! »
Contrairement à d’autres cultures, masser son enfant n’est hélas pas quelque chose de naturel pour nous français. Or, sais t’on qu’un bébé peut présenter un retard de croissance, ou même des atteintes psychomotrices, s’il n’est pas touché ? Le toucher est « structurant » pour sa personnalité, et bénéfique pour sa santé mentale.

Masser bébé peut débuter dès la naissance, à la maternité donc. Plus tôt cela se fera, plus fort sera le lien affectif. Mais ce massage ne doit pas être quelque chose de très élaboré, ni durer longtemps. Cinq minutes environ suffisent (quitte à le répéter deux fois dans la journée).
Si l'on ne sait pas comment s'y prendre (parce qu’on n’a pas lu mon livre, lol !), l'on peut commencer par lui frotter doucement le dos dans son bain, puis après le bain. S’il est trop petit, maigrichon, il faut le faire avec une douceur majorée. Souvent la maman a peur de lui faire du mal en manipulant bébé, surtout si c’est son premier, elle ne sait pas par « quel bout le prendre ». Pourtant, dans certaines régions de l’Afrique sub-sahariennes, dès la naissance on ne craint pas de le suspendre par les pieds pour le fortifier, et il n’y a jamais d’accident. Bébé n’est ni en sucre, ni aussi fragile que l’on pense.
En Afrique du nord (Kabylie, Maroc), bébé est emmailloté durant la nuit jusqu’à l’âge de six mois, et tous les matins sa maman le masse pour « fortifier ses os ». Bien entendu masser ne fortifie pas vraiment ses os, mais l’aide à prendre conscience de son enveloppe cutanée. Il en apprend la texture et les contours.
En Asie, on pratique le massage du début jusqu'à la fin de la vie pour prévenir les maladies.
A la vérité le bien-être ressenti libère des hormones anti-douleurs, et les hormones de bien-être aident à renforcer nos défenses naturelles.

Peut-on masser bébé sur tout le corps ?

Bien évidemment non ! A l’évidence le sexe en premier lieu est un interdit, puis certaines zones réfractaires aux caresses comme aisselles, pli de l’aine, ou derrière le genou. Le ventre aussi pose problème car il est fragile, siège parfois d’une digestion difficile. Mieux vaut le confier à un professionnel. Puis, certains moments de la journée sont plus bénéfiques que d’autres, parce que bébé est plus réceptif. S’il a faim, mieux vaut éviter, ce n’est pas l’urgence du moment.
Mais par exemple après le change, ou dans un petit rituel après la tétée du soir et avant de faire dodo,
Si bébé a séjourné un certain temps dans une couveuse, ou qu'il vous a été retiré à cause d'une infection, il faudra rattraper le temps perdu en lui redonnant confiance en son corps, et le massage est un bon moyen. « Si maman me caresse, c’est que mon corps est gentil en définitive, bien qu’il m’ait fait mal ! » pense-t-il peut-être…

Quelques exemples de massages aisés à réaliser, et que l’on trouve détaillés dans mon livre :
Le « wawabisou ». Maman (ou papa) met ses lèvres à quelques centimètres de la peau de bébé en disant de nombreuses fois : « Wa-wa-wa », et en soufflant comme pour faire de la buée sur une vitre.
Il y a aussi le « bisou du papillon ». Maman (ou papa), met ses cils en contact avec la peau de bébé et ouvre puis ferme alternativement les paupières.

Un conseil : attention à la (bonne) température de la pièce, et au confort (matelas moelleux, couverture).

Si papa ou maman n’a pas « envie » mais se force à masser son chérubin « pour son bien » mieux vaut s'abstenir, car bébé le sentira et n’appréciera pas non plus. Le massage est échange, il y a interaction entre donneur de caresses et receveur.

En conclusion, il serait bon de se poser cette question cruciale : quand on est un bébé devenu vieux, ne meurt-on pas de ne plus être touché, parfois  ?

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