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Transplantation de cellules souches en cas de lombalgies (mal de dos) rebelles

, 15:43

Quand on a des lombalgies à répétition, souvent insupportables, causées par une hernie discale, c'est-à-dire qu'un petit bout de disque intervertébral (cette galette caoutchouteuse présente entre chaque vertèbre et faisant office d'amortisseur) est sorti hors de son logement et vient comprimer une racine nerveuse, si aucun traitement conservateur n'a d'effet durable (kiné, acupuncture, ostéopathie, gymnastique adaptée) la solution proposée est souvent chirurgicale.

Hélas, après l'opération l'espace entre les deux vertèbres ciblées est réduit, le disque aplati, et les articulations interapophysaires prennent le relais de la souffrance ; elles sont soumises à plus forte contrainte, s'usent, et le conflit avec la racine nerveuse reprend de plus belle. D'autant qu'en matière de crise douloureuse aiguë à ce niveau c'est la loi du « tout ou rien » qui prévaut C'est à dire qu'une fois sur deux c'est le disque qui seul s'exprime, autrement ce sont les articulations interapophysaires.
Quand le chirurgien opère il retire la portion de disque qui fait hernie, sans se préoccuper de l'usure interapophysaire.
Il ne traite donc que la moitié du problème.

1- Présence d'une hernie discale intervertébrale

Des chercheurs Allemands ont expérimenté la transplantation autologue de cellules de disque intervertébral (TACD) pour régénérer les disques intervertébraux. Dans un premier temps la hernie est ôté par procédure chirurgicale (méthode mini-invasive), puis ce petit bout de disque intervertébral est expédié à un labo qui prélève des cellules pour les multiplier par culture. Il n'y a plus ensuite qu'à réinjecter ces cellules dans le disque aplati du sujet donneur. Elles vont se multiplier et redonner volume ainsi qu'élasticité au disque lésé.

2- Absence de hernie discale

Des chercheurs Espagnols en thérapie cellulaire (RéseauTerCel), ponctionnent de la moelle osseuse dans l'os de la hanche (os iliaque), pour la réinjecter ensuite dans un disque intervertébral aplati, gravement endommagé, mais qui ne fait pas hernie.

Conclusion

Malheureusement toute douleur durable chamboule le cerveau (billet sur ce blog du 25.10.2015 : « Douleurs chroniques, traiter le corps ne suffit pas ! »). C'est un peu comme pour les « douleurs de membre fantôme » des amputés ; quand on vous coupe une jambe ensuite vous pouvez par exemple avoir des douleurs précisément localisables au niveau du gros orteil (absent), ou à la plante du pied (absente). Même si tout va bien localement le cerveau disjoncte parfois sans cause connue, et prétend le contraire en vous envoyant le message « mal de dos ».

Une rééducation spécifique impliquant la dysfonction cérébrale s'impose donc dans tous les cas, protocole que peu maîtrisent.

Alors si nous ne sommes que dans la case « recherche », c'est-à-dire expérimentale, réservée à quelques uns, pourquoi ce billet ? Parce que bon nombre de gens souffrant du dos de manière insupportable et durablement ont le droit de savoir que la science progresse.
Ce qui me plaît dans cette démarche de soins est la cible. Il s'agit de redonner du volume à un disque intervertébral abîmé, écrasé. Si on le laisse tel quel, il y a de grandes chances pour que l'usure se communique au fil du temps à toutes les structures environnantes, induisant souvent une hernie ou un affaissement au dessus ou au dessous.

A suivre....

Le cœur du senior sportif. Le cas particulier des coronariens

, 08:40

Actuellement, un senior de 60 ans peut espérer vivre encore 23 ans et une femme 27 ans ! La pratique du sport permet de rester le plus longtemps possible en bonne condition physique et de reculer les risques de dépendance d’une dizaine d’années.

Par le docteur Jean-Claude Kahn, Paris

Le cœur et les vaisseaux du senior

Le cœur du senior peut rester longtemps le même que celui du sujet adulte. Cependant, on observe inéluctablement avec l’âge des modifications plus ou moins importantes de l’état cardiovasculaire :

  • - une diminution de la capacité de relaxation du muscle cardiaque due à son épaississement pouvant entraîner un manque de souplesse et engendrer un essoufflement à l’effort.
  • - un durcissement des artères de l’organisme source d’hypertension artérielle portant surtout sur la maximale : exemple 165/85mmHg pour une normale < 140/90mmHg.

Les avantages cardiovasculaires du sport chez le senior sont nombreux

Le sport, ou tout du moins l’entraînement régulier et modéré, peut jouer sur ces modifications induites par l’âge.

  • - En limitant la diminution de capacité de relaxation du muscle cardiaque : la sensation d’essoufflement est ainsi moins marquée
  • - En augmentant la capacité de relâchement des vaisseaux sanguins : le risque d’hypertension artérielle diminue, protégeant ainsi le cœur et le cerveau de ses conséquences.
  • - En diminuant la consommation du muscle cardiaque en oxygène: le cœur s’accélère moins vite au repos et à l’effort.

Associé à une diététique raisonnable, l’entraînement physique régulier et modéré limite également la tendance à l’augmentation du cholestérol et de la glycémie. Il contribue ainsi à diminuer le risque d’ « encrassement » des artères de l’organisme, en particulier des coronaires.

Mais la prudence doit rester de mise !
Il importe de se souvenir que les effets délétères du vieillissement s’expriment malgré tout. Si la pratique sportive diminue le risque d’accidents cardiovasculaires, il existe toujours. Ce risque est plus élevé lorsque :

  • - le niveau d’entraînement est bas
  • - l’intensité de l’effort physique est importante
  • - et les conditions environnantes sont défavorables



Il convient donc de respecter ses propres sensations et ses limites. Évitez le sport lors des grands froids ou des fortes chaleurs. Ne pensez pas que vous êtes invulnérable et que le sport vous rendra « immortel ». Les grands sportifs meurent aussi et parfois plus tôt !

Qu’est-ce qu’être coronarien ?

Un coronarien est une personne qui a des rétrécissements (ou « sténoses ») plus ou moins serrés sur les artères nourricières du muscle cardiaque, les coronaires. Ces rétrécissements sont la conséquence de l’« encrassement » des artères par l’athérosclérose. Ce dernier est plus ou moins inéluctable avec l’âge. Et il est d’autant plus précoce et important que des facteurs de risques sont présents et non corrigés. Ces sténoses diminuent l’apport du sang et donc de l’oxygène au muscle cardiaque, à l’effort alors que les besoins sont plus élevés, et à un stade plus tardif au repos.
L’insuffisance coronaire se manifeste généralement par des douleurs thoraciques survenant à l’effort (angine de poitrine ou angor d’effort), ou par un infarctus du myocarde. Il s’agit alors d’une occlusion d’une artère coronaire par un caillot sanguin, suite habituellement à la rupture brutale d’une plaque d’athérosclérose dans la lumière artérielle. Cependant, il faut savoir que l’ischémie (le manque d’oxygène) myocardique peut rester silencieuse, notamment chez les diabétiques, privant le patient d’un signal d’alarme.

Le sport est-il permis chez le coronarien ?

Oui, si l’insuffisance coronaire est bien maîtrisée par un traitement médical, éventuellement complété par une chirurgie ou une angioplastie coronaire (« dilatation d’un ou plusieurs rétrécissements coronaires »). La rééducation physique est même conseillée dans les suites d’un infarctus du myocarde.
Il est important de bien respecter certaines restrictions :

  • - ne pas faire d’effort physique qui déclenche une douleur angineuse ou un essoufflement anormal,
  • - évitez les grands froids et les grandes chaleurs,
  • - ne recherchez pas l’esprit de compétition, ni les résultats ; pensez au sport plaisir.
  • - avoir toujours de la trinitrine à portée de la main (traitement d’urgence de la crise d’angine de poitrine).



La fréquence cardiaque ne doit pas dépasser 70 % de votre fréquence maximale théorique (220 – votre âge), soit en général 110 à 120/min pour un patient de 70 ans. Les coronariens reçoivent presque toujours un traitement bêtabloquant qui vise, entre autres, à freiner l’accélération de la fréquence cardiaque à l’effort. Des électrocardiogrammes (ECG) d’effort sont pratiqués à intervalles réguliers chez le coronarien pour vérifier l’efficacité du traitement et l’absence d’évolution des lésions coronaires.
Les sports conseillés chez le coronarien « équilibré » par le traitement sont, généralement, les sports d’endurance : la marche ou le jogging à allure seuil, le vélo, la natation, le tennis en double pour éviter d’avoir trop de terrain à couvrir, le golf, le ski de fond et ski alpin avec prudence et en évitant la marche dans la neige par grand froid et contre le vent. A l’inverse, sont déconseillés le tennis en simple, le squash, le football… Il est évident que le cardiologue ou le médecin traitant doit donner son aval pour la pratique d’une activité physique quelle qu’elle soit.

ENCADRE :

Les facteurs de risque cardiovasculaires
Les facteurs de risque cardiovasculaires, qu’ils soient constitutionnels ou acquis, augmentent statistiquement le risque de faire un accident cardiaque par rapport à un sujet normal du même sexe et du même âge. Si on ne peut pas grand-chose sur les facteurs constitutionnels (l’âge, l’homme plus tôt exposé que la femme), il n’en est pas de même pour les principaux facteurs acquis :

  • - l’hypertension artérielle (par définition à partir de 140/90mmHg) qui touche avant tout les artères cérébrales
  • - l’hypercholestérolémie qui touche avant tout les artères coronaires
  • - le diabète qui touche surtout les artères coronaires et les artères rénales
  • - le tabagisme qui touche toutes les artères, en particulier celles des membres inférieurs.


Ces facteurs sont d’autant plus dangereux qu’ils sont associés entre eux. Ainsi, un homme hypertendu, ayant une hypercholestérolémie et fumeur, a-t-il 16 à 20 fois plus de risque de faire un infarctus du myocarde qu’un sujet normal du même âge.
La parfaite correction des facteurs de risque par une diététique et un traitement appropriés permettent de revenir à un risque presque normal.

Quel est l’intérêt d’une électrocardiographie (ECG) d’effort chez un senior pratiquant le sport ?

La réalisation d’un test d’effort a plusieurs intérêts chez le senior faisant ou voulant faire du sport:

  • - rechercher des signes d’ischémie myocardique témoignant de lésions coronaires plus ou moins serrées chez un coronarien avéré ou chez un sujet ayant des facteurs de risques comme le diabète
  • - dépister une hypertension artérielle d’effort avec son risque d’AVC à l’occasion d’un effort important
  • - étudier le comportement de la fréquence cardiaque : une accélération trop rapide et élevée témoigne d’un manque d’entraînement
  • - dépister des troubles du rythme cardiaques à l’effort, potentiellement dangereux.

Mal au cou (cervicalgie), je fais quoi ?

, 16:36

Surtout ne pas agir inconsidérément, et malheureusement internet fourmille de mauvais conseils. Puis ne pas faire aveuglément confiance à un professionnel de santé, même bardé de diplômes, sous prétexte qu'il porte une blouse blanche et qu'il en impose.
Sachez user de votre bon sens naturel avant d'accepter un traitement, surtout s'il vous semble lourd ou inadapté.

Il importe en premier lieu de consulter un médecin afin que soit posé un diagnostic écartant tout problème grave (lymphome, myélome, spondylodiscite). Et si le mal est bénin comme dans la majorité des cas, ce praticien vous prescrira peut-être des séances de rééducation. Un kiné qui se contente de vous poser des électrodes sur le cou pendant un quart d'heure, puis de vous papouiller un petit peu histoire de démontrer qu'il mérite encore son titre de « Masseur », ou bien s’il vous met une lampe..., courage fuyez !!! Cela ne sert à rien. L'électrothérapie à basses fréquences sur un temps aussi court n'a d'effet que durant la stimulation, c’est prouvé (www.sante.fr ou www.anaes.fr)*. Chaleur ou massage, s'ils sont agréables, ne soignent pas, c'est juste un complément de soins.

Si vous consultez un ostéopathe, refusez qu'il vous manipule. C'est à dire qu'il se saisisse de votre tête et lui imprime un violent mouvement tournant. C'est interdit depuis l'année 2000 tellement c'est dangereux, excepté en de rares occasions et sur prescription médicale. L'artère vertébrale qui irrigue le cerveau passe dans un canal osseux creusé dans les vertèbres. Une rotation de 30° à peine la met déjà en forte tension, au risque de l'endommager (dissection vertébrale). Pour se défendre, ces praticiens disent qu'ils manipulent uniquement en latéralité, ce qui est mécaniquement impossible. Sur un cou en souffrance l'inclinaison va automatiquement s'accompagner d'une rotation à cause des contractures loco-régionales. Alors halte au massacre !
Par contre l'ostéopathe peut utilement user de manœuvres douces dites tissulaires, non thrustantes.

Le collier cervical est à réserver au cas où le « cou devient trop lourd à porter et fait atrocement mal au moindre mouvement», et ce durant 72 heures au maximum. Après il devient lui-même un obstacle à une rapide guérison et conduit à un déconditionnement neuro-moteur ainsi qu'à des troubles de la propioception (la perception de soi qui permet de repérer et de définir son corps dans l'espace et de tenir l'équilibre).

Pour ma part, je pratique avant tout un bilan diagnostic kiné, à la recherche d'un éventuel syndrome de déficience posturale.
Il faut savoir qu'il existe des connexions neuronales intimes entre muscles oculaires, vestibule (l'équilibre) et muscles de la nuque.
Trio auquel il faut ajouter la mâchoire, car une dysfonction mandibulaire (mâchoire inférieure) peut provoquer des douleurs de cou, c'est prouvé (il existe des stomatologues posturologues).
En séance, le kiné doit non seulement traiter le cou, mais la mâchoire et les éventuels problèmes d'équilibre.
Je traite les dysfonctions musculo-squelettiques en ayant recours à la thérapie normotensive et en stimulant les trigger areas (billet blog du 4.4.2014). Puis j'use d'élongations douces vertébrales, d'électropuncture avec Miniacusonic. Les exercices sur plateau de Freeman et gros ballon de gym, les auto-exercices avec balles de tennis (billet blog du 20.03.16), sont les bienvenus. Par ailleurs la posture assise doit être modifiée si elle n'est pas correcte, ce blog fourmillant de conseils à ce sujet. S'asseoir le plus souvent possible sur gros ballon de gym est la meilleure option. Il s'agit de passer de la position assise passive à la position assise active. C'est parfait pour renforcer ses muscles sans effort.

Nombre de médecins prescrivent de la rééducation en piscine pour soigner lombaires ou cou. Hélas, si l'on se contente de tremper le patient dans l'eau, il ne se passe rien. Il en ressort seulement... mouillé. A la lecture de ce billet le lecteur comprendra pourquoi.

Et si je dispose moi-même d'un bassin, j'y ai mis beaucoup de matériel (parfois bricolé), afin que les exercices soient adaptés à chaque pathologie.

Il faut également savoir qu'épaules et cou sont liés. Lorsqu'on surmène ses bras c'est le cou qui se plaint en premier (billet blog du 21.6.2015).

La nuit, durant son sommeil, il est utile de porter un tour de cou (billet blog du 9.6.2013) car l'oreiller, même à mémoire de forme, ne suit pas les mouvements de la tête. Si vous passiez la nuit sans bouger du tout, l'oreiller anatomique remplirait son rôle, mais puisque, à l’instar de tout-un chacun, vous tournez de temps en temps la tête, surtout pendant les rêves, l'option du « tour de cou » est la meilleure. Il s'agit d'une petite serviette enroulée et glissée dans une écharpe, ou toute structure tubulaire en tissu (bas de femme, écharpe légère).

Les anneaux claviculaires sont fort utiles à ceux qui se tiennent bossus ou qui ont mal au cou et aux épaules de manière chronique (billet blog 30.10.2014). Pour 19 euros à peine il y a le redresse-dos E-240, société Orliman.

Par ailleurs la vue doit être corrigée. Faites ce test fort simple : Fermez les yeux et avancez légèrement la tête, tel un myope qui avance sa tête en clignant des yeux pour mieux voir. Vous-vous rendrez compte que cela a une incidence sur votre posture. Votre corps se déporte en avant.

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OUI !
Lorsque cela va mieux, et pour restaurer la mobilité de votre cou, placez-vous ainsi contre un mur (dos droit, cou redressé), et tournez lentement épaules et cou de droite à gauche, mais sur peu d'amplitude (moins de 30° de rotation de chaque côté). L'appui des mains permet de contrôler le mouvement, de le guider, et de le stopper à la moindre douleur. Deux, trois minutes, plusieurs fois par jour.

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OUI !
Voici une autre façon d'étirer son cou. A pratiquer alternativement d'un côté puis de l'autre. Sur la photo, l'épaule gauche est étirée vers la droite, tandis que la tête tourne du côté opposé. La tête se tourne en douceur du côté opposé à l'épaule étirée.
Il faut sentir l'étirement musculaire derrière l'épaule (fixateurs de l'omoplate et trapèze).

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NON !!!

A ne pas faire !!! Chercher à retrouver la mobilité de sa tête en la tournant en tous sens, le plus loin possible, et au besoin en tirant dessus avec sa main, comme préconisé à tort par une multitude de sites internet et de professionnels de santé mal avisés.
Tout ce que l'on risque est de se bloquer le cou, ou pire de léser l'artère vertébrale qui irrigue le cerveau.

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OUI !

Certains d'entre nous bougent tout le temps la tête, comme les poulets. Croyez-vous que cela soit une bonne chose ? « Pour voyager loin - dit le proverbe -, il faut ménager sa monture ». Ainsi pour loin mener ses articulations, il est logique de les ménager.
Lorsque vous avez à tourner la tête, tournez d'un bloc sur les pieds comme le font les mannequins sur le podium, les épaules accompagnant les mouvements du cou. En plus, c'est élégant !
N'optez pour les grands mouvements du cou que par absolue nécessité.

  • Douleurs neuropathiques : des prises en charge non médicamenteuses aux décisions stratégiques. V. Guastella, M. Navez, G Mick. Rhumatologie Pratique. Février 2009.

Diabète gestationnel ? Vous avez dit diabète gestationnel ? (article du Docteur Anciaux)

, 08:37

Diabète gestationnel ? Vous avez dit diabète gestationnel ?
En France, près de 10 % des femmes enceintes souffrent de diabète gestationnel.

Qu’est ce qu’un diabète gestationnel : c’est un diabète découvert au cours de la grossesse. Nous ne parlerons pas ici de la prise en charge au cours de la grossesse d’un diabète connu et déjà traité.
Les symptômes souvent inexistants du diabète gestationnel
Bien que relativement fréquent, le diabète gestationnel est assez méconnu.
Il peut s’agir
- soit d’un diabète qui survient au cours de la grossesse, généralement en fin de 2ème trimestre (24 à 26 semaines d’aménorrhée)
- soit d’un diabète préexistant à la grossesse, méconnu découvert à l’occasion de la surveillance de la grossesse. Dans ce cas précis il s’agit la plupart du temps d’un diabète de type 2 appelé aussi diabète non insulinodépendant.

Les mécanismes en cause

Le glucose est nécessaire à notre organisme "25h/24h". Il provient des aliments source que sont les glucides. Après la transformation des aliments par la digestion, le glucose traverse la paroi intestinale pour se retrouver dans le sang. Ce glucose est véhiculé dans le sang pour atteindre tous les organes de notre corps, en particulier les muscles qui sont les plus gros consommateurs. Le trop plein provenant du repas est stocké dans « notre placard à sucre » , le foie. (Nous mangeons à chaque repas pour tout de suite et pour tout à l’heure…)
Les mouvements du glucose ne sont possibles que grâce à l’action d’une petite clé qui ouvre les portes de nos organes et du foie pour l’utilisation du glucose ou son stockage.
Cette petite clé, c’est l’insuline dont la production par le pancréas est stimulée par l’arrivée du glucose dans le sang.
Si la clé ne tourne pas bien dans la serrure, autrement dit si le corps est résistant à l’action de l’insuline, les portes s’ouvrent avec retard et le taux de glucose va s’élever dans le sang : c’est l’hyperglycémie (augmentation du taux sanguin du glucose) observée dans la diabète. Il peut aussi y avoir un nombre insuffisant de clé autrement dit une carence en insuline qui conduira à une plus grande hyperglycémie.
Au cours de la grossesse, à partir du 2ème trimestre, le placenta commence à sécréter des quantités plus importantes d'hormones susceptibles d’augmenter le travail de l’insuline, d’entraîner une insulinorésistance. Pour faire face, le pancréas doit produire une plus grande quantité d’insuline. S’il ne peut le faire, pour plusieurs raisons que nous allons détailler, la glycémie va s’élever chez la mère et entrainer un diabète gestationnel. Seul un dépistage peut faire le diagnostic de cette forme de diabète
Plus rarement le diabète existait avant la grossesse mais n'avait jamais été diagnostiqué. Les signes se confondent souvent avec les désagréments de la grossesse elle-même : fatigue, soif, fréquents besoins d'uriner. Cette situation est d’autant plus fréquente que la mère appartient à une population ou le diabète est lui-même fréquent

Certains facteurs de risques du diabète gestationnel bien identifiés :
• Des antécédents de diabète gestationnel lors d'une grossesse précédente, de mort foetale in utero ou d'enfant dont le poids est supérieur à 4 kg ou 4,5 kg ;
• Des antécédents familiaux de diabète (parents, fratrie)
• L'âge de la mère (plus de 30 ans)
• L'obésité ou le surpoids ( Indice de Masse Corporelle supérieur à 25 avant le début de la grossesse);
• L'appartenance à certaines origines ethniques (en particulier au Maghreb et en Afrique, le diabète gestationnel est moins fréquent chez les caucasiens).
• Mais des femmes ne présentant aucune de ces caractéristiques peuvent tout à fait souffrir de diabète gestationnel.

Une fois la grossesse démarrée, il est impossible d'éviter la survenue des anomalies métaboliques. En revanche, les femmes peuvent limiter les risques de diabète gestationnel avant de démarrer une grossesse en ayant une activité physique régulière, en contrôlant leur poids.

Il faut aussi dépister les jeunes femmes à risque à temps (à la fin du 2ème trimestre) et intervenir précocement pour limiter l'impact de ces troubles métaboliques sur la grossesse et en particulier l'enfant.
Un dépistage recommandé
Aujourd’hui, en France, il est recommandé de réaliser un dépistage :

1) Une glycémie à jeun au cours du 1er trimestre de la grossesse ; elle doit être inférieure à 0,92g. Une glycémie comprise entre 0,92g et 1,26g oriente fortement vers le diagnostic de diabète gestationnel et doit faire penser également un diabète de type 2 préexistant méconnu.

2) Si la glycémie à jeun au 1er trimestre est normale un test de dépistage fin de 2ème trimestre sous forme d’un dosage de la glycémie à jeun puis 1h et 2h après ingestion de glucose (75g)

Diabète gestationnel : un risque pour le foetus
Le diabète pendant la grossesse s’associe chez la mère à des complications (HTA, Toxémie gravidique et éclampsie, hydraminos (excès de liquide amniotique)). Ceci est d’autant plus fréquent que le diabète survient précocement (avant ou en début de grossesse) dans la grossesse.
Mais les menaces qui pèsent sur le fœtus sont encore plus importantes: malformations nerveuses ou cardiaques (en cas de diabète préexistant ou survenant tôt), risques de bébés trop gros (macrosomie, rendant l'accouchement plus difficile) ou d'accouchement prématuré…
Le traitement : avant tout une alimentation équilibrée et fractionnée
En cas de découverte d’un diabète gestationnel, la 1ère étape du traitement est la mise en route d’une diététique fractionnée répartie en 3 repas et 3 collations. Les aliments à l’index glycémique élevé doivent être évités. On favorisera les glucides complexes à index glycémique bas (céréales complètes, légumineuses). Les boissons sucrées, les confiseries, les patisseries sont interdits. Ceci permettra d’éviter une élévation forte après les repas de la glycémie, permettant de s’adapter à la réponse de l’insuline. Un apport calibré sur le plan calorique le plus souvent aux alentours de 1600 calories est recommandé.
Le régime doit permettre de contrôler les fluctuations glycémiques (cas le plus fréquent) soit avant les repas (ou plus de 2 heures après le précédent) inférieures à 0,92g et 2heures après le repas inférieures à 1,20g) et de limiter la prise de poids.
Une surveillance glycémique méticuleuse et exigente
Pour obtenir une meilleure surveillance de l’efficacité de ce régime, un lecteur de glycémie est prescrit à la future maman et une autosurveillance de la glycémie est préconisée selon les cas
- soit au moins le matin à jeun et 2heures après le début de chaque repas (4/jour)
- soit avant et 2h après le début de chaque repas (6/jour)

Parfois la nécessité d’un traitement par insuline
Si les glycémies ne sont pas dans les fourchettes souhaitées, un traitement complémentaire doit être mis en route : chez la femme enceinte, aujourd’hui, ce ne peut être que l’insuline (un protocole d’évaluation des bénéfices et des risques d’un antidiabétique oral est en cours).
Le nombre d’injections est très variable d’une femme à l’autre et va de 1 à 4 injections . Un apprentissage est nécessaire pour que la femme soit autonome tant pour la technique des injections que pour l’ajustement des doses d’insuline; cet apprentissage se fait au mieux en hospitalisation très courte. Dans d’autres cas il faut avoir recours quelques temps à l’aide d’une infirmière à domicile mais cette situation est plus délicate, surtout si une injection avant chaque repas est nécessaire.

Annexes
1 Arbre décisionnel de dépistage selon les recomandations française en 2012.
2 Répartition alimentaire et recommandations diététiques

REFERENTIEL POUR LE DIAGNOSTIC DU DIABETE GESTATIONNEL (DG)
cf l'article au format .doc : diabète gestationnel Diabete_gestationnel.docx

  CONSEILS ALIMENTAIRES POUR PATIENTES PRESENTANT UN DIABETE GESTATIONNEL

CONSEILS PRATIQUES

• Faites 3 repas par jour
+ 3 collations 10 heures 16 heures 22 heures (si coucher tardif)
• Mangez à heures régulières
• Ne supprimez pas d’aliments (notamment les féculents)
• Surveillez votre poids, pesez-vous régulièrement, 1 fois par semaine dans les mêmes conditions
• Buvez de l’eau, 1 litre à 1 litre ½ par jour
• Mangez normalement salé sans rajout sur la table


CONSEILS CULINAIRES

• Utilisez le moins possible de matières grasses pour la cuisson des aliments
• Privilégiez les cuissons au grill, four, à la vapeur, en papillote, au micro-ondes
• Utilisez à volonté les épices, les aromates, les condiments, la tomate, le citron…

ACTIVITE PHYSIQUE

Sauf contre-indication gynécologique :
• Soyez moins sédentaire
• Faites de la marche à pied
• Boudez les ascenseurs

CHOIX DES ALIMENTS

PRODUITS LAITIERS
Privilégiez leur consommation car ils sont riches en calcium
• Préférez le lait écrémé ou ½ écrémé, les laitages nature jusqu’à 20 % de MG (au delà, ils apportent des graisses d’origine animale en quantité importante)
• Modérez votre consommation de fromage à une portion (30 à 40 g) par jour (jusqu’à 45 % de MG) ; au delà, vous pouvez utiliser du fromage à 20 % de MG.
• Préférez le fromage à pâte cuite ou au lait pasteurisé.

VIANDES – POISSONS – ŒUFS
• Privilégiez la consommation de poisson (y compris les poissons gras) à 2 ou 3 fois par semaine.
• Choisissez plutôt les viandes peu grasses (volailles).
• Retirez le gras des viandes avant la cuisson de préférence, ainsi que le gras du jambon.
• La consommation de charcuterie doit rester occasionnelle.

  FECULENTS – PAIN – CEREALES
• Ces aliments sont indispensables ; ils doivent figurer obligatoirement à chaque repas et chaque collation en quantité déterminée.
• Ils ne peuvent être remplacés entre eux ; voir feuille d’équivalence.

LEGUMES VERTS
• Ces aliments apportent peu de glucides et peuvent donc être consommés à volonté.
• Ils sont très riches en fibres alimentaires et sels minéraux ; essayez d’en consommer à chaque repas.
• Lavez bien les crudités si vous n’êtes pas immunisée contre la toxoplasmose.

FRUITS
• Les fruits sont des aliments sucrés.
• Vous pouvez en consommer un en dessert, à chaque repas
• Attention aux fruits très sucrés (banane, raisin, figues fraiches), qui doivent être pris en quantité moindre (voir équivalences)

MATIERES GRASSES
• Vous pouvez utiliser toutes les matières grasses avec modération :
Huile de tournesol
Huile de maïs
Huile d’olive
Margarine au tournesol
Beurre
• Attention : toutes les matières grasses apportent autant de calories et entraîneront une prise de poids si leur consommation est trop importante.

BOISSONS
• Seule l’eau est indispensable à l’organisme.
• Evitez toutes les boissons sucrées et alcoolisées : sodas,
jus de fruit,
sirops de fruit,
apéritifs,
liqueurs,
bière,
vin,
cidre, …
• Sont autorisées : les boissons « light », le café, les infusions
• En cas de problème de constipation, vous pouvez utiliser l’eau Hépar.

REPARTITION CONSEILLEE DES ALIMENTS

Pour un apport énergétique de 1800 calories et de 220 g de glucides par jour

PETIT DEJEUNER
Thé, café : 1 bol sans sucre
Lait, yaourt, fromage blanc 0 % ou 20 % : lait ½ écrémé ou laitage sans sucre
Pain : 40 g (ou équivalent) ou céréales en équivalence avec le pain
Beurre : environ 10 g

COLLATION
10 heures : 20 g de glucides (voir équivalences)

DEJEUNER
Légume (cuit ou cru) à volonté }
Viande, œuf ou poisson : 100 à 120 g } + matières grasses
Féculents (pesé cuit = 200 g) ou Pain (80 g) } en quantité modérée
Laitage : 1 sans sucre ou fromage }
Fruit : 1 }

COLLATION
16 heures : 20 g de glucides (voir équivalences)

DINER
Légume (cuit ou cru) }
Viande, œuf ou poisson }
Féculent ou pain } idem déjeuner
Laitage }
Fruit }

COLLATION
22 heures : 20 g de glucides (voir équivalences)

EQUIVALENCES PETIT-DEJEUNER

20 g de glucides :

- 40 g de pain (1/6 de baguette) ou de pain aux céréales
- 3 tranches fines de pain complet ou de seigle
- 3 biscottes ou cracottes ou petits grillés
- 1 ½ tranche de pain grillé
- 3 tranches de pain de mie complet ou aux céréales (petit format)
- 1 ½ tranche de pain de mie (grand format)
- 25 g de céréales complètes (3 cuillères à soupe)

Evitez le pain blanc au petit-déjeuner

EQUIVALENCES REPAS DE MIDI ET DU SOIR
LES FECULENTS (40 g de glucides)
- 200 g de pommes de terre (4 de la taille d’un œuf)
- 140 g de frites (une quarantaine)
- 240 g de purée (4 cuillères à soupe)
- 100 g de chips (1 paquet)
- 200 g de pâtes, riz, semoule (cuits) (8 cuillères à soupe)
- 200 g de légumes secs :lentilles, flageolets, haricots secs (8 cuillères à soupe)
- 300 g de petits pois, maïs (8 cuillères à soupe)
- 80 g de pain : 1/3 de baguette ou 4 fines tranches de gros pain ou 6 tranches de pain de mie
- 6 biscottes
- 50 à 60 g de farine

LES FRUITS (150 à 200 g – 15 à 20 g de glucides)
- 3 mandarines
- ½ pamplemousse
- 1 orange moyenne
- 3 gros ou 4 petits abricots
- 1 belle pêche
- 2 pêches de vigne
- 1 pomme moyenne
- 1 poire moyenne
- 2 tranches ou ¼ d’ananas
- 1 ramequin de fraises ou framboises
- 1 petite banane ou la moitié d’une grosse
- 1 petite grappe de raisin

POUR VARIER VOS COLLATIONS
20 g de glucides peuvent être apportés par :
SOUVENT :
- 40 g de pain de seigle, de campagne, complet ou aux céréales
- 3 tranches de pain de mie (petit) ou 1 ½ (grand)
- 1 pain au lait
- 3 biscottes ou 3 craquottes
- 1 pomme ou une orange
- 1 petite banane
- 25 g de céréales + 1 verre de lait ½ écrémé
- 4 petits beurres
- 1 assiette de potage épais
- 2 crêpes sans sucre
- 1 ramequin de riz ou semoule au lait sans sucre
auxquels vous pouvez ajouter en quantité modérée :
- beurre ou margarine
- fromage frais
- fromage à 20 % de matières grasses

DE TEMPS EN TEMPS :
- 2 tranches de pain brioché
- 1 brioche ou 1 croissant
- 2 madeleines
- 30 g de pain + 2 carrés de chocolat

Il vous est conseillé d’ajouter un produit laitier à vos collations afin d’augmenter l’apport en calcium.

Docteur Marie-Laure Anciaux. Diabétologue

Se relever d’une chaise sans se bloquer le bas du dos. Etirements

, 08:22

Se relever d’une chaise sans se bloquer le bas du dos

Après avoir été longtemps assis, même si le siège est ergonomique parfois cela coince douloureusement. Afin d’éviter cet inconvénient il importe de prendre quelques précautions indispensables.
Deux cas de figure : siège avec et sans accoudoirs.

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Se rapprocher du bord de l’assise, se tourner sur le côté (du côté où cela ne fait pas mal), d’une main prendre appui sur la cuisse, de l’autre sur le coin antérieur de l’assise (ou l’accoudoir), puis se relever en un mouvement tournant pour faire face au siège.
Ensuite il faut s’étirer dès qu’on a passé autour d’une demi-heure assis.

Etirement du bas du dos.

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En appui des mains contre un mur ou sur un meuble, croiser les jambes (jambe côté douloureux de préférence en avant), et plier un peu les genoux, sans trop. Puis pousser les fesses en arrière et vers le bas le plus loin possible en soufflant bien et sans reculer les genoux. Recommencer cinq à six fois.

Cet exercice est excellent quand on souffre du bas du dos, que l’on ait été ou non assis. Le répéter plusieurs fois par jour.

mal de dos : les gestes qui soulagent : la technique dite "de la grosse caisse"

, 10:56


gif animé par James Curran
gif animés avez-vous donc une âme

Mal au dos, petite piqûre de rappel !

, 11:58

Le thème du mal de dos a mainte fois été évoqué sur ce blog mais je me suis rendu compte qu’il manquait un condensé de l’essentiel. Le voici.

En voiture !
Que vous souffriez des lombaires, des dorsales, ou du cou, adoptez la bouteille plastique vide (et même sur votre siège de travail).

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Il s’agit de conserver le creux des reins, pourquoi ? Parce qu’une pression constante exercée au niveau lombaire a un effet érecteur, cela redresse la colonne jusqu’au cou. Sans bomme lombaire le dos est globalement arrondi, on est avachi.
De plus cela évite l’effet de « dérouillage » subi en quittant son siège, car subitement il faut recreuser sa lordose et cela coince parfois.
Pourquoi une bouteille vide plutôt qu’un coussin ? Parce que le vide intérieur amortit les secousses de la route retransmises par le siège. Il existe bien sûr des voitures équipées d’une bomme lombaire, seulement elle est fixe et ne tient pas compte d’un fait : personne n’a la même longueur de tronc ni la même corpulence.
Il faut déplacer la bouteille plus ou moins haut dans son dos en fonction du confort ressenti.

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Assis au bureau, à la maison, inutile d’acheter un siège cher et soi-disant ergonomique. Une planchette rembourrée (le dossier ou l’assise d’une vieille chaise) placée au bord de l’assise pour obtenir un effet basculant fait parfaitement l’affaire. Ainsi l’assiette se modifie-t-elle en permanence. Les contraintes au niveau lombaire variant cela évite un écrasement des disques intervertébraux et soulage le dos.

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S’étirer le bas du dos pour soulager ses douleurs ou les éviter !
Un genou relevé, cuisse maintenue contre la paroi, pousser sur le mur avec la main tout-en tournant les épaules du côté du genou relevé jusqu’à ressentir un bon étirement aux niveaux fessier et lombaire. Changer de côté. A répéter cinq, six fois, plusieurs fois par jour, et chaque fois qu’on est resté un long moment assis.

Soulager ses douleurs avec des balles de tennis !

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Deux balles sont nécessaires.

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Mal au cou ou faiblesse des muscles cervicaux.
Se coucher sur plan dur (table ou bien au sol), la tête posée sur une balle qu’on écrase en faisant le double-menton tout-en relevant le torse par poussée des coudes. Tenir la position trois secondes. Recommencer vingt fois. A pratiquer plusieurs fois par jour.

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Mal au cou ou bien entre les omoplates.
Placer les balles au niveau des points douloureux et bouger son torse latéralement d’un côté et de l’autre. Sur le moment cela fait mal, mais qu’est-ce que cela soulage après ! Si vous n’avez mal que d’un côté il faut quand même une deuxième balle placée de manière symétrique.

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Massage lombaire.
Placer les balles de tennis au niveau des reins, là où cela fait mal, et plusieurs fois de suite bouger son bassin d’un côté puis de l’autre en appuyant bien sur les balles.

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Renforcement des muscles du cou et réveil propioceptif (ensemble des structures corporelles contribuant à l’équilibre).
Une bande élastique fixée à un point d’amarrage et passée autour du front, tout-en gardant le dos bien droit, regard horizontal, avancer d’un pas, reculer d’autant, recommencer plusieurs fois sans bouger la tête. Puis faire le même exercice en se retournant.

Ce qu’il ne faut pas faire !!!
La plupart des pseudo-spécialistes vous recommandent de forcer sur votre cou quand il est raide, et ce afin de récupérer sa souplesse. Il s’agit d’essayer de venir toucher son épaule avec l’oreille, ou bien de tourner la tête au maximum d’un côté puis de l’autre… Surtout pas !!! Vous avez toutes les chances d’aggraver la situation. L’artère vertébrale qui chemine au niveau du cou dans un petit canal osseux creusé dans les vertèbres est malmenée dès 30 ° de rotation. Si un cou est raide, il faut en trouver la raison et la traiter. La souplesse reviendra automatiquement après (un peu de chaleur ou un massage sont les bienvenus).

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Exercices pour le cou :
Ce type d’exercice permet un bon réveil propioceptif.
Debout sur la pointe des pieds, dos droit, double menton, écraser la balle de tennis avec son front pendant cinq secondes, puis se retourner, écraser la balle maintenue à la base du crâne. Recommencer plusieurs fois.

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En cas de douleurs entre les omoplates (dorsalgo), debout sur la pointe des pieds, bras tendus, alternativement et rapidement faire le dos rond puis le creuser en rapprochant les omoplates l’une de l’autre une dizaine de fois de suite.

Scoliose idiopathique de l'enfant : la science progresse à l'amble de ce que j'affirme et préconise en matière de rééducation !

, 08:39

Le 3 décembre 2015, lors d'un congrès parisien célébrant le 15 ème anniversaire de la Fondation Yves Cottrel, et dont le thème était : « Scoliose : la recherche à un tournant de son histoire ! », sujet ensuite repris dans le magazine « Le Point » du 03-12-2015, il a été dit qu'on a découvert un gène responsable de certaines formes familiales de scoliose idiopathiques (équipe du Professeur Ederly. CHU de Lyon). Il y aurait notamment mutation sur le gène 5 (et ce ne serait pas le seul à être impliqué), ce type de mutation favorisant le pronostic évolutif de la scoliose.

Quant au développement de cette déformation vertébrale à l'adolescence, outre le rôle de certains facteurs hormonaux (incrétines, estrogènes), est évoquée la voie neurosensorielle (équilibre du corps, sa perception dans l'espace ; symétrie droite-gauche), des anomalies de la propioception ainsi que des altérations de l'oreille interne ayant été mis en évidence.

Tout cela va dans le sens de ce que j'ai toujours affirmé et que je préconise dans ce blog. Au travers d'un premier billet d'abord, daté du 29-04-2014 : « Scoliose de l'enfant ! », puis, le 10-01-2016, sous le titre : « Scoliose idiopathique de l'enfant : la rééducation par exercices est totalement inefficace ! ».

Le livre à substratum scientifique sur lequel je travaille, mais qui ne sortira pas avant deux ou trois ans en librairie faute de temps pour m'y consacrer davantage, proposera une thérapeutique complète et parfaitement adaptée.

Dos rond enfants, adolescents. Le vrai, le faux, rééducation

, 12:57

Ce billet n'aborde pas le sujet des atteintes neurologiques, les malformations congénitales cyphotiques, les altérations graves du développement psycho-moteur s'accompagnant d'anomalies posturales, ou la spondylarthrite ankylosante dont la symptomatologie peut débuter avant l'âge de vingt ans.
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En l'occurrence, le défaut de posture souvent mineur au départ que les parents remarquent d'emblée chez leur enfant qui se tient « bossu » (attitude cyphotique), est caractérisé par sa réductibilité. C'est à dire qu'il se corrige d'emblée aisément .

Les complexes qui se trahissent parfois dans la façon qu'on a de mal se tenir, ou bien la poitrine qui commence à pointer ou qui se fait soudain trop lourde à porter, avec de surcroît le regard en coin de certains garçons, sont des facteurs aggravants. A la longue l'enfant cyphotique peut même développer des sentiments d'agressivité, de frustration, de repli sur soi, le conduisant à se réfugier dans un monde imaginaire. Dans ce cas, traiter efficacement son dos rond le sauvera plus sûrement qu'une psychothérapie.
Pourtant il y a d'emblée une erreur à ne pas commettre.
Répéter inlassablement : « Tiens toi droit ! » ne sert à rien parce qu'un enfant n'a pas notion de sa déformation, de même que ne vivant que dans le temps présent il ne mémorise pas ses douleurs et donc n'en fait pas tout un plat (il ne somatise pas comme l'adulte). Faites ce test : demandez-lui de se tenir debout redressé dans une attitude un peu militaire et de profil par rapport à un grand miroir, puis questionnez-le. A t-il l'impression d'être droit ? Même si son dos est en arc de cercle, il affirmera le plupart du temps se « sentir » droit. C'est pourquoi il convient plutôt de consulter un médecin habilité, puis un rééducateur posturologue, plutôt que de s'épuiser vainement en injonctions stériles et sources de conflits relationnels.

En phase prépubertaire l'attitude en dos rond compensant une cambrure très exagérée des reins (hyperlordose) est souvent due à une faiblesse abdominale et peut accompagner une spondylolyse, c'est à dire véritable fracture vertébrale sans déplacement osseux et déterminée par des contraintes mécaniques répétées.
Les cyphoses accentuées et hyperlordoses (cambrure des reins accentuée) liées à une hyperlaxité ligamentaire ou une faiblesse de la musculature postérieure, ainsi que celles qui correspondent à un défaut de famille (morphotype familial), sont réductibles après rééducation sérieusement conduite.
Sais t-on toujours qu'une importante myopie mal corrigée peut induire une attitude cyphotique qui peut ensuite s'enraidir ? Ou bien qu'un manque de hauteur de la partie inférieure du visage (brachycéphalie), peut être cause d'une attitude cyphotique, possiblement corrigée par le port d'une correction orthodontique (gouttière occlusale) ?
Par ailleurs une hypercyphose n'entraîne pas de répercussion pulmonaire. Par contre, à l'inverse, l'asthme peut favoriser la constitution d'une hypercyphose thoracique.
L'affection la plus représentative est la maladie de Scheuermann (dystrophie rachidienne de croissance) qui cesse de progresser à la fin de la croissance quand le cartilage n'est plus actif.

Traitement rééducatif

Il faut s'intéresser au sujet dans son ensemble, ce qui implique de cibler les incidences du dos rond sur l'esprit, le mental. En effet tous les sujets déformés ou douloureux chroniques (pas seulement les bossus) souffrent d'une modification morphologique du cerveau avec atteinte du thalamus (noyau cérébral régissant douleurs, postures et mouvements). C'est un peu comme si ces personnes avaient un virus dans la tête pouvant s'activer à n'importe quel moment et sans prévenir. Or l'on s'est aperçu que méditation ou hypnose médicale (et pourquoi pas l'audiogénèse, à explorer), permettent de réguler les ondes alphas produites par le thalamus.
Mes amis ostéopathes qui prétendent avoir une conception holistique de l'individu, c'est à dire dans sa globalité, ne disent pas la vérité puisqu'ils ne rentrent pas dans la tête des gens. Ils manipulent la charpente c'est tout, parfois très utilement quand même.

Bilan morphostatique
Le praticien se doit d'avoir un œil de posturologue. C'est-à-dire qu'il se doit d'examiner l'enfant dévêtu et de la tête aux pieds, debout de profil, de face, de dos, couché sur le dos puis sur le ventre, enfin à la marche. Le praticien déterminera de la sorte les éléments perturbateurs posturaux à corriger d'emblée, même s'ils se situent à distance du dos. Le mal-positionnement de la tête par exemple ou un trouble de l'occlusion (mâchoires), que je viens d'évoquer (brachycéphalie, importante, myopie mal corrigée), en font partie.

Acupuncture sans aiguilles
Les points d'acupuncture profonds se superposent à une zone de densification des récepteurs cutanés profonds, sortes de capteurs qui renseignent sur tout ce qui vient en contact de manière plus ou moins agressive avec la peau (terminaisons nerveuses libres, corpuscules de Vater Pacini), mais ils se superposent aussi aux récepteurs de la propioception (ensemble des éléments du corps nous renseignant sur le positionnement de notre corps dans l'espace, et contribuant à maintenir notre équilibre en toutes circonstances).
C'est pourquoi comme il en est pour la scoliose de l'enfant, je pratique un traitement d'électropuncture, ou bien avec un laser (indolore) sur des points bien précis, parce qu'il importe d'agir sur les causes profondes de la cyphose (ici le grave défaut propioceptif vecteur de troubles posturaux), et non seulement sur la conséquence qui en découle, c'est-à-dire le dos rond, sous peine d'être complètement inefficace.

Traitement normotensif
Cette thérapie fait l'objet de nombreux articles à retrouver sur internet ou dans ce blog. Il ne s'agit pas ici d'en faire le tour, ce qui serait fastidieux.
Traitement normotensif appliqué aux trigger points
Le dysfonctionnement articulaire suscité par une cyphose raide déclenche à la longue une souffrance musculaire dont le système nerveux est bien entendu averti. Se formeront alors des zones douloureuses à la palpation, souvent éloignées de la cyphose, appelées « trigger areas » décrites par Travell, et à traiter (consulter mon billet du 04/09/14.)

La contracture
Elle est due au maintien accidentel des ponts « actine-myosine » après contraction musculaire. Le muscle est dur et raccourci.
Une contracture ne fait pas toujours spontanément mal. Nous en avons même en permanence sans en souffrir. Elles procèdent de notre besoin permanent de tenir l'équilibre. Toutes ne sont donc pas à combattre. Le thérapeute manuel ne recherche du bout des doigts que celles qui sont vectrices d'un désordre pathomécanique. Il le fait en appuyant plus ou moins fort pour en percevoir la « rénitence », cette pression par contre étant toujours plus ou moins douloureuse, ce qui permet au sujet traité d'en percevoir l'existence et d'accepter le traitement.
Une pression thérapeutique normotensive permet de faire céder la contracture en quelques secondes et au final de corriger la posture lorsque l'ensemble du corps a été traité de la sorte, en insistant sur cou et mâchoires .

Posture
L'hygiène de vie est indispensable, notamment l'économie rachidienne dans les diverse activités du quotidien.
Je conseille des postures quotidiennes sur la ventre (une demi-heure minimum). L'enfant peut lire par exemple, ou faire un devoir, dans cette position.
La position asiatique dite de « la fleur du lotus » permet une élongation active du dos.
Puis il faudra corriger la posture de l'enfant assis à son poste de travail, la mauvaise station assise étant un facteur nettement aggravant. A cette fin l'usage d'un gros ballon de gym comme siège est préconisé, comme décrit dans le billet précédent et traitant de la scoliose (10/01/16), il est obligatoire en ce qui me concerne, avec adaptation de la hauteur du plan de travail (ceci devrait être fait pour tous les enfants quel que soit l'état de leur dos). Les filles doivent éviter le port de talons hauts qui accentuent la déformation du dos.
Bien que son poids ne soit pas considéré comme excessif s'il ne dépasse pas le tiers du poids du corps, mieux vaut éviter le cartable ; lequel a tendance à obliger l'enfant à marcher avec projection du tronc en avant. Mieux vaut opter pour la valisette roulante.
Sinon, sac à dos chargé à minima et imitant ceux des montagnards (avec sangle abdominale de maintien et larges sangles d'épaules). Il doit être porté avec son centre situé à 5 cm sous le sommet de la cyphose.

Sports
En conséquence de ce qui vient d'être dit (la mauvaise posture ayant déréglé le cerveau), la rééducation par exercices seuls est totalement inefficace, notamment pour les formes rigides. L'effet assouplissant ou soi-disant correcteur musculaire ne dure que le temps de la séance, jamais au delà ! Cela est notamment dû à la présence de deux creux (lordoses cervicale et lombaire) venant en compensation d'une bosse dorsale, et ce afin de préserver la station debout et la fonction de la vue. Ces lordoses limitent l'effet des mouvements gymniques correcteurs par défaut d'appui stable. Cependant l'enfant doit être actif et continuer le sport à l'école, ne serait-ce que pour ne pas être mis à l'écart, vu comme un handicapé, ce qu'il n'est pas. Sont déconseillés : Judo, rugby, gymnastique rythmique et artistique, haltérophilie, plongée sous-marine (port des bouteilles d'oxygène qui arrondit le dos) et acrosport (en tant que porteur). Porter un sac à dos durant une demi-heure chaque jour non sur le dos mais par devant soi, et alourdi (quelques boites de conserve) fait aisément travailler les muscles postérieurs du dos.
Exercices de gainage, sur ballon de gym sans arrondir le dos, basket, natation (en excluant brasse et papillon), sont également favorables.
Pour ma part je travaille la correction posturale sur planche oscillante corporelle (billet sur ce blog du 21/07/15).

Nota :
Après la puberté certaines douleurs du dos sont liées à une hyperexcitabilité neuromusculaire, les douleurs survenant après une posture prolongée mal assis ou debout. D'où l'importance de ne jamais cesser d'adopter une position à visée correctrice, comme de continuer à s'asseoir le plus souvent possible sur gros ballon, ou bien mettre sur son siège de voiture en bas des reins, une bouteille plastique vide.
Chez l'adulte cyphotique, « bossu », on constate une dégradation importante de la musculature de soutien de la colonne vertébrale associée à une perte de force des muscles fessiers.
Il est à noter qu'en astronomie l'apesanteur représente un modèle expérimental du vieillissement accéléré du squelette avec un caractère réversible. Le défaut d'activité, la sédentarité de nos chères têtes blanches est à incriminer.

Scoliose idiopathique de l'enfant : la rééducation par exercices est totalement inefficace !

, 12:43

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Scoliose idiopathique juvénile lombaire gauche.

Le mouvement n'apporte aucune réelle modification correctrice. Son effet correcteur ne dure que le temps de sa réalisation et ne se prolonge pas dans le temps !
La rééducation dite classique et faite de recettes, d'une suite calibrée d'exercices, s'attaque aux conséquences de la scoliose, non à sa cause, ce qui interdit tout bon résultat. De plus, vue dans l'espace, la déformation tridimensionnelle de la scoliose sape les fondements des démonstrations cinésiologiques ou études biomécaniques valables pour un sujet sain que nous professionnels de santé possédons en guise de référentiel.
Lorsqu'un kinésithérapeute conventionné prend en charge un enfant pour rééduquer sa scoliose, il importe d'abord de savoir ce que cela sous-entend : des séances bihebdomadaires d'une demi-heure. Ce qui représente bien peu en réalité pour traiter une déformation concernant les niveaux osseux, articulaire, myofascial, et psychomoteur. Un vrai casse-tête !

Bon nombre de confrères pourtant sérieux, motivés, et conformément aux directives données par Charrière et Roy, pensent qu'il faut prendre les meilleurs exercices dans chaque méthode en respectant une progression entre les séances.
Discours empreint de bonnes intentions mais sans réel effet, tant il est vrai déjà que quel que soit l'exercice choisi, il apparaît d'emblée impossible de réaliser une action thérapeutique ciblée à un étage vertébral près.
Est également préconisée « une rééducation qui doit se concrétiser par un automatisme le plus inconscient possible » ; l'enfant apprend à « sentir son corps » qui doit être perçu de l'intérieur grâce au sens propioceptif. La position des segments corporels doit être perçue au niveau cérébral cortical grâce aux récepteurs propioceptifs. Le kiné recherche les défauts en observant le sujet immobile puis en mouvement. Il note les dysharmonies, le manque de coordination, la mauvaise intégration de la respiration et s'efforce de les corriger en agissant sélectivement sur les parties en défaut. Le sujet apprend ensuite à enregistrer la valeur de la posture. A ce petit jeu la scoliose en partie d'origine génétique, très évolutive dès que débute la puberté, et qui déforme gravement le corps, est la plus forte. Victoire par K.O !

En cas de corset :

Il importe de savoir que le port d'un corset, indispensable quand la scoliose est grave, provoque un paramorphisme (altération de la forme) inversé. Avant le corset, le corps s'adapte d'une certaine manière à la scoliose, les membres inférieurs se déformant pour tenir l'équilibre. Ainsi en cas d'hyperlordose lombaire observe-t-on une hypertonie des biceps cruraux, des tenseurs du fascia lata, une tendance au récurvatum des genoux, une abduction tibiale avec hypertonie du soléaire, un valgus des pieds. Puis avec le corset, lequel aggrave notamment le phénomène de dos plat, les jambes se doivent de s'orienter différemment. Le morphotype est bouleversé et une rééducation gymnique est incapable d'y remédier. Le port de semelles correctrices non plus, car à la base on ne sait de toute manière pas si c'est le redressement du bassin lié à la verticalisation qui initie la détorsion fémorale, ce processus d'adaptation se poursuivant par le bas, ou bien le creusement de l'arche interne du pied qui est à l'origine de la torsion tibiale externe.

Alors que faut-il faire ? Comment rééduquer au mieux ?

D'abord, bilanter :

La scoliose idiopathique étant à l'évidence un syndrome de déficience posturale, un bilan diagnostic masso-kinésithérapique s'impose d'emblée (antécédents, sport, position assise, qualité de vie, état bucco-dentaire, vue, étude du rachis, du bassin et des membres). En cas de scoliose par exemple, l'attitude du corps partant en arrière et qui se ferme sur l'intérieur (chaîne musculaire antéro-latérale dominante), est aggravante. Au contraire, l'association corps en avant et ouvert vers l'extérieur, est plus aisément corrigeable.

Tester l'équilibre :
Entre autres, le test de Fukuda pour l'oreille interne, le Romberg pour la propioception, le Stewart-Holmes pour un trouble du tonus postural.

Corriger la posture :
Dans les écrits spécialisés il est dit que : « le kinésithérapeute doit viser une éducation neuromusculaire cherchant à corriger le schéma corporel du sujet au cours des gestes et attitudes de la vie quotidienne ». Ce qui se résume au classique : « Tiens-toi droite(e) !!! », l'intégration d'une attitude posturale corrigée, visée totalement inefficace et pernicieuse. A la longue l'enfant en a marre d'être sans cesse repris puisque malgré sa bonne volonté sa scoliose ne s'améliore pas. Selon la loi de Hueter-Volkman ou Delpech toute contrainte en compression ralentit la croissance osseuse et inversement. Ainsi les postures adoptées par l'enfant en croissance favorisent-elles la formation des courbures dans le plan sagittal bien que certaines observations montrant l'existence d'une cyphose et d'une lordose rachidienne chez l'embryon prouvent que la croissance osseuse n'est pas seule en cause : l'acteur génétique intervient. Cependant, globalement, la solidité du rachis dépend des courbures sagittales, lordoses et cyphose. Aussi importe-t-il d'aider l'enfant à corriger ses postures quand c'est possible. Et si toute tentative de prise de conscience de la déformation, tout apprentissage de correction active, sont voués à l'échec (l'enfant n'a pas notion de ce qu'est un dos droit, l'enquiquiner pour l'y obliger ne sert à rien), la position de travail (la station assise notamment, une vraie contrainte pour le dos) peut aisément être corrigée.
Assis sur ballon à son bureau de travail, l'enfant ne peut s'avachir. Il corrige constamment et inconsciemment sa posture, ce qui fait naturellement travailler ses muscles : notamment cuisses, abdominaux, érecteurs rachidiens. Mieux vaut un enfant assis en permanence sur gros ballon (sauf à l'école hélas!), que deux séances d'une demi-heure de mauvais exercices chez un kiné. Un gros ballon de gym incite au jeu, un jeu musculaire gagnant.

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Nota : face à un ordinateur le regard doit être pratiquement horizontal, écran se situant cependant légèrement en dessous du niveau des yeux pour ne pas fatiguer la vue. L'enfant que je suis en rééducation doit par ailleurs porter durant une à deux heures en semaine, à des moments choisis, une paire de lunettes dont le verre côté œil direct sera rendu opaque par cache amovible, afin de combattre ses mauvaises habitudes posturales et améliorer son schéma corporel.

Thérapie normotensive :
Un contact direct spécifique avec la peau permet une action correctrice sur le processus pathomécanique engendré par la scoliose. La thérapie normotensive s'y emploie activement. Afin que perdure ensuite la correction posturale engendrée, sont posés sur la peau ce que je nomme des « post-it propiceptifs », c'est à dire de petites bandes de Kinésiologic-Tape, qui sont la mémoire du doigt correcteur. Une information propioceptive à garder jusqu'à la séance suivante.

Acupuncture au laser ou par mini-acusonic :
La croissance, la puberté, sont une véritable déflagration énergétique. L'acupuncture vise à corriger l'énergétique interne, alors que la thérapie normotensive vise l'externe. Il y a complémentarité.

Les exercices :
La croissance des os est influencée par différents paramètres : génétiques, nutritionnels, endocriniens et mécaniques. Les mécaniques, représentés par la gravité et la musculature, ont un rôle prédominant. Les exercices, s'ils ne suffisent pas à combattre une scoliose, sont par contre indispensables pour inciter l'enfant à se bouger, la sédentarité lui étant fatale. Des exercices sur gros ballon de gym comme décrits dans le billet: « Mal de dos, enfants et adolescents » du 21/07/15, sur planche oscillante corporelle pour renforcer l'équilibre, ou ceux du billet : « Amandine propose » du 13/10/13, sont indiqués.
L'enfant doit également faire du sport à l'école, avec certains interdits comme l'acrosport à trop forte contrainte pour le dos . Il ne doit pas être écarté en tant qu'inapte, ce qui est faux et dévalorisant.
En guise d'exercice, et ce pour renforcer la propioception, le kinésithérapeute peut demander à l'enfant de percevoir la différence de stabilité entre ses membres inférieurs ainsi que la pression à l'appui, ses pieds étant posés sur deux balances de pesée.

Autre exercice : contrôle de la stabilité de chacun des membres inférieurs, genou légèrement fléchi.

Élongation douce vertébrale active en bassin :

La photo de démonstration est sur ce blog, à la date du 13/10/13.
Un muscle ne peut être convenablement étiré que s'il s'est contracté au préalable. Étiré passivement au contraire il se contracte (réflexe myotatique) pour éviter la disjonction articulaire. Cette élongation de mon invention en bassin chauffé, a par ailleurs le mérite de faire travailler les muscles.

Conclusion :

Rééduquer un enfant scoliotique n'est pas une mince affaire. Spontanément il n'en a aucune envie, d'autant qu'il n'a pas idée de la gravité de son problème. Il faut donc hélas l'y contraindre pour son bien, d'une manière ou d'une autre. En l'occurrence l'implication des parents, lesquels le plus souvent assistent à mes séances, est indispensable. Si papa et maman « s'en foutent », ou bien s'ils n'adhèrent pas à mon projet rééducatif, je souffre d'un sérieux handicap. Fréquemment les enfants que je prends en charge pleurent, ou du moins rechignent durant deux ou trois séances, puis ils sourient et coopèrent complètement au fur et à mesure des progrès obtenus.
Dès qu'il s'agit de prendre en charge quelqu'un, qu'il soit jeune ou vieux, il faut l'aimer. L'amour envers son prochain est indispensable au bon exercice de mon métier.

NOTA :
Le lecteur intéressé par ce billet pourra également consulter celui du 29/09/2014, intitulé : « Scoliose de l'enfant ».

Recettes pour les fêtes sans risquer de faire flamber son diabète ! par Marie-Laure Anciaux, médecin diabétologue

, 18:48

MENU DE FÊTE :

  • Verrines apéritives
  • Saint Jacques pôelées à la Mirabelle et lentilles tièdes
  • Confit de canard Parmentier
  • Salade
  • (fromage)
  • Salade d’Agrumes aux pistaches

VERRINES (Recettes pour 6 verrines)

Langoustines au pamplemousse

  • Petites queues de langoustine petites tailles (30 soit 5 par verrine environ)
  • 1 petit pamplemousse ou un demi pelé à vif et découpé en petits quartiers en ayant pris soin d’enlever la peau – garder le jus
  • Mayonnaise et crème fraiche (2 cuillère à soupe bombées de chaque) à mélanger avec 1 cuillère à soupe de cognac et le jus du pamplemousse
  • Disposer le mélange crème, mayonnaise et cognac au fond de la verrine, puis les queues de langoustine puis à nouveau le mélange. Décorer avec une feuille de persil.
  • Cette recette peut être réalisée également avec du crabe ou du surimi

Saumon guacamole

  • Une tranche de saumon fumé à découper en lanières
  • Du guacamole relevé mélangé avec un peu de crème fraiche allégée et de citron
  • Un peu de pulpe de citron
  • Disposer le mélange guacamole crème au fond de la verrine , mettre 2 3 petites lanières de saumon, recouvrir de guacamole puis décorer avec une lanière de saumon et un peu de persil ou d’aneth
  • Cette recette peut être aussi réalisée avec de la truite fumée

Tomates séchées et fromage de brebis

  • Une quinzaine de petites tomates confites ( 24 à 30 soit 4- 5 tomates par verrine)
  • Du fromage de brebis coupé en petit dés (4-5 petit dés par verrine)
  • Quelques olives dénoyautées
  • Huile d’olive et vinaigre balsamique
  • Quelques chips de maïs qui seront réduites en miettes

Disposer au fond les dés de fromage puis les tomates puis un dé de fromage avec un petit bout d’olive ou de persil. Verser une demi cuillère à café d’un mélange huile d’olive et vinaigre- ne pas saler mettre quelques miettes de chips de maïs en décoration sur le dessus

Boudin antillais et compote

6 petits boudins antillais découpés en rondelles De la compote de pomme maison aou achetée sans adjonction de sucre (on peut aussi découper une pomme en cubes et faire cuire les dés à la poêle avec un tout petit peu de beurre Mettre une petite cuillère de compote au fond de la verrine puis les rondelles de boudin et terminer par un peu de compote. Poivrer.

COQUILLES SAINT JACQUES POÊLEES A LA MIRABELLE ET LENTILLES TIEDES Recettes pour 4 personnes
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  • Préparation 20 minutes
  • Cuisson : 20 mn et 5 minutes
  • Ingrédients
  • • 12 noix de Saint jacques fraiches ou décongelées (avec ou sans les corails)
  • • 200 g de lentilles vertes
  • • Feuilles de roquettes
  • • ciboulette
  • • 1 gousse d’ail épluchée
  • • 1 petit oignon rouge
  • • Un filet d’huile d’olive
  • • De l’eau de vie de Mirabelle (2 cuillères à soupe)
  • • Vinaigre balsamique ( 5 à 8 cl)
  • • Sel, poivre



Mettre les lentilles vertes à cuire dans l’eau froide salée avec une gousse d’ail écrasée, thym et laurier. Cuire pour obtenir des lentilles tendres (20 minutes environ). Les égoutter et refroidir. Faire chauffer un filet d'huile d'olive dans une poêle et y mettre l'oignon rouge; cuire à feu doux pour faire fondre l’oignon puis ajouter l'ail. Cuire une minute puis déglacer au vinaigre balsamique. Faire réduire le vinaigre jusqu'à obtenir une consistance sirupeuse, mettre la poêle hors du feu et ajouter les lentilles. Assaisonner avec du sel et du poivre. Laisser refroidir puis incorporer le basilic et le persil. Vérifier l'assaisonnement. Assaisonner les coquilles avec un peu de sel. Ajouter un peu d'huile de tournesol dans une poêle chaude et colorer les coquilles 1 à 2 minutes avant de les retourner, mettre 2 cuillères à soupe de eau de vie de Mirabelle. Baisser le feu et les faire colorer également 1 à 2 minutes sur l'autre face. Servir les coquilles Saint Jacques arrosées du jus de cuisson, saupoudrées de ciboulette sur quelques feuilles de roquettes, accompagnées des lentilles au vinaigre balsamique

Mes conseils : quelques lardons peuvent être associés dans la poêle avec les Saint-Jacques Le bon vin : un vin blanc d’Alsace (Muscat) ou de Bordeaux (Entre deux mers)

CONFIT DE CANARD PARMENTIER Recette pour 4 à 6 personnes
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  • Préparation : 20 minutes
  • Cuisson : 30 minutes
  • Ingrédients :
  • • 1 kg de pommes de terre
  • • 3 cuisses de canard confites
  • • 6 brins de persil plat
  • • 2 oignons, 2 gousses d’ail
  • • 50 g de beurre
  • • 20 cl de lait
  • • 2 cuillères à soupe de chapelure
  • • sel, poivre

Faites cuire les pommes de terre épluchées et coupées en morceaux dans de l’eau salée 15 à 20 minutes. Retirez les cuisses de canard de la graisse et effeuillez la chair à la fourchette. Conservez la graisse

Dans une sauteuse, faites revenir les oignons hachés et les gousses d’ail pelées et émincées avec 2 cuillères de graisse de canard. Ajoutez ensuite la viande et le persil ciselé. Mélangez et laissez réchauffer sur feu modéré.

Allumez le gril du four. Portez le lait à ébullition. Au-dessus d’une casserole, passez les pommes de terre au moulin à légumes. Sur feu doux, tout en remuant, dessécher la purée 2 minutes puis incorporez le beurre coupé en cubes et peu à peu le lait chaud. Salez et poivrez.

Etaler le tiers de la purée dans un plat à gratin graissé légèrement. Eparpillez la viande. Couvrez du reste de purée. Parsemez de chapelure. Arrosez de 2 cuillerées rases à soupe de graisse fondue et faites dorer sous le gril du four 12 à 15 minutes. Servez bien chaud.

Mes conseils : pour un plat plus léger, utiliser du lait demi écrémé ou écrémé. Vous pouvez Mettre seulement la moitié de beurre (25g) dans la purée. Une seule cuillérée de graisse suffit car le confit est déjà gras. Le plat peut se préparer à l’avance et il faut alors réchauffer à four chaud (210°) 15 minutes et passer sous le grill 10 minutes. C’est très copieux.

Le bon vin : Madiran à 16°

SALADE D’AGRUMES A LA PISTACHE Recettes pour 4 personnes
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  • Préparation 20 minutes
  • Cuisson : 8 mn
  • Ingrédients
  • • 4 oranges
  • • 2 pomelos roses
  • • 1 cuillère à café d’édulcorant
  • • 2 pincées de cannelle moulue
  • • Quelques gouttes d’extrait de vanille
  • • 2 cuillères à soupe de pistaches hachées
  • • Glace à la noix de coco (glace à la pistache, ou à la vanille)
  • Réservez une orange
  • Pelez à vif les agrumes en enlevant peau et chair blanche.
  • Coupez les en rondelles puis en les rondelles en deux
  • et refroidir.
  • Pressez l’orange mise de côté
  • Dans une casserole, mélangez le jus avec cannelle, vanille et edulcorant
  • Faites chauffer à feu doux pendant 8 minutes
  • Laissez refroidir


Etalez les agrumes sur les assiettes, verser le sirop et laisser reposer au mois une heure au réfrigérateur
Au moment de servir, saupoudrez de pistaches, décorez de quelques feuilles de menthe et déposez une boule de glace du parfum de votre choix
Servir avec 2-3 langues de chat

Mes conseils : pour éplucher facilement les agrumes, coupez d’abord les 2 extrémités puis la peau dans le sens de la hauteur en bandes de 2-3 cm.

Katas du karaté contre le mal de dos

, 08:45

Les méthodes pour soigner le mal de dos commun sont nombreuses, à chacun d’opter pour celle qui a ses faveurs. Cependant il importe dans tous les cas de rééduquer le muscle, sinon l’on ne s’en sort pas bien. Une activité physique adaptée est indispensable. Et si la natation fait (à tort) l’unanimité, certains conseilleurs mal informés prétendent que le karaté serait contre-indiqué. Pour ce qui est des combats oui, absolument, par contre les katas sont une excellente forme de rééducation neuro-motrice, si l’on prend en compte les indispensables précautions exposées dans cette vidéo. Il y a même possibilité de pratiquer avec sa ceinture de soutien lombaire, si l’on a quelques craintes.
Igor, votre coach, vous ouvre la voie. Bonne pratique !


Katas du karaté contre le mal de dos par sterilisation-hopital

Place de l’orthophonie dans le traitement des troubles de la déglutition après un accident vasculaire cérébral (post-AVC)

, 08:12

S. LAURENT – Orthophoniste au CHIPS Poissy-Saint Germain en Laye :

Le 29 octobre 2015, c’était la « journée mondiale de l’AVC (Accident Vasculaire Cérébral) ».
Il faut sensibiliser le grand public aux signes permettant de détecter cet accident, car plus vite le patient sera pris en charge moins les séquelles seront importantes.

S’il est relativement connu du public qu’une personne ayant fait un AVC peut se retrouver hémiplégique et/ou avoir des difficultés pour parler (aphasie, dysarthrie), il est beaucoup moins connu que des troubles de la déglutition peuvent également être générés par cet accident. On parle alors de « dysphagie ». C’est l’orthophoniste qui va être chargé de son évaluation.
Chez les patients ayant fait un AVC l’incidence de la dysphagie varie de 42 à 76%, avec des intensités variables allant d’un déficit léger à une altération majeure.

La dysphagie, c’est quoi ?

Avant d’expliquer ce qu’est un trouble de la déglutition, voyons d’abord comment se déroule la déglutition normale.

Dans ce qui est la déglutition on distingue trois temps :

  • I - Le temps oral, volontaire : Les aliments sont mis en bouche, mastiqués, enrobés de salive, puis propulsés vers l’arrière grâce aux mouvements complexes de la langue. S’enclenche alors le deuxième temps.
  • II – Le temps pharyngé, involontaire (réflexe) : Le bol alimentaire propulsé par la langue vers l’arrière est envoyé de façon réflexe dans le pharynx. Le sujet est alors en apnée (sans respirer), les voies respiratoires se ferment et les aliments descendent dans l’œsophage grâce aux contractions du pharynx.
  • III- Le temps œsophagien, réflexe : Grâce aux contractions de l’œsophage les aliments descendent vers l’estomac.

La dysphagie post AVC peut intervenir aux temps I et II de la déglutition à cause d’un dysfonctionnement sensori-moteur des organes buccaux et du pharynx. Classiquement on dit que le patient fait des « fausses routes », avec un passage inopportun des aliments ou des liquides dans les voies aériennes supérieures. Ces fausses routes peuvent survenir à différents moments : Avant la déglutition par trouble de la propulsion des aliments, pendant la déglutition avec un défaut de fermeture des voies aériennes, ou après la déglutition par défaut de fermeture laryngée.
En général, lorsqu’il y a un passage de liquide ou aliment dans les voies aériennes, le réflexe de toux va se déclencher et les aliments ingérés vont être partiellement rejetés. Mais après un AVC ce réflexe peut être aboli ou diminué à cause de troubles sensitifs (fausses routes silencieuses). Les fausses routes peuvent également survenir en avalant sa salive.
Le patient va alors présenter des pneumopathies (maladies des poumons) dites « d’inhalation » ce qui multiplie par trois le risque de mortalité.

Après l’AVC l’orthophoniste intervient pour évaluer la déglutition du patient. Des tests sont réalisés pour savoir si le patient peut déglutir ou pas. Selon les résultats il faudra envisager une adaptation de l’alimentation, le temps que le patient récupère ses capacités. La récupération est totale au plus tard trois mois après la survenue de l’AVC, souvent plus rapidement. Parfois hélas les troubles subsistent toute la vie.

L’orthophoniste va proposer des textures alimentaires qui limitent les risques de fausses routes, voire préconiser s’il le juge nécessaire, une suspension temporaire de l’alimentation par voie orale (par la bouche).
Des conseils sont donnés au patient à sa famille et à l’équipe soignante, pour installer le patient durant ses repas dans une position de déglutition la plus sûre possible, afin d’éviter les fausses routes. Il s’agira aussi de choisir les textures alimentaires les plus adaptées.

Au fur et à mesure de sa récupération le patient reprendra progressivement une alimentation normale.

En conclusion, manger est une nécessité pour tous, un plaisir pour beaucoup, un péché pour certains, et un danger pour d’autres, tels ceux évoqués dans ce billet.

Douleurs chroniques, traiter le corps ne suffit pas…

, 16:09

On dit souvent que les douleurs chroniques « c’est dans la tête », du coup certains sujets souffrants en concluent qu’ils sont un peu « dingos ». Bien sûr que non.

Un article de la revue Rhumatologie Pratique, publié en juin 2011 et intitulé : « Bases neurologiques des douleurs », précisait que plusieurs études Scientifiques mettaient en évidence des altérations morphologiques du cerveau chez le sujet douloureux chronique, avec notamment une atrophie du thalamus*. Atrophie signifie qu’il y a diminution de volume. Le thalamus s’est donc racorni, ce qui n’est pas anodin quand on connaît le rôle de ce noyau gris central. Il gère à la fois douleurs, postures et mouvements. C’est un peu comme si l’on avait un virus dans le disque dur de la tête. Certains jours il est inopérant et tout se passe bien, on bouge, on se déplace sans problème, mais il suffit que le virus s’active sans qu’on sache pourquoi et comment, pour qu’en exécutant un geste anodin du quotidien on se bloque et que se ravive la douleur qui nous est propre.

Ainsi est-il aisé de comprendre par exemple que si l’on souffre du dos en raison d’une hernie discale, et qu’un chirurgien affirme qu’en l’ôtant la douleur s’en ira aussi, il s’agit d’un vilain mensonge. Il faudrait lui rétorquer : « Qu’allez-vous faire pour soigner mon thalamus largement impliqué dans mes douleurs chroniques ? Car sinon les douleurs vont revenir de plus bel ! ». Le chirurgien serait bien embêté pour répondre car il n’en sait rien. Pareil pour l’ostéopathe qui vous manipule et prétend : « Ca y est, vous êtes guéri ! ».

Le thalamus envoie des impulsions électriques appelées onde alpha d’une fréquence comprise entre 8 et 12 hertz, lesquelles modulent les sensations corporelles. Lorsque l’esprit se concentre sur une partie du corps, celle qui fait mal par exemple, il a été démontré que les ondes alpha diminuent sur la zone correspondante du cerveau ; la douleur baisse. Donc méditation, hypnose médicale sont de bonnes solutions pour rééduquer son thalamus… mais pas que... Il faut également radicalement modifier ses mauvaises postures (notamment la station assise, thème abordé plusieurs fois sur ce blog), consulter un professionnel de santé initié à la thérapie manuelle, et travailler l’équilibre yeux fermés pour stimuler la voie bulbo-thalamique.

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Un exemple d’exercice sur plateau instable. Le sujet ferme les yeux. Il se concentre sur la zone de son corps qui fait mal en recherchant le positionnement du corps permettant de l’atténuer. S’il s’agit des lombaires, il lui faudra par exemple plus ou moins cambrer les reins en durcissant les abdominaux, puis tenir la posture un certain temps.

Yoga et méditation

Une amie m’a dit dernièrement : « Le yoga me fait beaucoup de bien pour mes douleurs ! », mais en quoi consiste réellement son yoga, car en occident on a tendance à le considérer comme une sorte de gymnastique douce et relaxante pour l’esprit, ce qui est considérablement réducteur.
Il importe d’en énoncer les cinq principes fondamentaux et indissociables :
L’exercice doit être approprié, la respiration adaptée à l’exercice, tout ceci en mode relaxation, l’esprit ne devant pas vagabonder. Alimentation et méditation sont les autres points forts de cette pratique. Il existe plusieurs façons de méditer certaines postures y aidant mieux. On use également de sons claironnés à haute voix, on visualise des images, des couleurs.

Hypnose médicale

Hypnos signifie « sommeil » en grec, mais dans la pratique de l’hypnose médicale on ne s’endort pas. Le praticien induit chez son patient un état modifié de la conscience. Ce dernier se relaxe, ses sens s’engourdissent. Afin d’atténuer une douleur, il s’agit ensuite par exemple pour le patient de se projeter dans son imaginaire, à la recherche d’un souvenir agréable et d’une façon telle que l’expérience pénible de la douleur passe au second plan.
Autre exercice : se détendre, imaginer que sa douleur est une boule rouge, brûlante, que l’on va expulser de soi en expirant un grand coup.
Cependant ne nous berçons pas d’illusions. Méditation et hypnose n’évacuent pas les douleurs comme par magie, car en cas de rhumatismes invalidants par exemple (polyarthrite, spondylarthrite), de défauts morpho-statiques importants (scoliose, cyphose raide), ils demeurent.
Ainsi Bouddha, pourtant champion de la méditation, avait-il sur la fin de sa vie très mal au dos sans possibilité de s’en débarrasser, si bien qu’il était obligé de se caler avec des coussins durant ses séances. Méditation, hypnose, aident à relativiser, on supporte mieux ses douleurs et on rééduque son thalamus. Aussi demandé-je volontiers à mes patients douloureux chroniques de s’initier à l’une ou l’autre pratique, pour détenir des outils à même de les aider. Cependant ils ont hélas toujours besoin de moi.

L’un de mes outils pédagogiques : « le propulseur énergétique ».

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Légende : le sujet douloureux chronique positionne ses mains de cette manière, pouces posés sur le nombril et auriculaires orientés vers le sol. Il concentre ensuite toute l’énergie négative accumulée en lui (sous forme de douleur et d’anxiété) dans son ventre, avant de l’évacuer par le nombril (le nombril étant connoté « naissance/renaissance », tout un programme…).
Si l’on est agressé verbalement par quelqu’un qui nous fait face, on peut agir de manière identique. Pareil si on se trouve dans un environnement hostile et que l’on désire se calmer.

Gwilim SE et al. Thalamic atrophy associated with painful ostéoarthritis of the hip is reversible after arthroplasty. Arthritis Rheum. 2010 ; 62: 2930-40.

kiné / patient, une relation de confiance

, 10:12

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Etirements, les conneries ça suffit !!!

, 17:10

On lit partout :
« Les étirements sont essentiels pour une pratique sportive sans blessure ». Faux !
« Ils permettent d’éviter une contracture musculaire lors d’un effort intensif ». Faux !
« Les étirements des quadriceps sont très utiles pour affiner les cuisses ! » Faux !
« L’étirement des quadriceps est toujours associé à une extension de la hanche ! » Faux !

Prenons l’exemple de l’étirement du quadriceps, muscle puissant du devant de la cuisse, étirement fort usité dans la pratique des « sports de jambes ».

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Mauvais exercice !!!
Sur le bord des terrains on voit systématiquement les sportifs pratiquer ce grand classique d’étirement passif. Le sujet debout tient dans sa main son coup de pied, buste droit, bassin basculé pour arrondir le bas du dos. Le sujet s’étire en augmentant la flexion du genou. Cet exercice serait aussi un bon test dans un programme de reprise sportive contre le mal au genou pour tester le gain d’amplitude sans douleur.
Il est hélas impossible de maintenir le bassin comme décrit quand on est en appui monopodal (sur une jambe) car cette posture éminemment instable empêche un contrôle correct, on oscille ! Donc en fait ce type d’étirement du quadriceps s’accompagne d’une bascule antérieure du bassin. On creuse les reins. C’est d’ailleurs ce qu’on constate sur les photos diffusées.
Dire qu’on « affine ses cuisses » parce que durant quelques minutes on les allonge un peu en tirant dessus, c’est carrément de la bêtise, aussitôt après l’exercice ils reprennent leur forme initiale. Le quadriceps est un muscle biarticulaire, hanche et genou. Pour assurer une bonne stabilité de ces articulations il se doit d’être en tension de contrôle permanente. S’il est trop lâche, il ne contrôle plus rien.
Quant à affirmer que cet exercice serait un bon test contre le mal au genou c’est improuvé et il y a nettement plus fiable désormais comme test. Le « monitoring ligamentaire » détecte les risques de blessure du membre inférieur en testant le ligament croisé antérieur lequel en est le baromètre.
Un entraînement sérieux implique des outils diagnostics fiables.
Par ailleurs plusieurs études ont démontré que les étirements préalablement à une activité sportive sont contre-productifs. Pourquoi ? Parce qu’ils induisent une diminution de la force, de la température interne des muscles (le refroidissement durant les étirements provoque clairement une diminution des performances), ainsi qu’un phénomène de « creeping ».
Réalisés après ils ne diminuent pas non plus les risques de blessure, ils n’assurent pas une bonne récupération en ne faisant pas diminuer le taux d’acide lactique.
Qu’est-ce que le « creeping » ? Lors de l’étirement, le tendon musculaire s’allonge, ce qui provoque une réorientation des fibres de collagène alors que leur état naturel est torsadé, la capacité d’évitement des contraintes sur le tendon est de ce fait altérée. Prenez l’exemple d’un cordage de marine, s’il est torsadé c’est clairement pour en augmenter la résistance. Détorsadez-le et il sera nettement plus fragile. Simple question de bon sens !!!

Alors que faire ?

- Une séance d’étirements est utile lorsqu’elle est réalisée hors compétition, l’année durant, au sein d’un programme d’entretien de sa forme physique. Il s’agit davantage d’obtenir une meilleure extensibilité, grâce à une meilleure tolérance, car il n’est pas question comme cela a été longtemps affirmé d’une augmentation de longueur musculaire sous l’effet d’une multiplication des sarcomères.
- L’augmentation de la visco-élasticité musculaire et l’amélioration de la résistance de la jonction myotendineuse sont favorisées par des protocoles alternant contraction statique en course externe du segment de membre concerné de 6 à 10 secondes, temps de repos de 3 à 6 secondes et mise en course externe passive de 6 à 10 secondes.
- Les étirements actifs utilisés en complément d’un échauffement cardio-respiratoire permettent de meilleures performances que les étirements passifs associés au même échauffement ; Alors, quels sont-ils ces étirements actifs ou ERAMT (étirements raisonnés actifs myotendineux) ?
L’étirement n’est pas une posture mais un mouvement conduit lent non douloureux « aller-retour » qui dure environ 8 secondes, et non pas en apnée mais en respiration contrôlée. Les ERATM sont à répéter deux fois par muscle. Rester actif ensuite, surtout ne pas s’asseoir.

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Etirement quadriceps et ilio-psoas : le patient étire quadriceps et ilio-psoas gauches en fléchissant son genou droit et en tournant le buste vers la droite. Mouvement lent aller de 4 secondes, suivi d’un mouvement retour lent de 4 secondes.
Pour l’étirement du quadriceps seul :
Debout, en fente avant (position de l’escrimeur), fléchir le genou de la jambe placée devant jusqu’à 90° de flexion sur 4 secondes, puis revenir à la position de départ sur quatre secondes également.

les bienfaits du massage

, 09:09


tout le bien-être, toute la détente d'un bon massage par un masseur kinésithérapeute diplômé
(un gif animé du site Bretzel Liquide)

Mes performances en tant que cavalière ou cavalier ne sont pas bonnes bien que je m'entraîne beaucoup. Que faire ?

, 18:00

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“Une élégante cavalière parfaitement avec son cheval !“

En regardant le film "Jappeloup", biographie d’un cheval champion de sauts d’obstacles dans les années quatre-vingt et médaillé d’or aux jeux Olympiques de Séoul en 1988, j'ai réagi en kiné lorsqu'après de nombreuses chutes et échecs en compétitions, Guillaume Canet dans le rôle de Michel Martin s'exclame : " Mon cheval est excellent, c'est moi qui suis un mauvais cavalier. Cela est dû au fait que je concoure pour faire plaisir à mon père !".
Or il semble évident que son personnage avait la passion du cheval et de la compétition. Il ne montait pas pour faire plaisir à qui que ce soit. Seulement, en panne d'idée face à l'échec, il a fait comme tout le monde dans nos sociétés marquées au fer rouge par Freud : il n'a su qu‘incriminer le facteur psychologique. Or, si le problème n'était pas que là ou bien directement ailleurs ?

Au lieu de se presser le ciboulot tel un citron, ce cavalier aurait dû consulter un Posturologue, lequel aurait bilanté sa statique, son équilibre debout, à la recherche d’un “syndrome de déficience posturale“, car il est illusoire de croire que dès que la passion du cheval nous prend, nous devenons automatiquement des Centaures, sortes d'hybrides moitié Homme moitié cheval !
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Même monté en croupe, l’Homo Sapiens reste profondément marqué par son lointain passé de “chasseur cueilleur marcheur“. L’origine de nos problèmes musculo-squelettiques d’individus modernes remonte en effet à la préhistoire, lorsque nos lointains ancêtres ont décidé d‘adopter la marche bipède exclusive. Du coup ils se sont trouvés confrontés à un problème majeur : donner à leur musculature postérieure une longueur adéquate. Faiblesse de la musculature antérieure (notamment abdominale), mal de dos, pubalgie, tendinites des muscles de l'arrière des jambes, sont des conséquences logiques de cette difficile adaptation.

Un exemple : nos épaules ne sont pas encore adaptée à nos activités de bipède, la preuve étant que le meilleur placement de la tête humérale (os du bras) dans sa cavité articulaire est réalisée à 90°de flexion, c'est à dire à quatre pattes. Debout, de nombreux défauts d'alignements peuvent affecter notre équilibre musculaire sans que nous-nous en rendions compte. Certains muscles sont courts et puissants, d'autre étirés et fragiles.
Etant donné qu'un cavalier n'est pas constamment sur son animal, et donc qu'il passe un certain temps debout ou assis sur de mauvais sièges, sa posture, son équilibre, et donc ses performances sportives s'en ressentiront, même s'il s'entraîne beaucoup et croit posséder une bonne technicité.

Autre constat : un bon fonctionnement du genou, l'articulation mise à mal en équitation, impose une bonne fonctionnalité de la hanche et du pied, articulations peu contrôlées de manière régulière par un professionnel de Santé, à moins d'un accident ou d'une douleur. Or il existe mantenant le “monitoring ligamentaire“, que tout cavalier devrait pratiquer au moins une fois par mois, afin de savoir si ses jambes sont en bon état, surtout lorsque se profile une compétition.

Les troubles statiques corporels sont causes d''hypercontraintes articulaires, et d'hypersollicitations musculo-ligamentaires. Il s'agit de les déceler et de les corriger.

Née dans les années quatre-vingt, la Posturologie est pratiquée par bon nombre de professionnels de Santé (médecins, Kinésithérapeutes, Ostéopathes, Infirmiers, Podologues), et vise à trouver l'origine du défaut de posture, et à le corriger. Le plus souvent ces spécialistes pensent qu'il se situe au niveau des pieds (d'où le port de semelles fabriquées par le podologue), des yeux (verres compensateurs et/ou séance d'Orthoptie), ou de la mâchoire ( port de gouttières dentaires en dormant). Or c'est trop réducteur, les résultats ne sont pas à la hauteur des espérances, et ce pour plusieurs raisons. Le port de semelles compensatrices n'a de réelle action... que sur le pied, quasiment pas sur le dos. Les gouttières nocturnes, si elles sont utiles, ne suffisent pas à résoudre tous les problèmes de posture. Pareil pour les lunettes.

En attendant il importe néanmoins que tout cavalier consulte régulièrement un Posturologue expérimenté, car celui-ci est dans le vrai dans sa démarche holistique, même s'il y a encore beaucoup à faire pour parfaire le concept.
J'y travaille d''ailleurs, et proposerai une voie nouvelle dans mon prochain livre : “ Normologie.“, lequel sera publié dans un an ou deux.

Mal au cou : un nouveau type d'élongation cervicale

, 08:58

Voici ma dernière invention dont les patients raffolent déjà.

Dans un bassin chauffé à 33°, le patient est confortablement étendu, immobile, sur un support flottant souple, son collier cervical étant relié à un sandow élastique qu'on fixe à une barre. Les linges autour de la tête ainsi qu'autour des chevilles servent de protection. La serviette posée sur le torse préserve du froid.

La traction est savamment dosée, et exercée manuellement par l'opérateur dans l'axe du corps à l'aide d'une bande caoutchoutée élastique (MSD-band noir), puis fixée à une barre. La bande peut être retendue en cours de séance pour plus d'efficacité sous accord patient-soignant.

Durée de la séance : de dix minutes à un quart d'heure, et sous constante surveillance.

Crises aiguës exclues, accord médical exigé.
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Un manque de suivi médical à l'origine d'une descente aux enfers

, 15:19

Préambule : Jusqu'à présent, ce blog n'a jamais proposé d'espace d'expression libre aux patients désireux de témoigner de leurs souffrances physiques et psychiques, mais aussi de leur espoir de retrouver au plus tôt une vie à peu près normale. Il y a peu, une jeune fille atteinte d'une scoliose et sous corset m'en a fait la demande, et je lui ai répondu positivement sans hésiter.Dans l'attente de ce témoignage je vous propose de lire celui-ci qui m'a profondément ému parce qu'il ne représente pas hélas une exception. Nombre de patients sont confrontés à un interminable parcours du combattant avant d'entrevoir une issue favorable. Comment dans un pays où la médecine frôle l'excellence, de telles situations peuvent-elles exister, et même se multiplier? Si l'excellence n'est pas suffisante, il faut tenter de faire encore mieux !
Gilles Orgeret.

"Un manque de suivi médical à l'origine d'une descente aux enfers" par P. H.

"Bonjour !

J’avais besoin de faire part de mon expérience de patient lombalgique chronique. Je ne cherche nullement à polémiquer, mais juste à mettre en évidence des manquements médicaux aux conséquences fâcheuses pour les patients. Voici le résumé de mon histoire. En 2009, à la suite d’un cross à cheval, je me suis retrouvé aux urgences totalement paralysé du dos. On m’a sagement renvoyé chez moi avec antalgiques et anti-inflammatoires. Incapable de marcher pendant une semaine, très douloureux ensuite. Ce fut le début d’une longue descente aux enfers. Sur les clichés, deux disques abîmés : L1/L2 et L4/L5, avec une petite hernie en L4/L5. A priori rien d’extraordinaire. Je souffrais énormément et me bloquais tous les quinze jours. Je n’arrivais plus à rien faire. Après plusieurs prises en charge de court terme par mon généraliste, et quelques séances de kiné de surface puisque je n’étais pas en mesure de faire le moindre exercice, on m’a orienté vers un rhumatologue. Ce dernier a essayé toutes sortes d’anti-inflammatoires et myorelaxants, sans succès. Ma situation se dégradait, ma musculature commençait à fondre. Je n’arrivais pas à avoir de rendez-vous à moins de trois mois. Je devais pleurer pour obtenir de quoi soulager ma douleur. J’ai donc tenté un autre rhumatologue dans un grand hôpital public parisien. Après plusieurs mois d’attente, un bref entretien pour m’entendre dire : « Monsieur, vous avez une simple hernie, votre cas ne m’intéresse pas, en revoir ! » (J’ai refusé de payer.)

J’avais de grosses difficultés à marcher et commençai à ne plus pouvoir conduire du tout. Plus aucune nuit complète, beaucoup de souffrance. Retour vers le premier rhumatologue. On m’a commencé des infiltrations de cortisone, sans succès, voire une légère aggravation. J’ai donc tenté une célèbre clinique privée parisienne spécialisée dans la prise en charge du dos. Là, on a continué les infiltrations de cortisone sans se soucier de la façon dont j’arrivais à atteindre la clinique, ou a rentrer chez moi. A la troisième infiltration je devais prendre un taxi, et je suis quasiment tombé dans les pommes de douleur en arrivant chez moi (50 minutes de trajet). Finalement, devant les échecs, en 2012 on m’a mis la colonne sous pression pour mettre en évidence la hernie (une véritable torture quasiment insoutenable), puis quelques jours plus tard - je ne pouvais plus bouger -, on m’a fait une discographie laser. Là encore énormément de souffrance, peu ou pas de suivi post opératoire. Je devais réclamer auprès des médecins pour obtenir de quoi calmer mes douleurs. J’ai tenté des séances de kiné sans trop de succès (exercices difficiles à réaliser vu mon état physique. Séances inadaptées). J’ai alors vu un chirurgien orthopédique qui a conclu que : « je n’avais pas grand-chose, et qu’il fallait juste rééduquer mon dos ». Corset sur mesure à porter en permanence. J’ai arrêté au bout de trois semaines et 10kg de muscles en moins. Impossible de monter ou descendre un escalier, marche difficile, un zombie gorgé de douleurs. J’étais devenu une épave. Un handicapé. J’ai demandé de l’aide auprès d’un « centre antidouleur » qui m’a renvoyé chez moi en m’expliquant qu’ils prenaient en charge de vrais malades : SEP, Cancers etc…, mais pas une douleur lombaire.

J’ai alors commencé à me remuscler tout doucement et à faire de l’automédication (aspirine 1g le matin plus doliprane en fonction de la douleur dans la journée). Ainsi et avec une ceinture lombaire pour tenir debout, j’ai survécu quelques mois sans trop dormir, totalement déprimé. J’arrivais tout juste à travailler sans bouger. Puis je restais chez moi sans bouger, aucune activité possible.

Voilà comment on fabrique un lombalgique chronique !

Début 2015 j’ai rencontré le kiné Gilles Orgeret. Il m’a remis sur les rails. Exercices adaptées progressifs, exercices avec la colonne sous tension, étirements, exercices en piscine, mais surtout suivi de plus d’une heure deux fois par semaine. Des accessoires pour se soulager, comme les patchs à la lidocaïne ou l’usage de TENS anti-douleur (courants de basse fréquence). Des méthodes inventives : la musculation sous tension en piscine (élongation vertébrale active), les bandes élastiques façon « momie ». L’encouragement pour continuer à travailler malgré les difficultés. Tout faire pour rester le plus actif possible, et se remuscler. J’ai en parallèle repris la natation deux fois par semaine. Le travail est toujours en cours, et il me manque encore un suivi médical correct. Néanmoins je marche plus d’une heure, je peux me promener, aller faire de petites courses à pieds. Je monte et je descends des escaliers de taille raisonnable. Je ne suis pas encore sorti d’affaire, mais je sais que je suis sur la bonne voie.

Ma conclusion est qu'il manque une vraie prise en charge globale des patients lombalgiques, car je ne suis pas le seul à subir une telle épreuve. Nous sommes nombreux, bien trop nombreux. Tout traitement d’un patient souffrant du dos doit se faire avec un médecin, un kiné, de la rééducation, une prise en charge antidouleur, et un accompagnement constant dans le temps jusqu’à la guérison. Sans cela, Aucun acte médical technique isolé ne peut fonctionner, aucune prescription médicamenteuse ne sera suffisante.

Vous me pardonnerez d’avoir été un peu long, mais ma souffrance aussi l'est... un peu longue."

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